‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 25 sur 281 · APP · texte numérisé non relu

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DE TECHNOLOGIE

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f répare les soies pour fabriquer les étoffes. — Celui cpii apprête les bonnets et les bas.— En architecturet Tappareilleur est l'ouvrier qui dirige la partie de la construction des bAtiments ayant pour objet la siMoîomie^ ou l'arl de tailler les pierres.

APPEL (macb. à vap.). Dans un foyer, le tirage de l'air indispensable à la combustion peut être excité de deux manières: par tn* iufflation ou par aspiration^ et, dans ce dernier cas, on dit que le tirage fait appel. Pour les foyers des machines fixes et des bateaux il vapeur, la hauteur et la largeur de la cheminée produisent un appel suffisant; mais, pour les locomotives , la rapidité que réclaipe la combustion dans les foyers, jointe aux petitesdimensions des cheminées, oblige k recourir à des moyens particuliers pour l'appel de l'air. Le plus puissant et le seul

3 u*on emploie, provient de l'échappement e la vapeur dans la cheminée, à sa sortie des cylindres.

APFELET. Engin pour la pèche. C'est une corde garnie de lignes ou empiles, ayant chacune un ou plusieurs hameçons.

APPENTIS (archit.). Du latin ad, vers, et pméertf pendre. Petit toit en forme d*auveet, appuyé d'un côté à un mur, et sou* tenu de l'autre par des poteaux.

APPLIGAGE (réram.). Angl. deeorniing:

allem. verâieren der tàpfergetchirrt. Action d'appliquer des accessoires et des ornements sttr nne pièce de poterie.

APPOINTAGE (corroy.). Dernier foulage des nuira avant de les passer au suif.

APPOSITION (phys.). Du latin appoêitio.

Angl. a€eretion; allem. onAâtt/Ving. Jonction OQ agrégation de certains corps de môme Dature*

APpbnDDRB. Perche qui sert è fortifler le chantier d'un train, lorsqu'il est faible,

APPODTBMENT (ponts et chaus.). Sorte de pont volant que i on place sur les pieux de fondation.

APPRÊT (fabr. do tiss.). Du latin ad, è, et paraiui^ préparé. Angl. finiêhing; allem. appreiur. Préparation particulière que l'on fait subir aux draps et aux toiles. Celle des draps a pour objet de les lustrer et de les réduire à un plus petit volume, ce qui s'o!)tient au moyen de la pression et de la chaleur. L'apprêt des étoffes de lin et de chanvre s'effectue, lorsqu'elles ont été blanchies, en Us passant h un bleu léger , dans le but de neutraliser la teinte roussfttre qui rendrait ces tissus moins agréables d'aspect. Quant aux cotonnades, on mouille l'étoffe avec de Toau dans laquelle on a détrempé uoe certaine dose d'amidon, et on passe ensuite cette étoffa entre deux cylindres en cuivre ou en fer blanc, qu'on a d'abord chauffés.

APPRÊTEUR (fabr. de tiss.). Ouvrier chargé d'opérer TapprAt.

APPKSTBDSB (fab. de drap). Machine destinée k lainer el tondre simultanément l^s drapa. Inventée par .11)1. Biollev , de Verviers en Belgique , et admise è 1 Exposition universelle de 1855.

APPRÊTOIR (pot d'étain). Angl pMterer*$ beneh; allem. feilbank. Sorte de selle dont fait usage celui qui fabrique de la vaisselle d^élain

APPROCHE fimpr.). Distance ou blanc qui se trouve entre des lettres placées -les unes k c6té des autres. On dit d'un caractère, qu'il est trop large ou trop serré d'approcho.

APPROCHER (sculpt.). Amener successivement un ouvrage à fin, au moyen du tra^ vail qui s'accomplit , sur le bloc dégrossi , avec divers outils. On dît approcher è la pointe, à la double pointe et au ciseau.

APPROCHEDR. Ouvrier qui amène le bois sur uiie brouette k l'endroit où se construit un train.

APPROPRIATION (cbim.). Angl. td.; allem. aneignung. Eiat de deux corps qui ne peuvent s'unir ensemble que par le concours d*un troisième qu'on leur associe.

APPUI. Du latin podium ^ dérivé de irof? , ic«^or, pied. Ce qui sert k supporter, è soutenir. En architecture, l'appui est une barre transversale, adaptée à un balcon ou è une fenêtre. C'est aussi le corbeau qui sort d'une mciraille pour soutenir une poutre. — En mécanique, on appelle point aappui d*un levier^ le point de ce levier qui est Sxe, on du moins considéré comme tel , et au* tour duquel s'opère la rotation. — L'appui des tourneurs est une pièbe qui fait partio de leur banc.

APPDIE-MAIN. Baguette ou tige en bois, longue et mince, dont les peintres font usage pour soutenir la main qui tient ,1e pinceau.

APPDYOIR (ferb.). Morceau de bois plat et triangulaire, avec lequel le ferblantier presse les pièces qu'il veut souder ensemble.

APSICHET (carros.). Rebord saillant fqui a pour destination de maintenir les glacer de voilures.

APTRE (min. chim.). Du grec ^, priv., et irvp, fbu : infnsîble. Se dit des substances qui résistent h l'action du feu, que celui*-ci n*altère point. Tels sont le cristal de rocho et Tamiante.

^APYRINE (chim.). Du grec &, prjv., et nvpim, noyau, pépin. Angl. et allem. apyrin. Alcali qu on obtient d'une espèce de coco-» lier.

APYROMtLE (inst. de chirurg.)- Du grec è7rvpofiq>i9, de A priv. et de m^v, noyau. Soude sans bouton employée par les chirurgiens.

AQUAMOTEUR. Du latin o^ua, eau, et motor^ qui meut. Appareil dans lequel on fait emploi de l'action même des flots,' pour appliquer, en sens contraire f cette impulsion a un bateau chargé qu'on veut gouverner contre le courant.

AQUARELLE (peint.). Du latin o^tta.eau^ oaderiialien aquarella, peinture k l'eau. Dessin au lavis pour lequel on emploie des* couleurs délayées dans l'eau , ce qui donnu une peinture sans eropAtement. Ou fait usage aussi de préférence, pour ce genre de

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dessin t d*UTi papier appelé v>ntermann. Il existe, en Anglelerre , une société d'oqua* rellistes.

AQUARELLISTE (peinlO. Peintre à Taquarelle;

AQDA-TINTA ott AQUA-TINTE (gr8▼.^ De rUalien oftict, eau, et linla» colorée. Gra«ture è Teau forte qui imite le dessin au la« tis« et qui est très-répandu, surtout en Angleterre. Voici comment oh procède pour raccomplir ! on graro premièrement k Tean forte tous les contours de la Qgore; puis on cuuTre d*un ?ernis noir, impénétrable k Tacide nitrique, les parties de la planche oà ne doivent exister ni traits ni ombre ; on répand après cela, sur cette planche, de là colophane en poudre très-flne, et on l'ex-

I>ose k une cbaïeor ardente jusqu'à ce que a résine soit fondue. Il se forme alors dé petits espaces par lesquels Pacide nitrique

{>eut s'insinuer aisément. €ela|fait, on verse 'acide sur la planclie ; on 1*^ laisse environ cinq minutes, aOn que l'acide puisse mordre, et l'on recommence Topération à plu« sieurs reprises pour produire les ombres les plus fortes.

AQUEDUC farchit. hydraal.). Du latin «çtMP duetuif formé de agtui, eau, et dueere^ conduire. Aiigl. aquedMct; allem. waneriei* iung. Canal construit en pierres ou en briques, tantôt souterrain, et tantôl è fleur du Ifiol ou porté par des arcades, pour conduire de l*eau d'un lieu è l'autre , malgré les iné« galités dn terrain. Les aqueducs apparents sont établis k travers les vallées et les fon* drières, pour conduire l'eau d*un sommet do montagne k un autre sommet opposé, ou pour la faire couler au-dessus dû niveau d'un fleuve dont l'aqueduc croise le cours» On le construit eu forme de murailles épaisses , oonvenablenient élevées au-dessus du soi, pour que le haut atleigne'les deul sommets proposés ; on perce ce mur d'arcades destinées k soutenir la masse , k peu près comme les arches soutiennent un pont qui traverse une rivière , la rigole qui conduit / l'eau règne le long de la partie supérieure; l'eau y coule k ciel ouvert , k moins qu'on ne veuille la recouvrir d'un berceau pour empêcher Faction du soleil. Des banquettes régnent le long des bords de la rigole, et on tifttit deux parapets pour qu'on puisse les parcourir sans danger. Quelques escaliers, pratiqués dans ^épai^seur des pieds droits de la maçonnerie, servent aux communications pour construire, visiter ou réparer rédifice. Les anciens nous ont laissé plusieurs aqueducs qui frafipent encore d'admiration. Ceux de Rome amenaient eneette ville des masses d'eau considérables qui venaient de &0 et même de 100 milles de distance : plusieurs de ces monuments sont employés de nos jours au même usage , et sumsent k la consommation d'eau qu'on y fait, et même alimentent des fontaines pu* bliques, ou |)lutOt des cascades qui sont 6

la fois des embellissements et dm moyens de salubrité. Rn France, les aqueducs d'Ar^ cueil « de Mariy et de Maintenon , peuvent ^tre vus avec intérêt. Ce dernier était destiné k conduire les eaux de l'fiure k Versailles , et, lors de la guerre de la racces* sion , on abandonna cette vaste entreprise ; mait'ceaui en reste est extrêmement re^ «larquabie.

L'élévation k laquelle la rigole doit sou^ tenir l'eau est quelquefois telle, qu'on est obligé de faire deux ou trois rangs d'arcades les unes au-dessus des autres, comme on le voit k Pyrgos, près Constantinople, et au pont du Gard. Ces admirables constructions grecques et romaines servent k joindre les sommets de deux montagnes opposées.

L'aqueduc de Montpellier est k deui étages ; il fut construit vers 1750. On est quelquefois obligé aussi de percer des montagnes r)OUr conduire l'eau d un oAté de la liase h 'autre , alors l'aqueduc est souterrain. On le construit eh moellon, où en pierre de taille ; et la rigole est recouverte d'un ber-* ceau de voûte en maçonnerie pour empê« cher les terres de s'ébouler. On y pratique en outre, de distance en distance, des puiu ou regardé qui communiquent verticalement avec le sol supérieur, afin d'y pouvoir des-* cendre, soit (>ottr construire et porter les matériaux, soit pour explorer l'état des cfao« 9e$ et réparer les dégradations. Ces galeries souterraines se percent dans la direction exigée , en pratiquant des puits convenablement espacés. On attaque la galerie par les deux bouts en se dirigeant vere le premier puits ; de Ik au suivant , etc., jusqu'à ce qu'on rejoigne au milieu les deux parties du travail. 11 importe surtout , dans ees percements , de ne point s'écarter de tu direction prescrite, soit latéralement, soit dans le sens de la hauteur, mais l'on parvient facilement k ce résultat k l'aide de la boussole, du graphomètre et du niveau.

Le plus remarquat>le des aquettùcs souterrains qui sont construits en France est celui d'Arcueil, qui amène dans une rigole l'eau de plusieurs tranchées faites en pierrées sous les campagnes de Ruugis, Parey et Contin. Cet aqueduc a 700 loi&es (1358 mètres) do longueur; il est bAti en pierres de taille depuis le vallon d'Arcueil jusqu'au cbAteau d'eau près Tobservuloire. Sa pente est de 1 centimètre pour24 mètres (6 pouces pour 200 toises) ; la rigole est accompagnât) de deux banquettes de 0"tô7 de largeur* sur lesquelles on peut marcher jusqu'au village d'Arcueil. Sa hauteur, depuis io fond de la rigole jusqu'au dessous. de la clef, est du 3 mètres, excepté en quelques endroits où on a été obligé d'en donner u)oini<, pour l'assujettir aux grands chemins sous lescjuelsil passe (1). Un autre aquedac souterrain estcoustruil k Roqueneourt pour amener l'eau k Versailles; sa longueur e&t de 3400 mètres ; il a en tout i mèire de

f I) Oa aiirilMie b pMmière constrocilon de cet existe atijourd'faal fut acconipKo en leil^ (hit Mario aqueduc, à IVinrereur Cjnslaucc Chlore ; celle 9111 de Medicu.

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