BLE
DB TECHNOLOGIE
BLO
qui le fit connaître en iSUJ. C'est un ouire^ mer factice dont il se fait une grande consommation dans la peinture.
BLED MARTIAL FOSSILE. Nom qne Ton donnait autrefois au fer phosphaté*
BLED PODR LINGE. Dissolution aqueuse 4*indig09 dans laquelle les blanchisseuses font passer certaines pièces aprèsles aroir blanchies et sYânt de les repasser.
BLED RAYMOND. Angl. raymond-blue ; ftllem. Raymondblau, On parvient , avec ce bleu, à donner celle couleur h la soie , ce qu*on D*8vait pas pu obtenir avant la découverte de M. Raymond. Ce procédé de teinture, dans lequel on fait concourir une dissolution d*oxyde de fer avec une dissolution de prussiatû de potasse, réclame quatre opérations successives : la cuite, le bain ferru* Sineux, le bain de prussiate et ravivage, près que la soie a été cuite ou blanchie , on la lave h grande eau pour enlever tout le savon qu'elle pourrait contenir, et on la passe ensuite dans un bain fait avec une partie de sulfate de fer, une demi-partie diacide nitrique, et une quantité suffisante d*eau. La soie s imprègne alors de fer, se colore en
{aune, et 1orsqu*on juge la nuance convena- »le, on lave lie nouveau à la rivière, puis on donne deux battures, afin d*enlever Tactde le plus exactement possible. Le jaune devient en ce moment plus éclatant qu'auparavant. Après ce lavage, ou passe la soie dans une dissolution bouillante de savon, et fon emploie de préférence celle qui a déjà Mrvi à la cuite, parce que la matière gommeose qu'elle contient atténue un peu l'action du savon, et conserve mieux ce qu*on appelle le maniement delaioie^ c*estè-dire cette espèce de cri ou de bruissement c|a\*lle fait entendre quand on la presse entre les doigts. Lorsque la teinte de la soie est devenue d*un roux très-foncé, on la retire de la chaudière et on la porte de nouveau à la rivière, où on lui fait subir deux battures |iour la débarrasser complètement du savon qu^eile peut retenir. Alors on prépare un bain dans lequel on met 500 grammes de prus»iate de potasse cristallisé , par 500 grammes de soie à teindre ; on dissout avec une quantité suffisante d*eau, puis on ajoute de Tacide solfuriqne jusqu'à ce que le bain soit sensiblement acidulé; une trop grande quantité serait très-nuisible. Après quinze ou vingt minutes au plus, la soie se trouve suffisamment teinte; il ne reste plus c(u*è la rincer et à lui donner ravivage, qui consiste k la passer dans un bain d*eau pure, k la<)Delleon ajoute une très-petite quantité d'unue pourrie, ou mieux de rammoniaque; mais, dans ce caSt il est bon d'y joindre un peu d*acide acétique, dans la crainte que lalcali ne soit trop énergique. Le bleu ac-. quiert, par cet avivage, plus d'éclat et une légère teikite violette.
BLEDETTB ou BLDETTE DU RHIN
(comni.). Sorte de laine de basse qualité,
qu'on tire d'Allemagne.
BLEC£UR (ai^uil.). Ouvrier qui, ddns les
fabriques d*aiguilles, donne le poti bleuitre.
3u*on remarque k la partie inférieure, près e la pointe de ce petit instrument.
BLEUIR. C*est échauffer un métal jusqu'à ce qu'il prenne une couleiir bleue. On bleuit racier,le cuivre, etc* Les doreurs bleuissent l'acier avant d*y appliquer des feuilles dVr ou d'argent.
BLEUISSAGE ou BLEUISSEMENT. Passage d'une couleur au bleu.
BLEDISSOIR (horlog). Angl. glomngtool; allem. aueglUheisen. Outil qui sert à faire prendre la couleur bleue à I acier«
BLIAN (cost.). Vêtement ancien qui avait la forme d'une blouse.
BLIN (tiss. de soie). Pièce de Tourdissoir, écbancrée dans toute sa hauteur, juste k l'épaisseur du pilier de la lanterne dans laquelle elle doit entrer.
^BLOCAGE (impr.). Lettre retournée pro-' visoirement pour occuper la place d'une autre lettre qui doit j être mise plus tard. Bloquer est donc remplacer pour un temps, par des lettres retournées et de même épaisseur, celles qui se trouvent momentanément épuisées* — En termes de maçonnerie, on entend par blocage de menues pierres ou de petits cailloux et moellons qu^on jette, k bain de mortier, pour garnir le dedans des murs ou fonder dans l'eau k pierres perdues. BLOCHET (cbarp.). AngK tire pièce ; ail. itichbalken. On nomme ainsi de petites piè- ' ces de buis qui portent des chevrons et sont entaillées sur les plates -formes. Le blocket d'arêtier est celui qu'on pose k l'encoignure d*une coupe, et qui reçoit dans sa mortaise le tenon du pied de l'arêtier; le blocketmor* dantf celui dont les tenons et' entailles sont k queue d'aroode; et le blochei de recrue ^ celui qui est droit dans les angles. Les blo- Chets s'appellent aussi tntretoieee.
BLOCKHAUS (arcbit. mitit.). De Pallemand è/ocAr, tronc d'arbre. Sorte de redoute détachée, qui n'a pas d'issue apparente et communique souterrainement k un autre:
ouvrage. D'autre fois le blockhaus n'est) qu'une palanque k ciel ouvert, k fossés , k « meurtrières, et qu'on entoure aussi d'une t enceinte.
BLONDE (comm.). Angl. si7jbi«l; allem. > teidentiill. Ouvrage qui ressemble k la dentelle pour le travail, mais qui en diBère par^ la matière , qui est de la soie blanche ou * noire. La perfection de ee genre de dentelle > consiste dans la tinesse, la régularité de la* texture et la blancheur de la soie. La blonde . d'Angleterre est l'une des plus estimées. On nomme blonde en fil la mignonnette,dan(elle dont le fond ressemble è celui de la blonde connue sous le nom de tuile. On fabrique aussi de la blonde de coton. En France, les villes les plus renommées pour leur blonde sont : Arras , Avesne, B.ir-le-Duc, Baveux, Caen, Clermont en Auvergne, Gisors, Lyon, Magny,Orléans, Paris, le Puy, Saint-Etieune« Tour$, Vienne, etc. La plus belle se fait k Chantilly. On cite aussi les blondes de la Suisse, de la Hollande, de la Saxe, du kti«. lanais, etc.
BLONDIER. Ouvrier qui fait de la blonde*