‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 20 sur 281 · ANC · texte numérisé non relu

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un pra plus d*ép«issenr. Lorsqu*on 6le trop de bois rers la basa» le son est canard et désagréable; on passe la lime, on en gratte le bois du bout de l'anche sur une Ion*

((ueur de k à Hmillioiètres et sur tonte sa argeur» pour l'amincir presque jusqu'à la transparence.

Il arrive sourenl qu'une anche faite avec soin n'est cependant pas bonne; mais ea serrant ou lAchant plus ou moins, en l'a- Tançasil ou la reculant sur le bec, ou réus* sll (quelquefois h en tirer parli. II arrive aussi que le bois se corrige de lui-même, et une anche rebutée peut redevenir bonne au bout de peu de temps, £:i un mol, les caprices de la nature dans la disposition des fibres ligneuses, l'action de l'humidité, et la chaleur du souffle, influent t>eaucoup sur la qualité des anches; on n'a aucune règle sûre à cet égard, et ces soins, souvent infructueux, font le supplice de l'artiste. Les tAlonnements sont indispensables pour 8*as8urer des qualités ou des défauts réels d'une ancbe, et l'anneau qui la fixe sur le liée permet de faire ces essais avec bien plus de facilité que lorsqu'on se sert d'une licelle, qu'il faut un longtemps pour 6ter et remettre. Quand une anche est gonflée par l'humidité, on la remplace par une autre, et on ne la reprend que lorsqu'elle a eu le temps de se sécher. Comme la lame qui forme Tanche est extrêmement mince, et qu'elle effleure très-près des parois du beo en n'y laissant qu une petite fente pour l'entrée de l'air, l'insufflatioD met cette lame en vibration, en l'écartant et l'approchant avec vitasse des parois, et il en résulte un son. On voit, en effet, que l'air qui est poussé vivement, est forcé d'enfiler cette fente et de soulever la lame; celle-ci se referme de suite en cédant à l'élasticité des fibres ligneuses; l'air et Tanche rc^agissent sans cesse l'un sur l'autre, et ce fluide entre en vibration.

Le son produit par Tanche sur son bec séparé du corps de la clarinette, est criard et perçant ; mais lorsque le bue est uni au lobe entier, ce son est conforme aux vi« fesses des vibrations de Tair dans ce tube d'après sa longueur. Le son est modifié par plusieurs causes; les unes ajoutent à sa qualité harmonieuse, les autres donnent son degré dans l'échelle diatonique. Ces qualités dépendent surtout de la percê de Tinstrament, c*est-à-dire de l'étendue et du. diamètre de son canal longitudinal, du lieu •t de la grandeur des trous que l'exécutant ouvre ou ferme ayec ses doigts. La] manière dont Tanche est pressée par les lèvres, ainsi qu0 la force avec laquelle les poumons.j chassent Tair, sont encore des cau- S4fs qui influent puissamment sur la bi*auté ' dés effets. L'art de filer et reufli r les sons, de les briser par des coups de langue, etc., constituent le talent du musicieu; ii nous sufllra de faire observer que plus les sons doivent être aigus, et plus il faut serrer Je bec entre les lèvres : cette pression, en diminuant un peu ta longueur de la partie

vibrative de Tanche, en rend les vitirationt plus rapides.

Nous avons pris pour exemple Tanohe de la clarinette, qui est le plus étendu de tous les instruments oà ce système soit employé; mais Texplicalion et la cause des phénomènes sont absolumetit les mêmes dans tous les instruments à vent. (Dict. tBcknoiog.)

L'anche de tuyau d'orgue est une pièce de cuivre ou de bois ajant la forme d'i>Q demi-cylindre creusé en rigole et ouvert au bout supérieur, sur la rigoU, on fixe una feuille de laiton mince et étroite nommée hnguelie^ laquelle est retenue à sa base par une tige cfe fer appelée raieHe. Le tout est entré et retenu dans le trou d'un bouchon qui la serre hermétiquement, sans que Tair puisse glisser entre la rigole et la languette. Sébastien Erard inventa, en 1793, une anche libre qui donne des sons très-purs avec, plus ou moins d'intensité; et Ton doit aussi à M. Grenier des perfeotionnements aux anches d'orgues. On ap-r pelle J0U ifancheâf le registre d'orgue composé d'une série de tuyaux è ancbe, donnant un son éclatant et incisif.

Les anches de Vaccordéon^ sont oes .âmes métaliques fixées sur autant d'ouvertures percées sur une plaque, et oui vibrent, comme les anches libres des tuyaux d'orgues.

ANCHEAU (mégiss.). Vase dans lequel les roégissiers détrempent In chaux.

ANCHER (luth.). Garnir un instrumeoit de son anehe ou de ses anches.

ANCRE (forg. mar .}. Du celt. ancor »

formé de ane^ fer, et cov, bec; d'où en grec fyxu^a, et en latin anehora, Angt. braeei aileiu. klammer. Enorme instrument de fer, dont l'extrémité s'accrochant au fond des cours d'eau, et de la mer,*(lHri$ les profon^ deurs qui sont peu considérables, retient,, depuis le plus petit bateau jusqu'au vaisseau de I& plus grande dimension, contre Teffort du vent et celui des courants, cir-^ constances qui mettent toujours le navigateur en danger.

11 est à présumer oue l'usage des ancres est aussi ancien que rart de la navigation ;. car on ne peut guère supposer que des hommes déjà assez habiles pour construire des machines flottautcs, se soient abandon*^ nés au courant d'une rivière, d'un fl^euve,, aux dangers de la mer, sans avoir le moyeu de s'arrêter à volonté. Apollonius do Rhodes, Etienne de Bya^ance, Alhénéo et autres historiens, parlent d'ancres, de pierre ou de. bois, dont les anciens faisaient usaffe^ ainsi que le font encore, de nos jours, Te& habitants de quelques tles des Indes orientales. Nous voyons par des médailles ol par les rapports de quelques historiens^ que les ancres de fer à une et deux branches, sont aussi fort anciennes, et qu'elles avaient à pou près la môme ligure qu on leur donne encore aujourd'hui; mais daus ces derniers temps, nous avons dû augmea*» ter considérablement le9 proportions, pour

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