‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 184 sur 281 · EVA · texte numérisé non relu

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pareil rciV'Okit.on mesure le résiflii, qai con- \\s\e eo TOcerilièmes d*azotemèléd un peu Je phosphore» qu'on sépare en agitant ce gaz ivec une dissolution de potasse. On peut ?ncore opérer k froid l'analyse de Pair, au uojen d*un cylindre de phosphore introduit lans un tube gradué au-dessus du mercure ians lequel on fait passer 100 parties d*air $t 2 grammes d*eau. Cette eau est indis* )eDsable pour dissoudre l'acide pbospbatiioe k mesure qu'il est formé; et V opération isl terminée lorsque l'appareil ne contient ilus de vapeurs» et quei porté dans un lieu »bscur,au rooven d'une capsule où plonge ^extrémité inférieure du tube, le phosphore l'est plus lumineux.

La combustion rapide du soufre offre lussi un moyen de reconnaître la quantité roxjgène que l'air contient. Ce moyeu eu* lioroétriqiie, pea usité, consiste k iotroluire ui) fragment de soufre dans une pe* ite cloche courbe, remplie de mercure, et Ians laquelle on ajoute 100 parties d'air; m Tait fondra le soufre avec la lampe k es- »rilde vin, et, après la combustion, Tap* «reil refroidi renferme 9* parties de gaz» |ai est un mélange de 79 d'azote et de 90 l'acide sulfureux, qu'on sépare aisément 'iiD de l'autre au moyen de l'eau, qui dis* oui ce dernier sans toucher k l'azote. Le ;n Tîtreux ou deutoxyde d'azote, a long* emps passé pour un bon moyen eodiomérique. D'après les premières observations le Gav-Lussac, l'oxygène, pour lequel il a sut d'affinité, eo absorbait constamment ^OD volume, pourvu qu*on opérAt sur l'eau, )i que le gaz nitreux fût en excès. Cela ad» nis, si Ton faisait paaser k ira? ers l'eau, laos une cloche renversée sur la cuve hy- Iropneuroatique, 100 parties de gaz nitreux it 100 parties d*air pur, on avait pour ré« idu 116 parties, et par conséquent une aborption de 8h parties, provenant de la oom<* lioaison de 63 parties de gaz nitreux et de Il «l^oxygène. Hais de nouvelles expériences, faites par Davy, Dalton et Ga^-Lussao ui*m6me, ont prouvé que l'absorption, loin l*êlre constante, variait considérablement, )ar exemple de 1,34 k 3,65 de gaz nitreux, ibsorbé |>ar un volume d'oxygène; aue cette variation pouvait dépendre du dia« nètre du vase où l'on opérait, de la rapiité du mélange des gaz, de l'introduction I un des gaz avant ou après l'autre ; et que, coQséquemmeol, en opérant sur Peau, on ie pouTait compter sur aucune combinai- ^OB définie. Ces causes d'erreurs graves )l nombreuses, qu'il est impossible d'éti- ^^f ont lait abandonner l'usage du gaz vitreux pour l'analyse de l'air. De tous «8 moyens eudiométriqoes , l'b^rdrogène )st celui que l'on doit préférer, puisque les ^^sultats en sont aussi constants que rigou- ^i ; aucun n'opère l'analyse de l'air, et Q^eu sépare les éléments aussi prompte- ■o.eQl et aussi complètement; et pour obte- ^tr cette analyse, le meilleur des instru-

i?nî.£î* ï'eudiomètre de Volta (L-r).

>^uGENlNE(chim.)* Substance cristalline

que dépose Teau o.stillée de girofle, et qui est soluble dans l'alcool et dans l'élber.

EUGRAPHB (pbys.j). du grec fî, bien, et yfâ^M, je décris. Sorte de chambre obscure

Su i a la propriété de représenter les objets ans leur |>os!tionT naturelle, et avec la plus grande netteté.

EUPATORINE (chim.). Sorte d'alcali organique.

EDPHONB (iostr. ae mus.), du grec aS, bien» et foii^ , voix. Instrument qui consiste extérieurement, en.de petits fcylindres de verre, an nombre de 42, et contenus dans une caisse. On frotte longitudinalement ces cylindres avec les doigts mouillés» et leur Vibration, semblable k celle de l'harmoniea', se communique k des tiges métalliques dis* posées au fond de la caisse. Cet instrument, inventé en 1790 parChladni de Wittemberg, fut perfectionné par lui en 1^2.

EDPION (cbim.). Du grec t^» bien, et irSMt graisse. Huile pyrogénée liquide, produite par la distillation sècbe des bubstances or« gamques.

ECRYTHMIE (archit.). Du grec aODvSfOB, régularité. Se dit de la boaulé ()ui resuite» dans une construction, de la |ustesse*des proportions, de la symétrie et de l'accord des parties.

EDSTACUE (coutel.}. Nom que porté le couteau le plus commun et le plus grossier qui soitfabri(]ué.te manche est en bois et la lame n'est point assujettie par un ressort. Ce^ pendant, on a peine k le croire» trois villes concourent k la fabrication de ce méchant instrument : le manche se fait k Saint-Claude, dans le Jura» la lame k Rives, en Dauphiné, al le monlacre k Saint-Etienne. « De no.** jours, a dit fil. Telssèdre,« un eustacbe ainsi perfec* tienne» coûte trois centimes deux tiers. »

EDSTYLE (archit.). Du grec iS, et «niW# colonne. Se dit d'un édiOce où les colonnes sont rangées dans une proportion convenez ble.

ÉVAPORATION. Du lutin a, part, extr., et vapor, vapeur. Angl. eeoporoftoti ; allem. verdUmttÊng f phénomèue physi-* que par lequel un liquide qui se trouve exposé k l'air, ou placé dans le vide, se dissipe lentement de lui-même pour pas* ser a l'état de vapeur. Cette opération a lieu avec d'autant plus de rapidité que la température est plus élevée, la surface du liquide plus grande et l'air avec lequel il est en contact plus souvent renouvelé; et l'on y a recours dans les laboratoires, soit pour recueillir les matières fines dissoutes dans les liquides» ou colles nui sont moins volatiles, dans la fabrication de certains sucres, de certains sirops, de certains aela,' soit dans l'analyse des minéraux, etc. L'évaporation k air libre se réalise dans des f ases ouverts et plats appelés éhaudières, bassines» capsules, qui sont en métal, en verre ou en porcelaine, avec eu sans l'aide de la chaleur et d'un courant d'air. Dana un espace clos elle a lieu, soit dans le vide: eo plaçant la sulistauee sous une cloche de machine pneumatique, avec du cblonire de

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calduiDf et en faisant le vide avec lenteur; soit dans Tair sec, en enfermant la capsule dans un endroit fermé, arec une sublance avide d*eaUf comme Tacide sulfuriaue, par exemple, ou en dirigeant à travers Vespace elos un courant de gax très-sec qui se charge de rhumidilé. Le calorique nécessaire à révaporation est souvent pris aux corps voisins, ou k l'eau môme dont une pariie passe h Tétat de vapeur, et c'est ainsi que fa boule d'un thermomètre étant entourée d'une toilehumideou d'une éponge mouillée, la colonne s'abaisse parla chaleur que i'éva* poration absorbe. Ce phénoiuène se produit surtout avec rapidité, lorsqu'on expose l'instrument à un vif courant d'air ou k la chaleur solaire qui accélère la production de la vapeur. Les vases nommés o/coraxas, dont nous avons déjà parlé, qui, en Espagne, servent à rafraîchir l'eau, en faisant rapidement dissiper la partie qui transsude k travers les pores, sont construits d'après celle propriélé. L'abaissement de température causé par Vévaporation , peut même aller jasqu'k former de la K'ece, lorsque la rapidité de la formation des vapeurs, ne laisse pas le temps au calorique des corps voisins d'arriver et de su(Qre k celte pro* duction, par voie de conductibilité et de rayonnement, car le caloriaue de fluidité est alors pris aux dépens de I eau même qu'on vaporise. Dans les lieux où l'on exploite les sources d'eau salée, l'evaporation consiste k réduire en vapeur le liquide contenant le sel, en faisant tomber l'eau d'une certaine hauteur, et en la recevant surdes faisceaux de branches d'arbres disposés par étages sous des hangars où l'air circule facilement.

ÉVAPOKATOIRË (pbys.j. Appareil propre k favoriser l'évaporaiion. — On nomme évaporaioire à froide un instrument inventé par Monlgolfier, et dans lequel on produit un vent artitlcieL

ÉVAPOROMÈTRE. Voy. Atmidomètre.

ÉVASER. En termes de mouleur de fer fondu, éva$er le ckdssii, c'est unir la couche de sable avec une règle.

ÉVASDRE. Se dit de l'ouverture d'un vase.

ÉVEILLURE. Sorte de vacuole d'une meii le de moulin, qui sert k la faire mordre avec ni us de force

ÉVENT. Angl.atr-Aa/e; allem. toindp/eife. Conduits que l'on ménage dans la construction des touraeaux de métallurgie, afin que l'air j circule. — Conduits pratiqués dans les fourneaux des raflineurs, pour donner issue aux fumées. — Ouvertures ménagées k travers les parois d'un moule, pour donner issue k l'air contenu dans le creux que le métal fondu vient remplir au moment de la coulée. — Défaut dans la fabrication d'uue arme k feu, et qui se manifeste par une fente ou ouverture plus ou muins sensible et apparente k rœil après l'épreuve. — Se dit, dans l'aunage des étoffes de laine, de ce qui est donné au delk de la mesure convenue.

ÉVENTAGE (mégiss.l. Action de mettre a l'air les peaux destinées au cliamoisage.—

Se dit aussU en agriculture, du travail qui consiste k étendre sur le sol les maufaises herbes qu'on a coupées par le raiissage. ÉVENTAIL. Angl. iereen ; allem. feiierêchirm. Instrument qui sert k agiter Tair pour se rafraîchir, et dont l'usage passa, dit* on, de l'Italie en France. |sous le règne de Henri III , vers 1575. Les premiers éTeotails furent simplement une queue de cheval ou de bœuf; on en Qt ensuite en plumes de paon, d'autruche et de perro<iuet. Les

fins grands servaient, comme aujourd'hui, chasser les mouches ; les plus légers, o^ nés avec plus ou moins d'élégance et de ri* chesse, faisaient partie de Ta toilette des femmes et se suspendaient k la ceintare ï l'aide d'une chatne d'or ou d'argent. - Sorte de cadre, couvert de toile ou de papier, que, dans certains pays, on suspend au plafond, et qu'on agite pour seprocarer du vent et de la fraîcheur. — Croisée dont la partie supérieure se termine en demi*cercle. — Morceau carré decuiTre ou defer^blanc que l'émailleur place entre Is lampe et lui, afin de ne point être incommodé par la chaleur. — Tissu d'osier, atee un trou dans le milieu, que les orfèvres se mettent devant le visage, pour examiner l'état d'une soudure.

ÉVENTAILLER. Celui qui fait le coin, merce des éventails.

ÉVENTAILLISTE. Ouvrier qui monte les évenlails. Les plus simples de ceux-ci sont faits en papier uni d'une seule couleur; on les coupe en demi-cercle, d*une grandeur convenable; on colle deux feuilles l'une sur l'autre, avec de la pkte de farine U^slégère, et on laisse sécher. Après cela on les place sur un mandrin qui n'est aulre chose qu'une planchette unie coupée en demicercle, un peu plus grande que le papier d'é* ventail, et sur laquelle, k partir du centre, on a pratiqué une dizaine de rayons creusés de 0*0011 de profondeur. On y fixe le pa- Eier d'une manière aussi solide que possile, afin qu'il no se dérange point; pois l'on décrit du centre, avec un compas dont la pointe est tranchanie, deux demi-cercles concentriques, l'un sur le bord extérienr du papier et Vautre dans l'intérieur, à la place marquée sur le calibre ou mandrin, de sorte que le papier se trouve coupé pa^ tout où la pointe tranchanie a porté. Alors, avec un instrument mince« tel qu'un couteau dont le tranchant serait émoussé, on passe surlous les rayons creusés, en se dirigeant avec une règle, afin de déterminer d'une manière régulière les plis qui doivent en faciliter le pliage; lorsque les dix plis sont marqués d un côté, on retourne le papier, on le place sur le calibre parla snrface opposée, en ayant soin de te meUre dans le même repère ; et après l'avoir bien flxé« comme dans le premier cas, on marque les dix plis, qui doivent se trouver ei* aetement au milieu de ceux qui déjk ont été faits. Cette opération terminée, on prend une longue aignille nlate en laiton, appelée tonde, et Ton décolle les deux papiersico

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