GIR
par an. En Angleterre, on recherche les gants de Wood^tock et de Worcester.
GANTAM on GANTAN (roétrolog.). Poids dont on fait usage h Bantam et dans quelques autres lieui des Indes orienlale^. — Mesure de capacité pour le poivre, employée eossi dans les Iodes et qui correspond h 15 hectogrnmmes.
GANTAS (métrolog.)* Poids dont on se sert h Quéda, dans les Indes orientales,
GANTE (brasser.). Faui bord en bois que Tourrier brasseur place sur les bords d*une chaudière pour contenir la liqueur qui bouillonne.
GANTELET (reU). Angl. hand^eaiher: alleœ. handUder. Morceau de cuir dont se sert le relieur pour fouetter les livres après qu'ils ont été cousus. Ce gantelet est employé aussi par les chapeliers , les bourreliers el les cordonniers.
GANTERIE. Fabrique ou commerce de gants.
GANTIER. Celui qui fabrique ou Tend des gants. Le mot gantier, comme fabricant, ne désigne que Tartisan qui fait des gants de peau. Les peaui dont on fait usage pour cette industrie, sont celles d'agneau, ae mouton, de chevreau, de chèvre, de chamois, de cerf, d'élan, de castor, de buffle, de chien et de rat; toutes doivent avoir été passées en mégisserie. Avant d'être employées, ces peaui sont d'abord triées pour en former des lots suivant leur beauté ; on les humecte ensuite pour les rendre plus souples; puis on les fait sécher au soleil, aHn de les b'anchir;et ces premières dispositions achevées on les livre au coupeur, qui les taille en autant de morreaui qu'elles peuvent fournir de gants. Les pouces se coupent généralement à part, dans les coins perdus de la peau. On fend après cela ces morceaux de manière è obtenir le dessus et le dessous des doigts ; on y ajoute les fourchettes destinées è donner aux doigts la longueur con- ▼enable ; et enfin on cOud. Aujourd'hui, la coupe, le fendage et la couture se font, dans beaucoup de maisons, a la mécanique.
GARADES. Sortes de sacs dont on fait usage dans le royaume de Fez,
GARAGE (chero. de fer). On appelle voi$ d€ garage^ celle où sont placés, k l'abri, les wagons de service.
GARAMOND (impr.). On appelait ainsi autrefois, du nom de son inventeur, uu caractère petit- romain dont on no fait plus usage aujourd'hui.
GARANÇAdE (leintur.). Rain préparé avec la garance.
GARANCE (agncult.). De rorenfia, nom que portait celte plante au moyen tge. AngU madatr; allem . fUrberràlke. La culture de cette plante, dont le nom scientifloiie est niftia iinctoriaf est très-ancienne en France, et sous la domination romaine, on la cultivait surtout dans l'Artois où elle était employée pour teindre des étoffes* Selon Strabon, les Aquitains la mêlaient au pastel )K>ur avoir des couleurs violettes. En 1S75, elle était cultivée aux environs de Saint-I>e-
nis : Olivier de Serres dît que de son (pi^ cette culture était prospère dans tes Pi. dres; et, au rapport de bohamel, tltB*'j de même dans les environs de Lille, rn. milieu du xvin* siècle. Aujoard'hui let d«.: centres principaux do la culture de li »> rance, en France, sont l'Alsace et liK vence; et le département de Viociu*.
principalement, cultive la grande etph qui y fut introduite, eo 1772, par lePrw- Athen. La production annuelle de mi plante,danscedépartement,estdeM,OIIO.Sl de kilogrammes, dont la moitié est eipor^^ en Suisse, en Angleterre, en Prusse, et tn Etats-Unis. La nature du climat est ) m près indifférente à la sarance; mais il ai. est pas de même de celle do sol, et elle rêvait mal sur les terres fortes et hunté^ ainsi que sur celles qui sont csillooNv^ et sèches. Le terrain qu'il loi bat doit M léger, perméable, frais et riche, et celvr est calcaire est préférable. Ainsi les pi*»? Vaucluse, si propres h la culture de b^ rance, contiennent 90 pour 100 de cartirn de chaux, un peu d'argile et 7 pour IM ^ viron de débris organiques déo(MB;'*e Comme cette plante est douée doiwv^ d'absorption considérable, et qu'elle é;i«. la terre de ses dernières portions d*h3e« il en résulte que les terres neuves pn^^' fournir, sans engrais, une récoltesssex è.> dante de racines de garance. En Prom^ on emploie de; 50 h 100,000 kilogramA^ fumier par hectare, et cette qasntilésrr. jusqu'à iaO,000.
Il y a deui manières d'établir une pn^ cière : la première, en semant Is fnii^y la place ; la seconde, en repiousot le ^i* nés plants d'une pépinière. Oo sèoM r mars ou en avril. Les semences les , » nouvelles sont les plus sûres. Oo lest.'>'-< bue en lignes espacées dNin tiers de D|r et lorsqu'on a semé cinq lignes, oo es 'â«seunede libre pour en semer doq tu." ■ et ainsi de suite, ce qui partage le lern' en planches de i* 66 de largeur, sépsn^ entre elles par des sentiers de S3 cen(i:<^ très. Les jeunes plants se replqeent dr^ vembre en mars, et par pianebes ^c:avec ta graine; mais on couche les racv horizontalement. Ou s*abstieDtdeeoo(Ke
te fournil une fane abondante qo oo l^ en fourrage aux mulets et aux vKhe};f^ c'est une mauvaise nourriture pour et» »" nières; elle donne d'ailleurs sa ba »' teinte rôugefttre ; et les os des Buimvtx en font usage se colorent en roup. L^ ' la fructification réussit, oo peut uftiti^i* " viron aOO kilogrammes de graines ^ tare ; mais les terres le^ plus bvonb*^»' graines ne le sont pas toujours auira:^ Quant è cellcft-ci, une txiona réeottt r** produire 40 quintaux métriques itf^^" sèches, le poids des racioas duaitM*^^ quatre cinquièmes en passaut de fél^jy h celui d'éut seo. Avant de procéder i *
CAR
DE TRCHNOLOGIE.
CAR
ch»ge df s racines, on coope hn liges pour urraj^e. Ceiome les racines ont ime grande «position à fermenter, il est urgent de les in5er?6r dans un lieu bien sec; car la oindre atteinte de moisissure ou d'altéra* m de couleur en diminue la qualité et ir conséquent la ?aleur. Le bon état de inservation est indiqué, au surplus, par ie odeur forte« semblable è celle de la réisse, odeur qui se perd quand la garance tt vieille. On distingue trois sortes de gances pour la vente : la rouçêf la vieille et ro$e: toutes trois proviennent de la mèe espèce, et la différence de leur teinte Mit i la nature du sol et au plus ou moins ' développement des parties de la plante. Dans le commerce, lorsque la racine de iMnce pst entière* on lui donne le nom alixari; (|aand elle est moulue, elle confve celui de garance. Elle est dite aussi éé0 lorsqu'elle a été dégagée de son épi< )rme, ce qui donne un plus grand éclat à poudre; non robée si elle a été triturée n.H cptte précaution ; et on ap|>elle garants mulUi les qualités inférieures, lesqoels $ODl composées en partie des débris t)Tenant des Llulages. Les garances les liS estimées 5ont celles que Ton tire du fvant: et les marchands établissent aussi up différence entre celles d'Avignon, de Alsace et delà Hollande. La racine do ga« nD 6 contient une substance particulière, ommée alixarine^ substance qui constitue I propriété tinctoriale. Elle donne on rou« e irès-beau, très-solide ; et, au moyen de ivers mordants, elle produit des nuances ) violet, de brun, etc., dont on tait usage )iir la teinture des étoffes.
Tt ARANCER (teint.). Teindre en garance.
GARANCKDR (teint.). Ouvrier qui teint I garance.
GARANCIÈRR (agrieult.). Terre ensemen- '0 01] plantée de garance.
GARANCINB (teinl.)« Angl. aiixarine: alu). krappfwrbeêtoff. Pnudre d'une couleur locolat dont on se sert dans la teinture, qui contient le principe colorant de la trance à un certain degré de concentra* )n. On l'obtient dans cet état, en faisant Bcérer de la garance dans les S;3 de son Hds d'acide sulfurique concentré, pendant lelques heures; en lessivant ensuite le oduit avec de Teau , et en desséchant le sidu solide.
GARANTIE (Bcbkao db). Administration largée d'essayer les matières d*or et d*nr- (ot et dont llinstitution remonte i 1579, *us le règne de Henri IIL Elle constate le re des matières d'or et d'argent ouvra* ^es, et appose sur chaque objet, à l'aide un )*oinçon, le contrôle ou sceau de TEt. lequel contrôle impose un droit qu'on >pelle droit de garanite. Le poinçon porte marque du litre el celle du bureau do irantie; puis, pour les ouvrages d'or et argent une empreinte fiarticulière qui vae quelquefois. Aujourd'hui, c*est pour les eux ouvrages une hache, et pour les ouâges étrangers^ les lettres B T. On dis-
tingiie aussi le poinçon de petiU garantie^ employé pour les mêmes ouvrages, le poinçon de remorque^ qui sert pour les chaînes, et le poinçon <f« recense, qu'on change de temps en temps, aHn de mettre en de* faut les contrefacteurs. On compte en Fran« ce 91 bureaux de garantie, ayant chacun un receveur, un essayeur et un contrôleur. Il y a en outre, è Paris, un vériticaleur à la fabrication des poinçons, coins et bigornes, un inspecteur des bureau i de garantie, et un vérificateur commis d'ordre. Les bureaux de garantie dépendent, pour la partie d'art, de l'administration des monnaies» et pour la partie financière, des contribua tiens indirectes. Le droit actuel de garantie est de 20 francs par hectogramme d'or, et de 1 franc par hectogramme d'argent, plus un décime par franc.
GARAS (manuf.). Toile de coton blanche et commune qu'on fabrique dans les Indes.
CARRELAGE (comm.). On nomme ainsi un droit qui se perçoit sur les marchandises expédiées de Marseille pour le Levant.
GARCE (méirolog.). Unité de poids en usage dans l'Inde. La garce de Madras vaut eit kilogrammees 4,635,^^. — Mesure de capacité pour lea solidps : celle de Madras pour le blé vaut en litres kfii^fi/l p celle de Pondicbéry, 366,36.
GARDE. Du celtique ^«oard, gardien.
Garniture qui se met è une serrure pour empêcher que d'autres clefs que la sienne puissent l'ouvrir. ^ Rende ne parchemin de la longueur du livre, dont le relieur met la moitié en dedans du carton, et fait passer l'autre moitié, entaillée par bandes, sur le dos, dans les entre-nerfs où on les colle. — Rende de papier que le rut>anier i^lieen trois, de la hauteur du peigne, |et qui sert è tenir celui-ci fixé dans le battant. — Morceau de bois placé aux deux extrémités des peignes du métier du tisserand, pour assujettir les broches ou dents et les empêcher de s'écarter. -^ Morceaux de verre qu'on
(dace perpendiculairement dans le poêle, orsquVin procède à la calcination du verre et qui servent à faire connaître quand l'operntion est achevée. — Anneaux qui soutiennent un pesoo ou une romaine : on appelle Crde faible la plus éloignée du centre de la lance, et ^arde forte la plus proche du mémo centre. — Sur les chemins de fer, les roues des locomotives sont quelquefois
firotégées par un appareil destiné è déblayer a voie des corps qui pourraient les choquer et faire dérailler la machine. Cet appareil,
3ui porte aussi le nom de garde, se compose 'une forte charpente en Lois, qui est tixée è l'aie d'avant do la machine, et se t^ouye munie, au-dessus de chaque rail, d'une patte garnie en fer qui rase le sol k deux ou trois centimètres au-dessus du rail. Dans quelques locomotives américaines, le garde est même supporté par deux petites roues de 60 centimètres de diamètre placées à 30 centimètres en avant de la macbine.
GARDE-CORPS. Rarrière, obstacle construit au bord d'un passage élevé ou de ioul
tIM