ANE
les mellre ^n rapport afee la grandeur colossale de nos vaisseaui actuels.
Eo 1737» rAcadémie des sciences de Pa* ris , proposa pour sujet de prix, les trois questions suivantes : 1* Quelle est la roeiU teure forme k donner aux ancres? 2* Quelle est la meilleure mélbode de les fabriquer? 3* Quelle est la meilleure manière de les éprouver? La première de ces questions fui
Ï>leineroent résolue par Jean BernouUi , et a deuxième par Trésaguel* Les prix nro« posés pour chacune de ces questions, leur furent adjugés. La troisième ne fut pas ré"* solue à la salisfaclion de TAcadémie : cependant elle crut devoir partager le prix entre Daniel Bernoulli et le marquis de Po-^ léoi qui avaient envoyé des mémoires intéressants sur ce sujet. {Dici. iech.)
L*aocre se compose de cinq parties : l*nn anneau de fer qu on nomme oryaneau^qu'on entortille de petites cordes appelées amfroiidinaret et qui sert pour y attacher un cflbie; S* la vergue ou tige droite, dont Texlrémilé est percée d*un trou où passe l'anneau ; 8* la croisée ou crosia qui est soudée au bout de la vergue , et dont chaque moitié est ap^ pelée 6raf ou branché ; 4* deux paiiee qui sont d es espèces de crochets ou pointes re* courbées, i une k droite et Tautre k gauche, h peu près semblables à des hameçons ; 5* le Ja$ , assemblage de deux pièces de bois de même proportion en figure , jointes ensemble par des chevilles de fer au-dessous du trou de la vergue et k angle droit avec la crosse : son office est dVmpêcher Tancre de coucher de plat sur le sable, et de faire que Tune des pattes s'enfonce dans le terrain solide qui se troure au fond do la mer. 11 y a des ancres do poids de 150 k 4,000 kilogrammes, et que I on désigne sous divers noms selon leurs usages. Telles sont Tsncre de
{Eol,rancredajiaoiil, Tancre d'à fourche , ancre à jeê^ la maUre$$e anere^ et l'ancre de miiéricorde. Cette dernière est la principale li'un vaisseau; et, autrefois, avant de la jeter, réquipage ne manquait pas d'adresser des prières k Dieu.
En termes do serrureiie et d'architecture, on désigne par le mot ancre, une bar^ r«i de fer qui a. la forme d*une S, d'un T ou (l'an Y, ou celle de toute autre figure coudée ou courbée, et qu'on faitpasser dans l'œil d*ua tirant pour empêcher Técartement des murs la poussée des voûtes, puis dqoner de la solidité aux tuyaux de cheminées qui s'élèvent beaucoup.
ANCHuRE (archit. serrur.}. Barreau de fer qi)'on passe dans Tœil ou l'anneau d'un tirant, afin de s'opposer k récartement des murs, k la poussée des voûtes, etc. Dans l(.*s constructions en pierres .de taille, on place les ancrures au milieu de l'épaisseur^ du oiar* -. En termes de fabricant de drap, l'ancrure est un petit pli qui se lait quelquefois k rétoife» lorsqu'ou l'a mal tendue pour la t3ole.
ANCYLOMBLE (Inst. de chirurg.)- Du grec k^Ui courbé , et nih sonde. Soude recouriiée dont fout u^age les chirurgiens.
ANDftONIG (pbya.). Elément chimigue de Talmosphère bynothétiquement admis par Winlerl et Schubert.
ANDODILLE. Se dit, en termes de pape« terie, des pitons adhérents au papier. — Dans la fabrication du tabac, on nomme andouilles les feuilles roulées en cordes pour en former les carotiet.
ANDROIDE (méc.)* Du grec hfip, à^^^i homme, et tlSoc forme. Auioniaie k figure humaine, qui exécute, au moyen d'un moteur mécanique, différents mouvements qui ijnilent quelques-unes des fonctions de la vie. Dans ce genre de figures on cite parti* ciilièrement le célèbre joueur de flAle de Vaucanson.
ANE. Etau dont les ouvriers en marqueterie font usage pour assurer les bois ou les pierres quand ils les fendent. -^ Outil sur lequel les tabletiers évident Ins dents de peignes. — Coffre qui reçoit les rognures fuites par les relieurs.
ANËLECTRIQUE (phys.). Du grec k priv.
et q><«tpor, électriciti^. AngL not elecirie; allem. nichi elektrisch. Se disait autrefois des corps que l'on regardait comme non électrisables par le frottement, et parmi lesquels on rangeait surtout les métaux et l'eau. Aujourd'hui, on sait que tous les corps sont électriques, parle frottement; mais les corps bons conducteurs, tels que les métaux et l'eau, ont besoin d*étre isolés pour conserver l'électricité qui leur a été communiquée par le frottement.
ANÉMOGRAPHE (pbvs.]. Du grec Swfior»
vent, et yfàf^ j'écris. Angl. anemographer ; allem. unnabesehreiber* Instrument propre k la mesure du vent. — > Celui qui s'occupe d'une élude particulière do celte branche de la (thysique.
ANÈMOGRAPHIE (pbys.). Du grec m/io.^ veut, et 7f«9»9 , description. Description des Vents
ANÉMOMÈTRE (phys.). Du grec «vifiof, vent, et ttir/»oy, mesura ^Ançl. blast meter; allem. geùldumuier. Appareil destiné k faire connaître la direction du vent, et k mesurer sa vitesse. L'anémomètre le plus ancien est la girouette; mais elle ne rem()!it que la première condition. Le premier instrument propre k satisfaire k tontes les deux fut inventé, dit-on, en 1708. Depuis lors on a beaucoup varié sa construction. L'anémo* mètre le plus simple consiste en une planche carrée, appuyée k son centre contre un ressort k boudin qu'elle déprime ; une lige de fer est fixée k cette planche, pour l'ac- * crocher et la retenir lorsqu'elle est parvo- \ nue au plus haut point de pression. L'anémomètre de Wolf est un petit moulin k vent qui s'oriente de lui-même k l'aide d'un facile mouvement autour d*un axe vertical, et d'une rame qui fait l'odlce de girouette pour diriger les ailes contre le vent ; et ces ailes, au nombre de quatre, font tourner l'arbre horizontal, ayant une vis sans fin. qui engrène avec une ruue verticale. Sur l'axe de celte roue est portée une sorte de peitdale qui est vertical daus Télat de calme
ilNB
blCTIONRAIftË