‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 82 sur 281 · CAF · texte numérisé non relu

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l'incli nation conTenable relativement à la meule.

CADRANSOLAIRE. Angl. fiin-dtal; allem.

nmnenuhr. On croit qii*ilfut inventé parles Babyloniens, et Ton fait remonter son origine vers Tan 2234 avant Jésus-Christ. Il était connu dans la Judée plus de 750 ans avant la naissance du Rédempteur, puisqu'il eslditdanH l'Ecritureque Dieu Qt rétrograder l'ombre sur le cadran d'Achaz, ainsi que Je rapporte Isaïe ( xxxviii, 8). Enfin, il a été constaté que de temps immémorial les E^pliens el les Indiens faisaient aussi usage de cette sorte de cadran pour diviser le cours du soleil au-dessus de rhorizon.G'evt doncè tort que les auteurs en ont attribué généralement l'invention à Anaximène de Milet, qui Taurait fait connaître vers Tan S90 avant Jésus-Christ. Selon quelques-uns, ce ne fut qu'à Tépoque de la première gaerre puniqueque les Romains possédèrent un cadran solaire qui leur fut apporté de Sicile par Valérius Messala et qu'on plaça prèsde la tribune. AUX harangues. Suivant d autres, le premier qu'on vit à Rome, y aurait été tracé, l'an 306 avant Jésus-Christ» par Papirius Cursor.

On distingue un assez grand nombre de cadrans solaires et même de lunaires. On appelle cadran vertical et déclinant celui qa'on a tracé sur une surface perpendiculaire k rhorizOD, et incliné au nord et au midi; cadran ieptentrional ^ c^lui qui est tracé sur la sphère ; cadran universel par les hauteurs du soleil^ celui qui porte aussi le nom de capucin^ à cause de la forme pointue de sa partie supérieure; cadran polaire^ celui qui est tracé sur un plan qu'on imagine passer par les pôles du monde» par les points de Torient et de l'occident de l'horizon; cadran r^c/tnan^, celui qui est. incliné sans passer par le pôle ; cadran méridional^ celui qui rei^rde le midi.; cadran occident al ^ celui tracé sur le côté du méridien qui regarde l'occident; cadran oriental^ celui tracé surlecôtédu méridien cjui regarde Torient; cadran équinoxalf celui qui est placé parallèlement k réquateur; cadran horizontal, celui qui est placé horizontalement sur un pilier, sur uniç fenêtre, dans un jardin, etc., et qui fut inventé en 1787« parPelonier, ingéuieur h Paris ; cadran incliné et décli' non/, celui qui est décrit sur une surface horizontale et déclinante; cadran nujr^/ot'/es ou noctumal de Munster^ celui qui indique pendant la nuit rheure» par la présence de tel If ou telle étoile; cadran analemmatique ou azimutal^ celui qui indique l'heure par les 9zimulhs ; cadran à la lune^ celui qui fait connaître Theore par le moyen d'un style éclairé par la lune; cadran cylindrique par Itê hauteurs du soleil^ une petite colonne KirCalive qui marque, au moyen d'un style horizontal, l'heure où le soleil est perpendiculaire h Taxe du cadran. — Cadran déincliné^ celui qui ne regarde pas les points cardinaui, et qui est tout ëlafois décliné et inclinant.

CaDRANNERIE. Art de fabriquer les ca-

drans Jes boussoles et autres instruments usités dans la marine.

CADRAT (impr.). Du latin quadratus, carré. Angl. et allem. quadrat. On donne ce nom, en typographie, a de petits morceaux de fonte carrés, plus bas que les lettres et de la largeur de trois ou quatre chiffres au moins, qui maintiennent le caractère, sans marquer sur le papier.

CADRATIN (impr.). Petit cadrât de la largeur de deux cniffres. On appelle demt-cadratin^ le cadratin qui n*a que la largeur d'un chiffre.

CADRATURE (horlog.). Angl. movement; allem. vorlegewerk. Assemblage de pièces placées entre lo cadran et la platine d*une montre, et plus particulièrement celles qui composent la répétition. On fait jouer la cadrature en poussant le bouton, dans les montres h répétition ; et en tirant un cordon dans les pendules.

CADRATURIER. Ouvrier qui fabrique les Cad ratures.

CADRE. Du latin quadrum, carré. Angl.

frame; allem. rahmen. Assemblage à angles droits de tringles de bois» unies ou façonnées, qui sert à entourer des tableaux, des dessinsi des gravures, des glaces, etc. — Se dit, en architecture, d'une bordure de pierre ou de;plfltre calibrée, qui renferme des ornements de sculpture. On appelle cadres de plafonds^ les renfoncements produits par les intervalles des poutres, dans tes plafonds lambrissés, et qui sont ornés de peintures» de sculptures et de dorures. —-En termes de papeterie, le cadre est un châssis que l'ouvrier applique sur la forme, pour y servir de rebord, afm que la pflte ne tombe point quand on la fait égoatler,

CADRE (mach. h vap.). Partie principale et extérieure du chflssis qui supporte In lo-* comotive. Il est quelquefois en fer, mais plus souvent en bois. On le forme d'ordinaire de deux jumelles et de deux traverses en bois de frêne compacte et liant» couvertes en tôle» et assemblée); h tenons et à mortaises ; puis les angles sont, en outre, renforcés par des équerres en fer» boulonnées avec soin.

CAFÉATE fchim.). Angl. coffeale; allem.

kaffeesauer salz. Sel produit par la combi« naison de l'acide caféique avec une base.

CAFÉINE(chim.).Substance qu'on nomme encore théine et guaranine^ qui fut découverte en 1820 par Runge, el étudiée par Pelletier et Robiquet en 1821. C'est un alcali organique contenu dans les grains de café, dans le thé et dans le guarana. — Yoy. ce mot. — Il cristallise en longues aiguilles soyouses, incolores et amères.

CAFÉIQUE (Acide). On l'extrait du café.

CAFÉOMÈTRE. Du mot café et du grec fiirpov mesure. Instrument propre l mesurer la pesanteur spécifique du café

CAFETAN ou CAFTAN (cost.). Sorte de robe ou de pelisse, d'une étoffe riche, et communément doublée de fourrure, dont les Orientaux font présent aux personnes qu'ils veulent honorer.

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CAFETIÈRE. Vase ou petit appareil qui sert h préparer une inrusion de café. On en a inventé de plusieurs sortes : la cafetière à ladeBeUoy^ Tune des plus communément employées, est formée de doux vases en ferblanc* superposés et entrant l'un dans l'au* Ire; le supérieur porte à son fond un filtre percé d'une infinité de petits trous; il reçoit sur ce filtre le café en poudre^que Ton tasse avec un fouloir; puis on verse ensuite de Teau bouillante sur cette poudre à travers un grillage, et le vase inférieur reçoit le produit delà filtration. La cafetière à sifflet est aussi en ferblanc et le café s'y prépare tout seul : on met de Teau froide dans une partie de l'appareil ; une boite, percée dos deui côtés, reçoit le café en poudre; une troisième pièce est destinée è recueillir le produit de Vopération ; le tout est placé sur une lampe à es()rit-de-vin ; et lorsque l'eau entre en ébullition, ce que fait connaître un petit sifilct adapté au bec de la cafetière, la vapeur, puis Teau, pénètrent le café, d'où résulte une infusion parfaite. La cafetière à ballons se compose de deux ballons de verre superposés : l'inférieur reçoit l'eau froide; le supérieur la poudre de café; et un tube en verre, muni d un petit filtre à sa partie moyenne, établit la communication entre les deux ballons et vient afQeurer Tcau. On chauffe celle-ci avec une lampe h esprit-de- Yin, et dès que Tébullition s'est produite, la

Jression de la vapeur force l'eau bouillante monter dans le ballon supérieur; c*est alors qu'on éteint la lampe et qu'on voit redescendre le café tout* préparé. On recommande encore la cafetière à filtre et pression de MM. Grandin etCrepaiix; la cafetière à filtre et à vapeur de M. Gandais; puis les cafetières Morize, Lemare. Capy, Lebrun, Harel, etc. Voy» Percolateur,

CAFFAR(monn.}. Monnaie arabe qui vaut S francs.

CAFFART (manuf.). Sorte d'étoffe de soie.

CAFFAS ou CAPS. Emballage fait des orancbe» de palmier et de cuir ou de toile.

CAFFE (manuf.1. Toile bigarrée qui se fabrique au Bengale.

CAFFIÈRE (chim.). Substance jaune et transparente qu'on obtient du café traité par i'alcool.

CAFIQDE (Acide). On l'obtient du café torréfié.

CAGAT. Se dit, en termes do pêcherie, d'une sorte de cage de bois dans laquelle on entasse les viscères dus morues, pour en exprimer Thuile.

CAGE. Du latin carea, carta, mëmesignification. Angl. frame ; ùWem. stuhlgestell. Loge portative,deOJmerision.sdiverses,èjour,faito d*un assemblage de menus bAtons u osier ou deboiséquarrisemmortaisés les uns avec les autresigarnie quelquefois de fil ou de barres de fer» mais toujours sufilsamment fermée pour tenfr emprisonnés, soit des oiseaux, soit d'autres animaux. ^Partie ambiante du

tour à figures, qui sert è porter les roaleiies poussant contre les rosettes de Tarbr^^ Loge en fil d'arcbal où les orfévros étalent leurs marchandises.— Sorte de tabatière qui n'a qu'une batte de fermeture, une peiiia moulure et un pilier sur cbnqae angle.- Treillis d'osier, en forme de jalousie, qu*0Q met devant une fenêtre pour spereeToir lo dehors sans être vu. — Barrière oo grillig« de bois, placé auprès delà bonde d*QD étaug qu'on veut vider, pour empêcher qae h poisson nes'échappe.— L'horloger nomme cage les deux platines d'une montreoudW pendule, tenues h une distance convenibla par les piliers; le bêtis ou charpente eo ftf d'une horloge de clocher, qui suoportr h rouage de cette liorlog«^ ; le cabioel dios lequel est enfermé une horloge. —L'horticulteur fait usage d'une cage treillagfe en fil de fer, qui est propre è défendre les graines de plantes rares contre la von* cité des oiseaux ; d'une cage en osier servant à abriter les plantes délicates; et d'ooeautre cage, également en osier, dont oneo* toure les plantes que l'on veut garantir des animaux nuisibles. — Le charpentier appelle cage de clocher l'assemblage de charpente ordinairement revêtu de plomb on d*ariiii> SOS, qui est compris depuis la chaise surliquelle il pose, jusqu'à la baso de la flèche. La cage de moulin à vsnt est i'assembla|s carré de charpente, en manière de pavillon, revêtu d'ais et couvert de bardeau, qui du tourner un pivot posé sur un massif rond de maçonnerie, pour exposer au vent les ailtfi ou volants du moulin. — En architecture, U cage d'une maison signifie ses quAre giv^ murs ; la cage d*un escalier^ les murs qoi l'enferment.— Dans les arts et métiers, e mot cage s'applique en général aux |>arties extérieures qui , dans une grande roacbme. servent de base à d'autres parties : oo dit ii cage du métier à tisser la soie, la cagedi métier à faire des bas, etc. Ce mot a io^wM pour synonymes ceux de ckapelU^ de cercasse^ de bâtis ^ etc.

CAGEROTTE (écon. rur.). Forme d'osir qui sert à faire égoutter le iromage.

GAGETTE. Petite cage-trébucbel.

CAGNARD (cir). Sorte de fouraeaoq." consiste en une espèce dft baquet sans foii« qu'on renverse, plaçant ainsi Te petit dianetre en haut. On y introduit la cbaudièn; q. contient la cire fondue destinée à Caire >.« bougies et les cierges, laquelle chaudie*' remplit parfaitement le cagnard , sur «^ bords duquel elle repose, Verslo l>asda ^'" quct se trouve pratiquée une ouverlort :^' où l'on introduit un réchaud rempli do 1^^pour tenir en fusion la cire qu'a recoe < chaudière; et dans la partie supérieunr »'• cagnard, on perce 3 ou 4 trous de M ol« mètres de diamètre, afin d*établir uo cf •• raut d'air sans lequel le feu ne brûlerait ri^ Le bois étant mauvais conducteur du ca^ rique, la chaleur se concentre dans )e c>gnanl, et peu de feu entretient la tire co fusion.

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