‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 83 sur 281 · CAI · texte numérisé non relu

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CAGNARDELLKS (fond.). Angl. bellowi; dllern. blùsebafg, Sorle de souiQets.

CAGNOTTE (écon. rur.). Petite cuve propre à fouler la vendange, dont on fait usage dans le département de Lot-et-Garonne.

CAHIÈRE. Grande chaise h bras.

CAHINÇATB (chim.). Sel formé par la combinaison de l'acide cafainciniqoe avec une bise.

CAHINCINIQUR (Acide). On Textrait de )*écorce du cahinça.

CAH0S8ET. Yoy. Closbt.

CAHUOTIER. Yoy. Verveux.

CAHYS (métrolog.). Mesure de capacité pour les matières sèches, usitée particulièrement k Cadix et à Séville.

CAIGE. Filet qui servait autrefois h prendre dfs sanKliers.

CAIGNARDELLE (chim.). Machine employée pour transporter du gaz.

CAILLÉ (écon. rur.). Se dit pour lait caillé.

CAILLÉ-BLANC. Précipité dedissolutions d'argent et d'aride marin.

CAILLEBOTIN (cordon.). Panier ou fond de chapeau dans lequel les cordonniers mettent lour ni et leurs alênes.

CAILLEBOTTE(écon. rur.). Masse de lait caillé. Sf) dit aussi du vase qui la reçoit .

CAILLER. Machine è prendre des cailles.

—Appeau qui contrefait leur cri.

CAILLER, (chim.). Du latincoajru/are. Se dftde certaines dissolutions qui laissent un précipité caill'é blanc. La dissolution d'ar^ genl, faite par Tacide du nitre, se caille lorsqu'on y ajoute de l'acide de sel marin.

CAILLOTIS. Espèce de soude dont les morceaux sont aussi durs que des cailloux.

CAILLOU (chim.). On nomme terre de$ cailloux la précipité de la dissolution de la silice par un acide; et /loueur des cailloux^ une dissolution de la silice dans les alcalis. CAILLOUASSE. En termes de carrier , on nomme ainsi la pierre meulière» lors- Qu'elle est blanche, luisante, dense et en forme de moellon,

CAILLOUTAGE. Peinture qui imite la couleur de Tintérieur des cailloux.

CAILLOPTÉE. Faïence flne.

CAILLOU ris. Mélange de gros sabla de rivière et de cailloux concassés qu'on répand sur les chemins pour les empierrer. Il est essentiel que ces cailloux soient bien reliés entre eux, et l'on arrive è ce résultat, au moyen de détritus, d'un peu d'eau, du pilon, et surtout du cylindre de compression.

CAISSE. Du latin eapsat qui vient luimême du grec xc^a, étui ou botte: Ce mot, pris dans son acception la plus générale, dési^ue une boite ou un coffre en bois, dt*8tiné è recevoir des marchandises pour les transporter d'un lieu dans un autre, ou pour renfermer et servir de dépdt en un lieu quelconque, è des objets de toute nature. — Coffre dan9 lequel on renferme des valeurs en numéraire. — Tambour instrumental : on distini^uo la caisse ordi-

naire, la caisse roulante et la grosse caisse. — L'horticulteur fait usaçe de caisse pour planter des arbustes et faire des semis. — En agriculture, on nomme caisse de dessic" caitofi, celle qui sert à faciliter le dessèchement des grains. — En architecture, la caisse est un renfoncement carré qui renferme une rosace dans chaaue intervalle des modillons du plafond cle la corniche corinthienne. — Chez le carrossier le mot caisse désigne le corps d'une voiture. — Chez le tourneur, c'est une botte de fer ou de laiton qui contient le clavier. — La caisse de dépôt du papetier est une grande auge de pierre dans laquelle on met la p&te jusqu'au moment de s'en servir. — Celte du facteur d'instrument est l'espèce d'armoire qui renferme un oreue, un piano, etc. -— En termes de manufactures, la caisse des mar" ches est le coffret où traverse le bouton qui enfile les marches. — Une caisse, en hohlogerie, est la pièce qui renferme le mouyement des pendules et des montres. — Chez le batteur d'or, c'est la botte de sapin qui couvre* la partie supérieure du marbre sur lequel on nat l'or. — Chez le raiBneiir de sucre, le petit coffret de bois, à rebord, qui empêche que le sucre gu'on gratte tombe h terre. — Chez l'artificier, le coffre de planches, long et étroit et posé verticalement où l'on renferme un grand nombre de fusées volantes. La caisse aérienne est une espèce de ballon contenant des pièces d'artifice et de petites fusées. — La caisse de poulie est le moufle d'une poulie* CAISSE A EAU. Caisse en fer battu, sans enveloppe de bois et ayant la forme d'un cube parfait, qui sert è contenir l'eau douce

Sue les marins renfermaient autrefois dans es barriques, pour les voyages de long cours. Cette caisse fut inventée en Angleterre en 1798, et le fer battu fut adopté pour feur construction quelques années après.

CAISSE CATOPTRIQUE (pbys.). Instrument propre à grossir de petits corps, trèsrapprochés et répandus dans ou grand espace.

CAISSETIN (fab. de soier.). Angl. loolchest: aWeitï. zeugkasten. Petite armoire en forme de caisse et à plusieurs étages, dans lesquels l'ouvrier range les soies et les dorures qu' il emploie. — Les doreurs et les graveurs font aussi usage d*une caisse de ce nom. — Ce mot désigne encore de petites caisses de sapin qui servent, en Provence, à l'expédition de fruits secs.

CAISSON. Nom que porte, dans le seryice de l'artillerie, un chariot fermé par un couvercle à charnière, ayant une fourra* gère par-devant, et une auge par-derrière, et qui sert à transporter des munitions. Du caisson de poudre peut en contenir 750 kilogrammes. Il y a aussi des caissons d'ambulance et des caissons de vivres. — En architecture, on appelle caissons les cciiipartimenls symétriques et renfoncés qui di* visent un plafond ou une route, qu'on borde de divers ornouients, cl au milieu

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dictionnauus

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desquels oa place une rosace. — Le caisson d'artîficîer est une espère de petile mine ▼olante, pareille à la fougasse. — En termes de carrosserie, ce mot désigne un petit coffre qui se trouve établi à la cloison de derrière, dans une Toiture.

CAISSON (hydraul.). Grande caisse en charpente dont on fait usage pour la censtruction de certains travaux hydrauliques en maçonnerie, tels que les piles et culées d'un pont, les murs a*un quai, ceux d'une écluse, etc. On distingue deux espèces de ees caissons : cenx qui sont ouverts par le fond, et ceux qui sont fermés. Les premiers se construisent sur remplacement mtoe où doit être fondée la maçonnerie; lorsqu'ils sont achevés on drague dans Tintérieur à une profondeur suffisante; et l'on coule ensuite une masse de béton sur laquelle on bttit. Quant aux caissons fermés par le fond, on les construit à terre à proximité de l'endroit où fis doivent être placés; on les dispose de manière à ce qu'ils puissent flotter; arant de les lancer on élève dans leur intérieur une portion de la maçonnerie qui doit former la pile ou la culée du pont à construire ; et l'on prépare en même temps le sol sur lequel ce caisson devra échouer, soit en y battant des pieux, soit on le draguant el j coulant du béton pour former un sol artificiel. Lorsque tout se trouve ainsi disposé, le caisson est mis i flot et amené dans remplacement de la fondation; on l'y faîH échouer en le faisant remplir d'eau ; puis on en enlève les parois latérales, celle du fond restant seule à demeure sous la maçonnerie qu'elle supporte; et ensuite on achève de maçonner sur place. La méthode des caissons fut mise en pratique sur une grande échelle par Labely, ingénieur suisse» dans la construction du pont do Westminster à Londres, en 1738. Elle fut perfectionnée par Voglio, et surtout par Décessart, ingénieur français, pour la reconstruction du pont de Saumur, sur la Loire, comroen« cée en 1757; et pour d'autres grands ouvrages dont l'histoire a été publiée par Décessart.

CAJOT. Espèce de cuvier dans lequel on met les foies de morue j^our en extraire Thuile.

CAJOTTE ou CACHOTTE. Sorte de pipe sans talon.

CALAIS. Allem. eUenbUch. Plaque de tôle qui sert à fixer les lices d'un tapis.

CALAMINR. Angl. cadmia; allem. galmti.

Nom que donnent Vàs minéralogistes à des masses compactes, concrétionnées ou ter* reuses, et souvent cellulaires, qui se composent en grande partie de silicate de zinc, presque toujours entremêlé de carbonate du même métal. Cette forme constitue |le minerai de zinc qui offre le plus d'importance, et par la richesse de ses gisements, et par la facilité de son exploitation. On distingue trois variétés de calamine : la commune, la lamelleuse d*Anglèterre, et la chatoyante de Daourie.

CALANDRE. Du grec xv>cvdp«,-, cylindre.

Angl. eallender; allem. mangel. Machine qui sert h presser et lustrer les draps, les toiles et les étoffes, et qui fut introduite en France par Colbert. Celle dont on fait usago aujourd hui el qui fut importée d'Angleterre par M. Molard jeune, se compose de trois cylindres superposés de manière à ce qae leurs axes soient tous dans un même plan vertical, comme les cylindres d'un laminoir. Ils ont environ 325 millimètres do diamètre; celui du milieu, qui est crenx, est en cuivre jaune ou laiton; les deux autres en bois ou en papier. Le cyliadre de métal est chauffé par la vapeur; les deux pivots sont 'creux aussi, mais pouvant rouler avec facilité dans les trous qui les supportent ; et ils doivent être hermétiquement fermés, afin que la vapeur qu'ils sont destinés è receyoir ne puisse trouver aucune issue pour s'échapper. Cette vapeur d'eau bouillante est fournie par une chaudière; elle entre par l'un des tourillons et remplit rintérieur du cylindre. Mais comme cette vapeur qui, au fur et i mesure qu'elle se relroidit, se condense et se liauéfie, finirait bientôt par remplir ]e cylinare et nuire à l'opération, on l'évacué continuellement à l'aide d'une petite vis d'Archimède placée dans l'intérieur du cylindre, et mise en mouvement par la rotation même de ce cylindre Cette vis d'Archimède monte l'eau à la hauteur du tourillon opposé à celui par lequel entre la vapeur, et elle s'échappe par ce tourillon qui est creux. Quant à l'opération du calandrage, voici comment on [) recède : la pièce d'étoffe gue l'on veut caandreresi légèrement mouillôe^parfapprdlf parement ou parou qu'on veut lui donner; on l'engage ensuite entre les cylindres de manière à ce qu'elle soit bien tendue sur sa largeur, et l'ouvrier a soin âe la tendre toujours dans le même sens au fur et à mesure qu'elle est attirée par le mouvement de rotation des cylindres. La chaleur de la vapeur dessèche le parement, et par la comf pression qui s'exerce entre les cylindres, 'étoffe sort très-lisse el bien lustrée- Alors on n'a plus qu'à la plier selon l'usage établi pour la présenter au consommateur. CALANDRER. Passer l'étoffe à la calandre.

CALAPATIS (manuf.). Sorte d'étoffe de coton qui se fabrique dans l'Inde.

CALCANTHB (chim.). Nom qu'on donnait anciennement au sulfate de cuivre.

CALCÉDOINE (lapid.). Du grec x«>>»^'« nom d'une ville de Bithynie, près de laquelle on trouva les premières pierres de ce genre. Ançl. caleedony: allem. chatcedon. Substance quartzeuse ou sorte d'agate d'une transparence nébuleuse, dont la couleur est blanche, blonde ou bleufllre, mêlée d'une teinte laiteuse, et qui cristallise en rhom* boïdes. Les calcédoines se rencontrent dans les terrains secondaires et tertiaires, et le; plus estimées viennent de l'Islande et des îles Féroë. On Bppellettalcéioines orientalts celles dont la pAte est très-fine et l'intérieur comme pommelé. Parmi les variétés de ce

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DE TECHNOLOGIE

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mnéThU on dislingue les calcédoines onyx, rhrysopVnsef et sUlaclitiqiie ; (a calcédoine noire et lîlonde de la craie; la carriée* et l*on fait arec toutes des coupes, des tabatières, des cachets, etc.

CALGINoii TESSON (verrer.)- Angl. cul- M: allem. gla$broekm.\ert9 calcine et rédirii en très-mipces parties.

CALCINATION (chiro.). Du latin ealx^ m, chaux. Angl. ealcination: allem» J!;a/d- Rtrutisf.Traitementd^unesubstanceparlefeu»

et qui a lieu communément au contact de Pair. Il a pour effet de modifier la nature chimique d<3 la substance qui y est sonroi^e, c'est-à-dire» que si c*est un mêlai, il perd alors son brillant et se transforme en uoe poudre diversement colorée suivant la nature de ce métal. On appelait autrefois cette poudre chaux métallique^ aujourd'hui on la nomme oxyde; elle est la combinaison de roxygëne de l'air avec le métal ; et il n*6st qu*un très-petit nombre de métaux, comme Tor, Targent et le platine, qui résistent à cette action de Tair par la calcination.

CALCIQUE (chim.)« Qui appartient au calcium. Voxyde ealcique ou cAaux, est une combinaison du calcaire avec de Toxygène; les if/a caleique$ sont des composés d*axj'le calcîque avec des oxacides.

CALCIUM (chim.). Du latin calx, ct>, chaux. Corps simple métallique contenu dans la chaux et les calcaires, que décou- Tril Senbeck en 1807, et qui fut isolé par Humphrv Davy en 1808. Ce corps a la couleur et i*éclal du plomb; il s*enQamme et a*oxjde rapideroentà rair,en se recouvrant d'une couche blanche de chaux ; et s'oxyde éo'alement au contact de Teau , qu'il décompose. On l'obtient en décomposant la chaux par la pile voltaïque ; et on le conserve dans du napbte pour le préserver de toute altération.

CALE (menuis.).Du grecx«>ôév9 abaisser, ou du cei I. ca/ed, bois dur. Àngl. eaul; atlem. xulage. Morceau de bois qu on place sous un meuble ou tout autre objet, pour Inr donner de Tassiette, le mettre de niveau et le faire tenir d'aplomb. — En architecture, on nomme cale aussi un petit morceau de bois mince dont on se sert pour déterminer la largeur du joint de lit d'une pierre. Meiire pierre iur cale^ c'est la poser sur quatre cales de niveau et k demeure, pour ensuite la ficher avec un mortier fin. — Lorsqu'on veut rendre horizontal le disque circulaire d'un instrument de préciaioa, et éviter que le plus petit mouvement fasse dépasser le but en rejetant la pente en sens contraire, on termine le pied par trois branches piortant chacune une vis verticale engagée dans un écrou, de manière à ce que Tiostrumenl porte par les bouts de ces trots vis sur un plan déjà à peu près de niveau. Il en résulte qu'en entrant on sortant une vis de son écrou, on change la longueur du pied correspondant et riuclioaison totale du disque. Si 1 on pose alors sur ce disque un niveau à bulle d air,

dans la direction qui va d'une vis à une autre, et en faisant tourner ces vis en sens contraire, Tune entrera et l'autre sortira de manière à penchor le disque pour que la bulle arrive au milieu du tube, d'où il résultera que si le niveau est hien réslé, la direction sera exactement horizontale. On placera enfin le niveau sur le disque dans la direction perpendiculaire à la première position, et l'on tournera la troisième vis« jusqu'à ce que la bulle revienne au milieu du tube. C'est en procédant de la sorte au'on se sera assuré que le disque est cali horizontalement, et que dans toute autre position du niveau sur le disque, la bulle restera au milieu. Le plan horizontal, en effet, se trouve déterminé par les deux directions

3u'a prises le niveau ; seulement, on est 'ordinaire obligé de corriger, toujours par le même procédé, la position donnée par un premier essai , parce que l'horizontale du niveau, dans sa première place, est altérée par les mouvements donnés à la troisième vis. — La cale du pécheur est un plomb placé sur l(i ligne, près du haim» pour le faire couler.

CALEBOTTIN. Voy. Caillebotti!!.

CALÈCHE (carros.). Du polonais koless, en allem. kaleeche. Sorte de voiture légère à quatre roues. — Petit carrosse entouré de mantelets dont on fait usage pour se promener dans un jardin. — Coilfure qui se repliait sur elle-même et dont les femmes faisaient autrefois usage pour se garantir du soleil.

CALEÇON (rost.). Vêtement en forme de culotte et d'étoffe légère, qu'on porte dessous le pantalon. Les Perses, les Scythes et les Gaulois faisaient aussi usage du caleçon.

CALÉÇONNIER. Celui qui fait ou vend des caleçons. —Titre que prenaient anciennement les maîtres peaussiers, teinturiers en cuir, parce qu'ils avaient le privilège de fabriquer et de vendre aussi dans leurs boutiques, des caleçons en cuir

CALEFACTEUR. Angl. ehaffem; allem.

wdrmpfanne. Appareil économique inventé par le grammairien Lemare, qui mourut h Paris en 1835. Il consiste en une double enveloppe métaHique remplie d'eau chaude, et d'une troisième, en étoffe ouatée, qui retient les rayons caloriques. On fait usage de cet appareil pour la cuisson des aliments, pour les bains, et pour d'autres besoins encore dans l'économie domestique.

CALÉFACTION. En latin calefaclio, de calidus^ chaud, et fàceret rendre, faire. Angl. catefaciion: allem. erhitxen. Chaleur causée par l'aetion du fer. Se dit, en physique, du phénomène en vertu duquel une Routte d'eau, projetée sur une plaque métallique chaude, conserve un certain temps sa forme globuleuse, avant de s'évaporer et sans mouiller la plaque

CALÉIDOSCOPE Voy. Kaléidoscopb.

CALENDCUNE (chim.). Du latin caUn^ du/a, souci. Substance mucilagineuseyana-

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logue è la jrritnme, qu*od exlrail des fleurs du souci omcinat.

CALEPIN. Pelit carnet qu*on porte sur soi pour y inscrire des notes. Son nom lui vient d*un Italien , Calepin « auteur d'un dictionnaire très-répandu, que l*on consultait fréquemment, et sur les marges duquel on écrivait des additions ou des corrections.

CALER fmécan.). Angl. iokey ; ailem. ein rai» Se dit de l'opération qui consiste à asseoir une machine de manièrek ce qu'elle ait son niveau, son aplomb, et qnn non ne s'oppose i ce qu'elle fonctionne régulièrement. — En architecture, caler c'est arrêter la pose d'une pierre au moyen d'une oale de bois mince, jusqu'à ce qu'elle soit fichée. — Dnns la plomberie, caler la tuyaux^ c'est arrêter la pose avec des pierres, pour qu'ils ne s'affaiblissent pas. —En termes d'imprimerie, cd/fT, c'est ne pos travailler faute d'ouvragp.

CALEDR (impr.). AngI.td/0 u>orkman: ail.

fnuler arbeiter. Ouvrier typographe qui s'a- . muse h flâner au lieu (îe travailler, ou qui manqup d'ouvrage.

CALFAIT. Instrument qui sert, dans la marine, pour calfater, c'est-à-dire pou.<^ser de l'étoupe dans les coutures du vaisseau. On en distingue de plusieurs sortes : le ealfaii à écart est celui dont le tranchant est coupé en biseau; le ealfaii de/ou, celui dont le tranchant est peu large; \e ealfaii tor$t celui qui sert k des calfatages particuliers ; el le ealfaii doublé^ celui qui, au lieu de tranchant, présente un bord épais sur le milieu duquel est pratiquée une rainure semi*circnlaire.

CALFEUTRAGE. Action de calfeutrer.

CALFEUTRER. Du latin taUfrieiare , enduire de chaux. Boucher les fentes d'une porte, d'une fenèlre* etc., avec du papier, des lisières ou des bourrelets, pour empêcher que le vent ou le froid pénètre dans .une chambre.

CALiBRAGE|(céram.). Opération quiconsistejà abaisser un calibre sur Tébaucne de la p:èceachevée,soitàla housse,!soit èlacroûle. CALIBRE. Du talin equilibrare, équilibrer, ou de Tarabeita/tô, moule. Angl. gage; allem. lehre. Se dit, dans les arts mécaniques, d'un outil ou instrument de fer ou de bois, qui sert à mesurer les dimensions, et dont la ronne varie suivant les professions. C'est aussi, quelquefoi5, une sorte de patron, d'après lequel on exécute un ouvrage. Ainsi le catitire du maçon, par exemple, est une planche sur laquelle on a découpé les différents membres d'architecture qu'on veut reproduire on plâtreaux entablements, aux corniches des plafonds, aux plinthes, etc. — Le calibre du serrurier est un insttument do fer plat, battu en lame, et découpé d'après la forme et la figure que doit recevoir la pièce qu'on a à forgeron a limer. C'est aussi une lame de fer battu, mince, dans laquelle on a fait ies entailles suivant la largeur et l'épausejr qu'on veut donner au fer. 11 y a des calibres briiés ou à eow

iisses^ 'des calibres poriaiif^^ etc. ~ L'ar.

quebusier nomme calibres des moilèin

en f)tancbes très-minces d'après lesaoeU qq ;

débite les bois qui doiveDtservirdeiêtsAut'

canons de fusils et de pistolets; desaspèu-.s

de limes d'acier, sans manche ni queue h

de divers dianiètresi qui servent ïûmttt

et h limer le dessous des vis; et d'autres

limes dotibles, jointes aux deux boots i«r

deux vis ( t ayant un manche recooiW,

dont on fait usage pour roder las ooi; d«

plalines. *— Le calibre de l'horloger est noc

pliique de laiton ou de carton, sur ûqueik

les grandeurs des roues et leurs situiiioos

respectives' sont marquées. — Celui <U

l'orfévre est un morceau de fer plat, Ivp

par un bout et percé d'un seul troo, qan

emploie pour dresser les cbarn>ères its l^

battères après les y avoir fait entrer J«

force. — Celui du graveur en taille-dooce

est un morceau de laiton sut lequel (n

'race la hauteur qu9 doit reravoir lâkurt.

— Celui du facteur d'orgues est unepla'^ue

triangulaire de cuivre jaune qui sert è fur*

mer les bouches des tuyaux de montre.-C>

lui du fabricant de bas est l'une des piècesc.

métier, laquelle porte des entailles plus ui

moins larges. — Celui du polttir est uo*

sorte de mandrin qui sert h tenir les pititî

d'étain qu'on veut tourner. — Celui o«

verrier et du briquetier est un moule créai

en bois, avec lequel on donne la forme aui

carreaux. — Celui du tourneur est uncoio-

pas en formed'équerre, a vec ane poupéex'i^

santé, qui sert k prendre des épaisseurs dW

vrages el des distances d'arrèteroent.-^im

du charpentier est un boutd*ais entaillé eofo -

med'angle rentrant qu'on emploie pour (vrer*

dredes mesures.— Dans l'artillerietOn appelât

calibre, un instrument de cuivre ou ut

bois dont on fait usage pour détermioer •:

diamètre de l'ouverture d'une pièce deçà*

non ou d'un mortier, en rap|K>rt avec lad-

mcnsion qu'elle doit avoir» — Pour le C9{.f

Iructeur de navires, le calibre est uo &>

dèle sur lequel on déternuiae toutes H

dimensions de la construction à exécoîr.

Outre le calibre cité plus haut, ThorK*^

fait emploi de deux aulros iostnime: •

d'une très-grande importance : ce son:

calibre à pignon , et le calibre à prenirt ir.

hauieur$. Le premier est une espèce de i**. •

compas composé de deux branches uei 1- '

ressort et tendent à s'écarter l'une del'aotr .

mais elles sont rapprochées au point c^ot-

nable par le moyen d'un écrou et d*une % *.

La vis entre à carré dans l'aue des braoïl.?

Ju'elle traverse, et l'écrou qui s*engai;cir essus tend h les rapprocher. Le bout ."> branches est aplati et recourbé en deôsc* ce qui donne la facilité d'embrasser la fK* dont 00 veut prendre la grosseur* Ltc^hi * è prendre Us hauteurs reçoit aussi Itù'^ de matire à danser h cause do sa torine }< * ticulièrc.

CALIBRER. Prendre avec ua caliore i dimensions d'un objet. — Douner le a!it>*« voulu è une arme à l'eu et au projectile qa itf doit y introduire.

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CALICE. Du griTxvVjÇ, roniii envelonre la n-'ur ou du lad'n calix, vaso a boire. Coupe di* métal dans laquelle on consacre le vin eu- ■ harislique. Il y a des calices en or, en argent, et quelques-uns sonl enrichis de pierreries.

CALICOT (manuf.). De Calicut. villfi de rinde, d'où l'on lira celle éioffe dans Torlpine. Angl. calito; ajlom. kalieo. Toile de ro!on, moins Sne que la percale et dont le tissu n'est point croisé,

CALICOTIER. Fabricant de calicoL

CALIMB6 (cost.). Ceinture de toile ou d*étoffe, d'entiron trois doigts de largeur, que portent les nègres de la Guyane, et qvA est leur unique vêtement.

CALIN. Sorte d'alliage métallique dont nnfait usage en Chine pour les bottes è thé. CVst un mélange de plonob et d'étain. Les Chinois distinguent le câlin fin avec lequel lis fabriquent des espèces monétaires, et le edincommun^ celui oui sert à la fabrication des bott^'S.

CALINS. Se dit, en termes de pêcherie, des piquets de l'entrée de la tour de la parolière.

CALISAYNB (chim.)* Sorte d'alcali végétal qu'on a découvert dans une espèce de quinquina.

CALISÂYQDE (chirû.}. Qui a pour base la catisajne.

CAI.1SS0IRE (manuf.). Angl. siove for /«i/riiij^; allem. lustrirofen. Poêle remplie de feu, dont od fait usage pour lustrer les draps et les étoCTes.

CALLE. Du celt. caled^ pièce de bois. 0:i oomme ainsi une pièce de bois qui on soutient une autre qu'on travaille. — Macliine qui sert h retirer les navires de Teau , pour les radouber.

^ CALLIGAN (manuf.). Toile de coton que l'on fabr'iqiie dans les Indes.

CALHANDE (manuy. Angl. calamanco; allem. kdlamanko. Etoffe de laine , croisée et solide , lustrée comme le satin et unie, qu'on fabrique en Angleterre, en France et en Allemagne. -^ On en fait parliculièretn^'ot usage pour des robes de chambre dVlé et des pantalons.

CALMAR. On nommait ainsi, autrefois, i^u étui qui contenait des plumes pour ÛTirft H un enci*icr.

CALMI (manuf.). Sorte de toile peinte qu'on l'al)rique au Mogol.

■ CAL.\10UK (manuf.). Etoffe particulière qui sf labrinue en Asie.

CALONNlftRE (grav.). Espèce de tuyau i^dns lequel on enchâsse plusieurs petits ^' tilsque le touret fait marcher. — Outil w Sivi au broiement des pierres préli' uses.

^ CALORICITÉ (phys.). Propriété en vertu ''0 laquelle les étrès organisés conservent uue chaleur supérieure è celle du milieu 'wns lequel ils vivent. — Faculté qu'ont les otjjanes d'élaborer le calorique.

CALORIE (phys.). Du latin calor, chaleur, wiiiiiô de chaleur nécessaire pour élever * wlograninie d'eau , de 1 degré du thermo-

mètre centigrade. — Unité de 'mesure pour la chaleur.'

CALORIFÈRE. Du latin calor , chaleur, et fero ^ je porte. Angl. large house-slove ; allem. hauswdrmer. Nom générique qui comprend tous les appareils destinés a porter la chaleur dans les appartements , les ateliers, les serres, les séchoirs, etc. Ces appareils étaient aussi en usage chez les anciens dont les caliducs avaient le même oflice que nos calorifèreê. Aujourd'hui ceux-ci sont distingués en plusieurs sortes : les calorie fireM â air sont composés d'une chambre de chauffage et de tuyaux qui vont porter la chaleur dans les lieux où l'on veut la répandre; les ca/ort/iJrr^ à vapeur consistent en une chaudière propre à la formation de la vapeur, en tuyaux de conduite pour promener celle Tapeur, en tuyaux de condensation où la Tapeur retourne à Tétat liquide , et en tuyaux de dégorgement qui lui fournissent une issue ; les calorifères à eau chaude comprennent une chaudière et des tuyaux dans lesquels passe incessamment de l'eau bouillante qui échauffe l'air ambiant ; mais ces derniers appareils ne sont guère établis que dans les serres. Les tuyaux des calorifères sont en terre, en fonte et en cuivre. Ceux de fonte sont d'un emploi préférable dans les appariements, parce que ceux de cuivre répandent uue mauvaise odeur; mais ces derniers conviennent pour les séchoirs des fabriques, attendu qu'ils conduisent mieux la chaleur et n'ont pas l'inconvénient de tacher les étolfcs. Le foyer est communément placé dans une cave.

CALORIFICATEDR. Appareil de chauffage analogue au manomètre.

CALORIFIQUE. Qui chauffe, qui produit de Ifl chaleur

CALORIMÈTRE (pnys. et chim.). Angl.

î(/. ; allem. wUrmemesêer. Instrument propre à apprécier avec exactitude la quantité de calorique absorbé par la glace fondante , et

Zui fut inventé, en 1789, par Lavoisier et de aplace.

CALORLMÉTRIE (phys. et chim.). Procédé à Taide duquel on s'assure de la quantité de chaleur contenue dans un corps , selon des circonstances données, ou méthode qui enseigne è faire usage du calori«> mètre. Cotte mélliode comprend trois opé~ rations disrm<;tes. La première consiste & déterminer la quantité de glace fondue par différents corps ayant le môme poids , et repose sur ce fait que la glace fond à une température fixe, la chaleur qui lui est fournie étant employée à la fondre et non à réchauffer. Le calorimètre de glace de Lavoisier, emfiloyé ë cet eifet , se compose de trois cavités concentriques, en cuivre ou en ferblanc, excepté la cavité intérieure qui esl un grillage de fer. On met alors dans celle-ci le corps soumis è rexpérience ; les deux^uirKs contiennent de la glace et sont intérieurement terminées chacune par un^ robinet. La cavilé extérieure ne sert Quf préserver la suivaulo do Tair ambiant. G e54

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d*aprà$ la' quantité d'ean fondue dans la moyenne qu'on a la somme du caloriqae fourni par le corps exposé, pour ramener à Télat liquide la glace mi^e h zéro. — La se- ^nii'le opération, celle des mélanges ^ a pour objet de porter le corps qu'on examine à une certaine tempéraluce » de le mélanger ensuite avec de l'eau à une température dortnée , et de prendre enfln la température de ce mélange. — La troisième opération , ou celle du refroidiuemeni , est fondée sur ce principe qu'une même surface perd, dans le même temps , par le rayonnement , une même quantité de chaleur pour une tempe*» rature constante; d*oà il résulte que quel que soit le corps renfermé dans une 'enve* loppe* la chaleur émanant de la surface, dans un temps donné, dépendra exclusivement de cette surface , et non de la nature du corps enfermé. Si l'on enferme donc, dans une semblable enveloppe , des poids ég^ux de deux corps contenant des quantités de chaleur différente, la durée de leur refroi«iissement sera dans le rapport de ces quantités de chaleur; et leur chaleur spécifique ne sera'alors déduite que de la durée du refroîiiissement.

CALORIMÉTRIQUE. Qui tient à la calorimétrie,

CALORLMOTEUR (f»hys.)- Du latin ealon chaleur* et ttiovere, mouvoir. Appareil électrique qui a la propriété de produire par sa décharge des températures très-élevées.

CALORIQUE (phys.). Du latin ealor, chaleur. Angl. calorie ; allem. wàrmettoff. Corps mystérieux, tout è fait inconnu k la science, qiji ne peut apprécier que son action ; mais qu'elle représente, dans son enseignement, comme un fluide subtil, invisible, élastique k un haut degré, impondérable, se mouvant sous forme de rayons , comme la lumière, et pénétrant tous les corps.

CALOT. Se disait autrefois d'un fond de chapeau.

CALOTAGE (mécan.). Angl. cap: allem.

wasfertack. Se dit de la coiCuire ou du couronnement que reçoivent certaines pièces de machines.

CALOTTE. Du celt. cal, gâU tête, et o/, couverture. Sorte de bonnet qui ne couvre

3ue le sommet de la tête. On le fait en rap, en velours, en cuir, en soie et autres étoffes ; il ne reçoit jamais de visière ; mais il est quelqnefois décoré d'un gland. — L*arrourier donne le nom de calotte (angl. bolsltr^cap ; allem. piitolenkappe) à la partie de la garcfe d'une épée k laquelle ou adapte GO boulon. — La calotte de Thorloger est une espèce de couvercle de cuivre doré qui renferme le mouvement d*une montre et le met k l'abri de la poussière. — Le boulon- Dier appelle ainsi la couverture du bouton qui , le plus souvent, est ornée de dessins. — En termes de fonderie, la calotle de petit plomb est la forme de chapeau où l'ouvrier met le plomb k mesure qu il se sépare de la i>raoche. — En architecture , la calotte est une cavité ronde ou enfond^ment que l'on fait en forme de coupe ou ue t>onnet , qu'on

latte et qu*on plâtre , et qui a pour objet 4e diminuer la hauteur d'une alcôve, d'uo q. binet et d'une chapelle.

CALOTTIER. Celui qui fait des aloun pour coiffure.

CALQUE. Copie qu'on obtient d on dessin , d'une gravure ou de l'écritore , t: moyen d'un papier transparent qu*on pl«ei sur la feuille k reproduire, et dont onioii les lignes et les contours avec la pointe (fos crayon. Pour décalquer , c'est-4*-dire tnns* porter le calque sur une planche , le gnveur, après avoir rougi ce calque avec de!i sanguine ,. le place sur la planche verotcet noircie , puis en repasse tous les traits im une pointe. Le calque pris k l'eocre se df calque avec la presse

CALQUERON (manuf.). Liteau qui serti attacher les cordes correspondant aux <iéfons pour faire jouer les lisses du métier! soie.

CALQUIER (manuf.). Sorte de UffeUs qu'on fiibrique aux Indes orientales.

CALQUOIR. Angl. gloêt-framt; aller glaêrahmen. Instrument en forme de poin'' émoussée ou légèrement arrondie, aéi

Su'elle ne puisse ni percer ni déchirer, ti ont on.fait usaçe pour calquer. Il jades calquoirs en buis, en ivoire, en cttifre,ffi acier, en argent, etc.

CALUMET. Nom que portent, en Amérique et dans les lies, plusieurs v^géln*. dont les indigènes font des pipes. — F;t de grande dimension et soigneusemeot o^ née de plumes de diverses couleurs, r* nattes de cheveut et de coquillages* u sert k ratifler les traités de paix entre a peuplades sauvages de Tautre hémis;<bè*f Lorsque les che» qui se sont fait la gufr^ fument au même calumet, c'est un sipt de bonne entente.

C A LVANIER (agricult.) Journalier qat es tasse les gerbes de céréales dans une grani*

CAMAÏEU. Dérivé, par corruption, àtty meiottia, nom oriental de Tofiyx. Angl. »• maieu; allem. grau in grau. Ce mot dés)^ autrefois une pierre gravée en relief; u jourd'hui il signifie un genre de peic.:.'où Ton n'emploie qu'une seule coq*c-j'. genre qu'on appelle aussi peintw^t «.«t^ chrome et griêaille. Cette peinture était irt^ estimée dans le siècle dernier, pour r 2< tation des bas- reliefs. Les camaïeux w communément gris ; mais il y en a ao»i3 . verts, de bleus et de rouges.

CAMARD. Angl. flat-shean ; allem. kmifi ichere. Sorte de ciseaux dont se lerTcc. -*• épiogliers.

CAMBAGE. Se disait autrefois du liez l'on fabriquait de la bière et du dro:t qu ' percevait sur cette boisson

CAMBAGES ou CAMBAYES (nao:'.

Toiles de cuton qui se fabriquent à Mâ^*c*

CAMBOUIS. Nom que l'on doooe au r t^r otngt dont on enduit les essieui et Irs li des machines, et qui est devenu oosr pc frottement des roues. Cette matière •''referme beaucoup de particules OBtet^^^*^ • et l'on en fait usage comme IuL Us i*.2^

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DE TECHNOLOGIE

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qu'elle produit sar ks étoffes ne peuTent ^(rtf enlevées que psr la térébenthine.

CAMBREUENT. Légère courbure en arc.

Les carriers appelteni ainsi un éboulement de terre.

CAMBRER. Du latin eamerare^ en forme de foâte. Angl. tobend; allem. krUmmen^ en irc En termes de relieurt cambrer un lirre, c'est courber les pointes en dedans pour lui donner unn raeilieur forme.

CAHBRÉ8INB ( manuf. ) Angl. egvptian Unen; allem. ngypi. leinwand. Toile tine et blanche que Ton fabrique h Cambrai, d*où elle a pris son nom.^ On désigne aussi sous la même dénomination plusieurs étoffes de cotoQ,q\i\ ont quelque apparence avec cette loile, et qu'on tire principalement de la Perse, de I Anatolie et de rEgj-ple.

CAMBREDR. Ouvrier qui cambre les cuirs.

CAMBRIC. Nom que l'on donne quelquelois, d'après les Anglais, h la toile de Cambrai. Les Allemands l'appellent kambrik.

CAMBRILLON. Pièce de cuir tirée du talon de rarnmal.

CAMBR0RE. Du latin eameraluit courbé.

Afg}. bend: allem. beuge. Se dit, en architecture, de la courbure en arc; — de celle d'un soulier; — de celle d'un livre qu'on Tient df> relier.

CAMÉE. De rilaliencameo.quequelques- DDS font venir de l'hébreu kamaa, relirf. Angl. coffifo; allem. kamee, Pierre fine grarée en relief, dont la matière est composée de plusieurs couches superposées de diverses couleurs, que l'artiste met à profit pour ,'iéculer ses ugures. On emploie commulémeot, pour graver des camées, la sardo" rtx ou sardoine, parce que c'est une pierre iliceuse, demi -transparente, et qui offre les couches qui vont de deux h cinq. On fait ussi des camées sur coquilles, et celle |u*on emploie de préférence est le bivalve ppelé cAame, parce que la partie voisine de 1 charnière est épaisse et formée de couhesde plusieurs couleurs, ce qui lui donne ne imitation plus parfaite avec la sardoine. ta nomme camée fin celui eue l'on fait avec fS agates orientales, ou, k défaut, avec les gâtes d'Allemagne; et camée faux, celui ui consiste en une composition d'émail >ndtt qui imite la pierre dure. Dans Tac* l'ption générale du mot, toute pierre fine ravéeen relief est un cornue. Les plus beaux ) fabriquent à Rome.

Les anciens excellaient dans ce genre de *avure, et les camées qu'ils nous ont laisis ont serTi ft expliquer une foule de monfuents» et ont rourni des copies exactes i statues célèbres et de portraits de persou- »ges illustres. Us enrichissaient de ce prolit de l'art leurs meubles et des vases, et s femmes en ornaient leurs coiffures, leurs liiitures, leurs bracelets, leurs agrafes, et 1 chargeaient mfime le bord de leurs ro- ^s. Les camées furent aussi un objet de le chez les autres nations européennes, , à Tépoqae de la Renaissance, ceux (]ue >n fabriquait avec des coquilles étaient on-seulement destiués k la parure y mais

on eu faisait même des coffrets d'une certaine dimension.

Le cabinet des médailles de Paris possède un assez grand nombre de ces camées sur coquilles, où l'on a représenté des batailles et des sujets mythologiques et chrétiens. On voit aussi, dans cette collection, lei% bracelets de Diane de Poitiers, qui représentent des animaux et les attributs de la chasse; les boutons d*un pourpoint de Henri IV, qui représentent les douze Césars ; et l'épée de ce prince, dont la poignée est ornée de camées qui offrent les portraits de ses prédécesseurs. Le même cabinet renferme la plus belle réunion de camées sur sardonjr'x qui existe : elle est de plus de six cents pièces, dont la moitié est antique. Le plus grand oui soit connu s'y trouve également, c'est ïagate de la Sainie-Chapelle^ qui a 333 millimètres de haut sur 250 de largeur. Il fut apporté en France par Baudouin H , eo^l'an ISU, lorsque ce prince vint demander de*s secours h saint Louis, et représente , dans le plan supérieur , l'apothéose d'Auguste, et, dans la portion du milieu, Tempereur Tibère entouré de sa famille. Il fut placé à la Sainte-Chapelle par Charles V, et porté à la procession du sacre de Charles VllI, comme une relique, parce qu'on croyait alors au'il représentait le triomphe de Joseph. La même erreur avait fait conserver dans les trésors de quelques églises, d'autres camées que l'on regardait comme des sujets pieux. Ainsi, le Jupiter donné par Charles V à la cathédrale de Chartres, passait pour un saint Jean. Il en était de même de Germanicus, apporté de Conslantinople par le cardinal Humbert, et que les Bénédictins de Saint-Evre dèToul révérèrent durant sept siècles.L'abbayeidePoissv posséda longtemps aussi un superbe camée de Philippe le Bel, à qui il avait été offert par les chevaliers deSaint-Jean de Jérusalem; ceuxci en avaient fait l'acquisiiion en Palestine, durant les guerres civiles. Il fut volé à l'abbaye, et porté en Allemagne par des marchands, qui le vendirent è Rodolphe II, pour le prix de 13,000 ducats d'or. Les plus remarquables camées qui » après ceux qui précèdent, se trouvent encore au cabinet des médailles, sont, parmi les ouvrages grecs, la Vénus marine, les noces de Bacchus et d'Ariaae, Silène, précepteur des amours, les chevaux de Pélops, le buste d Ulysse, etc.; et dans les pierres romaines, deux têtes d'Auguste, celles de Julie, de Tibère, l'apothéose de Germanicus, et celles de Claude et de Messaline, sous les figures de Triptolème et de Cérès.

CAMELOT manuf.). Du grec x«p«X«»t4, peau de chameau. Ançl. eamlot; allem. ftomeloi. Ce nom désignait autrefois une étoffe non croisée, mais solide, qu'on fabriquait dans le Levant avec le poil du chameau ou celui des chèvres. Aujourd'hui on l'applique à des tissus de pure laine, ou mêlés de laine ou de porl de chèvre avec on peu de soie que l'on fabrique principalement à Amiens , Rouen , Neuville près de Lyon , «I

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