‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 254 sur 281 · Celle dernière sorte, réduite en pou · texte numérisé non relu

Celle dernière sorte, réduite en pou

et mélangée avec un quart d'argile, iour-

ui Chinois un combustible économique,

se vend sous forme de briques ou de

es de diverses grosseurs. A Canton , le

bon minéral parait avoir lei caractères

ta lignite; k Nankin, il ressemble au

^Uoal anglais.

Mci , par ordre alpliabétique , les gisede houille connus dans le commerce, tice :

iis,(rard;Alzcoo, Nord; Aniche,iVorc/; , iVord; Argental, Carrixe; Athesans, Sddrte; Aubin, Aveyron; Auriol,Aottu Hhône.

nnière , Mayenne; Bannes , Ardiche ;

IheStlfanle-LQire; Bazongcrs, Moyen'

Mi, ÂUier; Bessèj^es, Gard; Blanzy,

tt'Loire; Bourg-Lastic, Puy-de-Dôme;

igues, Hérault; Bradville, Dordogne;

c, Puf4e-D6me; Brioude, Haute-Loire;

, Nord; Bru Ion, Sarthe.

lon«sur-Sa6ae, Saône-et^Loire ; Chain«

[jr, Haute-Saône; Charleroy, Belgique;

rmée, Càte-dCOr; leCheix, Pu^-de-

la Graoda-Combe , Gard; la Lom-

OlCTIOX?!. DB TKca^oioGir.. I.

belle, Puy-de-Dôme; Commeotry, Allier^ Gondrieu , Rhône; Gorcelles-les-Sancbot, Haute- Loire; Courbennes* Haute -Saône; Cramaux, Tarn; Crespin, Nord; Creuiot, Sûône-et-Loire : Cublac, Corrise.

Deuze, iVi'^rre; Denain, iVord ; Doucliy« Nord ; Doué, Maine-et-Loire.

Epinac, Saône-et-Loire*

Fay-Moreau-Puy-de-8errfl, Vendée; Lafère, Aiine; Ferques, Pas-de-Calaie ; Fienn^s^ Pae-de-Calaif ; Fi gères, ArdécAe; Firmi« Ateyron; Firminy, Loire; Foudary, Haute-' Loire; Fresnes , ATord; Fumol , Lot-et-Ga^ ronne,

Gardanne, Bouchee-du-RMne ; Gemonval, l>ou64 ;Gouhenans, Haute^Saône; Gréasque, Bouches du-Rhône.

Jaligny, Allier.

Lapleau, Corrize; Lempdes, Haute-Loire; Liltry« Catvadoe; Luçon, Vendée.

L.i Machine, Nièvre; Mimet , Bouchet-du- JIAtfne;Mons, Belgique; leUoustier, Hau* tei'Alpes ; H iniaigut • Puy-de^Dômê ; Mon« taud, Lotre;Montet, Loire; Monteonbroux, Allier; Hontluçon,A//t>r; Hontrelais, Loireinférieure; Mouzeil« Loire Inférieure.

Nancy, Meurthe ; Néris, Allier; Neufchttel, ^îeite;.Nuigler8, Ardiche.

Odomez, Nord.

Peipin-et-Saint-Savournin , Bouekei^u-' Rhône; Piessis, Manche; Pont-Saint-Esprit, Gard; Prades, Ardiche; Puy^aint-Pierro • Hautei^Alpee.

Revin. .irdennee; la Rioamarie^ Loire:

Rive-de-Gier, Loîre; Roanne, Loire; Rouchamps, Haute-Saône; Robiac. Gard; Ro* qiievaire, Bouchee-du-Rhône; Roujno , Hé* rauli.

SainUAubin-de-Luigné , Maine-et*Loire; Sainl-Béraio, Saône-et-Loire ; Saint-CrépiD , Hautei'Alpes; Sûot-Bloy, Pwy^de-Dômo; Saint-Etienne, Loire; Saint-Georges, ifaiiMet-Loire; Saint-Gervais, Hérault; Saint«Hippolyle, Gard; Saint-Jean* do- Valériscle, Gard; Saint-Jean-Bonnefond , Loire; Saint- Lamberl-de*Lattay, Maine-eh Loire ; Saiat- Martin-la-Plaioe, Loire; Saint-.Menge, Vos-

Jre^'Saint-OmerfPai-df Calais; S.iint-Pierroa*Cour, Mayenne; Saint- Victor-Lacoste t Gard; Sauvignes, Saône^et-Loire ; Sainte- Florine, Haute-Loire; Saarable, Moselle; Schoeneck, Moselle; Sellaniènes, Puy-de- Dôme; Sénéchns, Gard; Singles, Puy-ds' Dôme ; Sully, Saône-et-Loire.

LaTaupe» Haute-Loire; Teillhel, Puy de»

Dôme; Trest, JBoucftei-da-ilAtfiie.

Vorgougnou , Haute- Loire; yicoignc , i\rord; y ieux-Gon lé, iVord; Vigan, Crord.

Youz, Puy-de-Dôme.

On extrait annuellement, du sol de lAn*

Slleterre. 81,500,000 tonnes de houille ; de l« !'rance,5,OO0;0OO; de 14 Belgique,^ 960,000; des Etats-Unis, ^,800.000; de la Prusse, 3,500,000.; de TAutriche, 800,000.

Les terrains dans lesquels on peut cepére? de trouver la bouille , ainsi que eeut qtil n*en ont jamais recelé étant connus, el sachant d*avaace que ce combustible esl soumis aux mêmes inclinaisons que les

WSè

HOIJ

HOU

conchcs da terrain , od peut se diriger par ces premières données, et éviter d'attaquer les roches qui ne présentent aucune probabilité de succès. Voici , an reste » d'autres indices plus cerlaitis : L'afOeurement d'une coiicho & hi superficie du terrain , se manifestant par une trace noire dans un escar- Î)ement ou dans une terre nouvellement abourée; la présence de quelques schistes noirs et pourris , offrant quelques parcelles de bouille qui luisent au soluil; la rencontre de quelques fragments de houille dans les lits des torrents ; le suintement dH3 quelques eaux bitumineuses ou rouillées;euGn9 la présence et l'alternation des psammites » des argiles brunes et des schistes impressionnés. Pour trouver ces indices eux-më-^ mes il faut remonter, des vallées du premier ordre, dans toutes les petites vallées colla-, térales et dans toutes ceHes qui viennent y déboucher ; c*est dans les vallées qui Tormenl des appendices sur Tun et Tautro bords des grands bassins que se rencontrent ordinallement les dépôts houillers ; et c'est en Tisllant avec attention tous les ravins , les éboulements h la suite des pluies d'orage , toutes les carrières , les chemins creux et les excavations., que l'on parviendra à découvrir les premiers indices. Avant d'arriver au milieu n éme du bassin houitler, d'autres terrains de la même formation, ou qui la recouvrent, serviront de premiers points de reconnaissance, comme les calcaires gris à graphjtes, qui renferment aussi des bélemnites, des ammonites, etc.: les grès rouges^ certains hydrates de ter, les gy[)ses colorés, soyeux, etc. La découverte d une couche de libuille ne consiste pas seulement à en reconnaître l'affleurement, mais encore à s'assurer si cette trace se change en une couche d'une assez grande é|)aisseur pour être exploitée avec profit; si sa direction, son inclinaison, sa puissance, sont constau les, etc. Les travaux, pour y parvenir, sont d'abord de pratiauer une trancbde h ciel ouverif si la localité ie permet; et souvent - on est obligé, dès le commencement, de t pousser des galeries horizontales ou incli- 1 nées, etc. La bouille, d'ailleurs, ne s'ex- ^ ploite jamais è ciel ouvert, mais toujours par puits et galeries.

On nomme puissance^ l'épaisseur d*une couche; (oti, la partie supérieure ; chevet^ Jo partie intérieure; et pûct, celle qui s'enfonce dans la profondeur. La puissance des couches est très-variable. Les plus minces qiie l'on ail exploitées sont celles du Palaiiuat, qui ont seulement 10 centimètres. Les couches qui dépassent 10 à 12 mètres peuvent être considérées comme résultant do la réunion de plusieurs, quelq\ierois séparées par des feuillets schisteux. Ces couches, lorsqu'elles sont excessivement eptiisses, iieuvéut aussi être coni'oniiues avec les ijouillères en amas* La houillère de Decazeville a depuis 30 jusqu'à 75 mètres d'épnisteur, et on trouve en abondance, dans la iiièiue localité» le fer oligiste el le fer hydraté. Les mineurs appellent fàiileip les

espaces stériles et épais qoi se rfm ^ dans la houille comme dans les auirt^ mations du sol, et ils donnent k ces k* le nom de crânes ou creins, lonq'j*i* traversent pas la mine de part eo ** Lorsque te toit de la houiilère n'cfi i assez solide, ce qui est le cas le plot'naire, on exploite parcAamfrrei oun.'s.

qui ont de 12 h IS mètres de lèrpientre lesouelles on laisse des iris$f> soutenir les terres. Des galeries ri descendent communément de ch.iqi}# à la galerie principale, par la^^ue houilles sont conduites hors de la ir • au bas du puits; lorsqu'on veatabioi' les travaux, on extrait les massi(s.K *ou en totalité, on retenant du fonder ploilation vers le puits ou la ^le^<'.] traction. La méthode d'eiploiuiio*: i chambre est employée avaniasreus'r surtout quand on craint le vàisra:

quel(]ue amas d'eau , dent on \^.i arrêter Técoulement au moyen U'unir :

construite entre deux massifs, fi^r mines h couches h peu près lioriz :

on exploite par galeries perpend*' aux premières, en laissant qps pi>ier< carrée. On appelle celte mélhale n:

tion en échiquier: mais elle est i p .' égards défectueuse, et particulikt"* ce (jno les massifs, isolësao milieu . •* biais, S(mt ordinairement ponius.C^'ji gtles houillers sont très-puis^anu.

pratique de larges excaTatiuns ip agrandit le plus possible; maison toutefois, en leur donnant tro[^dVr' do déterminer des éboulemenb^. Ik.

verses mines de bouille en amas, > celles du Creuzot, par exemple, ont!

par éinges de haut en bas, en l^i'^^ piliers en quinconce et des m;)ss:* les étages. Si les couches de b^u.' extrômemont minces, quoique ex; on ne donne aux tailles que i.i \ut* ce^sairc pour qu*un homme pui5«' ner cuuclié sur le côté ; et c'est elT^' * d(in.^ celle position gênante qae I' entaille et arrache la houille, i^y** > mettre à des enfants qui Iralneotle/ dans des paniers, et avec non peine, jusqu'aux galeries. Oimi>' vent aussi, avec la bouille, u<« pierre à chaux, qui lui sert (Je î' Dans rarraclienient de ta hou r che loujo.urs à l'obtenir en gro» parcequ'elle a plus de Ynleur^}' est menue ou en poussier. P»u' on découvre plusieurs jour5»ur extraire, on y pratique des rau'^»* * des, on dégage la f partie infeneu«'r.< de coins, ou fait tomber le t>'>' * foi.«, néanmoins, ces bloc> s* »• '* ,sislanls pour au'ou suitoMig'.' sauter avec doia poudre. Ot(*>^' briser la houille dans les tran5»< * ne pas la déprécier. Daos i'* galeries, on la traîne sur Jd • arrivée au puits , on la place'i<«o'- ^^ caisses eu bois dites ponien. iv^

nou

DE TECHNOLOGIE

HOU

Ir de 2 % 3,000 kilogrammes ; et ces paniers mt suspendus à un rouleau qui est mû h *as on par des chevaux, ou mieux è l'aîde ) machines hydrauliques ou de machines rapeur. Dans l'extraction aujour^ la houille t charriée en Angleterre sur des chemins ) fer qui s*avancent jusqu'au fond des tralux» et sur lesquels des charges coosldéra- BS sont tirées par un seul cheval. Le môme oyen s*emploie aussi, dans ce pays, pour s transports à de grandes distances ou aux lUX de rembarquement; et quelquefois le machine à vapeur remorque sur ces utes ferrées une longue suite de chariots I wagons chargés. EnQn, on fait quelqueis usage, dans les mines, de canaux sourrains, sur lesquels on navigue jusqu'au [)d des galeries, pour aller y charger la aille qui a été extraite; ou bien on a reurs è des pentes ménagées et des rainures fer, qui permettent d abandonner h I*im- Ision de leur propre poids les chariots orges.

LMuiile essentielle qui fait une partie imriante de la matière combustible que ren- *me In houille, éprouve des déperditions tables dans les endroits aérés et exposés soleil. L'humidité ot la chaleur sont égauent nuisibles k cette substance, par le )uvement de fermentation qu'elles y dériuinent et d*où résulte encore réchauffe- But de la masse, la désagrégation des pars, la perte d'une partie de l'huile volatile, .'ftdonc d'une grande importancede placer houille dans des magasins clos, secs et is. Les mêmes circonstances sont utiles à conservniion du coke qui, étant Irès-byiméirique, absorbe spontanément jusqu'à ^ de son poids d'eau. On comprend alors *en cet éint, une grande partie de la chair qu'il développe est employée en pure Ile à porter à l'état de vapeur l'eau qu'il 'èle,

^'emploi de la houille comme combustible \s les travaux métallurgiques avait lieu •2 les anciens; nous trouvons dans Théorosie que, de son temps, les fondeurs et forgerons faisaient usage de charbons siles qu'on tirait de la Ligurie et de iidu: ot dans son Bistoire du Northumberd.Wallès nous dit que les mines de lille du nord de l'Angleterre étaient exilées psr les Romains alors qu'ils étaient dominateurs dans le pays. C'est sous le ne de Henri 111, vers 1272, que les mines Newcasile commencèrent è ôtre explois d'une manière régulière ; mais déjà, des 10'>9, celles de Liège se trouvaient oules. On prétend que des documents serves h Saint-Etienne, constatent que la allé V était employée dès le xiii* siècle; timoins, ce n'est qu'à dater de l'année V qu*il est parfaitement établi que l'on iiiicnca à exploiter les houillères de uce

kuiourd'hui leui le monde sait auo la lille est le combustible le plus précieux ir toutes les industries qui ont besoin de duire une forte chaleur; et qu'à poids

égal elle donne une chaleur plus considérable«que le bois. Son pouvoir caloritique en effet, c'est-à-dire la quantité de calorique que contient un kilogramme de cette substance varie de 6 à 7,000. La houille joue aussi un rôle important comme agent de réduction dans l'extraction de la fonte et du fer; et enfln on l'emploie pour fabriquer du gaz d'éclairage. Pour obtenir celui-ci on distille la houille dans des cylindres on fonte, appelés cornue$. Le gaz qu'elle fournit alors est ordinairement mélangé d'acide carbonique etd*acide sulfliydrique provenant des pyrites

3n*elle contient, ce qui lui donne une odeur ésagréable et même une action fftcheuse sur 1 économie. Aussi se trouve-t-on dans l'obligation d'épurer ce gaz, en lui faisant traverser des substances qui absorbent ces deux acides et condensent en môme temps les huiles et le goudron qu*il entraîne. Ces substances sont Tean, la chaux et.cerlaines dissolutions métalliques peu coûteuses, comme le sulfate de fer et le chlorure de manganèse. Ainsi épuré, le gaz se rend dans un immense réservoir appelé gazomètre^ lequel communique avec des tuvaux distributeurs. Dn kilogramme de houille donne de 200 à 300 litres de gaz. Le charbon qui reste dans les cornues après l'extraction complète du gaz. porte le nom de coke^ et sert encore, personne no fignore, de combustible. Enfin,defacarbonisatiDn de la houille, soit pour la production du gaz d'éclairage, soit pour la fonte du minerai, on obtient, outre le coke, du noir de fumée, puis du goudron qui donne à son tour du bitume et de l'huile empyreumatique.

HÔniLLÈRB. Mine de houille.

MOUILLEUR. Ouvrier qui travaille aux mines de houille.

HOUILLEUX. Angl. couly ; allem. ttoMenhattig. Qui contient de la houille

HOUILLITE. L'un des noms de l'enthracite, espèce do houille.

HOUKA. Pipe turque, indienne et persane, analogue au narguillé ou narkîié et dont la fumée traverse aussi une sorte de bnin-marie parfumé.

HOULE (écon. dom.)* Sorte de marmite ou de vaisseau destiné à faire chauffer les liquides. Il y a des houles en fer et en cuivre.

houlette; Du latin agolum. Bâton au bout duquel est Qxée une pièce de fer en forme de gouttière, qui sert au berger pour enlever les mottes de terre qu'il jette aux moutons 'qui s'écartent. — Ustensile en forme de petite houlette dont le jardinier fait usage pour lever de terre les oignons de fleurs ou de jeunes niants. — Outil de fer avec lequel le chandelier hache le suif. — Cuiller qu'emploie le glacier pour préparer les glaces et les sorbets.

houlette (fabr. de glac). Angl. $patula: allem. nchauftl. Pelle de fer, à long manche, dont on se seri dans les fabriques de glaces.

houlette (mon.). Angl. foutuier*$§eoop:

allem. gitm-ichauftl. Pelle de fer, emmnuchi*o d'un bftion, dont les fondeurs des monnaies

Page 1