PEU
>hysiqoet on nomme feu électrique le phélomèoe qui se manifeste lorsque la matière le réiectricité se trouvant suffisamment •assemblée et dirigée d*une manière contelable t éclate » s'élance comme l'éclair, et •mbrase les corps susceptibles d'être consumés; feu potentiel f celui qui existe en )ui$5aDce dans toute matière caustique , et lui 8 • comme le feu apparent , la propriété le produire un escarre sur les parties où iD rapplique; feu central f celui que Ton roit eiisler au centre du globe» et d*où réulteut les phénomènes volcaniques» les rerublements de terre , et la chaleur des aux thermales. — En chimie , on appeUe fttfiUf l'appareil distillatoire posé imméliatement sur le feu ; feu de suppression , eiui qu'on met sur la matière qu'on yeui irûler ; feu de sable^ de cendres ou âe limaillSf appareil dans lequel le vase qui contient es matières qu*on veut chauffer est envionné de sable « de cendres ou de limaille juicommuniquentàcevase la chaleur qu'ris eçoivent directement ; et feu de fusion , les harboDs allumés autour d'un creuset qui ODtieot la matière qui doit dire fondue. — ^ans l'industrie» le feu d'atteinte est un feu if et Apre qu'on donne au fourneau dès le ommoucement de la cuisson du verre *eint; \%,feu de lampe est un appareil dans pquel le vaisseau qui contient la substance |u*on veut chauffer» reçoit et communiaue I chaleur toujours égale d'une lampe aliuûée. En termes de teinturier»'donner le pre- «t>r feu à une étoffe» c'est la passer pour s première fois dans une teinture bouilime.
FEU D'ARTIFICE. Voy. Ptrotbghnib.
FEU CHINOIS. Imitation de feu d'arliQce»
0 moyen de transparents et du jeu de la
1 lumière. Ou fait usage à cet effet de parers colorés et découpés selon la forme des eux qu'où veut simuler.
FED DE CHASSE (cbim.). Feu vioienc u'uii obtient en ouvrant tous les registres 'un fourneau.
FED DE CHADDE. Voy. Br4ISB.
FED DE RÉVERBÈRE. Feu qui a lieu isDs un fourneau couvert d'un dAme ou hapiteau.
FED FOLLET (phys.). Flamme erratique l légère que proauisent les émanations du ini hydrogène phosphore qui s'élèvent des ndroils marécageux » et des lieux où des natières animales et végétales se décomf>sent» tels que les cimetières et les voiies. Le gaz s enflamme à ueu de distance lu point où il se dégage.
FED GRÉGEOIS. Ce feu» qui reçoit aussi es noms de feu grée et de feu liquide ou tneniiaire , fut inventé an vi* siècle par des noines byzantins» et sa recette est aujourl'haï perdue. L'eau augmentait son activité lu lieu de l'éteindre; il devint une arme de ;uerre; et les empereurs de Constantinopte n firent usage plusieurs tois» dit-on» pour ncendier des flottes ennemies. C'est ainsi la'en MO» Callinicus» ingénieur syrien»
tétruisit è l'aide de ce feu la flotte des Sar-
rasins. Ceux-ci» à leur tour» remployèrent avec succès contre les croisés. On suppose que le feu grégeois était un mélange dé salpêtre» de napnte, de poix» de soufre, etc., et ron rapporte qu'on le lançait sur l'ennemi » soii a la main h l'aide d^une arbalète » soit au moyen de sarbacanes de cuivre. Dans un traité sur l'artillerie » Simienowitz a donné plusieurs compositions de feux gré« geois; mais il accorde la préférence è celle* ci : 2 parties de soufre » i;S partie de cambouis, et 1 partie de poudre.
FED GRISOU. Angl. fire damp; allem.
stickluftn Inflammation, avec explosion» du gaz hydrogène carboné» qui se produit fréquemment dans les mines où elle cause de terribles désastres» principalement dans les bouillières. On prévient en partie ces redoutables accidents par l'emploi de la lampe de sûreté inventée par Davy.
FED SAINT-ÈLME. Météore lumineux qui se manifeste quelquefois eu mer» durant les nuits obscures et orageuses. Il se montre sous forme de flammes ou vapeurs lumineuses qui voltigent aux extrémités des mAls» des vergues et autres pièces oflï'anl des pointes. Ce phénomène était connu des anciens qui le désignalont sous le nom de Castor et Pollux. Les Romains l'appelaient dtoscuret, et lorsqu'il était double» ils le considéraient comme un présage favorablo. Le feu Sainl-Elme se nomme aussi feu Saint- Nicolas. ^
FEU SANS FUMÉE. Cette invention » ou plutôt cette application» est due è des An-
Î;lais» MM. Bachboffner et Defries» qui l'ont ait connaître sous le non de Bristish polytechnic fire^ ou feu britannique polytechnique. Il consiste simplement en des lames minces de platine et du gaz hydrogène.
Lorsque ies lames sont exposées à un cou* rant d'hydrogène» elles passent immédiatement au rouge, en dégageant à la fois de la lumière et de la chaleur. La manœuvre de l'appareil est fort peu complioué : tournes le robinet de gaz o'un côté» le feu s'allume ; tournez-le du côté opposé» il s'éteint. La platine ne s'altère point» et la consommation se borne à celle de l'hydrogène, dépense qui, suivant les auteurs» ne saurait dépasser 35 à 30 centimes par jour pour le chauffage d'une TaKte nièce
FEUILLÂRD. Angl.;Aoop*îroii; allem. reifeisen. Fer livré au commerce en bandes plates» larges et minces, et dont on fait» entre autres choses» des lames de scies» des cercles de tonneaux et des bandes de roues. — Se dit aussi de branches de diffi^rents bois et priucipalemeiit de saule et de châtaignier, que l'on feud pour faire des cercles de tonneaux.
FEUILLE. Du latin folium, dérivé du grec fùllw^ même signilication. Eu architecture» on appelle feuille d'acanthe^ la sculpture qui fait Tornement dû chapiteau de l'ordre corinthien; feuille d'eau, celle qui est simple et ondée et sert à décorer les grilles et les balcons ; feuille de laurier, l'ornement du chapiteau corinthien, qui est partagé par
peu
rEi)
bouquets ae trois feuilles chacun ; feuHtê d'oUvieTf Pornemenl du rnâme chapiteau, partagé par bouquets de cinq feuilles; et feuille de penilf le bouquet qui y dans ce chapiteau f est découpé beaucoup plus mince que la feuille d*acanthe. -— En sculplorCt la feuille (Tangle^ est ceUe qu*on place an coin des cadres et des plafonds; et la feuille tour^ ftanle, celle qui environne nn corps -circulaire. •— Petite lame de métal que les joailliers mettent sous certaines pierres pour leur donner plus d*éclat. — Papier préparé que réventailiisle destine A recevoir une peinture ou d'autres ornements. — Châssis d'un paravent. — La feuille à dos de la brodeuse, est celle qui se présente demi-pliée dans un ouvrage. — Ctjvz Tarquebusier, la feuille de balterieesi la filaque mince d'acier qui garnit la face de la batterie d'une platine dans les fusils h pierre.
FEUILLE (impr.). On appelle feuille d*tmpresiion^ celle qui se compose d un nombre déterminé de pagesi selon son format; feuille demieeen ^ramj'une des premières feuilles que tire rimprimeur, pour s^assurer de la marge, du registre, de la pointure, etc.; et feuille en Irain^ celle qui est tirée aprds vérification.
FEUILLËRET (menuis.). Angl. fillister; allem. falxhobel. Outil qui sert a dégauchir le bois et à former des feuillures. Les fers du feuilleret sont simples et doubles : Tun fait la rainure, Tautre la languette des joints de
£ tanches, des frises de parquets, etc. Voy* OUVET, COCLISSECR.
FEULLET. Planche mince propre h faire des panneaux de menuiserie. — Espèce de scie tournante h Tusage des tonneliers. — Peau de veau qui , dans les métiers ou machines à carder, fixe les pointes des cordes. -^ Houleau de laine préparé pour être filé.
FEUILLET (impr.). On appelle ainsi le reeio et le vereo d'une page ao copia isolée. — Le même nom désigne une réglette aussi mince qi]*une feuille de papier dont on fait usège pour égaliser les blancs.
FEUILLETIS. Angle du pourtour d'un diamant. — Angle qui sépare la partie supérieure d'une pierre de Mpiinie intérieure. — Serrer le feuillelii, c'est rropper au poinçon la partie d'argent ou d'or qui enveloppe une pierre vers sou feuilietis, pour les Joindre ensemble.
FEUILLETON (rel.). Petit cahier com-
[»osé du tiers de la feuille imprimée, formai n-12.
, FEUILLETTE (tonnel.). Futailles qui contient 13b litres kO ou un double hectolitre.
FEUILLURE (nienuis.). Angl. rabbel ; allem. amchlag. Entaille pratiquée dans Tembrasure d'une porto ou d*une croisée, pour contenir, affleurée au nu du mur, la iuenuiserie de la porte ou des chAssis.
FEUTRAGE. Opération qui consiste è former une sorte d'étoffe, appelée feutre^ avec des poils de divers animaui, dont les meilleurs soni ceux de castor, de loutre, de chameau I de lièvre et de lapin; puis les laines de cachemire, de vigogne et d agneau.
Le feutrage commence par le iécriuigt, c'estè-direpar l'imbibitioncfes poils, sor la fveaa même, au moyen d'une composition d'eau forte et de mercure qui tend à les faire crisper. Après cela vient rarçonosge qoi, \ l'aide d'une sorte d'archet suspenda audessus d'une claie d'osier, divise la masse des poils arrachés et les mélange imime* ment tout en en eitrajrant la poussière el tes autres impuretés. Ces dispositions acberées, les poils sont placés par lots, dits capain, sur uno toile écrue dite /eutri Jre qu*on bth mecte légèrement ; on insère une feuille de
!>apier entre chaque capade; puis od replie a feutrière, pour la manier eo tous sens afin que les poils s*enlrelacent parfaitemeni •et ne forment plus qu'une feoflle: et entin on soumet le tout au foulage^ qui se failli plusieurs reprises et dans diverses directions, ayant soin de tremjper souvent ta matière dans un bain de lie de vin presque bouillante. Alors il ne reste plus qu'à ei« traire les poils qui n'ont pas pris elàdérelopper le duvet è Teitérieur, ceqaisebit avei^ tme ft)TOsse à carde, dite correiel.
FEUTRE. Du cHtique felîr, en laiin fn- Iriim, mémo signification» Sorte d^étoffede laine ou de poils qui n'est ni lissne ni croisée, et qui tient toute sa consistance de ce qu'on l'a travaillée et foulée avec de ta lie ei de la colle, et façonnée ensuite dans un moule, au moyen du feu et de l'eau. Les étoffes de feutre, qui no servaient presqoe exclusivement autrefois qu'è confectionner des chapeaux, sont employées aujourdliui pour fabriquer des tapis, des étoffes imperméables, dos semelles de chaussure, elc. •* Bourre qui sert aux selliers et aux bourre* liers, pour rembourrer des selles, des Uls des colliers, etc. — Laines passées au feutrage pour servir d'épreuve ft la teinture.- Etoffes de laine sans couture, sur lesquelles on couche les feuilles de papier au sortir du moule, et qu'on nomme aussi feulrt^ Morceau de laine feutrée pour servir d'épreuve au mélange des laines. — Dretierh feutre^ c*e^t, en termes de chapelier, le mettre sur la forme de bois, pour lai donner li figure d*un cha|)eau. — On appelle fi^}\ verniif celui \\u\ est pénétré d'une quantité suflTibante d'huile siccative, et qui sert \^f' ticulièremeut à la confection des visières dt$ casquettes.
FEUTRE SOEROPILE. Son invenlioo tA due h M. François- André Duchéne, et ce produit figurait ft l'Exposition universelle de 18S5. Le feutre soaropile est compo^ comme son nom Tindique, de soie mélao^ de poils d'animaux, et préparé de miniw à le rendre propre à se ranger paroi les étoffes destinées a t'habillemenl. Ce tissu est,
dit-on, plus solide que le drap, et eo mk» temps plus léger, plus souple, plus ooelleui et plus chaud.
FEUTREUBNT (Mettre en), FEOTB».- Remplir de bourre une S6iie« un pianeaDi un bât, un collier, nne dossière, etc.
FEUTRIER. Ouvrier qtii prépare la leatre.
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DE TECHM0i.061B.