‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 163 sur 281 · EMP · texte numérisé non relu

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rer4e. -*- Foire les pattes des rais d*une roue.

EMPATTDRE(charp.). Angl. êcarf; allem. holxverbindung. Assemblage bout i bout de deux pièces de bois» au moyen de pattes ou de tenons.

EMPAUMURE. Partie du gant qui recou- Tre la roain.

EMPEAU (horlic). Greffe en couronne.

EMPEIGNE (cordonn.). Le cuir ou Téloffe qui forme le dessus du soulier et qui couvre le coude-pied.

EMPELLEMENT(bvdraul.).PaUe ou bonde pour retenir ou faire*^ .sortir l'eau d*un lac, d*un étang ou d'un canal.

ÉMPELOTEMENT^EMPELOTER, EMPK- LOTONNEMENT. Mettre en pelotes du fil»

du cordonnet, des tresses, etc., au moyen de machines de divers genres.

EMPÉNAGE (serrur.). Etat d'une serrure montée sur trois pênes.

EMPENOIR. Angl. crooked chiset; allem.

krummmeisseL Oulil qui sert aux menuisiers et aux serruriers pour poser les ferrures. C'est un ciseau recourbe par sts deux extrémités qui sont également tranchantes, mais sur divers sens.

EMPESAGE, EMPESER. Action d'empeser du linge avec de l'empois.

EMPESECR ou ENCOLLEDR. Ouvrier qui encolle les chatnes et étoffes, et dont le travail est d*une grande importance pour le tissage.

EMPIERREMENT.Angl. ballasiing; allem.

besUinung, Lit de pierres destiné i consolider un chemin. Dans les chemins de fer desservis par des chevaux, la voie doit ôlre empierrée; mais celte précaution n'est plus nécessaire sur ceux où la traction a lieu au moyen de locomotives. On se borne alors à ]^ répandre, comme sur le reste de la surface, une couche de gros sable ou de gravier.—Ce mot désigne, en agriculture, un empilement de pierres dans un trou ou dans un fossé, afin de donner de l'écoulement aux eaux dans leurs interstices. Le drainage remplace auiourd*bui cette ancienne pratique h laquelle il doit d'avoir éié congu.

EMPIGËR. Du grec Trca^K, poix. Enduire de poix.

EMPILE. Sorte de Qls déliés, ordinairement doubles, auxquels on attache un hameçon, et qui s'ajustent aux lignes.

EMPILEUR (comui.j* Ouvrier qui empile les marchandises.

EMPIRANCE (comm.}. Diminution de valeur des marchandises pendant un trajet.

EMPiRÂNCE (monn.). Angl. deficiency of thi coin; allem. ringerung. Défectuosité ou altératiun des monnaies.

EMPLAIGNEK. Voy. Lainbr.

EMPLAlGNEDR.Toy. LiiiNEua.

EMPLÂTRER. Etendre du vernis sur une

f>eau uour fnxre prendre à celte peau la coueur cie l'or.

EMPLI] RE (batt. d'or). Angl. mpty book; nllem. fullblat. Feuille de vélin que le batteur d'or meta rextrémité de ses outils, afin d'amortir la violence dos coups.

EMPOINTAGE (epiogl.). Angl. poinlinA.

allem. xuspitxen. Action de fabriquer la pointe d'une épingle ou d'une aiguille

BMPOINTER. Former- la pointe dune épingle ou d'une aiguille.—Contenirlespljs d une pièce d'étofTe par quelques poiDls^ l'aisçuille.

EMPOINTEDR, APPOINTEUR ou POffi.

TEUR (manuf.). Angl. pointer; allem. »f. txer. Ouvrier chargé d'empointer une pièce d'étoffe. Celle-ci est empoinlée lorsque les plis qu'on a faits après les diverses (ipérations, se trouvent contenus dans la mme oili elle a été pliée, par quelques points d'aiguille avec de la soie, du Gl ou de la ficelle, afln de l'empêcher de prendre d'autres plis, qui seraient mauvais. On ne peut donc bien examiner une pièce d'étoffe qu'autant qu'on l'a d^sempotfi/^e, c'est-à-dire coupé les poiols, pour la déplier et retendre. Lorsqu'une pièce d'étoffe, de quelque nature qu'elle soit, est prèle i être livrée au commerce, el qu'elle est pliée selon la forme qu'on reat lui donner, l'empointeur traverse près dis bords toute son épaisseur, k raiue d'une longue aiguille, avec du fil, de la soie ou de la ficelle, et donne un point qu'il arrête dti chaque côté opposé de la pièce. Klle est alors expédiée.

EMPOIS. Sorte de colle faite avec de IV roidon et dont on fait usage pour rendre le linge plus ferme. On donne quelquefois i celte colle une légère teinte bleue.

EMPOISE ou EMPOÈSE (mécan.).ANgl.

plumer'biock : allem. jsap/en/a^er. Cuussiuel sulr lequel s'appuient, dans les roacbioes les tourillons de^ axes tournants

EMPORTE-PIÈCE Angl. punch; alleo).

kneif. Outil tranchant dont lecootoordela partie tranchante a un périnaèlre égal ialui que doit avoir la pièce découpée.

EMPODTRERIE (charp.). Angl. beom. allem. bodmbalkm. Ensemble des deux poutres qui soutiennent le plancher du beffroi, d'un moulin»

EMPREINTE (grav.). Angl. stemp;8lleaL tindruck. Epreuve que les graveurs prennent sur de la cire molle, pour juger de teur travail. — Pour obtenir l'empreinte de mé* dailles et de bas-reliefs, 03 verse dans ie creux de ces objets des matières molles ou fusibles, telles que la cire, le plâtre» lesoufrf. le plomb et l'étain, matières qui, en se .fichant ou en se refroidissant, conservent i> forme de ces obiets.— On nomme empninio polychromeSf celles qui moulées, exaclemetii sur des camées, reçoivent ensuite, par !< peinture à l'huile, rimilattoo iiarfaite dt^^ couches et des nuances de la pierre originale.

EMPRIMERIE (tann.). Grande cuve de bois dans laquelle ou met les cuirs pour qu'ils y rougissent.

EMPYREDMATIQUE (cbim.). Quitienltie l'empyreume. L'odeur empyreumatique eïi due à une portion de la substance organi;]ue décomposée par la chaleur, el surtout à ^ partie nuileuse.

EMPYREUME (chim.)* Du grec iy^h^Pf

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bE TECHNOLOGIE.

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rad. «Vp» feu. Angl. empyre»m ; allem. ampyniHM» Saveur et odeur iiarticulières que les rraiMNrtft mîfMles et végétales contractent, lorsqu'elles soul ditttSées trop fortement ou trop longuement.

ÉNANCHER (ér>ingl.). Former la place de la branche de Tépingle avant celle de la tètf.

ÉNARBRER. Opération par laquelle le mécanicien et Tborloger montent et rivent les roues et les pignons sur les arbres qui doivent les porter.

ENCABANAGE^ENCABANER (écon. rur.).

Action de mettre des vers k soie sur des claies.

ENCADRER. Placer dans un cadre une estampe ou un tableau.

ENCAISSEMENT» ENCAISSER (ponts et thaus.). Ouvrage de charpente, en forme de raisse et de grande dimension, que Ton remplit de maçonnerie ou de pierres saches, pour former un bitardeau, ou pour défendre les piles d'un pont des airouillements.— Franchée creusée dans le sol d'une route ou J'une rue, pour recevoir les matériaux qui la composent.

ENCAN. Par corruption de inawnU^ formé lu latin in quanium^ pour combien? Vente publiquo de marchandises qui se fait par jn officier miisistériel , et au plus olTrant et Jernier enchér isseur.

ENCAQUEUENT, ENCAQUER (comm.).

Manière de placer des harengs dans une caque.

KNCAQUEUR. Celui qui encaque tes ha- -engs, c*est-ii-dire qui les prépare, les sale *1 les embarille dans de petits barils appelés rsfMes. C'est par erreur que la plupart des Icrivains ont répété que l'art de saler les lareoKsestdû k un oAcheur nommé Georges HerkeTs ou Beii€kels,de Biervliet, dans les ^ays-fias, et qui vivait au xiv* siècle, car il si parfaitement avéré que dès le xi% les ^iorwégiens, les Danois, les Irlandais et uèfoe les |)Opulations de la Mauche, se trouvaient en possession de cette industrie. Il (st probable seulement que Benckels introiiiisit cette pratique en Hollande, et apporta »eut^tre des perfectionnements è la mébode qu'il avait recueillie dans la Scandilavie. Quoi qu'il en soit, voici le procédé le ce pécheur, tel qu'il est rap|)orté dans les uieors :

• Dès que les hareng sont péchés, le aqueur les oiivre, en tire les treuiUeSn ou otrailles, n'y laissant que les laites et les dufs, et les met dans la saumure pendant touze ou quinze heures ; ensuite il les eaoMdiou fait égoutter. Cette opération faîte, 0 procède au braittage^ qui consiste è Hier u arranger les harengs par lits dans les aques ou barils, avec \\^^ couches de sel. •a barrique est alors fermée de manière lu'elle ne puisse prendre l'évent, car les tarengs ae s'v conserveraient pas. Dès que B bateau pécheur est de retour au port, les arriques sont débarauées et transportées liez le mattre saleur. La mise en vrac ou le ^urisêogg subséquent est l'objet le plus im-

portant du procédé hollandais, iKiisqu'il tend a empêcher la putréfaction de la liqueur chargée de lymphe et de sang. Cette opération dépend d'un procédé par lequel l'huile contenue dans les taurit étant rendue miscible à l'eau ou dans un état savonneui, est préservée de l'action de l'air, et par conséluent moins sujette a se rancir. Aussitôt que les harengs ont été suffisamment brailléi pour les débarrasser de la lymphe et du sang, on vide les barriques sur de grandes tables ou bancs munis de rebords, vers lesquels la table incline de manière que la liqueur puisse se rendre dans une cuve placée au-dessous. On verse celte liqueur dans une chaudière de fer« on la fait bouillir, on l'écume pendant Tébullition, ensuite on la soutire dans une cuve de bois, où on la laisse refroidir. Ou prend les laites de trente harengs par chaque barrique, ou les triture dans un mortier de pierre, en ajoutant un peu de la liqueur au rur et è mesure que la trituration avance, et jusqu'à ce qu'on ait amené le mélange à un état d'émulsion épaisse ou d'une liqueur savonneuse, après quoi on le verse dans la cuve, et l'on mèl» tout ensemble. Lorsque la liqueur est ainsi préparée, on couche les harengs dans les barriques, on les liu en les pressant au fur et à mesure, de manière que unaque barrique eu contienne près d'un tiers de plus que dans la première opération. Aussitôt que les barriques sont bien foncées, on verse i^ar le bundon le sauris bouilli, jusqu'à ce que la

eièce en soit parfaitement remplie et les arengs parfaitement saturés;alors on chasse le bondon, et les barriques sont prêtes à être livrées au commerce.

ENCARTER ou ENGARTONNER (imp.;.

Insérer un carton ou une portion de feuille à l'endroit où ils doivent être placés.

ENCARTONNAGE (comm.}. Action de placer sur un carton certains produits, comme des dentelles, des rubans, etc.

ENCARTONNEMENT. Étal d'une chose encartonnée, comme une estampe, un dessin, etc.

ENCARTONNER (fabr. de drap). Placer des cartons entre les plis du drap qu*oo se propose de est ir à chaud.

ENGASSDRE (charon.). Angl. tiicisioii, allem. ein$ckni(i. Entaille faite au lissoir de derrièreetàlasellettededevaut,poury placer les essieox des roues.

KNGASTAGE, ENCASTER (céram.). Disposer des pièces de poterie, de faïence ou de porcelaine sur des supports, avant de les enfhurner.

ENCASTEUR (céram.). Ouvrier qui dispose les pièces avant de les mettre au feu.

ENCASTRER. Enchâsser, joindre deux

f)ièces en les faisant pénétrer l'une dans 'autre au moyen d'une eiHaille.

ENCAUSTIQUE. Du grec h^u. je brûle*.

Nom sous lequel on comprend diverses préparations dont la cire forme la base et dont on enduit les plafonds, les lambris, les meubles, les ^parçiuets, etc. — Pré|iaration de cire dont bu imprègne le marbre d'une

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fttatae» h^ Taide d'un réchaud è main , afin de la nrëseryer ou do lui donner une teinte plus douce. — Ce mol désignait aussi, chez les anciens, un ^enre de peinture qui se faisait avec des cires coloriées et liquéSées' au feu On rn attribuait rinrention h Aristide de Thèbes, qui vivait Tan 8(0 avant Jésus -Christ, et le perfectionnement è Praxitèle.'

ENCHaINDRE. Se dit pour enchaînement en parlant d^s ouvrages d*art.

ENCHALAGE, ENCHALER. Action d'empiler du bois pour le service d'une saline.

ENCHALEUR. Ouvrier qui , dans une saline, fait Tenchalage.

ENCUANTE1.AGE, ENCHANTELER. Renfermer du bois dans un chantier.

ENCHAPER (comm.). Enfermer un ton* neau plein dans un second tonneau , afin de le transporter avec plus de sûreté.

ENCHAPURE. Morceau de peau qui saisit la chape ou lu cadre d'une boucle et qui la fixe i une courroie.

ENCHARNER. Mettre des charnières è un coffre, une malle, un secrétaire, une armoire ou tout antre meuble.

ENCHARNIER (agricult.) Soutenir une vign«^ avf'c des charniers ou échaias.

ENCHÂSSER. Encastrer un objet quelconque dans du bois. — Incruster dans de la pierre ou dans des métaux.

ENCHÂSSDRB. Angl. enchasing; allem.

einfasiung. Action d'enchâsser.

ENCHATONNEMENT , ENCHATONNER (joaill.). Filer une pierre précieuse duus un chaton.

ENCHAUSSENAGE . ENCHADSSENER (chamois.). Plonger les p<*aux d.ins une lessive de chaux , pour en détacher faciicmeiit le poil.

ENCHAUSSENOIR. Outil h l'usage du cbnmoiseur.

ENCHAUSSUMOIR (chamois.). Cuve pour enchaussener ou encnaus^umer.

ENCHAUX. Vase rempli de chaux liquide ou chaux détrempée.

ENCHÉNOT. Rigole en bois qui, dans une ardoisière, conduit l'eau du fond jusqu'au puisard.

ENCHÉRIMÈTRE. Appareil destiné è remplacer les bougies dans les adjudications publiques. Il est de l'invention de M. Schneider, de Wisseuibourg, et fut admis è l'exposition universelle de 1855.

ENCHEVALEMENT (maçon.). État d'une maison h laquelle on doit faire des reprises en sous-ceuvre.

ENCHEVAUCHER. Faire une encbevau- .

chure

ENGHEVADCHURE. Jonction de deux pièces, dont l'une couvre l'autre en partie, comme les tuiles, les ardoises, etc. — Jonctioo d'une pièce de bois, d'une dalle ou tl'une tuile, par feuillure ou par recouvrement.

ENCHEVÊTREMENT , ENCHEVÊTRER (charp.). Du latin tncfapûlrare. Angl. binding; aLew. bandholz. Assemblage des solives il*un plancher, à Tendroil &ù l'ou veut

placer on fèyer» ou faire passer des leysm de cheminée. Se dit aussi de l'action de mettre un licou ou chevôtre à un aiiimiL

ENCHEVÊTRURE (charp.) Action <J\>n.

chevftlrer.

ENCHEVILLER fserr.). Mettre des chevilles h une serrure.

ENCIREMENT, INCIRER. Imbiber de cire one toile, un parquet, etc.

ENCLAVE. En architecture, on entend par ce mot l'engagement d'un corps dans un autre. — En njrdrauliqnc, en nomme enclaves les enfoncements ménagés dans les faces des bajovers d*une écluse, afin d'j loger de grandes portes pour faciliter le passage des bateaux.

ENCLAVER (charp.). Du latin m, dans, et elauderet fermer. Engager ou encastrer une pièce de bois dans un mur, ou des solives dans les entailles d'une poutre. - Fixer une pièce de l)ois avec des clefs ou des boutons de fer. — En termes de roaçoDoerie, enclaver une pierre^ c'est la mettre en liaison avec d'autres, ainsi qu'on le pratique dans les raccordements.

ENCLIQUETAGE (mécan hnrlog.}. Appareil composé d'un crochet, d'un cliquet et de son ressort manœuvrant ensemble, et qui s'oppose à la rétrogradation de la puissance ou de la résistance dans les machines. L*encliquelage est une des parties les plus importâmes de la mécanique.

ENCLORE ou FRAPPAGE (épi ngl.)* Angl.

heading; altem. ankëpfen. Enfermer dans l'auge ou ferrer en même temps les deui pariics de la léle d'une épingle.

EKCLOS ^épingL). Demi-cercle de lK>isk l'usage des epingliers.

ENi LOTDRE. Tour d'une brmlerie.

ENCLUUE. De Titalien tncttdîiia, dérivé du latin tncMS, ineudis^ môme si^iifiealimi. Angl. anet/; allem. ambot$. Masse de fiTOudo f<»nte sur laquelle on forge les métaux, soii à chaud, soit à froid, et dont on ^tlrilmc l'invention à Cinyre, roi de Chypre, vers Tan 1240 avant Jésus Christ. Les encluo)e!i sont de formes et de dimensions différentes selon les usages auxquels on les deftine: )€« roaréehaux, les taillandiers, les cooteliersi les serruriers, les forgerons en mécanique, etc., ont donc des enclumes qui diffèrent par leur ligure et leur poids; mais généralement leur surface, sur laquelle on bal les métaux, doit être unie et dure. Celle surface est ordinairement divisée en trois parties ; le milieu, do forme narallélograromique, se nomme Ia6(e, et Ion appelle iigorne les deux extrémités, dont I une est ronde et l'autre carrée, aûn que Touvrier puisse trouver dans le même outil le moyen de façonner toutes sortes de pièces. Un trou carré est aussi percé tout prds du bort^ia la table du c6té de l'ouvrier, pour recevoir un trancbet sur lequel il coupe son fer. U^ enclumes sont placées sur des billots scellés en terre ou sur un massif de maçonnerie, à proximité des foyers des forges etdirigéc.^ de manière à ce que l'ouvrier ait le |0or devant lui. Pour ôtre bonnes, les enciumis

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de for rloivent Atre acérées en aciflr debout trempé i Conte sa forc<». A cet eiïet, le fahrirant commence par hrher son acier par l)Out$ d*envîron un ponce dt? long, et en forme, en les mettant h cAlé les uns des nuirez, une trousse carrée qn*il maintient ;'vec un lien de fi'r. Alors il soude cette trousse, dbnt il fait une planche de dimen« smn convenable , quMI soude h son tour, l'omme une mise, sur l'enrlume. Le haut degré de chaleur qu'il faut donner à Tacier pnor le souder d*;il)ord avec lui-même et ensuite sur Tendu me, \& dénature nécessairement, surtout à 5a surface, qu^il importe d'obtenir eitrâmement dure. Pour lui rest!« tuer la qualité qu'il peut avoir perdue, on fait chauffer Tenclume dans une4)otte pleine de ciment pendant quelques heures, et on la trempe immédiatement, non pas par immersion dans rèau comme cela se fait pour tes peiits objets, mais en faisant tomber sur sa table une forte colonne d*eau fraîche el sans interruption jusqu'à ce que la chaleur soit descendue au point de ne pas amener de recuit h la surface. On juge qu'une enclume est saine, lorsqu'en frappant partout sa surface avec un marteau elle rail rebondir afec force eelui-ci el produit un son clair et argentin. On f.iit communément usage d'enclumes de fonte, dont le prix n'est guère que le tier.^ de celles en fer; mais il faut alnrs que lear surface soit coulée sur une masse en fonte très*épaisse qui, en la refroidissant subitement, lui donne un grand de- Kré de dureté. Les enclumes de martinets qni pèsent 8 è 10 mille sont en fonte, et leurs surfaces supérieures, qui présentent la forme d*nn T, afin de pouvoir étirer et planer les barres de fer, sont coulées sur des masses énormes de fonte, qui leur donnent non-seulement la dureté convenable, mais encore une surface très«»unie. — On donne aussi le nom d'enclume h un billot rond des paumiers-raquetiers, sur lequel est fitée, debont, une broche de fer, et à côté nos lame de fer. — A un outil qui sert k tailler l'ardoise. — A une sorte de bigorne crénelée de sillons plus ou moins profonds »t larges, pour maintenir et façonner les ferrets ou afférons des ferrets.

ENCLDMEAnou ENCLDMOT. Angl. beak* iron; atlem. kandamboa. Petite enclume montée sur un billot portatif et non scellé en terre. Ce genre, dont la surface doit être extrêmement dure et sans la moindre gerçure, ^%X particulièrement employé par les bijout'ers, les orfèvres, les ferblantiers, les chau* dronniers, etc., et les formes sont variées selon les métiers; mais ce^sont communément des ia$ ou des bigomn qui se fixent auprès de chaque ouvrier, dans des trous percés h cet olfet dans l'établi môme.

RNCLDIIBTTB. Ansl. malt anvil; allem.

ombàucken. Petite enclume dont ^es orfèvres ff^ni usage, ainsi que les faucheurs pour réparer leurs faux. On donne encore ce nom à ufi morceau de fer dont se sert le boisselier I iMir soutenir les planches qu'il veut clouer €t pour river les c\ù\ïs^

ENCOCHB. Angl. notch; allem. einehnitt.

Entaille faite sur le pêne ou sur la gAclietU) d'une serrure iiour lui servir d'arrêt.^— Établi disposé de manière à assujettir le sabot sous la main du sabotier. — Se dit, en termes de boisselier, de l'action de planter des chevilles dans les trous pratiqués au fond d'un vaisseau d'osier, afin qu'elles serrent et soutiennent les osiers. — Entailles que fait le boulanger sur une taille, pour marquer les pains qu'il donnn è crédit.

ENCOIGNURK ou ENCOGNURE (arcliit.).

Angle rentrant formé par la jonction de deux murailles. — Se dit aussi d'un petit mHublu qu'on place dans l'angle d'un appartement.

ENCOLLAGE. Angl. gumming; allem, {etmen. Opération qui a pour objet de donner aux matières sur lesquelles on la pratique une consistance qui en facilite le travail, ou en augmente la durée et lui donne plus de lustre. Los tisserands encollent toujours les chaînes avant de les mettre au métier. Les laines sont encollées par la colle forte, les soies par la gomme, et les cotons ainsi qse les fils de chanvre et de lin, par la colle de farine.' L'effet de cette pratique est d'abattre le duvet, et de rendre le fil lisse, plus fort, polissant oi élastique. — Avant d'appliquer Torau bois, les doreurs étenient sur celuici une ou plusieurs couches de colle forto l>ouillanle. — L'encollage employé dans la peinture en détrempe, se compose de gélatine, de lait ou de colle forte, ce qui donne au liquide qui contient la couleur en dissolution, une consistance qui permet alors de rappliquer avec la brosse. — Pour encoller les bois et parquets, les panneaux d*appar« tements et les plafonds, ainsi que pour boucher les pores du bois et les préserver de la piq&re des vers, on fait usage d'une préparation formée de feuilles d'absinthe et do tôles d'ail bouillies dans l'eau.— On appelle encollage b/aitc, du blanc délayé dans un bain décolle de parchemki.

ENCOLLER ou PARER (manuf.). Angl.

dreaing;^ allem. tcA/tcAleti. Etendre sur une étoffe un apprêt fait de colle, de gomme ou de toute autre matière. Cet apprôl se nomme parement.

ENCOLLEDR. Ouvrier chargé de l'encoU lage.

ENCOLURE. Du latin eollum, con. Se dit, en termes de tailleur, du dégagement de l'habit autour du cou. -^ Chez le serrurier, ce mot exprime la réunion de plusieurs piè* ces de fer soudées les unes aux autres.

ENCORBELLEMENT (archil.}.Se dit d'une

(uerre, d'un morceau de bois ou de fer, qui brme saillie dans le plan vi^rticai d'un mur et que soutiennent des corbeaux. La pierre destinée h cet usage doit être non-seulement Irès-solide, mais encore inaltérable aux injures du temps ; el dans tous les cas sa longueur doit ôtre telle, qu'indépendamment de sa saille au deik du nu du mur, elle puisse faire parpaing, c'est-è-dire se trouver engagée danstoute l'épaisseur du mur.Lorsque les encorbellements sont de fer, ils sont maintenus dans le mur par des aucres, et leur saillie

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