‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 250 sur 281 · HOD · texte numérisé non relu

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DE TECHNOLOGIE

HOU

il, elle perd une certaine quantité de. loile Tolatîle qu'elle contient. Cette subsnce est composée de parties Tariables de iarbon« de bitume, d'huilo essentielle, de fufre, de quelques centièmes d'oxyde de fer

de manganèse, de sulfure de fer, de suite de chaux, de silice, de soude et d*aluine, de matière azotée, de débris orgaque5,d*eau, etc. Celle d'Angleterre, sooise à Tanalyse, a présenté le carbone dans proportion de 60 à 75 pour 100, avec des lantités Tariables d'bydrogène, d'oxygène

d'azote. Ce dernier gax s'y rencontre ins la proportion de 6 k 16 pour 100, et est une circonstance d'autant plus rearquable que la bouille est d*ori^ine ?é* laie, et nue les plantes ne contiennent, èmo à l'état de Tîe, qu'une petite quan- :é d'azote qu'elles reçoivent et. rendent à itmosphère. La matière huileuse et bitu* ineose participe des corps gras, et de ses oportions très-variables dépend, dans cerina rapports, le développement de la puisloce caloriflque. La houille qui renferme opde soufre est mauvaise, parce que cette ibstance nuit è la combustion. Les corps rreux, tels que le sulfate et le carbonate 3 chaux, iaciiitent la division des masses, •rsqu'ils ne vont vas au delà de 7 hS pour K). L'eau, lorsqu elle ne dépasse pas 9 pour K), contribue, par sa décomposition et sa iporisation unies à Taction du bitume et j carbone, h Talimentation du feu. Le sulire de fer est la substance qui exerce le lus d'influence dans la combustion de la ouille, parce qu'en se décomposant il donne & Tacide sulfureux, de l'aciue bydrosulfu* que et du sulfure de carbone, corps gazeux tii sont nuisibles dans certaines industries. a présence du bisulfure de fer cause eolite quelquefois de violents incendies, atndu que ce corps absorbant l'oxygène par I contact de l'air humide, pour se transiop. ler en sulfate de fer, cetie action peut deenir assez vive pour élever la température u rouge et embraser la masse entière.

La houille est due aux dépôts végétaux es premiers Ages, qui, après avoir d^abord )rtné des tourbes, des bitumes et des ligni* 'S, ont donné ensuite, par une altération lus avancée, les houilles, les anthracites, )jajet, etc. Toutefois, diverses opinions nt été émises au sujet de la formation de Btte substance : les uns l'attribuent à Ten- >ui$sement de végétaux seulement, d'autre des matières animales et végétales mélan* ^*e$; et, dans la première hypothèse, quel* ues géologues se demandent encore si les ouilles sont le produit de débris de bois et 6 végétaux transportés par les fleuves ou ccumulés dans certains deltas, ou bien si lusieurs couches de végétation ont eu lieu ans les mêmes endroits et ont amené sucessivement è l'état carbonifère les plus antennes. Pour nous , nous sommes convaio- ^ que les deux causes ont concouru au aême résultat. Rarement la houille est dis- (^rainée dans d'autres masses minérales : liejurme presque toujours, à part, des cou-

ches . des bancs ou des vaines. Les terrains boutllers sont communément adossés aux derniers échelons des terrains primitifs, quelquefois parmi les roches calcaires : la houille V est accompagnée dedébris de corps organisés ; et rien n'est plus variable qae la nombre, la direction et l'inclinaison de ses couches, dans la même contrée et le même percement.

La houille présente plusieurs variétés.

Celle qui est en rayons plus ou moins volumineux et disséminés dans les matières ter« reuses de la formation houillère, se nomme houille réni forme; on appelle poly/driçtie , celle qui affecte la forme rhomboïde; scÂùteuse , celle qui se divise en feuillets ; gra^ ntf/otre, celle qui est grenue ; compacte^ celle qui a un éclat résineux et une cassure conchoïde ; et ierreusef celle c|ui est noirfttre et

Ïulvéruleote. On la distingua encore eu out7/e groiêe et houille mmgre. La houille grasse, emilh cœl des Anglais, est la variété connue dans les arts sons les noms de cWbon de terre collant , charbon de forge ou de maréchal: elle est d'un noir éclatant, facilement inflammable; et la manière dont elle se comporte au feu est caractéristique , car aile se ramollit , se gonfle et a*agglutine en une masse pâteuse. Cette propriété, qui rend son usage incommoda sur les grilles des fourneaux et celles des grilles domestiques, où il faut briser sa croate pour donner accès kPair, et éviter ainsi qu'elle ne a'étouflo elle-même, est très-favorable au travail de la forge, parce que là, en effet, il est utile que la température élevée soit sous le charbon, en avant de la tuyère. Le fer y est également échauffé, et la voûte de charbon agglutiné no s'écroule pas quand on le retire pour le for* ger, ni quand on la remet au feu. Les forgerons, les serruriers, les cloutiers, etc., préfèrent donc cette sorte de hoqille. Elle est convenable également pour la fabrication du yos-Zî^Al, ou gaz d'éclairage, parce qu'elle laisse en résidu un coke bien gonflé, qui se vend h la mesure, et est peu sulfureux ; que le gaz hydrogène deutocarboné qu'elle produit est abondant, peu chargé d*acide bydrosulfurique. Enfln, elle est très-bonna encore dans la fabrication du coke en masse, pour le traitement du minerai de fer, parce que l'état de mollesse que prend ce charbon lui permet de s'affaisser sous son propre poids, et do devenir snflisamment eomnacte pour produire la température utile, i l'aide du vest des soufflets ; et aussi parce que la proportion de sulfure qu'il contient n'est pas très-grande. La houille grasse développa une flamme blanche : sa fumée , alM>ndante, lorsque tous les produits combustibles qu'elle enlratno ne sont pas brûlés, est plus aromatique que fétide. Les tilets brillants que l'on remarque dans la cassure transversale de cette houille renferment la plus forte quantité de parties combustibles, et laissant moins de résidus après leur combustion. Les résultats contraires sont produits par les portions ternes , qui sont d'autant plus analogues aux schistes bitumineux, que

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