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Bacon tenta la construction d*une machînô qui, en diminuant le poids d'un homme, lui permit de s^élever et de se diriger dans Pair comme les oiseaux. En 1670, le perd Lana conçut h son tour la construction d'un navire aérien, soutenu par quatre ballons de cuivre, vides d*air. En 17S5, le pèreGaU lien publia, à Avignon, un livre ayant pour titre :Art denaviguer dans les atVf, et il y propose de fabriquer un immense Ijallon qui serait rempli d'air pris dans la rifgion de ta gréttt air plus léger que tout autre. Cavendisb, en 1766, et Cavello après lui, firent quelques expériences avec des vessies remplies d'hydrogène, expériences que répétèrent ensuite, en Allemagne, Pickel et Lichtenberg. Enfin, ce que la science n'atait pu trouver, le hasard roffrit, dit-on, h Joseph Moniçoifler, fabricant de papier, à Annonay, qui, en 1783, inventa le ballon que l'on appela montgolfière. La première expérience eut lieu le 5 juin. Peu après, c'est-à-dire dans la même année, le physicien Charles eut l'idée de remplacer l'air chaud par le gaz hydrogène, et il opéra une ascension le 27 août, en compagnie de Ro« l»ert. Il renouvela son expérience le 21 novembre , avec PilAtre Desrosiers et le marquis d'Alandos. En 1797, Garnerin fit pour la première fois, dans le parc de Monceaux, l'expérience de la descente en parachute* Kntin, en 180&, MM. Gay*Lussac e( fiiot s'élevèrent & une hauteur de MOO mètres; puis, le 15 septembre de la même année, Gay-Lussac, seul, parvint & une hauteur de 6,980 mètres. Depuis lors l'aérostatique est à peu. près restée stationnaire.
En 1855, M. Prosper Meller proposa la construction d'un chemin de fer aérostatique, au moyen d'aérostats captifs. Ceux-ci seraient assujettis è se ^mouvoir par des poulies sur une série de courbes formées par deux cflbies en fer parallèles, fixés à de certaines distances sur des points élevés appelés pavillons, et abandonnés, dans l'intervalle de ces points, è l'action de la pesanteur. Les courbes auraient leur convexité tournée vers le sol ; la distance entre les paTillons serait de 1 kilomètre, et leur hauteur de 260 mètres. Le% locomotives seraient inversables, étant assujetties aux cables perdes poulies en fer, aux deux points Of)po5és de leurs lignes équatoriale? ; la direction serait principalement basée sur les forces ascensionnelles et dascensionnelles» ce qui serait obtenu en lestant et.deieitant è propos les locomotives ; enGn, le vent serait utilisé dans tous les cas, avec des voiles verticales et horiiontales. Dans ce système les montagnes, les collines, tous les points culminants, serviraient à établir des pavillons.
jERDGINBUX (cbim.). Angl. œruginous; allem. eiê$nhaUig. Se dit des corps qui offrent la leioleae la rouille, ou celle du vert-degri».
fSCULINB (chim.}. Angl. id ; allem.
fffCtt/m. Substance alcaline qu'on obtient i}x marron cClude.
AFFAITER (tsnn.; Façonner les peaux à la Iwnn'^rie.
AFFÉRON. Pièce de métal dont on ^rnit lebout dps lacets de femme et des aiguillettes militaires.
AFFILAGE. Action d*affiler un outil ou fin instrument tranchant.
AFFILE. Nouet de toile rempli de graisse, dont on lait usage pour aOller certains outils de fer.
AFFILER. Du Cûlt. ùf/tlaf, passer sur la pierre. Aiguiser le tranchant émoussé d'un instrument et lui donner le fil.
AFFILOCUBDR ou DÊGROSSISSEDR (papet.). Angl. tûashing-tub ; allem. hatb'' zeugholldnder. Sorte du cylindre dont les papeteries font usage pour dégrossir
AFFILOIR. Du ra^i. ck^lt. fil, pierre. Pierre employée , soit pour enlever le morfll des Instruments tranchants aiguisés h la meule, Éoit pour rendre le fil aux outils qui l'ont perdu par l'usage. — Cuir sur lequel on passe le rasoir. — Pièce d'acier cylindrique servant h afQIer les couteaux de boucher. — Pibce avec laquelle le parcheminier tient le fer tranchant qui lui sert à raturer le parchemin.
AFFILOIRES (menuis.). Pierres & aiguiser et assorties, qui sont fixées dans du bois.
AFFINAGE. Du rad. celt. fin, pur. Angl. ra/tnfn^; allem. /VifcAen. Opération de métallurgie , au moyen de laquelle on sépare de certains corps les substances qui en allèrent la pureté. — L'afOnagede l'or a pour objet d'enlever k ce métal l'argent et |le cuivre qui s'y trouvent mélangés. — Celui de l'argent s'opère par la fonte qui fait surnager Te cuivre à la surface du bain et dépose l'argent au fond du creuset. — On af* fine la fonte par sa conversion en fer malléable. — L'ailinage du cuivre le dépouille, par voie d'oxydation, du fer et du soufre qu'il contient. -* Celui du chanvre se pratique à l'aide de peignes serrés. — Le drap est affiné par la dernière tonte qu'on lui donne. — Le relieur désigne, par le mot affinage, l'action de coller une bande de papier sur le côté du carton qui doit être fiasse dans le mors du volume , afin de ^empêcher de s'émousser. — Affiner les aiguilles, c'est adoucir leur pointe sur une pierre d'émeri qui se meut au moyen d*uu rouet.
AFFINERIE. Angl. finery; allem. a6/ret6hUtle. Usine dans laquelle s'ooèrent certains affinages,
AFFINITÉ (chim.). Du latin ad, auprès», et de finis ^ limite. Angl. affinily: allem. verwanatschaft^ On entend par afQnité o\Jk attraction chimique la tendance qu'ont les corps à se combiner ensemble. Oo^croit que^ le mot affinité tui employé pour la première fois dans la terminologie chimique, en 1703^ par Barchusen. Geoffroy l'atné donna, en 1718, la première table d'affinités; puis d'autres furent dressées par Wenzel , Bergmann, Guyton«Morveau, etc. On doit èi M. Ampère une nouvelle théorie de l'affi^ uité. Selon lui, chaque particule u:atériuMt>
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contient une électricité propre dont elle ne saurait se départir, et elle s^entoure, dans Tair, d*une couche d'électricité contraire» qui rend positive celle dont Télectricité propre est négative 9 et réciproquement. Il en résulte qu il y a nécessairement combinaison entre les molécules d'atmosphères d'électricité contraire» tandis que la réputsibn existe entre celles qui se trouvent chargées d'une électricité de même nature.
Éiifln , l'attraction ou la répulsion est d*autant plus puissante, que la différence d'électricité des particules est plus considérable.
AFFlNOlR.Du rad. cell. /In, pur. Angl.
finishing heckie : allem. autmacÂAecAef. Instrument pour afGner. — En termes de filassier, l'arfinoir est une sorte de peigne qui sert à afnner le chanvre.
AFFIQUET. Du rad. celt. /ic/ia, ornement. Angl. knitling-sheath. Sb dit d'un bijou et de certains ornements de la toilette des Temmes. C'est aussi le nom de l'espèce d'étui qu'elles attachent h leur ceinture, pour soutenir une aiguille à tricoter.
AFFLEURAGE (papet.). Se dit de l'action de délayer la pAte qui sert à fabriquer le papier. — En termes de meunerie , ce mot désigne la farine qui rend beaucoup.
AFFLEURANT (papet.). On nomme pile affleurante t celle qui aélaie le papier à maillet nu. — En meunerie le mélange affleurant est celui qu'on forme de froment, de seigle et d*orge.
AFFOLEMENT (magn.). Du rad. celt. foH, fou. Etat de la boussole lorsqu'elle cesse de se dirigor vers les p6les magnétiques.
AFFOUAGE. Du rad. celt. /b» /oc, feu. Latin, focus ^ foyer. Se dit de l'entretien en combustibles d'une usine ou d'une fabrique quelconque.
AFFUSION (chim.). Du latin fundere, verser. Angl. affueion; allem. xuguss. Epancho^ nient d'une quantité d'eau assez considérable sur un corps organisé ou un corps inorganique.
AFFUT (arqueb. charp. roenuis.). Oofut^ dérivé de fuêtis^ bAton. Angl. sawframe; allem. sàgengestetL Machine ou appareil de bois ou de métal, qui sert à supporter une autre pièce.
AFFUTAGE. Angl. sharpening : allem.
Bchârfen, Action d'alTûler ou d'aiguiser des outils. — En termes de papetier, on désigne par ce mot le châssis des formes. — Dans la chapellerie, on nomme affûtage la façon que l'on donne à un vieux chapeau, en le redressant et en lui procurant un nouveau lustre.
AFIOUHB (manuf.). Sorte de lin .trèsfin qu'on tire du Levant.
AGADA (luth.). Instrument à vent, semblable à un flageolet dont les Abyssins et les Egyptiens font usage.
AGALIKEMAN (luth.). Instrument à archet, qui se joue comme le violoncelle, et qui est usilé chez les Turcs.
AGALMATOLITHR (min.). Du grec aytû^oL , ornement , ot XiOoç pierre. Sorte de talc ou pierre Je fard de la Chine, dont
DICTIONNAIRK ^^^ *^
on fait aes figures grotesques appelées
magots.
AGATE (lapid,). Du grec *x«^c» nom d'un fleuve de Sicile sur les bords duquel on recueillit pour la première fois cette pierre. Le mot agate est le terme générique des variétés de quart! employées par les lapidaires. On dislingue les agates calcédoines, cornalines, sardoines, chrysoprases, héliotropes, on;rx, etc., — On nomme aussi agate un instrument où se trouve enchâssée cette pierre, et dont on fait usage pour brunir l'or.
AGÉDOITE (chim.). Nom qui fut donné h une substance obtenue du suc de réglisse, et que l'on croyait être un principe immédiat particulier des végétaux , mais que l'on reconnut plus tard pour de 1 as-
paragine. * . , .
AGENOUILLOIR (menuis.). Angl. o Aastock. Banquette d'un prie -Dieu sur laquelle on s'agenouille.
AGENT (phys.). Du latin agere , agir.
Angl. tool. Puissance de la cause à l'effet. Force du calorique, de l'électricité, du magnétisme, etc. Pouvoir de la vaneur.
AGGLOMÉRAT (chim). Angl. conglomerate ; allem. conglomérat. Réunion de molécules formant une masse, sans être pourtant ni combinées, ni irès-adhérenles.
AGGLUTINATIF (chim.). Du latin yfuten, colle. Angl. agglutinative. Qui récolte, rejoint les parties divisées.
AGGLUTINATION. Angl. id. Recollement de ce qui a été divisé, ou liaison de parties hétérogènes.
AGIAU ou AGIO (bijout.). Se disait autrefois de certains joyaux dont se paraient les femmes, — En termes de doreur, ce mot désigne une sorte de pupitre qui reçoit le livret contenant les feuilles d*or.
AGNELIN ou AGNELINË (mégiss.). Laine des agneaux qui ont été tondus pour la première fois.
AGOGE (métallurg.). Rigele qui, dans les mines, sert à l'écouleut^nt de I eau.
AGRAFE. Du gall. craff', crochet. Angl.
clasp: allem. krappe. Crochet qui s'introduit dans un anneau appelé porte om crampon^ et qui sert à joindre deux objets ou leurs extrémités. La bijouterie comprend divers genres d'agrafes. — En serrurerie, on nomme ainsi un morceau qui sert à en accrocher un autre. — L'agrafe du van!iier est l'osier tortillé au bord d'uu panier. — Celle de Tarchilecte consiste en un crampon de fer qui relient les pierres entre elles.
AGRAVANTES (phys.). Se dit des forces et des poids ajoutés à ceux qui exercent déjà leur action.
AGRÉGATION (phys.). Du latin agqre^ gare^ aggregatio. Se dit de la propriété qu'ont les molécules des corps, de s'attirer, de se rapprocher les unes des autres, ponr adhérer avec plus ou moins de force entra elles.
AGRESTEN (chim.). Tartre noaencora dépuré.