ASS
ASBOLINE (chim.). Du greo à^eéXn, suie.
Angl. td.; allem. asbolin. Substance découferle dans la suie, et qui est un mélange de pjrétine acide avec Tes pèce de pyrélalne qui se produit durant la distillation de lalpjréline. ASCENSION (pbjs.). Du latin aacemio, monter. Action d'an fluide qui s*élàve dans des vaisseaux» des tuyaux, etc.
ASCIOR (inst. de mus.). Instrument des anciens Hébreux. Il était à dix cordes et on jouait, soit en la pinçant avec les doigts, soil h Taide du plectrum. On croit que c est le niAme quels cithare.
ASLANl (monn.). Nom que les Turcs donnaient aalrefois h une monnaie de Hollande qui était en argent.
A8PARAGINE (chim.). Do latin a$parago, asperge* Principe immédiat et cristallisable qui existe dans le suc de Tasperge. On en fait quelques applications dans la pratiqué médicale.
ASPARTATE (chim.). Genre de sels formes par la combinaison de Tacide aspartique avec les tiases salifiabies.
ASPARTIQUE (Acide). Acide ao*on ob-r tient en traitant I asparagine par les acide» et les oxydes métalliques.
ASPERSOIR. Goupillon pour asperger dVau bénite.
ASPHALTE (min.). Du grec «vf^^rof, bitume* Angl. a$pkQUo$: altem. oâphalt. Bitume solide, d*un noir brillant, dur, cassant comme la résine, insoluble dans I eau, et fusible h plus de 100*. Son nom lui Tient de ce quil abonde sur les bords du lac Asphaltite ou mer Morte, en Syrie, et par la môme raison on Ta aussi appelé bUume de Judée. Il est encore connu sous les dénominations de karabé de Sodome ; de baume de momte, parce que les Egyptiens remployaient pour les embaumements; et de poix minérale Bcoriaeée. Les Babyloniens enduisaient d*asphalle les briques qui servaient à la construction de leurs édiRces, et les Romains en reconirraient d'une couche légère les statues qu'ils voulaient préserver des injures de lair.
On fait usage encore, dans Tindustrie et sous le nom d*asphalte, d*une autre espèce de biluoQe, le gtutineux ou pétrole tenace, wuilihe ou piMsasphalte des naturalistes. C^est elle qui sert è enduire les cordages, les toiles el les bois exposés h Thumidité, et qui, mêlée au sable, forme une couche sur les terrasses, les trottoirs, certains toits, etc. Celte espèce est répandue en Europe et en Asie, et on la recueille en abondance dans la Bavière, la Galicie, la Hongrie, l*AI* baniCf la Transylvanie, la Suisse, etc. En France, on rex|îtoite en grand dans les départements de TAin, du Bas-Rhin, et sur la ligne du Rhône. A Soult, à Lobsann, à Bec* kelbroon, et aux environs de Weisseml>ourg, dans le Bas-Rhin, les mines d'asphalte donnent annuellement un produit i^ut atteint 500,000 kilogrammes. Sur la ligne du Rhône et dans un espace qui se prolonge de 3 mjriamètres, depuis Seyssel jusqu'à la perte de ce fleuve, te minerai se
DiGTiomi. DE Tegbnulogib. L
présente sous forme de couches terreuses imf^régnées de bitume, et celui qu'on exploite dans la commune deSurjoux, canton de Sevs.sel, offre une couche de sable quartzeux et bitumineux, d*un mètre d'épaisseur sur un kilomètre environ d*étendue. On trouve encore ce bitume à Pont-du-ChAlean, au Pur de-la-Pége, en Auvergne, à Begrède et h Gabian, en Languedoc, etc.
ASPIRAIL (forg. métallurg.}. Angf. airhole: allem. jruj^/ocft; trou, pratiqué dans un fourneau pour que i*air puisse y pénétrer.
ASPIRATEUR. Se dit pour ventilateur.
ASPIRATION (hjdraul.). Action d'une pompe qui élève de l'eau en faisant le vide.
ASPIURE. Angl. coaMuif; allem. iféin* XoA/«fi»/aub. Poussière de cbarbon de tf^rro.
ASPLE (manuf.)« AdkI. warping; allemJ runder sekeerrahmen. Dévidoirs sur lesquels on forme les écheveaux de soie tierce.
ASraE (monn.). Monnaie de compte de Turquie dont 80, lOO.ou 120, représentent 40 paras ou une piastre. L'aspre d'Aller vaut enyiron 8 centimes* celle de Tripoli, 16; celle de Tunis, 2 |.
AS3A-F0ETIDA (comm.). De ana, sé-< vreuse, et de fœtida^ fétide. Gomme rous« sfttre, amère et d'une odeur nauséabonde, qu'on obtient du collet de la racine du fe^ rula anna^fwtida^ plante de la famille des ombellifères qui croît en Asie.
ASSEAU (couvr.). Marteau dont la tète est courbée en portion de cercle.
ASSEMBLAGE. Art de joindre plusieurs pièces pour n'en former qu*un môme corps. On assemble k queue d'aronde, \% queue percée et k queue perdue; en grain d'orbe et en feusse coupe ; à tenon et k mortaise, eic. On nomme porte d'aseemblage^ le vantail de porte qui est formé d'un assemblage, et table d'aisemblage^ celle que l'on compose de plusieurs pièces jointes et collées ensem* ble, sans aucun placage. — Sn termes dMmprîmerie, l'assemblage sîgniHe l'action de réunir les feuilles imprimées dans l'ordre des si* gnslure^, pour en former des volumes.
ASSEMBLEUR (impr.). Angl. gatkerer; allem. auisehiesser. Celui qui assemble les feuilles imprimées.
ASSEOIR (teint.). Du latin a$Midêre, s'as-» seoir auprès. Angl. to prépare; allem. ansat lien. Disposer l'opération de la .teinture. — Dans la peinture et la sculpture, on dit as* seoir une figure^ pour signifier qu'on lui donne une pose naturelle. — En termes des eaux et forêts, asseoir le$ een/et, c'est mar-r 'quer les caotous de bois qui doivent être coupés.
ASSETTE (tonn.). Angl. adxe; allem< iexel. Sorte de marteau dont les tonneliers font usage.
ASSIETTE (hor!og.]. Pièce qui rattache le cylindre au balancier.
ASSIETTE DE LA VOIE (chem. de fer).
On entend, par celte expression, la solidarité qui existe entre l'ensablement et les diver^ ses pièces qui entrent dans la superstructure du chemin. Le point le plus important pour la stabilité de la voie, la conservaiioe