‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 162 sur 281 · EME · texte numérisé non relu

EME

fer, qa on emploie dins les arts , k cnuse de 8a dureté, pour polir les glaeeSt les cristflux, les marbres et les métaux. A cet effet, on réduit l'émeri en poudre flne, sous des meules d*acier, cl Ton délaye ensuite celte poudre dans de Teau qu'on décante h plusieurs reprises, aRn d*oblenirde$ dépôts de plus en plus fins. L'émeri est très-aliondant dans nie de Nnios, au cap Emeri, d*où l'on en tire des quantités considérables ; et on le trouve encore dans les ties de Jersey et de Guerne^ey, à AroaMen, en Perse» on Pologne, en Saxe, en SuMe, etc. Il se présente en masses informes môle avec d'autres substances; SB couleur varie du ronge brun au brun foncé; et sa dureté est si grande qu'il raie le verre , le cristal de roche et la plupart des pierres les plus dures. Vaumielin , ayant analysé de Témeri de Tlle de Ji^rscy , obtint pour résultats : alumine , S4 4» f^'** ih i; silice, 12 {; chaux, 1 1; et la perte éprouvée dans la calcination fut de 1 j. Ce célèbre-chimiste a de plus démontré que lu fer, dnns l'émeri, n'est pas h l'état de combinaison avec les autres substances; que la silice et la chaux peuvent être fournies seulement par la gangue talqueuse ; et que l'émeri de Jersey, si on le sunpose débarrassé du talc, est un mélange d'alumine et d'oxyde de fer, dans les proportions de 70 de l'une et de 30 de l'autre. Dans les flacons que Ton dit bouchéi à Vémeri, on a usé le bouchon , au moyen de cette substance, dans le col tiième du vase. Ce qu'on appelle poiée démeri est fa matière sèche qui tombe en boue de l.i meule des lapidaires, et qui contient de la poudre d'éroeri impure.

ÉMÉRILLON (cord.). Instrument composé d'un ou plusieurs crochets libres, ou t*ommandés par des engrenages ou des cordes, au moven desquels un cordier tord ou délord les uls de caret, les terrons, etc.

ÉHÉTINE (chim.). Du grecIfU», je vomis.

Alcali organiaue qui se trouve contenu dans [plusieurs espèces dMpéeacuanha , et qui fut isolé pour la première fois , en 1817 , par MM. Pelletier et Gaventoo. Cet alcali est pulvérulent, sans odeur, presque sans saveur , et il agit comme émétique k la dose seulement d'un seizième de grain.

. EHÉTIQUU (chim.). Du grec ifii», je vomis. On désigne eu général , sous ce nom , toutes les substances qui jouissent de la propriété d'amener le vomissement; mais ou l'attribue plus particulièrement au tartre slibié ou iariraie de poiane tt d^antimoine. Où fait honneur de l'application médicale dç cette substance k Adrien de Mynsicht, qui l'aurait fait connatire en 1631 ; mais il est avéré que Vulenlin, Libavius et Angélus Sala en avaient parlé avant lui. Accueilli M*abord avec engoûment, comme tous les remèdes nouveaux, l'émétique fut ensuite proscrit par un arrêt du parlement, sur la requête de Guy-Patin , doyen de la faculté de Paris. Il était donc k peu près abandonné, It^rsqu'un médecin d'AbbevilIe, nommé Du* sausui , l'administra, contre Tavis du pre* liiîer médecin Vallot, k Louis XlV, qui

était tombé dangereusement iiiau<!e à L . Cette médication sauva les jours da n. . Témélique qu'on appelait alors dfniir'.

mide^ tant on le regardait comme Cmi^roux', eut la vogue de plus belle, wùç^jt fut d'ailleurs consacrée par uo Ènkv faculté de Paris, qui, en 1666, lo- Temploi de, ce vomitif. Toufffois,r»i.

devait être, de nos jours , Voh\ii dV*. ronde proscription , et c*est Pécole ) ' Ionique qui l'a prononcée. Le tartni potasse et d'antimoine est an composr cide tartrique, de potasse et d'oifU ' timolne, dans les rapports de C*BH>*i Sb*0*+2aq. 11 est cristallisable, d't:>veur caustique et nauséabonde, peu ». .

dans l'eau froide , et on le prépare r. . sant bouillir la crème de tartre itr.

l'oxyde d'antimoine. L'émétique k' lu^tdicament énergique et d'uneinpriquonC. Appliqué sur la peau, il y eia- . toria irritation en y faisant naître tierlules. Mêlé avec dix fois son pri * a graisse, il forme la pommade eiihiéi, X> dissolution dans du vin de Malsgi, '^ -* stitue le vin émétique. RnfiQ« on l'tf i quelquefois comme mordant danslesl* ^ ques d'indienne; et, calciné k lar-'i b'anohe, il donne un alliage depctj**.' et d*antimoine mêlé de charbon, qw \r une détonation semblable k celle d'urr n k feu , lorsqu'on l'enflamme au cosj i quelques gouttes d'eau.

ÉMÉTOGRAPHE. Du grec l|UTirJT# ment, et ypâ^u, j'écris. Celui qui kr ■ les vomitifs.

ÉMÉTOGRAPHIE. Traité sur lesvr

ÉMÉTOLOGIE. Du grec l^um» * -& « ment, et Xoyoc, discours. Traité des y.;* sements et des vomitifs.

ÉMIGRETTE. Sorte de jeu qoi e^'^ en un disque de bois, d'ivoire ou dés * creusé dans son pourtour k ooe trm profondeur, et traversé par un cordoo <■ À légère secousse fait enrouler aut^i: m rainure, d*où il résulte que je i\i]*-* monte le long de la corde.

ÉMINE (métrol.). Mesure de n:- dont on faisait usage autrefois dios!.-lt Elle variait depuis 7 ares jusqu'à X- s*' demi.

ÉMISSIF (phys.). Qui « la Ctcolt^i'-^ tre de la lumière ou du calorique.

É\ilSS10N (phys.). Du laUn tauin :« signiGcation. Action nar laqucOtr' -* expulse hors de lui aes atomes pr.«-* de sa nature propre, on de queni»*** substance qui lui est unie.

EMMANCHEUR. Ouvrier qoi es::sm des instruments.

EMMANCHURE. Ouverture d'aï .-' d'une robe ou d'une chemise, kreii*--' la manche doit être attachée.

EMMARGHEMENT (charp.). Ai«:. ^ niii; for êtept ; allem. eùuckMtU. ix** faite dans les limons pour recerei*"*^ ches d'un escalier.

EMMB (ponts et chausf.^ Or v:ainsi, dans les travaui de le/n»»*

KMP

DE tecrn:>logie.

EUP

)s profils que Ton fait de distance en dîsnce, soil en déblai 9 soit en remblai , pour terminer la forme qu'on Tcut donner à le clifliiss<^e. nn rempart, une digue» elc. EMMÉ'^HER (pjrolech.). Mettre une mà« e ilans !a gcft-gn d^ine pièce d*arliflce. RMMINEUR. Se di!<ait autrefois de Fouler qui meâurail le 9cl pour le mettre en

EMMORTAISER. Vn\re entrer dans une

irtais*) le bout d'unt* pièce de bois ou

int! plèvf tie métal.

SMMOOFLRMRNT, EMMODFLER (c4«

11 ). Mettre les poteries dans des moutles»

»< o>i mobiles.

ilMORFILER. Oler le morfil et les vives

(fs d'une fiièce de métal.

iMOTTEUR (raflin.). instrumeni propre

)nra<ser les sucres agglomérés.

iMOnCHET. Nom que donnent les tan-

irs à la queue des animaui dont ils pré-

mi \e* peaux.

MOUCHETAGE (rtibann.) Action d'é-

icheier ou de faire disparaître d'un ru-

lout ce qui nuisait k la beauté de son ti.

MOUCHETER. Casser la pointe d*un insnrnt aiicu.

MOUCHETTE.Sorledccaparaçon à mailnu treillis dont on contre toutes les les du cheval harnaché qui ne sont'point ipées par la selle. Autour de celte couure pendent' de petites cordes appelées ites» qui » par l^ur mouvement , émouit te cheval.

MOUCHOIR. Queue de cheval attachée

manchet dont on fait usage pour chas* i»5 mouches.

40UDRB ou ÉMODLAGB. Angl. grin^ : nllem. tehleifen. Donner le tranchant instruments de fer ou d'acier» h l'aide

0 meule qui leurne sur elle-même «

1 arrose avec de l'eau, et sur laquelle f|>uie, pendant son mouvement de rori, l'instrument que Ton veut émoudre lODLERIB. Opération par laquelle on lorter une lame sur une lime en mou»

n(, jusqu'à ce que celle-ci soit entière*

blnnrhe.

lOULEUR ou REMOULEUR. Ançl. sAfor- Vr; atlem. ithleiffr. Celui qui émoud Miteaux« les ciseiiui et autrea instru- ^ tranchants, OUSSOIR. Instrument propre & émoua-

vN arbres.

FALEMENT. Petite vanne de moulin.

PAN. Sorte de mesure que les Grecs f aient $pilhamê^ qui était autrefois i\\\% en rrance, et qui est encore usiujourd*hui dans le Languedoc. Elle, sente Tespnoe compris entre l'extré- Ju pouce t^l celle du petit doigt , dans lus grand écart, et équivaut à (r,22^$. ur Ifs brodeurs et les fiaasemeu tiers , m corrpspundèrétendue des deux bras.

PANON (cbarp.). Angl. nlttptr]; allero.

)arrtn. Chevron qui n'attetut pas jushaut du faite, mais qui s'assemble l'arêtier fc tenon et à mortaise. On

ICTIO?!^. DK TeCH?IOLOGIB. L

entend par empanon délardé f celui qui, emploré dans une croupe en biais , a ses faces latérales taillées ou délardSes perpendiculairement au plan de trait ; et empanon dé» eerf/, celui qui, employé dans une coupe en biais, conserve ses fanes latérales aussi en biais, par rapport au plan du toit.-* Dans lo charronnage, on désigne par le mot empa* non les extrémités postérieures des cAtés du brancard, qui passent entre le tissoir de derrière et reçoivent les consoles de fer qui soutiennent les moutons de derrière.

EMPAQUETER (impr.). Envelopper des paquets de distribution.

EMPASTELER (teint.). Ansl. to blue; allem. biau fdrben. Donner le bleu aux étoffes par remploi du pasti*!.

EMPÂTAGR. Première opération de la fabrication du savon, qui a pour but do combiner chimiquement l'alcali aux corps

f;ras. Cette opération est très-délicate : la Iqueur caustique qu'il faut fournir au corps gras doit être donnée peu à pou et à une densité convenable « afin que le savon, en se formant, ne puisse ni se dissoudre dans la liqueur, ni s y réunir en grains trop gros et tron durs.

fiMPÂTEMENT. Angl. impaitation; aflem. impastirung. Sd dit, en architecture , de la saillie ou plus grande épaisseur des fondations sur le plan vertical du mur au* quel elles servent de base, saillie plus ou moins forte, selon le plus ou moins d'épaisseur et de poids des constructions surélc*vées. -^ En charpenlerie , on entend par empâtement , les pièces de bois qui servent de base et de support à une crue.— En peinture, ce mot désigne l'opération par laquelle on couvre et l'on charge plus ou moins de couleur la toile d'un tableau , puis l*état de ce tableau, sous le rapport de la couche de couleurs dont il est formé. — En termes de graveur, on appelle de$ ehairt bien empdiée0, le travail des tailles et des points qui rend bien le moelleux <les chairs. — Une icie empdtée est celle qui a retenu de la sciure entre ses dents.

EUPÀTF.R. Fonder la maçonnerie qui sert de pied à un mur.— Unir les pièces de bois

3ui servent de base k une grue. — Remplir e pâte un moule. — Empâter un tableau^ e'est le couvrir de couleur épaisse. — Empâter une figure^ c'est une fnnnière particulière qui consiste k mettre les couleurs chacune h sa place, sans d'abord les mêler ou les fondre ensemble.

EMPATTEMENT (mécan. chem. de fer.).

Angl. straddling: allem. krahnbatii. largeur occupée par la base d'une pièce de machine ou de tout autre objet. L'empattement d'un talus signifie sa largeur nriso dans le sens horizontal. On dit aussi I em- |Mitieroent d*un rail, d*un coussinet, etc. On donne aussi le même nom aux pièces que Ton ajoute au pied d'une construction pour élargir sa base et lui procurer plus d'as* siette.

EhVaTTER. Garnir de pattes un ouvrage de meuuiacrie d'ébénistcrio ou de serru-

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