‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 232 sur 281 · RA · texte numérisé non relu

RA

DIGTIONNAIRE

dRk

crorb^r un biMiment ennemi. — OuUI qu'on erâpioie dans les verreries pour nettoyer ]e Yc^rre en fusion (en angl. èkimmeri allem. schaumldfel.) — Instrument de fer h plusieurs fourchons pointus» recourbés et se** parés les uns des autres» dont on se sert pour détacher la rifle des grains de raisin»

GRAPPINER. Nettoyer ie verre en fusion.

CHAPPINEITR. Ouvrier qui nettoie le verre en fusion» à l'aide du grappin, r GRAB. Dn latin eraisus^ épais» gras. En chimie» on appelle cores ôrof» des produits organiques comme les huiles» le beurre» la graisse, etc.» qui sont insolubles dans Teau, mais solublesdans l'alcool et Téther» plus ou moins fusibles et très-inflammables. — On appelle lessive grasse, celle qui est fortement chargée d'alcali. — Le mortier gras est celui qui contient trop de chaux. — Le gras de codage est la matière graisseuse particulière qui se forme lorsqu'on enfouit des cadavres d'animaux sous la terre humide » ou qu'on les submerge dans l'eau/ et dont on fait usage è Paris pour la fabrication des chandelles.-

GRAS (charp.). Angl. ioo thiek; allem.

xudick. Bois trop épais.

GRAS (imp.). Angl. /îa^/licerf; allem. ftrert. Caractère trop épais ou trop chargé d'encre.

GRATEAtJ. Foy. Gbatteau.

GRATIENNE (manuf.). Toile de lin que Ton fabriqiie en Bretagne.

GRATON(verrer.). Angl. liille rfl*e; allem. ofenbruckchen. tnslr. dont on fait usage dans les verreries et les fabriques do glaces.

GRATTE. Instrument tranchant, à lame plaie et forte et emmanché comme une herminette, dont on fait usage pour enlever les saletés qui sont comme incrustées sur les

Eonts et les bords 'des bâtiments et des emarcalions.

GRATTEAU. Angl, scraper; allem. scha-ber. Nom que donnent les doreurs à des morceaux de fer trempé qui leur servent à gralter les pièces pour l'apprôt. — Instrument que les fourbisscurs emploient pour gratter et brunir tes plaques de gardes d*épée qui sont à nettoyer et i réparer. Us appellent petit gralteaUf un oiselet qui leur sert è adoucir le relief de l'ouvrage.

GRATTE-BOESSE (dor.). Angl. seratchbrush; allem. kralzbiirste. Brosse de ûl de laiton qui sert pour !a dorure.

., GRATTE-BOESSER idor.). Brosser avec la gralte-bocsse.

GRATTÉE (agricult.). Sorte de petite charrue dont on fait usage dans le dépar^temeul de la Haute-Saône» pour les semis de menue graine. Son soc est peu oblique, et elle est armée d'un coutre.

GR ATTELER. Angl. easy scraping: allem. leicht kraCxen. Gratter légèrement.

GRATTER ou RACLER. Angl. scraping:

allem. kratzen. Ratisser ou adoucir au grattoir. — Faire tomber avec la couteau l'or, qui, chez le balleur d'or» déborde des quarterons. — Adoucir, h l'aide du grattoir, les traits que le doreur a faits sur une pièce

avec le rîfloir ou la îîme. — Ratisser une foi'me, pour la perfectionner» aa rDojen d'une vieille lame d'épée, — Enlever arec la lame d'un couteau, le sucre qni a jaitli sur les bords de la forme en mouvement. ^ Rendre plus nourries les tailles trop délicates de la ffravure.

GRATTOIR. Instrument dont on tait usage pour gratter récriture et les taches d'encre. — Instrument de fer un peu plus long que le canon d'un fusil, et que les arquebusiers font entrer dans cette dernière pièce pour en ôler la crasse. — Petit ferrement dont se servent les artilleurs poar nettoyer la chambre et l'atne du mortier. — Instrument semblable à un petit couteau tranchant des deux côtés, et muni d'ao manche, dont font usage les monnajearset les chaudronniers. — Instrument fait en forme d'S» et large par les deux bouts qui sont dentelés» qui sert k rustiquer oa piquer les pièces de cire ou de plâtre a\i'm veut adapter l'une à l'autre. — LaraclVi} emmancnée par les deux bouts, avec Uquelle on polit une raquette.

GRATTOIR ou GR ATTOIRE (serr.J. Angl.

straightening-rod: allem. richteistn. Oolil qui sert è dresser et h arrondir les auneaai des clefs et autres pièces en relief,

GRATTOIR DE GRAVEUR. Angl. cradh:

allem. grundungeisen. On appelle jra//ojrd creuser, celui qui sert h polir le bois pour y graver les lointains et les points éclairés; et grattoir à ombre^ celui qui n'eslpoict courbe comme le premier, etn'aqueses coins un peu adoucis el sensiblemeai arrondis.

GRATTOIR DU LUTHIER ou GRATTOIR A ANCHE. Morceau de boîs dur, concaTi' d'un côté el convexe de l'autre, sur lequel on ratisse les lames de roseaux destinées i faire les anches des hautbois et des muselles

GRÂTURES. Débris provenant du grallaje de certains objets.

GRAVATIER. Ouvrier ou charretier qui enlève les gravois.

GRAVELAGE (ponts el chauss.). i^ûdîtruclion d'une chaussée d'empierremetit faite avec du gravier*

GRAVELÉE. Voy. Cendre gravelèb.

GRAVELLE. Lie de vin passée. — Mare séparé de la lie du vinaigre.

GRAVER, Du grec y/w^w, j'écris. Reivoduire l'image de toute espèce d'objciSt i<i moyen de dessins tracés par incisioa sur i« boîs, des métaux et des pierres.

GRAVEUR. Angl. engraver; allem. b' pferstecher. Celui dont la profession esl^0 graver.

GilAVlÈRE (agricult.). On donne ce oon.

dans quelques localités» à un méJaagtf ^^ vesces et de lentilles q u'on sème sur «^ champ d'avoine dès que celle-ci a élé récoltée, et dont on coupe le produit au ido^^ de juin de l'année suivante» pour fourrapi mais en laissant une longueur de (igesuir sanie pour l'enterrer et en former uaedetc fumure.

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DE TKCHNOLOGIB.

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fin

GRAVIMÈTRB. Sort6 d'aréomètre on pèse-liqueur construit par Guyton de Hoivvfîaut comme perrectiotiMmenl de l'aréoffidlre de Fahrenheit.

GRAVlTATION'(pliys.). Du latin yravti, lourd, pesant. Força en vertu de laquelle un corps abandonné à lui-même « se pré" eipile Ters la terre comme s'il était attiré vers elle. Cette force recuit aussi le nom de foret ceniripiie. Voy. te mol,

GRAVITÉ (phys.). Pesanteur des corps.

GUAVOIR. Angl. groover; allem. /o/xeiien.' Outil qni sert a graver. -^ On donne aussi ce nom à une plaque ronde» Iran» chante et dentelée» dont les lunetiers font usage |)Our tracer» dans la chAsse de leurs luiit;ttes» la rainure où se place le verre et

ui le retient. Celte plaque est d*on moin*

ro diamètre que le verre et la chAsse s une

plaline qui est aupliqoée sur elle la déborde ; et toutes aeui sont montées sur un arbre qui les traverse. Il suffit de faire tour* ncr celle plaque dans l'épaisseur de la châsse ponr que la rainure se produise.

GRAVOIS. Partie la plus grossière du plAire après qu'on Ta sassé. — Menues démolitions des biliments» particulièrement des parties qui sont en plAlre. Les maçons disent grataiê.

GRAVURE. Angl. engrating; allem. gra-^ rtfftt. Cet art peut Aire déOni comme celui aiij, au moyen du dessin et A Paidede traita rails et creuaés sur des matières dures* imite les formes» les ombres et les lumières des objets visibles, et peut en multiplier les empreintes» h l'aide de Timpressiun. Cet art, ou du moins la gravure en creux» était connue des anciens qui pratiquaient la glyptique. Longtemps avant que la gravure en estampes lût inventée» les orfèvres grattaient au burin diverses figures sur leurs ouvragesi et les arquebusiers ornaient leure armes de travaux au burin. Dès Tan 66» l'art de graver était pratiqué avec dislinc« n'on en Italie par Zénedore. La gravure en estampes fut imaginée par Jean délie Car-* niole» Florentin» en Mt et perfectionnée par Masso Fioiguerra vers ikSi. Quelques** uns disent que le |>lus ancien graveur aile-* mand qui ait tiré des épreuves de »es ou* vrnges» est Martin Schaen» mort en IM6» ei qu'on appelait aussi beau Martim de Col* mor. D'autres attrtbueni cet honneur h un hergiT des environs de Mons» nommé Van Boctiolt. La gravure des caries geogra« phiques date de 1458. La gravure sur diamant fut inventée en 1S6A» par le liilanaia Clément Birague* Celle en couleur est due A tlhrislopbe Leblond » négociant de Franc* furi» qui la Ql connaître en 1730. Celle sur verre apparut en 1809» el eut pour auteur Ljindelletde Paris. — Kn arohilecture» oa donne le iioid de gravure k des ornemenls formés d*entailles creuses qu*on emploie dans outtlques parties de décoration. ^^ Ce mot désigne aussi » cbex le cordonnier» la rainure qu*il trace autour de la aemello d'une chaussure pour y coucher les points.

GRAVURE A LA MANIÈ&B NOIRE ou

DICTION!!. DB TbCBNOLOOIS. I.

MEZZO-TINTO. Àùgl. mexfo tinio; allem.

teAaôefsiani'er. Cette Rravure». dont lloven* tion est due au prince Rupert» a cela de particulier» que tandis que dans toutes tes tailles douces on passe de la lumière anx ombres en donnant graduellement de la couleur à la planche» ici l'on passe» au contraire» des ombres aux lumières» en éclair* cissant la planche peu à peu. Cette planche» qui est communément de cuivre» se pré* pare de manière à offrir un (bnd noir cou* vert d*un grain velouté» égal partout et moelleux ; puis on trace le dessin sur ce graine» soit au crayon» soit au pinneau ; on enlève ensuite» avec le rAcloir et le grattoir» le grain du cuivre» afin d'obtenir des blancs purs ; et l'on adoucit les autres teintes selon qu'il est nécessaire.

GRAVURE A L'BAU*FORTB. An^l. eiching: allem. radû^ni;. Pour l'obtenir» on enduit d*abord la iilanche d'un vemia mince et tendre noirci à la fumée ( on pro* mène ensuite sur ce vernie une pointe plus ou moins fine qiii l'enlèfe partout où elle touche» en traçant un léger sillon sur la

Edancbe; puis on verse sur celle^i de l'eauorte, laquelle mOrd et entame le métal h tous les endroits où. la pointe Ta mis k dé* couvert. Au ^dire des Italiens ce genre de

(;ravure serait dA k François Mazzuoli» dit e Parmesan; mais les Allemands le ré* clament en faveur d'Albert Durer.

GRAVURE AU BURIN ou EN TAILLEl>OUCE. Angl. etroke mgraving. Culte gravure s'exécute sur le cuivre ou l'acier et immédiatement sur le métal nu» k t'aide de la pointe sèche ou du burin. La pointe sècoe est une liço d'acier trempé» aiguisée, ro'ide ou en btseau» dont on fait usage comme d'une plume pour inciser le métal par la seule pression de la main; le burin est aussi une liae d'acier trempé» mais il a quatre facettes formant Carré ou losange» il est aiguisé en biseaa et coupant sur un de ses angles. Après les nieHes florentines» on cite comme le monument le plus ancien do la gravure sur métal» les trOia estampes comp08è(*a par Baldlni pour Pouvrage i7 monla $anto dt DiOf qui parut en H77. C*est en 1A88 que parut» k Lyon» le premier livre français imprimé avec des planches gravées sur cuivrai il portait le titre de PérégrinaUom dé ouUremer en Terre Setinié par Sieolae le Bmm* A l'époque où l'école de

SravoredellBrc^Aotoine florissaiten Italie» n'en existait encore aucune en France» et il ne s'en forma une que dans la seconde moitié du svr sièclei école qui produisit les artistes suivants: Jean Duvet» Etienne de Laulne» Hoèl Garnier» Nicolas Beatrioet, P. Voeriot» Jaciues Perisin, Tortorel et René Boiviu. Sous le règne de Hedri 1V| Léonard Gaultier» le plus célèbre de nos anciens

Sraveurs»* Ht paratlre le jugemeni dernier^ 'après MicbeUAnse» et /es amoun de Cu* pidan ei de PeyeM^ d*après lUphatl. A la même époque, de remarquables csutnM étaient accomplies par Audrouet, Dueer ccau» Eiieone Do|>érao, Pbilippe Thomas

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5111 et Thomas dd Leu. Cftllot, surnommé VlnimUabte , Labelle Cfaapron el Pérelle .brillèrent du temps de Louis XIII; sous Louis XIV9 ce furent Poilly, Etienne Baudet, Pesne, Guillaume ChAteau, Claudine Stella, Gérard Audran» Edelinsa» NAnteuil, et Van Sclioppen ; et par un édit de ce monarque, date de Saint-Jean de Luz, en 1660, la gravure en taille-doure fut déclarée art libéral et affranchie de toute maîtrise. Sous Louis XV, les élèves de Gérard Audran, tels que Benoid et Jean Audran, Nicolas Dorignj, Charles et Louis Simoneau, Gaspard Duchange, Nicolas-Henri Tardieu, Alexis Loir et Louis Desplaces, continuèrent les traditions de leur maître ; puis vinrent par séries, après eux, les deux Dupuis, Laurent Cars, Philippe L^bas, les Drevet, Bachelon, Wagner, Presler, Schmidl, Wille, Strange, Ingram, Hylaud, Aliamet, TEmpereur, Vivarais, Mme de Pompadour, Gaspard Duchange, Balochou, Antoine Trouvain, les deux Chéreau, Daullé, Nicolas Lnrmessin, Saint-Aubin, Avril, Duplessis- Bertaux et de Boissieu. Sous Tempire, parurent Bervick, Desnoyers, Massart, Richomme, Henri Dupont, Lemaltre et Six- Deniers

GRAVURE AU LAVIS ou A L*AQUA- TINTA. Le plus usité des procédés consiste h laver sur le cuivre, avec Teàu-forle et le pinceau, comme on lave un dessin surle papier avec du bistre ou de Tencre de la Chine. La gravure en couleur n'offre qu'une différence avec celle au| lavis proprement dit, cest qu'il faut avoir autant de planches que de couleur particulière qu'on veut employer.

GRAVURE AU POINTILLÉ. Elle ae compose vssentiellemenl de points disposés par séries, qu*on obtient par l'eau forte: puis le .burin donne TempAlement nécessaire nui ombres el aux demi-teintes ; la roulette foud ensuite ces dernières avec les lumières, et on l'emploie surtout pour les chairs et les foiids. La gravure au mailUl est une variété de celle au pointillé ; son nom lui vient de ce que les pointes avec lesquelles on trace les points, sont enfoncées dans le .métal à l'aide d'un petit maillet.

GRAVURE AVANT LA LETTRE. Angl.

proof impreêsion ; allem. probeabdruck.

Se dit de l'épreuve d'une planche gravée qu'on tire avant de placer au bas de cette planche l'inscription qui doit faire counaiire le sujet représenlé.

GRAVURE DE MUSIQUE. Les planches

Su'on emploie pour cette gravure sont en tain et de 3 millimètres d*épaisseur. Lorsqu'il y a des paroles h graver on commence par là, et cette besogne revient au graveur m iaille-dooce. Les lignes des portées se gravent ensuite avec un instrument appelé couteau; puis on lesébarbe avec le grattoir, et on polit au brunissoir; les noies sont framiées au poinçon, à faide d'un maillet; et les liaisons, les silences et les accolades se font avec Téclioppe.

GRAVURE EN BAS-RELIEF. Fqdu^

TIQCB.

GRAVURE EN MEDAILLES. Ce p«

gravure, qui comprend aussi celkfeiK^ naie9, fut cultirédès les premienl(iii{ii« moyen Age ; mais ce n'est que somie (fr* de Philippe-Auguste qu*ilprit qud'jite^î" loppement. Les sceaux des xtti% w'f^v siècles sont assez remarquables, et r> des Monnaies de Paris conserve une in belle médaille de 137^« par GuillsiiDe / Poitiers. On a aussi transmis la noon / Malbeus, du xii' siècle, et de Pierre li* ainsi que de Jean Dubois , du m* (ta graveurs qui eurent quelque répuiitiod.Ci fut vers le milieu du xv* siècle qoeroDc&h roença à frapper des médailles hislori;'.^ et commémoratives, et l*on regarde cots* la plus ancienne, celle qui fat frappa »« le règne de Charles VU, pour perpéioer* souvenir de l'expulsion des Anghis da » de bi France. Celle qui fut frappée poorT" tablissement de Tordre de Saint-Michel fr Louis XI, et le sceau de Charles le Ikh'*

sont des œuvres très- remarquables. LV*' de la Renaissance fut aussi celle destfiu.1 du premier mérite, dans Tart (Je ligrir.: en médailles ; et l'on peut citer dani)e S'** bre le sceau d'or de Louis XII ; li otô de Catherine de Médicis, par h%f\ Goi;*

[»uis les poinçons d*Etienne Delaaioe. >* e règne de Henri IV, lesgravearsonil' tète un artiste célèbre, Dupré, doollsir. vres sont un des plus beaux monomeuts^ ^ h l'art des médailles. Sous Louis XIV, ao^* Varin; sous Louis XV, Molarl, Roussel i^* Duvivier, Bernard, Mauser, Jean LeJ^'it^' Chéron; sous Louis X\l, Diillin, Irf:^ Roettier,Duvivieret Marteau. Après ce rç

vinrent, jus()u'à nos jours, les tfrtTeanf:' vants : Andrieu, Barre, Borrel, Borr, B^'* Caqué, Cauoais, Chardigny, Daaiei, Dé*' ' lis. Desbœufs, Desnoyers, Dieudooné. Dmard, Droz, Dubois, Dumaret, Doiré, B* ri Duvivier, Fauffinet, Galle, les deai û teaux, Gayrard, Jaley, Jeuffroy, Lavji ^' cié, Merlin, Michaut, Oudiné, Ptftit,nfç Rogat, les deux Tiolier, Vatinelle, Viff

etc. — Voy, HÊDAILLBfC.

GRAVUREEN RELIEF.Cette gravure,;, nomme aussi j^ravure en /attfe téfvp^" fait communément sur le buis ou la (^ mais quelquefois aussi surle coivreeii*'''' On distingue trois genres dans ta gnuf* ' relief : la j^raeura d ttnearu/e taiUî^ ^ '' pratique sur une planche bien dress^^^*^ poudrée de sandaraque, où.I'artiste trace ^ = dessin k la plume, pour enlever ana ' toutes les parties restées blantbes, tt ^ manière à laisser en saillie les traits aii* ^ ' les hachures qui devienneol aotaetiieC Pour obtenir ce résultat, il fait osige i^' lame longue et étroite, dite pointe, fCir»fl'espace à enlever est grand. d*obc?^ qu'il frappe avec le maillet. Im frw»*'* plusitun îaillti , ou en clair 9è$etf <^ ' eamaleUf ne diffère de celle quifrécèct, ■ parce qu'on se sert de plusieurs pïaac^» un même dessin, quand il doit être r^

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DE TEXIHNOLOGIE.

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duU atoc diverses couleurs. La gravure de vignettes se pratiquesur cuivre ei8uracier« et comprend la gravure des cacheU et estampilles, des planches pour billets de banque* pour des éditions de luie;etc. La gravure sur bois était usitée chez les Chinois dès le II* siècle, et chez les Indiens dès le xiii' ; iDnis« en Europe, on n*en trouve ie trace qu'à partir du xv*. Les graveurs 'es plus renommés eu ce genre, furent Bernard Milne, qui vivait en Ht^S» les Papillon, Beugnet, Bougon, Thompson, Nesbitt,Gubitz, Best, Lenoir, etc.

GRAVURE GALVANOPLASTIQUE SDR VERRE. Procédé inventé par M. Derbay, en 1836, et qui a pour but d'obtenir ta gravure d'un dessin directement sur le dessin luimême, et cela sans l'altérer en rien. On |irend une plaque de verre sur laquelle a été préalablement appliqué un vernis particu* lier, de la composition de l'inventeur, vernis conducteur de réiectricité et susceptible d*ëlre atta(]iaé parle poinçon sans se fendiller, puis Ton dessine sur ce vernis, en pesant sur le trait, jusqu'à ce qu'on atteigne le verre. Le dessin achevé, on transporte la plaque dans la cuve galvanoplastique, et, sous TactioD d'un courant qui s'y trouve firoduit, le cuivre se dépose en couches graduellement plus épaisses, et en commençnnt par la surface du verre. Au bout d'un certain terops^ et suivant l'épaisseur qu'on veut donner à Tépreuve, on obtient en re* lief un dessin typographique d'une finesse ramarquable.

GRAVURE HËUOGRAPHIQUB. Yoy.

Pbotographib.

GRAVORE SUR BOIS BRCLÉ. Ce çenre de gravure, qui s*eiécute k la mécanique, fut introduit en France en 18^9, par U. Schullz, et a été perfectionné par MM. Heilmann, quil'eiploitent k Mulhouse. La machine consiste en une mortaiieuse à pédale^ donnant le mouvement i un outil tranchant de forme quelconque, mais répondant è un déiail du dessin voulu ; et en un tube à deux branches qui lance constamment deui jels de gaz convergeant dans la direction de Toulil, qui 8*écnautle rapidement, pendant sa marche , sous l'action de la flamme. Echauffé è une température déterminée, celui-ci pénètre le bois k une profondeur const«ii>te, en le brûlant» et produit ainsi un craui dont les contours ont une netteté et unu régularité admirables. On arrive de la sorte k produire eu deux ou troisjoursau plus, une plauche ou matrice qui, auparavant, exigeait quelquefois un mois dans le système du bois avec cuivres implantés en relief, et une semaine au moins avec celui de gravure eo creux par compression du bois. Le bois soumis au travail do la mortaise doit être préparé d'une façon spéciale, dans le but d'empêcher les fendillements sons Taction de t outil brûleur et de la flamme du gas. C'est ordinairement du tilleul de cboii, et la préparation consiste dans uue îiiiseau four conduite avec les plus grands somâ. Les motrices obtenues k la mortai-

seuse, servent k ta production de clichés qu*on obtient en coulant dans la matrice en bois un métal ainsi composé : plomb, bis« muth et zinc, un tiers de chaque, et de l'antimoine dans la proportion (i*un vingtième du tout. Chaque bois brûlé en creux est re« couvert et comprimé par un bois dressé, muni d^une série de rainures destinées k distribuer le métal liquide, et communiquant avec un orifice nu jf t principal qui reçoit l'alliage en fusion. Les clicnés qu'on s'est ainsi procurés, apits avoir été assemblés et Oxés sur un bois pour (brmer la tianche d^impressiou, doivent être soumis un dernier travail, le rabotage. On verse sur la planche de la colophane eu fusion qui remplit toutes les parties creuses du cliché d assemblage; et ainsi garnie, U

flanche est soumise h l'action d*une machine raboter. La colophane ayant été dissoute ensuite par l'essence de térébenthine, la planche se trouve prête k fonctionner : elle exige k peine une révision et un travail de grattoir vertical k la main, pour faire disparaître quelques imperfections de détail.

GRAVURE SOR SAVON. M. Fergusson- Branson, de Sheffield, aux Etats-Unis, a fait connaître, en 1855, un procédé au moyeu duquel il substitue des plaques de savon au bois pour la gravure.

GRAVURE SUR VEARR. L'une des découvertes les plus intéressantes du siècle dernier fut celle d'un acide capable de péné* trer les substances vitriQées, qui avaient été regardées Jusqu*alors comme inattaquables par les acides, et c'est k Scbeele qu'on attribue la gloire d'avoir trouvé combiné, dans le êpaih fluor^ ou chaux fluatée, un acide quientame et détruit complètement la substance du verre. Cet acide est ractdf /fiiorique ou fluorhydriquet dit aussi hydroftuori^

tue. M. de Puymaurin fut le premier, en rance, qui appliqua cette découverte k la gravure sur verre, et c'est ainsi qu'il donna, sur une vitre, l'apothéose de Scheele, que l'on voit k rinslitut. L'acide fluorhydrique, lorsqu'il est parfaitement sec et se trouve enfermé dans un vase transparent, offre un gaz tout aussi incolore et invisible que Pair; mais il s'en faut beaucoup qu'il ait son innocuité. Dès qu'on le ré|>aud dans Tair, il en absorbe l'humidité, et se transforme eu vapeurs ou fumées blanchktres, d'une odeur piquante, analogue k celle de l'acide hydrochlorique, lesquelles vapeurs sont tellement corrosives qu'on ne saurait trop s'en garantir, car elles agissent avec une énergie effrayante. Mais ce gaz acide a une excessive afllnité pour l'eau , tl s'y dissout avec une rapidité extrême, et, dans cet état de liqui* dite, s'il jouit eocore des mêmes propriétés, c'est k UQ bien moindre degré. Dans les arts on n'a jamais besoin de recueillir Tacide fluorbydriaue k l'état de gaz ; mais on expose souvent a sou contact le verre qu*on veut dépolir ou graver. On met alors du fluate de chaux ordinaire et pulvérisé dans un vase de plombt d*uue forme relative k celle du corps que l'on veut soumettre k

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DICnONNAmE

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raclioD du gaz; on <lélajre le fluale avec la double de son poids d*acide sulfurique concentré; et Tan superpose la pfèce de Tcrrc. C*esl ainsi qu^on peut dépolir en peu d'inslanls ces globes de cristal dont on se sert pour les lampes, lei verres h quinquets, etc. S*il s'agit, non de dépolir toute une surfacet mais seulement de tracer quelques Rgurcs ou dessins, on enduit la partie sur laquelle on veut graver d'une couche d'une espèce de mastic composée de trois parties de cire jaune et d'une partie de térébenthine ordinaire ; puis, en traçant le dessin à l'aide d'une pointe ou d'un burin, on enlève en même temps ce mastic avec TinstrumenU aOn que l'acide agisse dans ces endroits ou ces tailles; car il faut nécessairement que le verre soit mis à nu pour que le dessin laisse son empreinte sous l'inQuence ou Taction du mordant. Quelquefois on emploie l'acide liquide, et Ton suit absolument le même procédé que pour la gravure à l'eauforte sur cuivre, c'est-è-dire, qu'après avoir formé le dessin comme il vient d'éire indiqué, on environne la surface qui doit être gravée d'un |ietil bourrelet de mastic, puis on verse Tacide liquide et on laisse sécher au 8o!eil. On chauffe ensuite h^gèrement la plaaue pour enlever la cire, et l'on repasse jiar les mojens accoaiumés les traits qui ne seraient pas bien venus.

GRECQUE (archil.). On nomme arcAi/ec- (lire grecque^ celle dont les monuments sont construits d'après les ordres imaginés par les Grecs, c^est-à-dire l'ordre dorique, l'ordre ionique et Tordre corinthien. On dit aussi le style grec. — Ornement composé d'une suite de lisnes droites parallèles qui reviennent sur elles-mêmes en formant toujours des angles droits.

GRECQUE (rel.)..La rdiureàtaorecqueesi celle dont les nervures ne paraissent pas sur le dos du volume, parce au'une entaille pratiquée sur ce dos cache la ocelle qui soutient la couture. — Petite scie à main dont le relieur fait usage. Angl. handsaw; allem. einichneidesàge.

GRECQUER (rel.). Relier de manière a ce que les nerTures du dos ne soient pas saillantes*

GREFFOIR. Petit couteau qui sort è greffer. Sa lame, Iodruc de 5 à o centimètres^ est un peu arrondie par le boul, du côté du tranchant; et le talon porte une lame de buis, d'ivoire ou d'os, eu forme de spatule, qui est destinée è soulever Técorce de l'arbre après qu'elle a été entaillée.

GhZéGB (roaniif.). Angl. ram êilk: allem. rohe ieide. On donne co nom à la soie tirée de dessus le cocoo, c'esl-è-dire à la soie non ouvrée.

GRÊLE. Lame d*acier, plate et dentelée, dont le tablelier se sert pour grêler. -- Foy.

GRÊLER. Arrondir les dents d'un peigne sur toute leur longueur. —Réduire la cire on lanières 00 en rubaqs, pour en rendre le blanchiment plus aisé. On dit anssigrétouer.

GRELET. Marteau dont font usagi Icibi* çons.

GRELETTE. Lime à Tusage de toonesr et du monnajeur.

GRÊLOIR. Vase de fer-blanc, percé df trous, dont on se sert pour grCIer la cirt

GRELONNAGE. Action de grêler la or

GRELOT. Du celtique fri/, brutl.BoQlc^ métal creuse, percée de trous, et renfc** mant un morceau, aussi de mêlai, qoi résonne dès qu'on la remue*

GRÉLOUAGE. Foy. GatLiOi.

GRÊLOUER. Ym. Gbèlem.

GRENADIER. Se dit, en termes dt^N cheurs, de grands bouteux qui serreni i prendre des chevrettes, et d'une petite sei^-. cooployée au même usage.

GRENADIÈRE (arqueb.). Capucioa de* fusil de munition ,. è laquelle s'attadu L bretelle.

GRENADINE. Sorte de aoîa doni on It :

usage dans la fabrication delà deotellcoo/i et de quelques autres tissus»

GRENAILLE. Métal réduit on graioi.

GRENAILLEMENT. Réduction d'uoc::.-!

en frat^ments n enus comme des grains.

GRENAILLER. Réduire un meul eojf tits grains.

GRBNAILLEDR. Celui qui retire li&rij du son.

GRENAT (manur.l Etoffe de fil et it^ton.

GRENE. Foy. GftAiBB.

GRENELER. Yay. GiiAiiiUKa.

GRENEIERIE. Vof. Graihbtuiil

GRIilNETIER. Foy. GaAi^rnsm.

GRËNETTES. Foy. Grainb d'Avissoi.

GRENOUILLE. Foy. Crafaumiik.

GRÈS. Du celtique craig^ rocbp. kiiitont-ware; allem. iieinxeug. Roche ooa,> sée de grains de sable quartzeux plus ji moins volumineux^ et qui se présesie i couches,en amas et en rognons dansdire*4 formations.On distingue leyrà /iu(r/,qï "il dense, d'un éclatplus ou moiasvifet ^vi cassureconique ; le grie btanc^ qui est biK chêtre, lAcbe et d'une texture greoue; 'I gris rouge et le bigarré^ qui sont deati-' variable. Les constructeurs en hài^^f font rarement usage de la pierre degr& donne peu prise au mortier ; mais eo k* che on en fait un emploi coosidérst>i> * le pavase des voies publiques. On e:

aussi des meules de diverses espèce*, fontaines à Qltrer, des pièces pour «;ê' les outils, etc. Les carrières degrés !r: renommées» en France» sont celles' Lorraine,de la,Champagoe»deFootaiDe: .

de Palaiseau,etc.

GRÈS (céram.). Angl saskd-awr ^ ikonstein. Sorte de poterie ou'oo h*' ' avec une glaise mêlée de s«bie-Bo.

GRÈSERIE ou GRÉSIÈRK Csmiff.

Ton extrait le grès.

GRÉSIL. Angl. eA»i • cWitaf ; * glasab/utt. Outil employé par IfS vii^*'

GiiESOIR ou CA VOIR (ferrer/. * grossing'irou ; allem. /Bi^eûeii.OQtiî f ' à rogner le verre.

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