‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 67 sur 281 · BOC · texte numérisé non relu

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DE TECHNOLOGIE

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BOA. Espèce de vaso, gros par le milieUf qiH serl h contenir du vin. On te nomme aussi 6iftre dans quelques localités.

BOBÈCHE. Angl. formel; allem. lichtknecht. Petit cylindre creux qu*on adapte aux chandeliers, aux lustres 9 aux girandoles, etc. — C*es( aussi le nom d*uo morceau d*acier fln el trempe, d*à peu près trois centimètres de longueur, ajrant dans sa largeur la forme d'un coin, et qui sert è la fabrication des rasoirs. Pour forger ce dernier instrument, Toufrier prend un morceau d'étoffe ou de gros acier; il Téttre, la recourbe par un bout, insère la bobèche entre les deux parties recourbées et la soude. Le dos se trouve afnsi formé de gros acier, et le tranchant d*acier fln. L*etoiïe recouTrant en grande partie la bobèche, il en résulte que le rasoif ne peut être usé entièrement, quelque bien forgé qdMI soit, et le plus souvent même il est bientôt tnîs au rebut.

VOBEL1REDR. Ouvrier qui faisait les bobelins.

BOBBLINS (cost.]. Sorte de brodequins

3 ut étalent autrefois en usage chez les gens u peuple.

BOBILLE (épingl.). Cylindre de bois .flié ' autour d*un arbre de fer qui le traverse au centre par la base, et qu'on fait tourner au moyen d'une manivelle.

BOBINAGE (Blal.). Angl. winding: allem.

$pukn. Opération qui consiste à couvrir les bobines de RI, de soie ou de laine.

BOBINE. Du grec fiiaevS , en latin , bom* bpj^f fer è soie. Angl. bobbin; allem. ipule. ftf orceau de bois plus ou moins gros, tourné on rond, cylindrique, avec des rebords k chaque bout. Il y en a de plusieurs Iongtjeiirs; mais les grandes n*ont pas au deti Je 16 centimètres. Elles sont percées, on les roonle sur une broche de fer, et elles ser- ▼enl h tiler au rouet ou k dévider du fil, de la laine, du eotod, de la soie, de Tor^ de Tafgoiit, etc.

BOBINER. Dévider de la soie, du fil, etc., sur une bobine.

BOBlNETTE. Pièce de bois qui, autrefois, 0e défoulait k l'extraction de la chevillette «forn porte, pour laisser ouvrir celle-ci.

BOBINEUSE. Ouvrière qui dévide, sur dea bobinf s ou rochets, le Gl destiné è foc^ mer les efiatnes.

BOBINlfcRB. Partie supérieure de l'ancien rimel à filer l'or. Elle fait la fonclioa de bobine.

BOCAL (terr.}. Do grec jSauxccXiov, vase k

forge étroite. AogK mumglaiê ; allem.

ryiMlkugel. Bouteille de verre dont le col est large cl très-court et la panse large. — i^lobe de eristafou de verre blanc, rempli d'Ma «t monté sur un pied, dont il est lait usage dans quelques métiers, pour rassembler» sur l'objet qtt*0D travaille, les rayons li'uoe lampe ou d une chandelle placée def«rière* -^ Petite pièce de métal, en forme de godet, qa'OB adapte aui trompettes, aux cora et quelques autres instruments, etque l'on Doreane pius comnrunémcut embou" 4'Aiira.*-Graiid verre de la contenance d*uu

fitre, dont on se sert on Allemagne et en Âollande, pour porter des loas's h Ta fin des repas. -^ Mesure pour l«s liquides qui était autrefois employé h Rome.

BOC AMBRE. Voy. Bocard.

BOCARD (fond.). Angl. itamping^-^ilt ; allem. pochwerk. Machine qui se(t k pulvériser, écraser, broyer et concasser divergea substances, mais particulièrement la mine de fer avant de la fondre. Cette machine se compose d'un ou de plusieurs pilons, qu^un arbre armé de cames et toornatit par un moteur quelconque, fait jouer sur le fond d*une pile, ou de mortiers en fonte ou de pierre dure, dans lesquels on met les matières qu'on veut bocarder.

BOCARDAGE (fond. t)d<tallurg.).Opération qui consiste & débarrasser le hiinerai de sa gangue.

BOCARDER jffond. métallur^;.)- Ecraser le minerai en lui faisant subir faction du tK>« card

BÔCAS^manuf.). Toile de coton de Surf^ nam.

BOCASSlN(manur.). On nomme ainsi dei étoffes imprimées qui se frabriquent en Arménie et en Perse, parliculièroment h 7o* cat

BOCFIL. Angl. rorJ^-5«ta;èllem. laub§^ gebogen. Outil en forme lie scie k main.

BODÊB (verrer.}. Ançl. il<rre-60ftcA; allom ofenbank. Petit banc de bois dont les ver^* riers(ont usage pour placer leurs outils.

BODRAT (tuanuf.)« Espèce d^étoffe qui se fabrique eu Egypte et dans tout le Levant.

BODRUCfiE. Voy. BAonaircHB.

BOBSSE (grav4 moiln.). Angl. chiêel; aflera. meiael. Instrument dont te graveur iait emploi pour boêsser.

B0E3SER. Ebarber les métaux. -Nettoyer les ouvrages de ciselure è Taide de la

boOSSfi

BOeUP (sidines.). Ouvrier 'qui décharge les cbarrettes, jette le bois Sous la poêle, et remplit d*aotres.fonctidns analogues.

BOGUETTE (agricult.). L'un des noms vulgaires que l'on donne au blé sarrasin.

BOIE (manuf;)« Sorte d'étoffe que l'on fa*brique k Amiens.

BOIRE. En termes de métiers, on dit/btra boire pour faire tremper. Paire boire une étoffe, c'est la tenir lAche, et c'est eu ce sen^ qu^on dit faire boire un ourlet^ un iurjel^ uh ' remplu etc.

BOK}. Du grec jSocnettv, paître, ^fce que les animaux paissent dans les bois. Angl. Wùod; allem. holx. On nomme 6oti affaibli celui doot Téquarissage a été très-diminué ei> le rendant difforme, afin de laisser des bossages ou poinçons. Le boU appareni est celui qotî, dans une cloison, n*est pas re^ tonvert de pifttre. On appelle bùU bombé où, bauge^ celui qui a quelques courbures natufellôS — « Éoi$ eaaranéau etÈur^ celui qui offre, au cœur, des fentes qui ressemblent aut lignes horaires d'un cadran et sont un signe de mauvaise qualité. — * Boit tanard^ celui dont le poids dépasse Id volume d*eau qu il déplace, ce qui le fait coûter k fond.--

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Boii canif f elui qai .a des malandres do nœuds poiirris* ou qui est creui. — Boiê eorroyif celui qui a élé pnasé au rabot en rhnrp(*nterie, et h la varlope en menuiserie.

— Bnii courbant^ celui qui présente une courbure plus ou moins régulière, — Bot* de brin^ celui qui, grossièrement équarri, sert pour les combles et les solives. — Boii d'échantillon^ celui que les marchands ex-

J>oscnt dans leurs chantiers* après les avoir ait couper h ditTërentes longueurs et gros* seurs. -^ Boii de charpenle^ celui qa*on emploie h la construction des édiGces. — Boii de charronnage^ celui qui, par ses qualités de solidité, d'élasticité ou de durée, est propre h faire des charrettes, des charrues, etr.

— Bois de eomtruciionf celui dont il est fait usage dans la marine pour la construction des bfttiments. — 0oiid«d^6t/, jeunes arbres dont on ménage toute la longueur, aHn de s'en servir pour quelc|ues ouvrages spéciaux. •^Boii de /imle, celui dont on fait des rames, des pelles, du cerceau, des douves, des panneaux de soufflets, des chevilles, etc.— fioi# de henagef celui qui, menu et en grume, sert è certains travaux de charronnage. -— Boii d'émailf celui qui est fendu du centre à la circonTérence. — Boxe d'équarrinagep celui qu'on équarrit pour la charpeoterie. — Boii de refend^ celui dont on fait du merrain, des lattes et des échalas. — Boii de re^ montage^ celui qui est propre à construire des auÙts, des avant-trains, etc. — Boii de êertieef celui qui est propre à la construction. — Boii de /tni, celui qui, ne pouvant servir dans la charpente d*un navire, n'est employé qu'à des ouvrages de peu d*im-

Imrlance.— Boude travene^ celui qui, parmi e bois flotté, est reconnu pour du hêtre ou du charme dépourvu d'écorce. — Boii d'ouvrage^ celui qu'on prépare dans la forôt pour être employé è faire dessabols,des sébiles, des saunières, etc. — Boii doux, celui qui a peu de Bbre et de nœuds. — Boii échappi^ celui qui, pendant le flottage, a été trausmrlé dans l'intérieur des terres par un débordement. — Boii échauffé^ celui dans lejçiuel OB remarque des traces rouges et noires, indices de pourriture. — Boii en ^mme, celui X|uî est encore dans son écorce, et qu'on transporte sans être équarri.-^Boit /eut//ard, celui qui sert h faire des cercles pour relier les futaillos.-^Boû fldcheuXf celui qui n'est paséquarri à vive arête et auquel il reste Jbeaucoup de déchet. — Boii floUani^ celui dont lia pesanteur spécifique, se trouvant inoindre que celle de l'eau, peut se soutenir sur ce liquide. — Boii fondrier^ celui dont la pesanteur spéciGque étant plus forte que lelle de l'eau» l'oblige à couler è fond. -^ \Boii gauche ou divené^ celui qui n'est pas liroit par rapport à ses angles et à ses côtés.

— Bon gdiff celui qui offre des fentes intérieures provenant de la gelée. -^ Boii groi^ celui qui appartient è des arbres qui ont végété dans les lieux humides. — Boii madrée celui qui n'a point de petites taches brunes.— Boû méplat, celui qui est équarri plus large qu'épais, comme cela a lieu pour

les membrures de menuiserie. ^ Boii neuf^ celui qu'on transporte sur des charrettes ou dans des bateaux, et non par le moyen du flottage. -* Boii noailteux ou rtitliçue. celui qui vient d'arbres qui ont crû dans des terrains graveleux et exposés au soleil. — Boii noueuxt celui qui est traversé de nœuds. — Boii œuvre^ celui qui est préparé pour les constructions. — Boii ouvréf celui qu'on fngonne préalablement , de manière è le rendre propre à la destination qu^il recevra plus iùrd. -^Boii tendre ou boii 6/anc, celui dont la contexture est faible ou molle. — Boif torif celui qui n'est pas droit. — Bots tranchéf celui dont les fibres ne suivent pas une ligne droite.— Boit vermoulUf celui qui est percé par les vers. — Boii vert^ celui qui D*a pas encore perdu sa sève. — Boit 9</, celui qui est è arêtes vives, sans écorce ni aubier. — On nomme aussi boii degrilUf la partie d'un métier è bas sur laquelle les ressorts de la grille sont posés perpendiculairement ; et boii de moule, les morceani de bois qui, chez les fondeurs de caradàrest servent a tenir le moule, è Touvrir et à le fermer.

BOIS (impr.). Mot générique qui désigne des garnitures de mai^e, de tête et de fonds, telles que réglettes^ biseaux, coins^ etc. On dit aussi boii de corpe. On nomme 6ots de balleif des morceaux de bois creux que l'on remplit de laine pour y fixer des cuirs; et boii de barreau^ un morceau de bois tourné qui est arrêté solidement au barreau.

BOIS (Coloration du}. La découverte de la coloration du bois, par voie d'aspiration» est due à H. le docteur Boucherie, et l'opération repose sur la faculté qu'a le végétal d'absorber, par ses racines, les substances liquides que l'on introduit dans le milieu où Ces racines se trouvent plongées. En agissant ainsi , on peut procurer aux di« verses parties de la plante une coloration artificielle qui n'est que temporaire lorsque cette plante poursuit le cours de son existence, mais qui se fixe dans les parties dont on suspend la végétation. C'est donc eo s'appuyant sur ce phénomène, celui de la force aspiratrice du végétal, que M. Bou«chérie a trouvé le moyen de donner au bois, non-seulement une coloration variée, mais encore la propriété de résister & Taction de l'humidité et h celle de la chaleur; qu'il lui assure de la dureté et de la ténacité, sans nuire à son élasticité, et qu'il lui communique enfin des parfums variés et durables. Que l'arbre soit sur pied ou renversé, l'ex* nérimentateur parvient, avec la même facilité et avec la plus minime dépense, à porter dans les tissus les plus déliés de cet arbre, toutes les substances qu'il juee nécessaire d y introduire. Ainsi, en combinant divers sèment ces substances, on peut colorer les liois de différentes nuances et rendre de la' sorte les espèces les plus communes propres aux travaux de l'ébénisterie. Le pyrolignite de for, par exemple, donne une teinte brune très belle; si l'on introduit, après Kabsorp- (ioo du pyrolignite» une matière tannante,

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DE TECHNOLOGIE

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Si«

on forme one encre dans la masse du bois» et Ton obtient alors des teintes noires. bleues ou grises; si» au Heu de la matière tanDenle, ou emploie du prussiate de potasse» c*est le bleu de Prusse que Ton prodoit, f/introduction successife d^acélale de plomb et de chromate de potasse donne naissance à un chromate de plomb. jaune; en faisant pénétrer le pvrolignîte de fer. du prussiate, de Tacétate de plomb et du chromate de potasse, on se procure» dans la même pièce de bois» des nuances de bleu» de vert» de jaune et de brun ; et enfln lors-

311^011 a recours aux réactifs chimiques» on étermine des colorations qui peuvent être variées h TinHui. Outre la voie d*absorpf ion, H. Boucherie fait aussi usage de celle de pression pour obtenir ses colorations.

BOIS (CoNSBRTATioN D8s). C'est fucore par remploi du procédé de M. Boucherie qu*on parvient l ce résultat. « AinM, dit le rapport d'une commission de TAcadémie des scieneea, pour pénétrer de substances conservatrices un arbre tout entier» Tauteur prend la force dont il a besoin dans la force aspiralrice do végétal lui-même» et elle sufBt pour porter» de la ttase du tronc jus* nu'aux feuilles» toutes tes liqueurs que I on veut y introduire. Que Pon coupe un arbre en pleine sève par le pied » et qu*on le plonge dans une cuve renfermant la liqueur, celle-ci montera jusqu'aux feuilles les plus élevées. Enfln». il u*est pas même indispensable de couper Tarbre, car une cavité creusée au pied, ou un trait de scie qui divise celui-ci sur une grande partie de sa surface, suffisent pour qu'en mettant la partie entamée en contact avec un liquide, il j ait absorption rapide et complète de ce dernier.»

Voilé pour le principe. Quant à la mise en œuvre industrielle de H. Boucherie, celuici coupe simplement ses bois eu billes de longueur marchande, pour faire Gltrer k travers telle liqueur dont il veut les pénétrer. AAn d'arriver A cela, son chantier se trouve disposé de la manière suiranle : Un ▼este réservoir, contenant la solution, se trouve établi, k une hauteur de quelques mètres» k Tune des extrémités du chantier; puis» k partir de ce réservoir jusqu'k Taulre extrémité du chantier, les billes k préparer sont disposées k terre les unes k'Ia suite des autres et parallèlement au réservoir. Un tube descend de celui-ci , et courant dans Coûte la longueur du cbanlier passe sous toutes les billes où il doit faire pénétrer la liqueur par leur milieu. A cet effet, on donne k ce milieu un trait de scie pour établir on vide'; on y introduit un petit tube qui s*y rattache par une de ses extrémités» tandis que Tautre s'embranche sur le tube principal qui traverse le chantier; et pour que la liqueur introduite en cet endroit ne s'échappe pas par le trait de scie, on entoure la bille, a ce même point d'une corde qui, pénétrant dans la seclion,circonscrit le vide interne et en forme un réservoir clos. Le liquide alors s*insinue dans le tissu du bois» el s*é-

chappe bientôt par les deux extrémités de la bille ; mais k ces extrémités se trouvent des rigoles qui le recueillent, le conduisent dans un autre bassin creusé au-dessous du grand réservoir; une pompe le rejette dans ce réservoir , et de ces diverses dispositions résulte une circulation continue de liquide du réservoir aux billes et de celles-ci aux réservoirs, circulation qui n'est interrompue que lorsque les bois ont été suffisamment imprégnés.

M. Boucherie a eu des imitateurs» et il n'en pouvait être autrement. Les plus dignes d'être cités sont Margary. Pajne» Bethell et Buroett. Le premier plongeait ses pièces de bois 'dans une solution de sulfate de cuivre et le temps de l'immersion variait suivant Tépaisseur des pièces; mais la pénétration n'était que superficielle et n atteignait point les profondeurs du tissu.

Payne introduisait dans le bois» et k l'aide d'un appareil compliqué» d'abord une solution de sulTure de calcium» puis une solution de sulfate de fer» lesquelles, selon lui» devaient, en se décomposant » remplir les vaisseaux de sulfate do chaux et de sulfure de fer. Enfin Betlhell et Burnelt» en faisant ujsage du même appareil que Payne, ne dis* tinguaient leur méthode de la sienne que parla nature des substances auxquelles ils avaient recours et qui consistaient particulièrement en sulfure de barium, sulfure de fer, chlorure de zinc» créosote» etc. H. de Gemini parait avoir été plus heureux dans sa pratique, et nous allons le laisser exposer lui-même sa méthode.

« Les divers procédés de solidifications du bois» proposes on pratiqués jusqu'k ce jour» dit-il» sont tous fondés uniquement sur l'imprégnation par des ag;ents chtmi*

f|ues» tels que le sulfure de barium» le sulatede for» de cuivre, etc.» imprégnation opérée généralement au moyen au vide ou de la pression ; mais l'inconvénient qu'ils présentent, sans exception» consiste en ce que ces agents» destinés k se combiner avec les principes altérables du bois» n'imprègnent le bois que de substances plus ou moins solubles» ou même de principes volatils et fugaces ; d'où il suit que» dans un temps limité, venant k abandonner, né fftt* ce que partiellement , les bois imprégnés» ces substances ne font autre chose que de désagréger les fibres ligneuses entre les-

J[uelles elles avaient été introduites avec orce, rendant ainsi les bois plus aptes même qu'en leur état normal k subir l'in* fluence des causes extérieures d'altération. « Le problème véritable ne consistait pas k produire ainsi temporairement dans le bois des combinaisons douées de propriétés antiseptiques, mais bien d'Imprégner le bois d'une substance k la fois antiseptique et insoluble, ou tout au moins de rendre stables les combinaisons susdites; en un mot, d'assurer aux effets obtenus la persistance, condition sans jaquêlle le bot essentiel ne saurait être considéré comme atteint. Le mojen qui s'est pré&enté k moi| Timpré*

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DICTIONNAillE

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gnaliûo, ou coroplète ou lub^idUira^ par attsmatiàres biluroineui^eSt esl lelleroent siipplo et oaturel, que ^i je l*ai rendu pratique le premier, je doi$ croire que c*ea( uni<)ueaieDt parce qu'on aura douté jusqu'ici de la possibilité d'introduire dea ma* tièrest généralement peu fluides, dans le tissu ligneux. Il reliait dopo faire pénétrer le goudron dans le tissu roâme du bois, et je me suis attaché h obtenir celle pénétra* tien h des profondeurs suflisantes pour as- Korer, d'une part, la cohésion des fibres ligneuses entre elles ou avec des combi* najsons salines antérieures; de l'autre, rat>scnce de toute pénétration de Vhumidité tendant h dissoudre les sels et à désagré{;er le tissu, ne perdant point de vue que, puis* oue cette désagrégation résulte toujours de I introduction des sels mélalliques, la soK* diflcalion du bois au moyen de ces subs* tances n'est réelie qu'autant qu'elles demeu« rent interposées dans le tissu, du moment qu'elles j ont pris la place des gaz eipul* sé3t ou bien s'y sont combinées avec eux. Je dois dire que reffet a dépassé mes espérances, puisque rimprégnaiion, ou partielle ou complète, a été obtenue môme avec le

Soudroq minéral seul, sans l'adjonction ni es bulles de naphie et de schiste, ni d'au* Ires ëiisenees« destinée è en atténuer la deu« site naturelle*

m Mon procédé oonsisle , soi| en une im* prégoatioti unioue par le seul goudron mi^ néral ou végétal» toit» seton t'occurenoe» on plusieurt imprégnations suei'.çssives, les unes au moyen de solutions de aul^stances neutres méiailioues» la dernière» de matières bitumineuses. Toutefois, des diverses oonhbioaisons, celle è laquelle fai donné la préférence , du moias ôour les traverses des chemins de fer et oes oonsiruciiona maritimes, coasiate en une imprégnation unique par le goudron minéral ou végétal pur , attendu que cetteimprégnsiiona été reooimue comme remplissant pleinement è elle seule tontes lea conditions du problème de la conservation des bois, et comme constituant le mode le plus efficaces an même temps que te plus économique possible. Avant d'éire soumis & rimprégnaiion, lesl>ois renfermés dans le cylindre de l'appareil y subissent d'abord une dessiccation presquei complète au moyen de la vapeur portée à une haute pression, de manière que If pénétration des solutions salines ou du goudron s'opère, non-seulement avec plus de £icilii4« mais qu'elle ne renferme pas dans le bois les

Îrincîpes d'humidité qui lui sont naturels, 'ontefois » comme je Tai dît , fesdusion do tes principes n'étant pas absolue, la peiiie

Suantité d'humidité qiri aubaiaterait , loin 'être nuisible» est uiile » à mon avis » pour faciliter la dissolution de ta eréosote conte* nue dans le goudron. Quant eui: moyens d*opérer les imprégnations, ils WAsisteot dans la formation du vide à l'intérieur du cylindre de l'appareil, dans la pression •tercés sur les liquides par une pampe Ibu- 4an(e« Il est è reaiar«)uer que* d^os rimpré-

gnaiion^ [ïàr le goudron , il s'opère , ï aa^ certaine profondeur dans le bois, une séf». ration de la partie solide (la poi»] d'sfce b partie huileuse et subtile; la première, t*irrètant à une profondeur de S à i cniti* mètres , résiste alors è l'énergie de Is pmsion ; mais la portion huileuse oentimia <k s'inQltrer beaucoup plus profondément, et ménie jusqu'au cœur du bois, si l'opéniiM est suffisamment prolongée. ■

BOIS (QuALiTi OBS}. Les plus propres l la grande charpente sont ceux du cbèoe, du châtaignier, du mélèze, du cèdre , da sipis et du pin ; pour le pilotage » on emplois k cliène et.Paune ; pour le cbarronnaga, rorai, le frêne • l'érable , le charme , le hèlrs et !« micocoulier; dans la menuiserie, oe bu principalement usage du norer,du liUesii du cerisier, du sycomore, oe l'acajou, de l'if et du buis; les bois h grains uns sont les meilleurs pour le tour ; on se serl surtout du chêne vert et du cytise pour b manches d'outils , et la cerclerie se confectionne avec les arbres de l'Age de sii à vingt-cinq ans.

BOIS COMMERCIAUX EXOTIQUES. U (otsd barri^M^s, de la Martinique oo ho» hinin<»porrecla, dont on fait des douves.- Le bois à ealumei ou mabfa pinn, de Cayenne, dont les menues*brancnas servcut è faire des lojrsux de pipe. — Le ôsù i cossaca ou aralia arborea , qui est emplaj«

Sour la bÂUsse. -^ Le frais aBumdt^ srbn e rindo , qui sert è fabriquer de la poadrt è tirer. — Le frots ftmof^ , arbre us IT' d'Hailif donl on fait des roenbles. — Ls Ami braedéi ou iacquinia urmiUarii , donl :<* fruit sert è laire des bracelets. -^ Le ioti earatfrf , arbre de Die d'Haïti, amplové pour la charpenle. — Le frots f acajou , doot oti lait usago pour la fabrication des meuble<, tst (|ui est fourni par le cedrela odorata ei U smetenia mahogoni, — Le bois d^agsuli, produit psr le vUiX divariemia des XuUUi et l'iPscAinomens grandiflora de lloJe, ri dont la cendre donne une grande qusQUU de potasse. — Le frots d*agra^ très-odoriAi, et dont les Chinois fabriouent de petits meubles. — Le bo\$ dkaauUla^ dont t'écorcc odorante est en>ployée dans la parfoisen^ — Le froti d^aiffle ou txctcaria offUùisrism, arbre de la Chine dont on brûle las copesui comme parfum.-- Le frais ^aimom^ robioiri de l'Ile d'Haïti , rofrtata sepiiaa, qui est ncherché pour lo charroniiago. -* Le bsU i** maranlt » le môme que Tacajou. — Le h^^ dord , provenant du ptialoma et du pùmirê de Cayeune , et doot on arme la pointe de» Oè« hes. — Le fro ij de bHU ou frais dis Isdu^ produit par le sopbora Àe^epiky/te , et <i«i est Irès^stimé pour la construction. — u bois de eampécne^ arbre de Tlnde SffMM Aamalany/ofi çamp^chianum % el ea u«â«.' dans la teinture. *- Le froîs ds camoit IdiT^^'

gsr le cataba du Malal>ar, le badamier 1»^ échelles, le tulipier et le cyprès è feoiKrs d*acacia d*Améri(Hie, et autres artires i*r*>près à être creusés pour faire des enuM^* cations. — Lo buU ac je^drc, nom dono^ ^

DE TECHNOLOGIE

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chofei rfenatares dif erses. Pour recevoir le tabêo seelement, on en fabrique en bois, encorne» en cuir^ en écaille» en ivoire» en fer, en argenl et en or. Quelques-unes de ce dernier métal sont en outre enrichies de pierreries» ornées de portraits» de paysages et|«ulres sajels« de cheveuXt etc. — En termes d'imprimeur en tailU* douce, on appelle botle un morceau de liois ayant la forme d*un arc» qui est garnie de fer blanc è l'inlérieur» et sert à &ire tourner le rouleau. — La botti; du fontainier est un coffre de fer, percé de trous» qu'on place i la superGcie d*uno pièce d*çau pour empêcher les ordures de s'introduire dans une conduite. -^ Celle de répinglîer est un f)etit coffre coufari de brins de fils de fer» lesquels main* lieonent les épingles qui ne peuvent alors remuer sous la pression des cisailles. — Celle du lourneur est un morceau de bois que Ton ajoute à vis au mandrin ou à Yne du tour» lorsau*on veut tourner un ouvrage en Tair. — ^^ Celle du tisserand est la parlio creuse de la navette où se trouve Fespo- )in. ^ On nomme bofle aussi la partie du vilebrequin où la môme est fixée an rnrps de cet instrument, et la partie qui Forme la jonction de deux pièces d'une soupape. — Les boites des facteurs d'orgues M)n( des tujaax de forme cylindrique, par >e mo^en desquels le vent du sommier s inroâàû dans le corps de la trompette ou de out autre jeu «ranche. — Celle du serrurier ^st une espèce de douille scellée dans un biloU pour recevoir l'eilrémité d'une barre Ma tenir solide.— On appelle encore 6ol(e à 'oret une espèce de bobine de bois» traverée d*une broche de fer, dont Tun des K)uU, qui est poinlu, entre dans le plastron, andis que l'autre bout, peroé d'un trou arré» reçoit les forets et les fraises que Ton Oxei 1 aide d'une vis k oreilles. — Chez » metteurs enœuvre la boUe de iableâbro' eliU est une lame d*or ou d'argent battu, liée de telle manière que la partie inféieore avance plus que rautre. Une lanuetle du même métal est soudée sur cette ime vers Tendroitoù elle est pliée, puis se ^rmine par un bouton qu'on soulève et sur K)uel on appuiB, afin de chasser ou de re- ?nir rétoffe prise entre les deux parties e la lame. — La boUe à liner du Cartier, H un instrament de bois à deux manches» ui» par son milieu» entre dans Tentait qui ) trouve au bout de la perche è lisser, elfe botte reçoit» à son extrémité infécure, une pierre noire très-dure et trës- '>lie, qai sert à lisser les cartes par le oiiement. — La boUe de montre de Torfére et de l*horloger est, comme tout le loode le sait, une petite caisse ronde en or, 1 argenl ou tout autre métal» destinée i ^cevoir le mouvement de la montre» pour garantir el le rendre portatif. Cette botte 'Compose de la cuvette et de la lunette, t on nomme manieur de boUee l'ouvrier ai ne iravailla exclusivement qu'à fabritier des bottes de montres. L orfèvre a Kore la boik à moulures^ dans laquelle

il enferme les billes à moohires ; puis lo botte à ioudureif petit coffret A compaptiments qui re|Oit les paillons de sondure. — Dans le monnayage, la botte d'eseai est le Coffre qui renferma les monnaies {essayées. Qn nomme Aussi botte; la partie du balancier où se trouvent les flans quand on les marque. — La botté deroué du charron est de cuivre ittdela forme d'un cône tronqué; elle empêche le frottement de l'essieu sur le bois an moyen de la rbue. — L^bottede crochet de VétablU chez le menuisier, est un morceau de bois entrant dans une mortaise pratiquée an bout de rétabli, et d^ns laquelle se trouve le crochet de fer. £n chirurgie» on appelle botte de Petit, une machine qui a pour destination de maintenir en contact les fragments des os de la jambe» lorsque celle-ci est fracturée. — La botte fumigatoire est celle qui contient les objets nécessaires pour secourir, au moyen de fumigations» les asphyxiés et les no* yés. — La botte de réverbère est une sorte d^armoire ou de niche pratiquée dans le mur» et qui sert è renfermer la corde avec laquelle on abaisse et on élève le réverbère. — Dans la marine, la botte de gouver" nail est une pièce de bois percée, au travers de laquelle passe le timon de la barre. — La boite àpierrieTf de rartilierie» est un corps cylindrique» de bronze ou de fer» avec une tfnse, qu'on rem{)lit de poudre et qu'on place dans le pierrier, par la culasse» derrière le reste de la charge. Elle chasse celle-ci en prenant feu. L'artilleur appelle encore boite le bout de la hampe de I ecouvillon, le bout du refouloir» Temboucbure dans laquelle entre le bout d'un essieu d'affût, et le cylindre de cuivre dont les couteaux d'acier servent à égaliser TAme des canons. — La botte de ryouiuance de l'artiflcier est un petit mortier de fonte qu*on bouche avec un tampon de bois après 1 avoir rempli de pondre, et auquel on met le feu par une lumière,

BOITB a ÊTOUPES (mécan.). Place particulière qui» dans une macliine» est destinée à renfermer les cuirs gras et les étoupes imbibées de suif qu'on met autour d'une tige qui tourne ou qui a un mouvement de va-etvient» pour empêcher l'entrée ou la sortie de l'air ou des vapeurs dans le vase auquel cette botte est appliquée. Dans les machines è vapeur» la boite A étoupes est un assembiage de deux rondelles métalliques unies eptre elles au moyen de vis et aécrous et fixées, soit ^ur le plateau h travers lequel passe la tige du piston» soit dans d'autres parties de la machine. Ces rondelles laissent entre elles un certain espace que Ton rem-

Elit d'étoupes do chanvre très-fines- et de onne qualité. Los boites A étoupes ont pour but de prévenir les fuites de vapeurs qui se produisent fréquemment lorsau^on ne prend pas CAS précautions pour les éviter.

BOtTE A FED (mach. A vap.). Nom sous lequel on désigne quelquefois le foyer dans les machines locomotives. Ce foyer se trouve placé A l'arrière de la chaudière, et compté-

BOI

DICTKWRAIRE

BOI

Chêne. Bob sec.

Id, Bois onlinaira de copeaux.

Id, So» desséché à Talr.

Ckairme» Bois sec de menoiseiie.

FrAw. Koisde meDniserie ordinaire.

Orme. BiUs sec de menoiseriey de 4

ssoa

tsno

Sapm, IBois sec de menuiserie ordi-

nalre. 50OT

Id. Bien séché i Valr. 5575

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