ESP
le dégager des cheneveltes et l'afliner. — Se dit aussi, de la façon qu'on donne au chanTre après quMI a été broyé. On le met alors sur Tentaiile du chevalet, et on le bat avec Pespade, jusqu'à ce qu'il soit entièrement amné.
ESPADER ou ESPADAGE. Angl. bealing; allem. schwingen. Battre et affiner le chanvre sur le chevalet h l'aide de l'espade.
ESPADEUR. Nom que porte l'ouvrier qui, dans les corderiest de même que dans 1 art de tailler la chanvre et le lin, accomplit le travail qui a pour but de débarrasser la filasse des petites parcelles de chénevotte, des feuilles, des herbes et de la poussière. Pour cela, après qu'on a battu le chanvre, 8oit à la broie, sou avec des maillets, soit après l'avoir soumis, lorsqu'il est gros, à l'action d'une meule verticale tournante, mue par une roue hydraulique, il le secoue, et le frappe avec une lame de bois nommée espade ou espadon, afin de détacher toutes les ordures et de l'afliner.
ESPADOLE. Instrument qui sert k battre la filasse avant de la passer au peigne.
ESPADON. Voy. Espadb.
^ ESPAGNOLETTE (serr.). Angl. sdfA; allem. êpanioUUe. Fermeture de croisée ou de porte, qui se compose d'une tige de fer droite et ronde, assujettie d'ordinaire sur le montant de droite de la croisée, à l'aide de deux ou trois pitons à vis reçus dans des collets que porte la tige, et sur lesquefls elle roule sans pouvoir ni monter ni descendre. L'espagnolette pour les croisées à volets diffère peu de cette première, et il y a aussi des espagnolettes k verrous qu'on emploie surtout pour les armoires.
ESPAGNOLETTE (manuf.). Etoffe de laine qui ne se fabriquait dans l'origine qu'en Espagne, d'où lui est venu son nom, mais que les manufacturiers français produisirent bientôt avec une grande supériorité.
ESPALET. Sorte de mastic qu'on étend sur la pierre.
ESPARDILLE. Chaussure de cordes que
K[)rtent les montagnards espagnols et les oussillonnais.
ESPART (teint.). Angl. toringing-poU; allem. spulstock. Morceau de bois dur, façonné au tour, au bout duquel on a ménagé une sorte de boule, et que l'on fiche ordinairement au milieu de 1 atelier, k une forte pièce de bois et k un peu plus d'un mètre de hauteur. Après chaque opération, on place l'écheveau ou le matteau sur l'es-
{»art, afin de le tordre fortement pour en aire sortir le liquide qu'il contient ; et communément on voit quatre esparts dans le même poteau, un sur chaque face, ce qui
[>ermet k plusieurs ouvriers de travailler k a fois. — En termes de carrier on donne aussi la nom d'espart k six morceaux de bois qui4 composent la civière k tirer le moellon.
FSPATARD (lam. forg.). Angl. euUing cyltnderi allem. seheideiàgê. Enclume et marteau de fonte, qui arment un gros mar- ^
tinet dans une usine k fer. — Cylindre tranchant sous lequel on passe les barres de fer pou^ les couper dans le sens de leur longueur.
ESPÈCE (chim.). Du latin «çeciei, fait de spectarCf regarder. Ce mot désigne, en chimie, une collection de propriétés qui n'ap* partionnent qu'k un corps, ou k uu ensemble d'êtres identiques par la nature, la proportion et l'arrangement de leurs oio* léculcs
ESPÊN. Scrte de filet dont on fait usage en Provence pour prendre des sardines.
Chaque Ipièce ue e nlet k 16 brasses \ de longdmir ot brasses de largeur.
ESPINÇOIR. Marteau de paveur.
ESPINaOLE(arqueb.).Angl.b/ttn(Ifrink;lh; allem. blunderbuchie. Sorte de gros fusil en cuivre, très-court et k canon évasé depuisie milieu jusqu'k la gueule, qu'on charge d^una douzaine de balles de calibre, et qu'on oa tire qu'k petite portée. L'espingole, encore très-répandue en Espagne aujourd'hui, éiail l'arme des sapeurs de r infauterie française) ta fin du dernier siècle et aucommeocemeot de celui-ci; mais on l'a remplacée parie mousqueton. Dans la marine , on en place quelques-unes sur pivot, soit dans les hunes, soil sur de petits bfttiments ou de cerlaious embarcations, etc.
ESPOLE (manuf.). Fil de la trame d'une étoffe.
ESPOLEDR (manuf.). Angl. ipooler: allem.
ipuler. Ouvrier qui charge et dispose les espolins.
ESPOLIN (manuf.). Petit tube de roseau sur lequel on dévide la laine, le coton ou ta soie, pour la trame des étoffes. — Sorte da navette qui contient la dorure et It soie propre k brocher.
ESPOULE. Poche da la navette.
ESPOULINANDE (manuf.). Ouvrière qui charge et dispose les espolins. «
ESPODLINËR (manuf.). Travailler arec les navettes appelées espoulinson esfiolin».
ESPRIT (chim.). Du latin tpîn/ns, souffle. Les anciens chimistes donnaient ce oom ^ tous les produits liquides qui s'obtieonenl en soumettant les corps k la distillalioD;etils appelaient particulièrement e$priti ou taux $ptriiueutc$9 les alcools chargés par celle distillation de substances aromatiques, de principes médicamenteux, etc. Aujourd'hui, on nomme encore etpril de otn, la liaueur inflammable ou alcool qu'on obtient du îio par la distillation ; eiprit o/ca/t'n, rammoniaque gazeuse ; nprit de mindérérus, I acétald d'ammoniac ; esprit de se/, l'acide by« drcchlorique étendu d'eau ; eeprit de td ammoniac^ l'aoHnoniaque gazeuze; eivrUi^ seldulcifiéf un mélange d'acide chlorlijdri*
Î|uo concentré ; esprit de soufre^ l'acide sul* ùreux; esprit de succinf Taeide succtDiqoe impur, etc.
ESPRIT DE BOIS. Liquide inflimmabla comme l'esprit de vin, incolore, et qui coo* tient du carbone, de l'hydrogène et Toij.* Rêne, dans les rapports de G*HH>". H buul a 66* 5| présente uncdoosilé de 0|79Sî soq
ESS
D£ TECliNOLOGiE.
ESS
learestà la fois spiriluease et empyrei- Biique» sa saveur piquante et comme po*ée« il se môle en toutes proportions av jr lau et l'alfool» puis dissout les résines4<U; » général tous les corps que Talcool dissout issi. Il donne, combiné avec les acides' s éthers qu*on nomme éther$ miihyliquez; les agents oxygénants le convertissent en. rde formique. Cet esprit eiiste en dissnlion dans la partie aqueuse des produits la distillation du bois, dont on l'extrait r de nouvelles distillations et par la rec* cation du produit sur la cbnux vive. On substitue a Talcool dans le plus grand nbre des emplois industriels de ce der-* ir, et comme il est plus volatil, il est iiitageux surtout d'en faire usage dans la ^paratiou des vernis. L'esprit de bois^ déjvert en 1818 par Philips Taylor, a été, 1833, l'objet d'une étude particulière de lart de MH. Dumas et Péligot ; et dans laboratoires on 7 a recours comme solit pour l'analyse des substances végéta- . Ce produit a reçu aussi les noms d*e«-. i pyroxyliquef et de bùhydrate de mitky^ f » ou hydrate ifoxyde de mélhyle.
âPRIT DE LAVANDE ou EAU-DE-V<B LAVANDE. Cet esprit, dont on fait usage K la toilette, se prépare avec 6(h grammes fleurs fraîches de lavande dans un litre au-de*vie tine è 22*. On laisse en macéran pendant un mois, on passe, on exprime lement et on filtre. Si l'on ajoute aux irs, mises en macération, 60 centigrams d'ambre gris divisés avec un peu de re, on obtient alors ce qu'on appelle de u-dTe-oie de lavande ambrée. Hais comme a toujours delà teinture saturée d'ambre, * les parfumeurs désignent sous le nom itnee d'ambre^ on peut ajouter quatre mmes de cette teinture k 1 litre d'eaurie de lavande ordinaire et celle-ci deit snflisamment ambrée.
S PRIT PYBOACÉTIQUE. Yoy. AcàroRE.
SQUIPOT. Espèce de tirelire.
SQDISSE (peint.). De l'italien eehixxo^ iboussure. Sorte d*ébauche, donnée au froo ou au pinceau, d*uu aujet quelcon-
SQDISSER (point.). Angl. iketching; ni. fjkîsxiren. raire une esquisse.
SQUIVE. Sorte de galette recroquevillée
fiirnie la terre en se séchant sur les for- > è sucre.
SSADE (agriciilt.) Sorte de boue affectée labour des champs.
SSAI. De l'italien eaagiOf même siçnition. Angl. essay; aliem. probe. Opéra- \ au moyen de laquelle on vérifie le litre
matières d'or et d'argent, c*est-k-dire iroportion d'or ou d'argent pur qu'elles ferment. L'essai de l'or se fait régulière* rit par la coupellation et le départ (Foy.ces l«) ; mais dans le commerce on se conte souvent de déterminer approximativerit, k l'aide de la pierre de touche, le titre
Alliages d'or et de cuivre. Quant k Tarit» restai se pratique parla voie sèche ou ipvliatioo, 0U| plus exactement encore.
r ar la Toie humide, suivant le procédé de Gnay-Lussac, lequel est fondé sur la pro* l riété que possède une solution de sel ma» lin ou chlorure de sodium, de précipiter ,f empiétement l'argent de sa dissolution dans r l'acide nitrique , sans agir sur le cuivre. C'est sous le règne de Philippe le Bel , que l'on commença k faire l'essai des monnaies par la coupellation, pratique qui d'ailleurs était connue des anciens. Avant cette époque, lorsqu'on voulait connaître le titre d'une pièce d'argent, on en tirait un ou deux grains avec un petit instrument appelé échoppe; on les mettait sur des charbons ardents, et l'on appréciait alors leur titre, d'après leur couleur plus ou moins blanche.
ESSAIMAGE (écon. rur.)* Epoque de l'année où les essaims d'abeilles sortent de leurs essaims.
ESSAIHEIIENT (écon. rur.). Partage qui se fait k certaine saison, de la population d'une ruche.
ESSAIMER (écon. rur.). Se dit des niches d'où il sort un essaim.
ESSALER. Enduire une poêle de muire gluante, avant que de la mettre au feu.
ESSANDOLES. Nom que l'on donne, dans certaines localités, kde petites planches qui servent k couvrir les maisons.
ESSART (agncult.). Se dit d'un terrain inculte susceptible d*être défriché.
ESSARTAGE, ESSARTEMENT, ESSAR- TER (agricul t.) Action de défricher un terrain inculte.
ESSAUGCB. Filet de pêche formé d'une grande bourse au milieu, et d'une aile^k chaque côté.
ESSAYER. Épuiser, k l'aide d'une pelle, l'eau qui se trouve dans un fossé ou dans le lit d'un ruisseau qu'on a barré.
ESSAYER (monn.). Faire l'essai des monnaies.
ESSAYEUR (monn.). Employé préposé pour faire l'essai des matières d'or et d'argent et du titre des monnaies.
ESSE. Morceau de fer ayant la forme d*un S, dont on fait usage pour accrocher les pierres Qu*on veut élever dans un bâtiment. — CheTlTle de for k tête aplatie et faite en forme d'S, qu'on met au bout des essieux d'une voiture ou d'un affût, pour empêcheV les roues d'en sortir.— Chacun des crochets qui sont aux deux bouts des fléaux d'une balancé, et auxquels s'attachent les cordons ou les chaînes qui tiennent les plateaux suspendus.— Lame de fer qui forme des espaces circulaires de divers diamètres, et qui sert k jauger le fil de fer.
ESSËAU. Petite hache recourbée.— Petits ais qui servent k la couverture des maisons.
ESSEIGLAGE (agricult.). Arrachement du seigle qui pousse (dans un champ de froment.
ESSELLE (écon. rur.). Appareil que l'on place sur le dos des chevaux et des Anes, pour le transport du bois, du fumier et autres fardeaux.
* ESSELIER. Foy. Aissblikr.
ESS
DTCTIONT^AIRE
ESS
ESSÉMINER (agriculU). Semer çà et lè»
Coarpiller.
ESSEMÉE (ngricull.)* So dit de la façon dont uae terre est ensemencéo,
ESSEMILLÉ. En termes de construction, ce mot signifie ce qui est grossièrement laill<^ avec la hncheite.
ESSENCE. Du latin esseniia^ fait de eue, être. Ce mol s'applique^ en chimie et dans les arts, auk huiles essentielles ou volatiles, 9u aux substances organiques liquides ou soiides.douées d'un parfum et susceptihlesMe se distillersans décomposition, non miscibles h Teau, et pouvant se dissoudre dans Talcool et Péther. Les essences ne donnent pas do savons comme les huiles fixes; elles dissolvant les corps gras, la cire et les résines ; et cette propriété rend leur usaçe précieux pour enlever les taches sur les tissus de soie ou de drap qu'on ne peut savonner. Elles existent dans tous les organes 'des f)lantes9 mais particulièrement dans les feuilles et dans les fleurs, d*où on les extrait par la distillation ; et plusieurs d'entre elles se produisent par la fermentation de certaines substances organiques. Parmi les substances les nlus remarquâmes , soit par leurs propriétés, soit par leur ulilité dans les arts, on distingue surtout Vessenee de térébenthine,
3ui entre dans la préparation des vernis et e certaines couleurs; Veseence de citron et celle de cédrat, qui servent k l'enlèvement des taches dégraisse et de peinture à l'huile; Ve$$enced'amundè$ amires qui contient une quantité notable d'acide prdssique, et qui est si vénéneuse que quelques gouttes administrées è des oiseaux ou a des chats suffisent pour les frapper de mort en quelques secondes; Vessenee de girofle d'un em- Floi si répandu contre les maux de dents; essence de caieput, qui sert k préserver les collections d'histoire naturelle de Tattaque des insectes; Vessenee de geniitre, arec laquelle les distillateurs aromatisent Teau-devie qui prend le nom de genièvre ou de ^tfi; et Vessenee éVaniSt propre è fabriquer l'anisette.On dorihe encore le nom d'essence aux teintures alcooliques simples, et à diverses préparations composées, comme Vessenee antihyslérique de Lemort ; Vessenee céphaligue ou eau de Bon ferme, dont on fait usage pour les maux de tête et Ins. chutes sur le rrAne; Vessenee carminative de Wedelius, Vessenee d*ltatieei Vessenee royale que l'on considère comme stimulants ; etc. Toutes les es5ences renferment du carbone et de Thjdrogène, soit seuls, soit associés h de l'oxygène ; et certaiaes essences fétides, comme celles de moutarde, d'ail, d'oignon, etc., <x)niiennenl du soufre.
ESSENCE (eaux et for.).Ce mot s'emploie pour espèce, ou nature des arbres qui corn* jiosent une forêt. Dn bois (ï^essence de chêne, par exemple, est le bois formé principale* luenl d'arbres de cette espèce.
ESSENCE D'ORIENT. Matière nacrée fournie par rat)letle, poisson du genre cyprin, et Îui sert h la fabrication des {lerles fausses, ette substance se trouve principalement è
la ba^o des écailles; pour robfenlroah les ables h la manière ordinaire: on r?f ' tout le produit de celte opération |)|o^• baquet rempli d'eau ; lorsqu'on pn j -^ une certaine quantité, on agite reaaH* frotte les écailles entre les mains pA*» détacher la matière nacrée ; puis on i^ * donne durant quelques instants, et Tio • cante. On enlève de cette manière to^jy . parties sanguinolentes et muqueu«p«v* délace ensuite dans de nouvelle exa ' limpide et l'on jette le toutsaron*. ■ très-clair. La matière narrée passealo'*l'eau et se précifrite au fond ; le< f>* restent sur le tamis ; et on les sonroM-* une ou deux fois è la même opéntio^ d'en séparer aussi complètement qoe -• sible ce qu'elles peuvent contenir d-^ matière nacrée. Les latages étant ter- on décante l'eau et l'on recneînele^i:
visqueux qufs'estdéposë,liqiiidequie« i blanc bleuâtre et d'un brillant narr^ '-^ ce produit qu'on nomme estmce dOr,r** he se trouve pas seulement h la hi-f écailles, mais les intestins eo soolaaft tièrement recouverts; et on le rpr."même dans la ptupai*t des antres yfi*^ seulement il s*y montre en moins :rquantité. Cette substance, lorsquV^i bien préparée, of re l'aspect et les rfi' >
f)erles d*Orienl ; mais elle se putr^^" Bcîlité, et pour aider à sa conservai ! introiiuit une certaine quantité d'am*' que. Pour faire usage de cette essen*»
fabricants de perles fausses la délajf?! une solution clarifiée décolle der^.*-* puis, è l'aide d'un petit chalumeau dM-ils en introduisent une goutte ism ''^ rieur de la perle de verre; iisroulert» t<)t celle-ci dans tous les sens ; et Utn" surface interne est entièrement rece.^ ils procèdent sans relâche ft une f de^Kircation.
ESSENCE VESTIMENTALE. Les ^^i seurs nomment ainsi un mélange :
parties
prise isolément, remplirait le m<- ^
mais Tune serait trop dispendieuse, - H
tre, employée seule communiquer 4
odeur désagréable. Leur mélaog)^ r^
les deux inconvénients. Toutel<4». ^
encore une autre condition iodi«.v
c'est que ces essences soient tout ^
ment rectifiées, ou du moins qu'etW-.
point été exposées au contact de >
puis leur pui*ificatîon.
ESSER. Action de calibrer le SI ^ '
celui de laiton qu'on Teut emptorr-
fabrication des épingles, au uftoy^
mesure appelée esse, dans laqiMlKt *
entrer.
ESSERET. Sorte de tarière irr»-
ESSERNÉ (fabr. de pap.). Se d.f •
pier qui, faute de matière, e*« p* J
deur de la forme. .
ESSETTE. Marteau qui oflDretf^sst- "
tête ronde, et de l'autre uo îm» t» **
ESS
DE TECHNOLOGIE
EST
9im
KSSIEU. Du ialiii aartïtts, diminutif d'axt^ e. Angl. axle; allero. ûchse. Pièce essenrih d*une Toiture sur laquelle pose toute charge et dont les eitrémilés servent lie aux roues. L*essieu se fait en bois, eu ^ et quelquefois même en acier; mais» de lelque manière qu'il se construise » il faut *il ait la force» non-seulement de suppor- * la charge de' la Toiture en repos» mais core lorsqu'elle est en mouvameut» ce qui ^senle une différence notable, puisque tis le premier cas ce n*est qu*uue pression» iilis que dans le second c'est une perssion incessamment reproduite» et qui ccrolt en raison du mauTais état des TOies rcourues. C'est du reste moins la grosir qui fait la force de l'essieu, que le )ix des matières et Tart de le fabriquer, essieu se compose do deux fusées conir>s, ordinairement tournées» qui servent le aux roues; puis du corps principal»
a la forme est rectangulaire» et sur le- I posent les brancards. Les extrémités fusées sont traversées» dans le sens veril» par des chevilles en fer qu'on appelle esses; ou bien elles sont garnies d'eus taraudés» l'un è droite» 'l'autre k clie» afin d'empêcher les roues de se dé- UT. Les esses no sont d'usage que pour grosses voitures de roulier: ce sont des 3US que l'on métaux essieux des voitulégères» où ils sont recouverts d'une te que porte le petit bout du moyeu de oue, aQn de le garantir de la boue, tir les chemins de fer» les essieux des ures tournent dans des supports fixés lâlis» et les roues sont caliées sur les es- X au moyen de clavettes» d'où on peut lidérer ces essieux comme de vér||ables es tournants. On appelle esêieu coudé^ i qui porte les grandes roues de la locoive» sorte d'arbre k manivelle qui transie le mouvement de va-et-vient du pisen un mouvement circulaire qui en- ' te les roues. Cet essieu porte en outre excentriques qui transmettent aux ti- I tes mouvements de va-et-vient nécestf à l'introduction et i la sortie de la ur dans les cylindres. L'essieu coudé formé d'un morceau du meilleur fer ?» appelé étoffe ou fer du Biblon, dans el on le taille en plein.
«80RTAGE. Opération qui a pour but «ver k la poudre uu excès d'humidité luirait au lissage.
: SODCHEMRNT» ESSOUCHER (agri- ). Arracher les souches d'un lerraïu.
SUCQUER (écon. rur.}. Du latin exsucextraire le suc. Se dit de l'action de , le moût d'une cuve.
:\. 8UGAND (savonn.)* Endroit destiné au . âge du savon.
'" SUI. Angl. dryingplace; allem. trocken-
• Lieu où Ton étend quelque chose
; le faire sécher. — Grenier où l'on fait
' iv lamidon. — Email terne.
SLYAGE. Opération qui consiste h es-
les aiguilles qui viennent d'être fabri-
ESSDYEUR (manuf.). Angl. doetor; allem.
waizenmscher. Racloir du (ylindre gravé qu*on appelle docteur ^ dans les fabriques ào toiles imprimées.
ESTACHB (cbarp.). Angl. ttake; allero.
pfosten. On donne ce nom è des poteaux placés sous un pont. — Se disait anciennement pour pieu fiché en (erre et pilori.
ESTADOU. Double scie qui sert à tailler les dents des peignes.
ESTAGENTëRIE. Se dit» dans le département de la Haute-Garonne, d'une construction en terre dans laquelle habite un cultivateur pauvre.
ESTAGNON. Vase de cuivre étamé dans loquol on exporte» du midi de la France» les eaux distillées» et particulièrement celles de . fleurs d'oranger.
ESTAME (manuf.). Angl. worsled; allem.
geslricklewolle. Ouvrage de fils de laine tri- , coiés par mailles les uns dans les autres.— On donne aussi ce nom, dans le département de la Lozère» è ta laine de première qualité.
ESTAMET ou ESTAMETTE (manuf.).
Sorte d'étoffe de laine commune. Ais sur lequel on attache une plaque de fer où le vitrier'fnit fondre la soudure. I
ESTAMINOIS ou £TAM0IH (vitr.). Angl.
soldering-bôard; allem. lolhbreti.
ESTAMPAGE. De ritalieo slampa^ impression. Procédé mécanique k Taide du- 3uel on obtient des reliefs sur une plaque e métal. On estampe avec un poinçon ou un moule» dit eetampe ou étampe^ sur lequel on appli(]ue la feuille métallique» soit par la pression , soit par la percussion. Celle opération s'accomplit k froid ou k chaud , selon la dureté de la matière » la nature de Tobjetl, et l'usage auquel il est destiné ; et restampage supplée, dans les arts industriels» è la gravure en creux et eri relief, avec l'important avantage de Téconomie et de hi célérité.
ESTAMPE. De l'italien stampa, fait de l'allem. stampfen^ fouler, presser. Empreinte ou impression que donne sur du papier ou surloutoaulre matière» une planche de métal gravé. Ce mot s'applique généralem.ent aux produits de toute espèce de gravure. L'art d'imprimer les estampes est du k Maso F4niguerra» orfèvre florentin» qui vivait vers 1418» et les plus anciennes estampes connues sont une image de saint Christophe ^ de 1423» et une de saint Bernard ^ de 1454. Le plus ancien livre où l'on trouve des estampes mêlées au texte, est un traité do médecine» de Pierre d*Abano» qui date de U72. — Tirer une estampe sur du plâtre, c'est couler du plâtre fin el liquide sur la planrlie gravée, après qu'elle a clé encrée et essuyée, comme pour une épreuve sur du papier.
ESTAMPE. Angl. stamp; allem. stempel.
Outil dont font usage les horlogers, tes relieurs, les serruriers» les maréchaux ot d'autres artisans encore» pour estamper. — Pla* que do fer gravée en creux , sur laquelle 1 orlévre frappe la fouille d'or ou d'argent dont .il veut former un ornement quilcoit-
EST
DIGTIONNAmE
EST
que. Mastic dont les ralTmeurs garnissent le fond d^isne forme.
ÊgTAMPER. De IMialien ilampare^ mèrae significalion.Chez Torfévre, c'est faire le cuilleron d'une cuiller avec une estampe, ou former les contours d'une botte, en l'emboutissant sur des mandrinsdausuncreuideplomi).
—Chez le maréchal, c'est percer les trous d'un fera cheval, ^«^amper ffrai, c'est percer ces trous très-près du rebord inférieur du fer ; €8tamper maigre p c'est les pratiquer près du bord extérieur. — Chez le chapelier, c'est
[casser k plat , sur le bord d'un chapeau , 'outil appelé la pièce.— Chez l'éperonnier, c'est creuser un morceau de fer plat pour en faire un ponceau.— Chez le potier, cesl imprimer dans un creux une pièce de poterie. — Chez le raffineur, c'est mastiquer une poignée de sucre dans le fond d'une forme, dite bâtarde i eu l'on veut jeter de la ver-
geoise.
ESTAMPEUR. Ouvrier orfèvre ou bijoutier qui estampille.
ESTAMPILLE (comm.). Sorte d'empreinte,
avec ou sans signature, que l'on applique sur une marchandise • soit pour constater l'acquittement de certains droits, soit pour cerliQer l'origine d'un produit breveté. Dans ce dernier cas, l'estampille est ordinairement une plaque de cuivre mince* imprimée au mouton ou au balancier, sur une matrice gravée en relief , oui porte le nom et l'adresse du breveté. Cette plaque , qui reçoit la forme qu'il plait de lui imposer, se soude, se colle ou se fixe par des clous d'épingle ou des vis sur la pièce même brevetée, ce qui en prévient la contrefaçon; et, d'après les lois, un exemplaire de^l'estampille doit être déposé au greffe du tribunal de commerce, afin d'y avoir recours le cas échéant. On donne aussi le nom d^eHampille à l'outil même qui sert k estampiller.
ESTAMPILLER. Marquer avec une estampille.
ESTAMPOIR (luth.). Outil dont font usage les facteurs d'orgues, pour ployer les lames de cuivre qui forment les hanches.
ESTAMPURE (marécb.). Trous des fers du cheval.
ESTANGUES (forg.) Sorte de tenailles. — On donnait aussi le même nom, autrefois, à des tenailles qui servaient à coucher, sur l'enclume, les morceaux de métal qu'on voulait façonner pour en faire des pièces de monnaie.
ESTAQUET. Les pécheurs nomment ainsi une attache qui sert à lier des parties de Blet.
ESTASE (manuf.). On donne ce nom à deux pièces de bois qui fixent les quatre pieds d'un méfier d'étoffes de soie. — Traverse d'en haut du métier de velours.
ESTAVILLON (gant.). Morceau de peau préparée pour faire un gant.
ESTÈQUE (céram.}. Aiigl. templet; allem.
9chablone. Outil de bois dont se sert le potier de terre pour terminer ,ses ébauches. Cet outil porte aussi le nom de calibre.
£STERLiN(ori'év.}. Poids de 28 grains 1}3,
ou la vingtième partie de I once. Il y a M esterlins au marc.
ESTËROTE. Sorte de tramail dont foni usage les pécheurs de la Gironde, pour prendre des soles, des turbots, etc.
ESTIBADE (agricult.). Portion de récolU qui revient à celui qui a aidé k la faire.
ESTIBOIS ou ESTIBOT. Angl. /Slinjboard; allem. [eilholx. Billot de bois sur lequel on fait, à l'aide de la lime, une pointe an fil de fer qui doit passer par un noufeau trou de la filière.
ESTICEUX. Machine k l'usage des tireurs d'or. — Tringles qui tiennent les roqueiios ou bobines du fil u or.
ESTIER. Se dit, en termes de pécheurs, d'un conduit de communication entre un lac et une rivière, ou entre ^un marais el la mer.
ESTILLE. Angl. loom; allem. loeberi^iiàl. Métier de haute-lisse pour fabriquer les étoffes.
ESTIRE. Instrument pour corroyer.
ESTISSEDSES. Petites tringles du métier è fabriquer lesf étoffes de soie.
EStlVAGE. Nom que l'on donne, \ Alexandrie , en Egypte , à l'action de presser danâ la calle d'un navire , les balles de coton , de manière à réduire le plus possible leur volume.
ESTIVANDiER (agricult.). On appelle ainsi, dans quelques départements, oo journalier qui aide a couper les blés,
ESTOC (céram.). Du celtique »toc, coopi ou $ioca^ frapper. Angl. poterie plane: alieai. hàlzeme klinge. Vase aplati sur lequel le faïencier empile la terre molle. — Lance de bois qui lui sert k égaliser d'épaisseur la terre qu'il tourne.
, ESTOIR. Sorte de tramail dont les pécheurs de la Gironde se servent pour pren* dre des soles et des turbots.
ESTOMAC. Du latin $lomaehus, même signification. On appelle eêtotnac de Venclum, un morceau de fer qui .fortifie le devant de cet instrument.
ESTOMPE (dess.). Angl. $tump; alleffl.
wischer. Instrument fait de peau , de co(oo ou de papier, taillé en pointe et émoussé vers l'extrémité , dont on fait usage pour étendre le crayon ou le pastel sur un dessin, pour fondre ensemble les ombres elto demi-teintes.
ESTOMPER (dess.). Etendre le crayon sur un dessin avec l'estompe. — Dessinera Testompe avec des couleurs en poudre ou pastels. ,
ESTONNIÈRE. Sorte de tramail pour p«cher.
ESTOQUIAU (serrur.). Se dît de l'anneia
d'une cheville de fer de la serrure, et eng^
néral toute pièce de fer façonné qui ^^^ji^^
arrêter ou en contenir d'autres. — ; P*^
l'horloger, l'estoquiau est une cbeTiîleea
fer qui empêche une roue de tourner 80
delà de son point utile.
ESTRAGALE. Outil de tourneur.
ESTRAIN (manuf.). Tfame de fil de soi«.
ESTRAMAÇON (arm.). De l'italien *tf^
ETA
DE TECHNOLOGIE