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DE tECllNOLOGIE.
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partf>:oli6revnent k Pmidfch^ry. On nn dislingue trois eâpàc€»s : la bMih êiràplê, qui es( la plus nommune ; la Mtittè ^rgnndi dont le grain est rond et qui eài trèsWine; et la bétillt tarinian^f qui est \h plus cintre.
BÉTOIRES (ègHcuit.k creui que Ton pratique dans les champs, ti'espace en espace* et que Ton remplit de pierrailles, pour absor* ber IVaii de la pluia.
BÉTON (maçon.)^ De l'anglais bletono^ pondioge factice. Sorte de mortier qui a la propriété de durcir promptement dahs Tean fl dnn\ on fait* fréquemment usage dans les pont» etehaussées, ainsi qbe dans le génie mililairè, surtout pour tes constructions hj« (irnuliques.tLe béton,idit M. Frènoœuf, «est une maçonnerie économione^ formée de ehnnii «te ^ra? îer et de sable% On prend de In chaiii tif e rëceœnient cuite : oh i*élend dans un bassin formé dé gros gravier mêlé de sable, qu*on «lispoêe ^n enceinte circulaire, ei èuquel on nonne l'étendue qui cônrient à la quantité de éhaux qu*on j feut éteindre. On y jette de Teau, et pendant ^ue a chaux est très*èehauffée et liquidé, on j iiéle le sable et le gravier avec des liâtons terminés M masse» qu\)n nomme (rsj/ons, ^uand ie mélange est fait» oh remploie de uiie. Pour construira les fondations d*un :(itrice« on Ouvhî des tranchées avecdei confirions d*épaisseur et de profondeur indijuées pair ie (ilan, tant pour les murs de face luo pour ceux de refond \ puis on compose 6 béton dans divers tMsslns toisins de ces r>inchée^ ; on jette cetie ccHnposition dans V9 fossési pisndant qik*elle est dans tout la léreloppement de sa chaleur; des ouvriers ifmés de longues pioches la tassent sans o^se, afin d*en chasser i*air. Non-seulement ts gros graviers peuvent entrer dans la mas- H du béton, mais même des éclats de pierre e lient Irèa-bien avec ce mortier. Quand es fondations sont ainsi comblées de béton, *n les recouvre d*uh à deux pieds de terra, t on les abandonne ainsi au moins une an* \(:e entière. La composition se prend en la.s^e et devient si durCi que le for ne peut enlamêr. Ensuite on enlève la terre , on louillo la sbrface» et on bâtit à i*ordinaire ur ces fondations.
« Les avènlages du béton consistent dans I solidité jointe i féconomie ; car un ourler fait plus d'ouvrage que quatre dans un eul jour. Le temps nécessaire pour la cristalisolion du béton n'est pas un inconvénient^ arce aue ce délai permet d'apporter dans la aison du repos de la te^re et des bétes de som*» le, les matériaux propres h la construction; ?s dépenses se font ainsi peu à peu. Cette lanière éejéîet en iHoti/eles bases d*un édi« ce, dispense des frais de maçonnerie pour is excavations souterraines qui Communiuent ensemble ; les percées s'y font en réervant un nojrau de terre sur lequel le béff] est coulé; la voûte se prend ensuite en ne masse. On peut donc élever ensemble et n peu de temps les fondations les plus Mides, puisque les parties liées entre elles arment uo tout inséparable. En outre, les
DlCTIOnil. DB TiCHNOLOeiB. I.
bétis^es qu'oh doit faire dans un so. numide se détériorent rapidement, et il est raro qu'elles rësistent.aux éléments de destnio« tionqui les attaquent. Le béton n'en éprouve aucun mauvais <^ffet ; il s'endurcit même dans les tas ou Peau détroit les constructions ordinaires ; mais il faut y employeur la rAauiriitai9rip,qui seule est propre aux cens* iructions sous l'eau , ainsi qu'il résulte du beau travail que M. Vicat a présenté à l'Academie des sciences. Il serait à désirer qu'on adoptât tes machines ègÂcher le béton, telles qu'elles sont en usage en Angleterre, et que M. Dutemps n décrites dans son ouvrage intitulé € Voyage en Angleterre. %
M. Goignet a Construit sur le trord de la Seine, près de Sakil^Denis, une habitation tfès-remarquebie qui est tout en béton, fondations« -nurs, voûtes des caves ^ etc. La charpente même de la toiture est supprimée et remplacée piar une terrasse aussi en béton : c'est un véritable monolithe. A deux cents pas de la maison s'élève l'usine^ fabrique de produits chimiques; là, tout est encore ed béton I les murs, épais de 50 centimètres, ont une telle solidité que les char- , 0érit«s en sont extrêmement simplifiées; elles n'Ont plus pour mission de contenir et de raffermir les murailles) ce sont de Simples chevrons légers, coilverts de tuiles, et tout honriement posés sur les murs, sans feroaes et sans ferrures. Les deux édifices sont construits au moyen d'une pAte composéç de sable gravier, de terre cuite et pilée, de cendre de houille, et de chaux hydraulique. Ces matériau! se combinent dans des pro|[)ortions différentes, selon le degré de dureté que l'on veut donner eu béton. Le mélange s'opère k l'aide d'une mochinû h bruyer; la pAte ferme est portée sur le mur même; elle est versée dans un moule composé de parois mobiles maintenues par des crampons et dont le vide a la forme du mur qu'il s'agit d'élever; la pâte y est violemment pressée au *moyen d'une masse qu'on laisse retomber dessus; et lorsque te moule est plein, on le démonte pour le transporter k un autre endroit. Le mélange est hydraulique et durcit k la pluie. L'eau ne le détériore pas l'hiver, p.iree qu'il est assimilé chimiquement sous forme d'hydrate.
Avec des moules, on donne k ce béton toutes les formes qu'on désire : on fait des moulures, des ornements, etc. La solidité de cette bêtisse est telle que l'ébranlement pro* duit par une puissante machine k tapeur n'a aucune action fAcheusesurses murs; et quant k l'économie, on peut la dire énorme, puis-
3ue d'après l'assertion de M. Coignet, la réuction est de 70 pour 100 sur le prix de revient de la maçonnerie en pierre.
BÊtONNAGE (maçon.). Travail fait avec du béton.
BÉTUNE (carros.}. Se disait autrefois d'un petit carrosse k un cneval, c'est ce qu'on nomme aujourd'hui demi-fortuM,
BÉTUSE. Sorte de coffre ou de tonneau qui sert k contenir de l'avoine. — Tonneau
BEU
BEU
h demi 0UTi;rl dans lequel on transporte le poisson.
BEUG. Filet dont les pécheurs hollandais font nsa{;e pour pocher la morue.
BEURRE (écon. rur.). En grec |3ovTvpoc, de povç vache, et rv^oc fromage. Angl. but' ter. Le lait contient une matière grasse plus ou moins consistante, et modifiée è Tinfini, suivant la nature particulière des animaux
2ui l'ont fourni. Cette matière grasse ou eurre est contenue en suspension dans le lait, au moyen du fromage et du petit lait, auxquels elle est naturellement mélangée. C'est la réunion de ces trois corps (fui constitue le lait, véritable émulsion qui doit son opacité et sa couleur blanche à la matière huileuse qui s*v trouve très-uniformément divisée.Lorsqu une circonstance quelconque vient è rompre celte union, chaque composant s*isoie et manifeste les propriétés qui lui sont particulières. C'est ainsi que le lait, abandonné à lui-même et exposé è une tem* pératurede 15 h 20*, se partage spontané* ment en plusieurs produits. Une couche plus grasse, plus consistante et plus légère, Tient occuper sa partie supérieure; tout le reste forme une espèce de magma ou caillé blanc très-volumineux, qui retient entre ses larges flocons toute la portion séreuse du lait. C'est dans la couche supérieure ou crème que se retrouve, non pas la totalité du beurre contenu primitivement dans le lait, mais bien la majeure partie. On voit que, parce moyen, la séparation des principaux composants du lait n'est pas complète. D'une part le sérum et la partie caséeuse retiennent une portion du beurre; et de Tautre, la crème, où prédomine le beurre, contient encore une certaine quantité des autres principes, qu'il faut éliminer lorsqu'on veut obtenir la matière grasse isolée. C'est là précisément ce qui constitue l'art de fabriquer le beurre.
Le beurre, avons-nous dit, est un produit extrêmement variable, et sous une in* (initéde rapports,' chaque espèce d'animaux mammifères en fournit de qualités différentes. On y recherche surtout une saveur agréable , douce et onctueuse 9 un léger arôme et une consistance moyenne. Celui de tous qui parait réunir le plus d'avantages, nous est fourni par le lait de la vache; et c'est è peu près le seul qu'on exploite sous ce point devue,du moins dans nos contrées. Dans là plupart des fermes il y a un local à part consacré h ce ^enre de travail ; c'est ce qu'on nomme la laiterie, La plus grande propreté doit y régner, et il faut en éloigner, autant que possible, toutes les causes qui pourraient contribuer à altérer le lait et à entraver la séparation complète do la crème. Ainsi on évite avec soin que les animaux domestiques puissent séjourner dans ce lieu et y laisser des exhalaisons nuisibles. La température de la laiterie doit être conservée aussi uniforme que possible, fraîche et à l'abri du soleil pendant l'été, garantie de la gelée pendant l'hiver. Trop de froid empêche la crème de se séparer; l'excès con-
traire détermine la coagulation prématurée du lait, et une portion de la crème reste embarrassée dans la partie caséeuse. Ce dernier inconvénient a surtout lieu dans les temps d'orage, et aucune précaution ne semble pouvoir en gar.inlir. Cependant Fourcroy assure qu'on peut prévenir on au moins retarder beaucoup les effets funestes de l'électricité, en faisant traverser toute la laiterie par un conducteur métallique. On voit, en dernier résultat, que la température la plus favorable sera celle 011 le lait aura accjuis le maximum de fluidité qu'il peut atteindre sans subir l'altération immédiate; alors cette plus grande mobilité qui existe entre les molécules, leur permet de se placer suivant l'ordre respectif de leur densité» et la séparation des deux liquides principaux sera d'autaut plus exacte, que cet état persistera davantage. On parvient à ce résultat en versant le lait, è mesure qu'on Tex* trait, dans des terrines, des jarres, ou des pots de grès qui sont disposés sur une banquette placée à hauteur d'appui, et qui règoa tout antour de la laiterie. On abandonne au repos. La crème se rassemble peu à peu h la surface, et exige un temps plus on moins long, suivant la saison, pour sa séparation complète. Quatre à cinq jours suflUsent en été; il en faut souvent huit h dix en hiver. Chaque jour on enlève, à l'aide d'une large coquille ou de tout autre vase de forme analogue, la portion de crème qui s'est séparée, et on la réunit dans un même pot de grès. Lorsqu'on en a obtenu une assez grands quantité, on procède au battage dans la ba^ ratte.
La «!rèrae, ainsi que nous l'avons fait observer, contient encore les mêmes principes que le lait ordinaire, mais en proportions différentes. La matière grasse y prédomine singulièrement, et des molécules, déjà f^ius rapprochées, ne demandent qu'à être mises dans un contact plus immédiat pour se réunir définitivement entre elles et s'isoler des autres substances. C'est ce résultat qu'où obtient par le battage ou barattage: les particules similaires se rencontrent, s'aecolent les unes aux autres, et finissent par former masse* Mais celte opération, toute simple qu'elle parait, no réussit cependant bien que sous certaines conditions. Une crèuio trop récente, par exemple, ne fournit son beurre que très-difficilement, et cela se conçoit bien; car alors les parties constituantes en&ont encore trop intimement unie?, il n'y a pour ainsi dire point de tendance h Tisotement; c'est un tout homogène ; tandis que, dans une crème plus vieille, le travail est tout disposé d'avance, il n y a que la dec* nière main à y mettre. L'analyse spontanée est déjà faite, le fromage est coagulé, les molécules bulireuses sont ii^olécs, mais disséminées à l'infini ; et c'est alors que la simple agitation déterminer.a promptemeot la réunion. Lorsou'on veutobtenirdu beurre avec une crème fraîche, il faut que. par un battage plus prolongé, on y détermine la même altération qu'elle subirait plus tard
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