‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 85 sur 281 · GAM · texte numérisé non relu

GAM

DE TECHNOLOGIE

CàN

aussi le nom de cymine, Cest ane huile incolore» plus légère aueTeau, qu*oii se procure en soumettant le camphre h Taction de corps avides d*eau, tels que le chlorure de zinc on Kacide phosphorique anhydre.

Ce corps produit le camphre ordinaire et la cholesiérine, en se combinant avec la vapeur d*eau; le camphre artificiel avec lacide h/drocblorique; les acides caproïque, capri« que et camphorique* avec des proportions diverses d'oxygène. On croit que lecampho* gène duit être considéré comme un radical du camphre et des corps qui en dérivent. CAMPHORATE. Du latin camphora. Angl.

compAorole; allem. kamphersauer salz. Sels formés par la combinaison de l'acide camphoriqiie avec les bases saiififièles.

. QMPHORIDE (cliim.). Substance d^origine végétale qui se rapproche du camphre par ses propriétés.

CAMPHORIME fcliim.). Genre d*cdorides.

ailPHORIQUE(AciDB). Il est composé do carbone, d'hydrogène et d*nxygène dans les proportions de CMH**0«HO. Cet acide U\{ découvert en 1785 par Kosegarlen , et MM. Laurent el Malaguti en ont établi la roroposilion en 1836..0n.rob'ient en faisant bouillir du camphre avec de l'acide nitrique, etilseprésenteen aiguilles incolores quisonl peu solubles dans Teau froide.

CAUPHOROIDE(chim.). Substance qu'on obtient des huiles essentielles que produisent certaines plantes de la famille des labiées, et qui a beaucoup de rapport avec le camphre proprement dit.

Camphré (comm.). De l'arabe camphur.

Angl. camphor; allem. kampher. Sorte d'essence concrète, d'une odeur forte, d'une saveur amère et aroma'ique, qui contient du carbone, de Thydrogène de l'oxygèr.e, dans les rapports duC«»H"(y. Cetle subslaoce e&l plus légère que l'eau, elle entre eo fusion è 175% bout àâOi, et sa propriété Tolalilo est telle, qu'elle disparaît bientôt çoiDptéleroenl lorsqu'on l'expose à l'air lil»re. Elle brûle avec une flamme blanche. Leau n'en dissout qu'une très-faible quantité; maisPalcool, l'éther, les huiles grasses et les huiles essentielles la dissolvent en toutes proportions • et elle se dissout aussi dans 1 acide nitrique qui, à chaud, la con- \eî*til en acide camphorique. Le camphre soblient du laurut camphora^ arbre très- [<^raQdu dans l'Orient, et son extraction a ^ieu principalement au Japon, è Java, & Sumatra et k Bornéo. 0«i en extrait aussi (le certaines espèces de labiées, de la tanaisie, du senien-coulra, du viiex agnus casius^ c!c. On l'emploie dans la préparation de I lusieurs vernis, dans les feux d'artifice, et |a propriété qu'il a de brûler .sur l'eau a hit supposer a quelques-uns qu'il devait <^ittrer dans la composition du feu grégeois. lh>os$ède aussi une vertu antiseptique trèsruissanle, ce qui Ta fait proposer par M. Rampait comme une véritable panacée. Il «l vrai que celle-ci, considérée d'une manière absolue, n'a guère plus de fondement •tue toutes les panacées qui l'ont précédée ;

mais il faut se montrer indulgent pour ce léger travers de M. Raspail, l'un des hommes, sans contredit, les plus savants de notre époque et au pied de la chaire duquel pourraient bien aller s'instruire certains membres de llnstilui. On administre le Camphre sous forme de poudre, de pilules et de solutions, à la dose de;25 à 30 centigrammes, jusqu'à 1 ou 2 grammes dans Tes 2k heures; mais il ne faut jamais oublier en en faisant usage, que pris à forte dose il devient un violent poison. Employé comme solution, il forme l'eau camphrée et Peau élhérée camphrée ; el l'on se sert, extérieurement, d*eau-de-vie et de vinaigre camphrés et de pommade camphrée.

CAMPHRÉ. Qui contient du camphre.

CAMPHRER. Imprégner de camphre une substance ou un objet quelconque.

CAMPHRONE (chim.). Matière pyrogénée ou huile légère qu^on obtient en faisant passer de la vapeur de camphre sur de la chaux portée à la chaleur rouge obscure, et en rectitiant ensuite le produit.

CAMPNER-DAHLER (monn.). Pièce d'argent de Hollande, qui vaut 3 francs.

CAMPO (comm.). Sorte de laine d'Espagne qu'on tire de Séviile et de Malaga

CAMPOTB(manuf.)^ Etoffe de coton qu'on fabrique dans les grandes Indes.

CAN (charp.). La plare la moins large d'une pièce de bois. On dit : mettre des pièces ou des bornages sur le can.

CANAL. Du ^alin canalii ou du gnc xa^vtcv, s'entr'ouvrir Conduit, tube, tuyau ou cavité cylindrique par où l'eau passe. En physique, on nomme ainsi les voies naturelles par lesquelles s'écoulent les eaux, tes vapeurs el les gaz. — Pièce dVau étroite et longue, qui sert d'ornement dans un jardin. — Creux placé sous le bois d'une arme à feu, pour recevoir la baguette. — Tuyau de plomb qui sert à conduire les eaux pluviales depuis le toit jusqu'au bas des bâtiments. — Eu termes de manufactures, on appelle canal un gros morceau do bois, en forme de tuile creuse, qui se trouve appliqué sur l'ensuple qui fixe l'étoffe dans le velours ciselé. Le canal de Centuple est une cannelure dans laquelle la verge qui porte Téloffe est placée; le canal des espolins est une machine de fer-blanc, sur laquelle on range les espolins. — En architecture, on nomme canal de larmier le plafond creusé d'une corniche; canal devolute^ la face de circonvolution de la volute ionique; et canaux, les cavités qui ornent les tigettes des caulîcoles d'un chapiteau. — En hydraulique, le cana/d^/<^renl est le tuyau qui, dans une pompe, conduit l*eau que le piston fait monter. Le canal de deseéche" ment est celui Cjue Ion creuse pour dessécher des marais ou des terrains inondés, et dont la direction est tracée dans le sens do la plus grande pente. Le canal de dériva" lion est celui qui a pour objet d'amener l'eau nécessaire pour faire tourner une usine, et qui reçoit la plus lésère pente pos sible, afin de conserver la plus grande par-*

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