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pcnle* Pour le coD^iruire, on a éU obiigéi en plusieurs endroiU« do faire des fouille^ i 28 mëlres de proCondenr* ce qui en a rendu Teiécation (rès-dîfficile. Il a coulé S25»000 francs. Accru de toutes les eaut qtroD a pu y réunir, il donne STOà 32Î inillimèires d^eau. On fit 150 regards sur la longueur de cet aqueduc» à distances égales, et aux lieaz qui étaient le plus favorables pour le transport de ces matériaux , 80 <le les regards sont revêtus de maçonnerie i tes 70 autres, qui n*étaieot nécessaires que pour la construction de TaqueduCf furent coiTrés €B boisi bouchés par le bas en voût^ de cul^de-four, et combles de terre jusqu*ai| niveau de la campasne«
Quelquefois on donne è la maçonnarie d*un aqueduc apparent , assez d'épaisseur i)onr permettre aux voitures d'en parcourir la longueur sur une chaussée publique, qu'on ménage sur TédiGce à la hauteur convenable, et tel est Taquedua construit dans la plaine de Bue pour amener des eaux è Versailles. Dans les cas semblables, l'aqueduc oITre Tavantage , non-seulemenl du féire franchir è l'eau les vallons qui sé<*
Krenl les montai^nes, mais encore de faci* er les communications de l'une à Kauire. Lorsqu*il arrive qu*uo aqueduc souterrain duil pa.f ser sous la voie publique, il faut proléger le conduit par une maçonnerie lrôs*forte. La même précaution doit être prise dans Je cas où I eau coule dans des tu/aux de eonduiu qui passent sous les
Srands chemins. L'expérience prouve que :s meilleurs tuyaux de fer coulé ne résis* lent à l'ébranlement que les voitures pro« duisent, qu'autant qu iîs sont pfacéa dans un aqueduc solidement construit sous la route.
Il est assez diflicile de déterminer au juste la pente qu'il convient de donner aux rigoles, selon la quantité d'eau qui doit y couler. Vitruve veut qu'elles aient 163 miU limètres sur 32^5 de longueur; mais cette pente est beaucoup trop forte, plusieurs expériences établissanl que 1 mètre sur 3600, ou Ipiedsur OOOioises, suifit, lorsque la rigole ne fait pas de coude, ou que les retours sont tellement adoucis qu'ils ne
Kuvenl sensiblement ralentir la vitesse de au. Le canal de l'étang de Trappes, dont reau fut conduite à Versailles par les soins Je Picard, n'avait que 2hB millimàtres de pente sur 1490mdlres; l'eau meUait une beure à parcourir cette dislance, chassée ^)ar une cnarge de 975 millimètres.. Quand e fond Q'esi point raboteux, on peut, selon Sélidor, oe donner que 1 pouce de pente >our 50 toises ou 1 centimètre pour 3$ nètres. Du reste, quand on n'est pas gêné Mir une condition particulière^ il est convelable de laisser plus de pente, atin que *eau ooule* rapidement ; mais souveni il l'est yati permis de donner beaucoup de Bciliiô i I écoulement en perdant de la bau* eur. Si on veut, par exemple, établir des ontaines publiques dans une ville, il est sseoUel que le cbAteau d'eau où arriveront
las eaux, soit le plus élevé possible, aQn que ces eaux puissent être distribuées en* suite dans les quartiers les plus hauts, ou bien dans des réservoirs supérieurs, soit poi\jr en tfrer des cascades pour les jardins, soit pour arrêter les progrès des incendies, elc. Il importe donc de ne pas perdre inu-^ lilement une partie de la hauteur. {Diet^ Uehn.)
Parmi les aqueducs des anciens, on cite principalement celui de 8és9slri5 à Mem-
Shis» celui de Sémiramis àBabyloneetcelui e Salomon dans le pajs d'Israël. Quant aux Romains, le premier qu'ils construisirent est attribué à l'autour de la voie Appienne et on le nommait aqua Appia.
Vinrent ensuite rAnio e«/«c#, raqua Martia^ Faqua Julia et Vaqua Yirgo. Ce dernier, construit par Agrippa, avait 14,500 pas romains, c'est-è-dire au delà de 30,725 mètres. Pans les pays soumis è ces conquérants, il faut aussi mentionner celui de Ségovie en Espagne; et dans la Gaule, outre ceux du Gard et d'Arcueil , dont nous avons déjà parlé, celui de Metz, que traversait la Moselle. Notro époque a vu construire le surnrbe aqueduc de Roquefavour, qui conduit Marseille tes eau^ Je la Durance. Il a 20 kilomètres de longueur , et dans quelques endroits, ses arcades s'élèvent à 80 mètres. Son achèvement eut lieu en 18&8.
AQUEDUC (chem. de fer.). On entend
f)ar ce mot, les petits ponts qui servent à aire passer les ruisseaux sous le sol du chemin. On construit le plus communément ces ponts en maçonnerie ; mais quelquefoia on les remplace par des tujaux de fonte. Dans ce cas ces tuyaux aont disposés en forme.de siphon, c'est-à-dire qu'ils plongent dans le soi pour passer sous le chemin et se relèvent ensuite de l'autre côté pour rendre à l'eau son cours naturel.
AQUERESSE. On donne ce nom è une classe d'ouvrières employées à garnir les hameçons d*appâts, et è réparer les lignes et les empiles qui sont rompues.
AQUETTE (bois.). Liqueur spiritueuso et aromatisée oont on fait usage en Italie, et particulièremeni dans le royaume de Naples.
AQUEUX (chim.). Du latin amania, |)lein d'eau. Angl. nqutou». Se dit de ce qui est de la nature de l'eau ^ ou en contient une quantité notable, comme certains fruits et certains légumes. En physique on nomme miiior^-aqii^umt celui qui provient de Tac- Uon de l'eau.
AQUITECTEUB (arehitect. hydraul.). Du latin agiia, eau, et tuior^ qui crépit les murs.
I AQUOSITE (chim.). Du latin o^uostis , plein d*eau. Qualité de ce qui est aqueux.
ARABEBBAU (inst. de mus.). Instrument qui consiste en une corde appuyée sur une vessie, et dont on fait usage sur les cAtes de Barbarie.
ARABESQUE. Genre de dessin employé dans la peinture, la sculpture, J'ornementalion des meuble5, des étcfTes, etc. 11 Vient