‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 185 sur 281 · ETE · texte numérisé non relu

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DÉ TEGHNOLOCIE.

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Înrtant da cAM concare, oans une pro« ondeur éçale à la longueur des brim ; puis, après avoir plié te papier alternali?ement 611 dehors et en dedans, selon les marques qui ont été faites dans l'opération précédente, on introduit un brin dans chaaue place faite par la sonde, après les aroir humectés des deai côtés avec une dissolution légère de gomme arabique. Le9 tlêehes, qu'on nomme aussi les bdton$ de Céveniail^ sont toutes réunies par le bout d*)Dn bas et enfilées dans une petite broche de métal que Ton rive desv deux côtés. Dans les éventails de priXt la broche est un petit cylindre en cuivre ou en mêlai plus précieuxi qui porte une Tîs intérieure; et une autre pièce à ▼is entre dans ce cylindre et fiie les deux pièces sans avoir besoin de rivure. Les parties extérieures de ces pièces portent ordiaiairement des pierres taillées d*une valeur plus ou moins grande. L'éventail se borde avec du papier doré irès-mince et large de 0*00%^ au plus, que l'on plie exactement «Jars le milieu de.sa lar^^enr et qu'on colle «vec de la pâle de farine. On laisse sécher l*ôven(ai1 ouvert, après quoi on le plie k la main successivement dans tous les plis déjà formés, cequi achève sa confection.

Les éventails en papier et peints, sont d'àlyird imprimés en noir an trait; puis les enlumineurs les colorient, et on les monte de la même manière qui vient d'être indiquée; mais il est rare que les éventails coloriés soient peints d*un sujet en forme de t&hJeaa sur les deux faces : le tableau n'eiiste ordinairement que sur l'une d*elles, et celle de derrière porte une fleur, un bou» qoet ou tout autre dessin. Les éventails en taffetas, mousseline, tulle, gaze» etc., sont ou unis, ou peints, ou brodés; mais on les monte comme ceuT en papier. On fait aussi des éventails où il u eutre ni papier ni étoffe, mais qui sont entièrement en bois précieux, ou en os, ou en ivoire, ou en écaille; et qu*on nomme éteniaiU d^hiver^ parce qu'ils ne donnent presque pas de vent . et ne servent que comme contenance en toilette do soirée. Les flèches de l'éventail sont alors d'une seule pièce d'un bout k l'autre et ont toutes la môme forme que les deux grandes qui se trouvent dans les éventails ordinaires; elles sont découpées k jour, quelquefois dans toute leur longueur, maïs au moins dans la partie supérieure çiui remp!ace le papier; celles qui sont intermédiaires sont très-minces, comme dans les éventails communs; et les deux extrêmes ont leur épaisseur k peu près égale k celles qui terminent les éventails en papier de ojème matière. Les flèches sont unies l'une ^ l'autre par un ruban mince et étroit qu'on oomroo /areiir, qui est collé vers le bout su« périeur, et de manière k ce que Téventail, iorsqu*on fouvre, s'étende convenablement |X)ur former la queue du paon. Les décou-

Sures k jour que l'un remarque dans les ècbes de ces sortes d'éventails» sont faites è Taide d'un emporte-pièce ; et quelque fragile uue soit la matière qu'un emploie, elle

est fortement comprimée entre deux plaques de métal dans les parties qui doivent rester pleines, de sorte que l'instrument^n'agit que sur celles qui doivent être k jour et ne peut endommager les autres. A notre époque, on recherche beaucoup les éventails dits ^em-

Sacfouf, peints dans le dernier siècle par oucher, Watteau et Lebrun. Le commerce des éventails tient une place importante dans les articles dits de Pari$f et l'on en ex* porte annuellement pour une valeur de S millions en Italie, en Espagne, en Portugal et en Amérique. En Provence on flibrique des éventails qui ont près d'un mètre de longueur sur un développement propor-* tienne et qu'on appelle des ouragans,

ÉVENTAlRE. PlateSu d'osier que portent devant elles et attaché k leur ceinture, les marchande's ambulantes de fleurs, de légumes, de fruits et de poissons.

ÉVENTE. Petite caisse divisée en plusieurs cases, pour mettre les chandelles hors d'ordre.

EVENTER. En termes de maçonnerie, /ven/er une pierre, c'est écarter du mur celle que l'on monte. — Chez le teinturier, éventer c'est soulever les étoffes plongées dans le bain d'alun pour leur faire prendre l'air. — Chez l'horticulteur, éventer la iéve^ c'est faire du trop grandes plaies aux arbres, ou tiror ses coupes trop en longueur.

ÉVENTOIR. Éventail grossier, en osier ou en plumes, dont on fait usage dan» les cuisines pour allumer los charbons. — Ouverture de la voie qui se fait dans une houillère au-dessus de l'ouvrier. — Evacuation d'une éiuve.

É VENTOUSE, (métallurg.). Angl. air-hoU; allem. xngloch am ofen. Trou que l'on pratiqua» dans un fourneau pour luidoonerderair.

ÉVENTURE (arqueb.). Angl. clefi ; klleoi. riff . Crevasse dans un canon de fusil.

ÉVIDAGE. Action d*évider.

ÉVIDER. C'est, en termes de serrurier, de fourbisseur, de tQurneur, de potier, etc., faire une cannelure ou un vide k un ouvrage, afin de le rendre ou plus léger ou plus gracieux.— Chez le chaudronnier, c'est mettre la dernière main k une pièce pour en dégager les contours, en pincer les angles et lui donner la meilleure rorme.— Chez l'aiguillier, ^rtder (es aiguillée^ c'est faire k la lime la petite rainure oui existe des deux côtés de l'aisuille. — Chez la blanchisseuse, Mder un ce!» c'est en faire sortir une partie de l'empois. —Chez la couturière, évider U €oUei dune robe^ c'est l'échancrer.

ÉVIDEUR (inst. de cbir.}. Forêt qui sert k évider les calculs vésicaux. — Instrument simple ou double propre k enlever les humeurs ou sérosités amassées dans certaines parties du corps.

ÉVIDOIR. Angl. auger ; allem. hohlbohrfr. Outil dont fait usage le facteur d'instniroents k vent, pour travailler ces instru* ments k l'intérieur. — Assemblage de pièces de l)ois avec une échancrure, dans laquelle le charron assujettit les pièces qu'il veut évider ou travailler.

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