‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 86 sur 281 · GAN · texte numérisé non relu

GAN

DICTIONMAIRB

CAN

tie de la cbute. — Le canal iTirrigatian est celui gae Ton pratique pour Tarrosement des terres, et qui amène l'eau* par une pente douce, depuis un réser?oir supérieur jusqu'à Tendroil qu'il faut arroser. — Le canal latéral est celui qui est alimenté par les eaux d'un fleure dont il suit parallèlement le cours.

CANAL DE NAVIGATION. Sorte de rivière artificielle qui sert, à défaut de ri- Tières naturelles, à la navigation intérieure. On sait que les rivières et les canaux navigables sont les grands moyens (3) que le commerce emploie pour répartir avec économie les productions du sol et de l'industrie sur la surface d'un vaste territoire. Leur importance et leur utilité pour la propriété d'un pays, sont démontrées par l'expérience ; car, avec les mômes forces motrices, on transporte par eau beaucoup plus de marchandises, à beaucoup moins de frais, souvent avec autant et quelquefois avec plus de célérité, qu'avec les moyens ordinaires de transports sur les grandes routes. Il est prouvé, en effet, qu'un cheval ne peut porter à dos qu'environ 100 kilogrammes pesant, et traîner sur la voiture la plus favorable, qui est le chariot léger à quatre roues des Francs-Comtois, Sjue 1,000 iLilogrammes; tandis qu'il p«:ut aire mouvoir avec la même vitesse et sans éprouver nlus de fatigue, un bateau chargé de 18 è 20,000 kilogrammes, sur une eau stagnante, telle que doit ètrecolle d'un canal de navigation. On trouve dans l'histoire du canal du Languedoc, par le général Andre« ossy, qu'il en coûterait 6,000,000 de francs pour faire voiturer par terre le même poids d'objels qui, chaque année, est transporté par le canal pour ta somme do 1,200,000 francs, ce qui est le cinquième de la dé-

f)ense du transport par terre. On remarque a même dilTérence de prix sur tout autre point de la France.

La nécessité d'une navigation intérieure a été reconnuepar tous les peuples civilisés, tant ancirns que modernes; tous ont cherché, par l'exécution de grands travaux, à s'en procurer les avantages. Les Grecs suivant l'abbé Barthélémy, dans son Voyage du jeune Anacharsie^ avaient creusé à travers la Béotie, des canaux immenses. Les Romains, moins occupés de commerce que de conquêtes, n*ont laisssé aucun modèle de canaux de navigation qu'on puisse citer; mais ils firent exécuter, pour conduire des eaux douces dans leur cité, des aqueducs qui nous étonnent encore parleur hardiesse et leur grandeur colossale. Le canal le plus célèbre de l'antiquité est celui qui fut ouvert en Egypte du Nil à la mer Rouge Diodore le décrit ainsi : « Le canal decommunication tracé du golfe de Péluse h la mer Rouge fut commencé par Nécho, fils de Psamméticus, continué par Darius, et abandonné dans la crainte dlnonder l'Egypte, dont le sol est plus bas que la mer Rouge. Ptolémée

II cependant Tacbeva* mais ii prévini les inondations en faisant construire une écluse qui retenait les Aaux, et qu'on ouvrait pour le passage des bâtiments. » Le projet de l'armée française qui fit, sous Napoléon, la conquête de l'Egypte eu 17%, avait été de rétablir ce canal, et Mouge, chargé d'en combiner les travaux, reçut plus lard, à ce sujet, le titre de comte de Péluee.

Le vaste empire de la Chine, suivant le rapport des historiens qui ont écrit sur celle contrée, est traversé en tous sens par une multitude de rivières, et de canaux navigables. Le plus grand, auquel on a donné le nom de canal impérial^ est un prodige de Part. Il court du nord au sud, s'étendaol de Canton aux extrémités de Tempire, en passant par Pékin; et 30,000- hommes, dit-on, 7 travaillèrent pendant i3 ans et Tachevèrenl vers l'année 980. « La Chine n*était pas naturellement aussi fertile que je l'ai représentée,» dit le P. Lecomte, Jésuite* « les canaux qui la parcourent en ont augmenté les richesses ; ils ont même ajouté a sa beauté, en arrosant les compagnes et ep donnant plus d'étendue à son commerce. L*eau de ces canaux est claire, profonde et légèrement courante. » Il existe communément dans chaque province un grand canal qui la traverse et rend le même service qu'une grande route. Les chemins de halage sont pavés de dalles en marbre fort épaisses, liées ensemble fort solidement, et servant au passage des hommes, des chevaux et même des voitures. A ce grand canal s'embranehebt un nombre considérable d'autres canaux de moindre étendue, qui se subdivisent encore en de plus petits, lesquels vont aboutir h des villes, des villages, è des lacs ou étangs dont les eaux arrosent lescontrées voisines. Le coup d'œil de ces eaux vives et liquides s'embellit encore des beaux ponts qui les traversent et des rives charmantes qui \vs encadrent. Enfin, leurs nombreux circuits à travers dévastes plaines, la multitude des navires de toute dimension, les villes, les villages qui sont parsemés de toutes parts, tout cela otfre les paysages les ()lua noagnifiques qu'il y ait au monde. Mais comme dans cette vaste étendue de territoire il y a des ditréreuces de niveau assez sensibles, il était nécessaire, pour racheter la pectet de construire un grand nombre de retenues ou de chutes, où l*eau se précipitât en torrents d'un biez à l'antre. Il en résulte que pour faire monter une barque, il faut emidoyer beaucoup d'hommes qui à l'aide de câbles, de cordes et de cabestans, parvieonentà It^faire passer dans4e canal su^iérieur. On. voit par là que les Chinois, malgré tout leur génie, ne possèdent pas encore notre système d'écluses, d'après lequel un seul homme, sans aucun travail pénible» ouvre et ferme les portes, et fait franchir, en quelques minutes, les plus grands commis \cs plus petits bfttiments, d'un biez à iVtre.

En Russie, les successeurs de Pierre le

Xi) LonKiu*oD D*a point la ressource de» chemins de fer.

3dJ

CÂN

DE TECHNOLOGIE

CÀN

Grand ont eiécaté les projets de ce prince Mgislatear. La communication entre la Biltique et la mer Caspienne est établie, et la nafi^alf.oQ setrouTe ainsi ouverte entre. Saint- Péiprsbourg et Moscou, puis jusqu'en Perse. Cathnrinell appela près d*elleles ingénieurs hs plus habiles de l'Europe, qui crôusèrent sous soD règne de nombreux canaux. On peut dire aujourd'hui que c'est dans ce pays que la navigation intérieure présente les plus longues lignes, puisqu'il est possible iVenfoyer par eau des marchandises de S»iQl-Pétersbourg jusau*aux frontières de la Chine, c'est-à-dire à i,W2 milles; puis à Astrar;in,si(uésur lesbords de la mer Caspienne è i.hSi milles. La Suède et le Danemark possèdent aussi beaucoup de canaux de naviga- (ion.Celui deKiel, capitale du Holsteinest de la plusgrande importance, puis qu'il ouvre une conamuntcalion, pour les vaisseaux marchands, entre la Baltique et la mer du Nord» oi leur évite le long circuit autour du Sutland. Tout le ntonde sait oue c'est à ses nombreux canaux que la Hollande doit son commerce, ses richesses et sa population. 4près la Hollande, le pays dTurope qui possède le meilleur sjrslèmede canalisation est l'Angleterre. Sorti de son sommeil léthargique et porté par ses institutions politiques è tout perfectionner, ce pays où Ûeurissenï aujourd'hui l'agricullurev le comtnerce, les sci«*nces et iesarts, s'occupa d'améliorer la navigation intérieure comme nn complément nécessaire è sa navigation mariime ; et en peu d'années, non-seulement les irières furent rendues navigables, mais encre une immense quantité de canaux furent reosés. C'est à l'exemple et à l'impulsion onnés par le duc de Bridgewater que ce ésullat est dft. Il conçut le projet d'ouvrir n canal da pied d'une montasne oj!l l'on rait du charbon, jnsqu'i la rivière Mersey, *one f)arf« jusqu'à Manchester de Taulre; et » succès et les profits ayant été prodigieux, s eicitèrent une émulation générale qui langPA la face de l'Angleterre. On compte lo^llementdans ce royaume plus de 300 ca* lui, formant ensemble une longueur qui fpasse 3,500 milles.

La France n'est pas restée spectatrice sive de ce grand élan donné au commerce térieur. On peut môme dire qu'elle en fourni l'exemple aux autres nations; car canal du l^nguedoe, qu*on nomme ordîirement le canal du Midi ou canal de$ ux Jfers, ftarce qu'il ouvre une commuatiun entre la Méditerranée et l'Océan, r la Garonne et la Gironde, ne le cède rien h sucun autre pour la bardieael la grandeur de l'entreprise. Ce cat. pnijeté sous le règne de Charlemae*, el re|H*is de nouveau, mais sans succès rjni le règne de François l*', en 1539, is sous Gbarîes IX et Henri IV, fut enfin '."lié, sous le règne do Louis XIV, par Jitre Eiquetv appuyé du ministre Colbert. iwuencé eo 1066, il fut achevé en 1681, ju après la mort de son auteur. La ^itor de ce canal est d'environ 256 kilo-

DlCT10!l2f. DE TSCH^IOLOGIE. 1.

mètres; sa largeur, à la surface de l'eau, de 19" 5, et de 11 mètres au fond ; et sa pro« fondeur de 2 mètres. Le point le plus élevé ou de partage des eaux, est à Naurouse, de 200 mètres au-dessus du niveau des deux mers. Le nombre des écluses est de 1 U. La dépense fut de 13,000,000 de francs,' dont la moitié'fut payée par le roi, et l'autre par la province du Languedoc. Le travail le plus remarquable de ce canal est te réservoir de Saint-Ferréol, établi au point de partage pour aliçaenter les deux branches. Son étendue superficielle est de 247 hectares, sur une profondeur de 36 mètres : les eaux y sont amenées des montagnes ad* iacentes par une rigolie de 20 kilomètres de longueur.

Indépendamment de ce canal, dont le mode d'exécution sert encore de modèle aujourd'hui, la France en possède un grand nombre d'autres qui traversent ses provinces et font communiquer les rivières et les mers. Les canaux de Briare et d'Orléans, commencés sous Henri IV et terminés sous Louis XIII, établissent la communication de la Loire à la Seine , et Paris est approvisionné par ces canaux, de blé, de vin, de bois et autres productions des diverses contrées qu'ils traversent. Le canal du centre ou du Charolais unit la Saftne ou le Rhône avec la Loire, dans un trajet de Sk kilomètres : il commence è Cliâlons-sur-Saône et aboutit à Digoin, sur la Loire. Le canal de Bçurgogne, partant de Saint-Jean-de-Ldne aboutit è l'Yonne au-dessus de Joigny et forme la communication de la Saône et d.u Rhône avec TTonne et la Seine. Le canal de Beaucaire fait communiquer le Rhône avec la baie du Languedoc, et par conséquent avec le canal du Midi, qui y prend naissance. 11 existe encore beaucoup d'autres canaux et d^embranchements de canaux h l'est et au midi de la France, tels que ceux de Grave, de Dunel, du Bouc, de Crapone, de Crillon, de Boisgelin, etc. Parmi les canaux que le nord possède, on remarque ceux de Saint-Quentin, de laFère, deSainl-Omer,de Dunkerque, de la Basse et de la Haute-Deule, de la Somme, etc. Le canal de i'Oureq a pour objet non-seulement la navigation, mais encore de fournir des eaux à Paris et aux écluses des canaux de Saint-Denis et de Saint-Martin. Le bassin de la Viilette, qui peut être considéré comme un vaste réservoir alimenté par ce canal, étant placé à 15 ou 16 mètres au-dessus du niveau de la Seine, fournit des eaux toujours claires et limpides à un nombre consiuérablc de fontaines établies dans tous les quartiers do Paris. Le canal de Saint-Maur, entièrement souterrain, qui n'a que T76 mètres de long, abrège d'environ 12kilomètres la navigation de la Marne, et procure à la porte de Paris, sans nuire è la navigation, une chute d'eau qu'on évalue à la force de 200 chevaux au moins. {Dict. techn.)

CANALICULE (ferbl.). Angl. small pipe:

allem. keinerdkren. On nomine*ainsi de pe« tits tubes de fer- blanc qui reçoivent diver-

CAN

CAN

»Si

ses destinations. —En architecture, ce mot désigne une cavité*qui se trouve d'espace en espace le long du fût d*une colonne. — Petit auget dans lequel on met à manger et à boire pour les oiseaux.

CANALISATION. Angl. pipe-laying : aU lem. rëhrenlegung. Se dit, en termes d usine h gaz, de la pose ou établissement des tujaux de conduite.

CANANGEINE (chim.). Sorte d'buile ou de substance gommeuse que les Indiens obtiennent des fleurs ducanang, arbre des Indes orientales.

CANAP (raffln.)* Gheyalet des bassins où )*on met le sirop.

CANAPÉ. Sorte de siège h dossier sur lequel plusieurs personnes peuvent s'asseoir. — En termes de raflinerie , ce mot désigne une^espôce de chaise de bois sur laquelle on place le bassin, lorsqu'il faut transporter la cuite du rafratcfaissoir dans les for* mes.

CANARD. Se dit, en termes d'imprimerie, des imprimés que l'on crie dans les rues. — Sorte d'artiGce lancé dans l'eau et représentant la Ogure d*un canard.— Espèce de filet soutenu perdes roseaux. —On appelle aussi boit canardi^ ceux oui; étant jetés à bois perdu dans un canal ou dans une rivière, vont au fond de l'eau ou s'arrêtent sur les bords.

CANARDIÈRE (arqueb.). Angl. duckoun; allem. entenflinte. Long fusil destiné à la chasse des canards et autres oiseaux aquatiques qui se laissent difficilement approcher.

CANASTER ou CANASTRE. Angl. tantêier; allem. blechbusckse. Sorte de cofiTre dont on fait usage dans les usines métallurgiques.

CANASSE (comm.}. Espèce de tabac pilé très-menu et propre à fumer. — On donne aussi ce nom, h Amsterdam, aux bottes d*étain dans lesquelles on apporte le thé de la Chine.

CANAU (niétrolog.). Mesure de liquides dont on fait usage dans le royaume de Siara. Elle équivaut à peu près è 3 titres.

CANCAGNAS ou CaNCANIAS (manuf.).

Sorte d'étoffes de soie et k côtes, qu'on fabrique dans l'Inde.

CANCEL (archtt.). On nommait ainsi, autrefois, la partie du chœur d'une église, qui est la plus rapprochée du grand autel, et qui est ordinairement fermée d'une grille ou balustrade, c'est-à-dire la partie qu'on appelle aujourd'hui ianciuaire. Ce mot désignait également un lieu entouré d'une balustrade, où l'on tenait le sceau de l'Etat.

GANDALE (Eau de). Liqueur parfumée que l'on compose avec de l'eau-de-vie, de la cannelle fine , du sucre et de l'eau de rose.

CANDÉLARRE. Du latin eandelabrum ; radie. can4e/a , chandelle. Support, ordinairement de bronze, formé d'une hampe garnie de branehes sur lesquelles on place les lampes destinées à éclairer de vastes en« ceintes, comme une église, par exemple. —

Grand chandelier de forme antique et k pla. sieurs branches qui reçoit des bougies.

CANDI (comm.j.Du latin candidut^ blanc, ou, selon d'autres, de l'tlede Candie. Sucre cristallisé régulièrement et en grosses mas* ses. Pour l'obteninr sous cette forme, oo fait d'abord un sirop qu'on laisse évaporer jus-

J[u'à ce qu'une goutte versée sur un corps roid se prenne sans s'étendre; puis on la verse dans une terrine où l'on a disposé des fils croisés en différents sens et on l'v laisse refroidir lentement. Les cristaux se lorment alors autour des fils. On distingue dans le commerce le candi blanc et le candi jaunt: ce dernier est fait avec du sucre dont le sirop n'a pas été décoloré.— !0n appelle aussi fruits candist dos fruits confits, qui sont près- Que toujours entiers, et sur lesquels on a fait candir une couche de sucre.

CANDIL (métrolog.). Mesure de capacité dont on fait usage dans les Indes, pour la vente du riz et des autres céréales. Bile équivaut k 8 hectolitres 81 litres, et pèse environ 250 kilogrammes.

CANDIR. Cristalliser du sucre, c'est-àdire faire évaporer son sirop jusqu'à ee qu'il soit candt. — Faire candtr det fruiti^ c'est les couvrir d'une couche de sucre candi.

CANDO ou CANDI (métrolog.). Mesure de longueur usitée dans les Indes et particulièrement à Goa, pour mesurer les toiles. Le cando de Goa équivaut à 13 mètres M centimètres.

CANEFAS (manuf.). Grosse et forte toile de Hollande dont on fait emploi pour la voilure des navires.

CANEPIN ou CARRETILLE. Du ffrec «6h vft^ic, chanvre. Cuir très-mince ou épiderme de la peau d'agneau ou du chevreau, qu'on détache après que cette peau a été préparée par le mégissier. Les couteliers et les chirurgiens eu font usage pour essayer le tranchant de certains instruments délicats.— Les gantiers nomment le caaepin cuir dt

{wule et en font des gants d'été pour les èmmes.— 11 servait aussi» autrefois, dans la fabrication des éventails.

CANEQUIN (commO. Toile de coton qui se fabrique dans les Indes.

CANESOU ou CANEZOU (cost.). Vétemeol de femme, léger et sans manches. C'est ooe sorte de corps de robe.

CANETTE ou CANNETTE. Angl. cop:

allem. «ptnde/. Sorte de fuseau de métier à tisser. — Robinet employé pour vider ua tonneau. Sjn. de canne/le. — Mesure pour vendre de la bière qui équivaut à l'aiH cienne pinte de Paris « c'esl-anlire à 93 centilitres.

CANEVAS (manuf.). Du grec wm«^ic, chanvre. Angl. canvau; allem. kawMWU* Grosse toile, blanche ou écrue» qui sert i faire des ouvrages de tapisserie à raignille.

CANEVASSIËR. Fabricant de canevas.

CANBVASSIER-TOILIER. Nom que por* taient autrefois è Paria les marchands liQ* gers.

CANG^TTE (manuf.). Angl. caen iffj*;

CAN

DE TECHNOLOGIE

CAN

aHem. unehe von Cam. Serge commune que l'on fabrique dans \h basse Normandie, et ^particulièrement à Caen dont e.lle a pris le loom.

CANICHAS. Huttes en pierres construites de dislance en distance dans les Andes, pour serrir de refuge aux voyageurs. ,

CANIVEAU (archit.). Pierre creusée dans le milieu, en manière de ruisseau, pour faire écouler l'eau. On taille de ces pierres pour paver une cuisine, une laiterie, un laboratoire, etc. — On donne aussi ce nom aux gros pavés qui, assis alternativement avec les contre-jumelles et tant soit peu inclinés, traversent le milieu du ruisseau d'une ru^ou d'nne cour.

CANJARE ou CRIC (armur.). Poignard à courte famé et large d'environ 80 miîlimè* 1res et dont on fait usage dans les Indes. Sa lame est presque toujours empoison-»

oée.

CANNAGE (comm.). Se dit encore, dans

Juelques localités, de l'action de mesurer es étoffes, parce qu'autrefois on le faisait avec une mesure appelée canne.

CANNE. Du celt. can^ eanat roseau, ou du latin canna. BAton sur lequel on s'anpuieen marchant. On en fait en jonc, en bambou, en bois de laurier, en bois de fer, en divers autres bois, en cep de vigne, en fer creux, e(c.~En termes de for^e, on appelle canne (angl. poker: allem. etterne rùhrttangé) un instrument de fer qui sert à remuer le féu. --Dans les manufactures de soie, la canne est une grande baguette qu'on passe dans les envergu res des chaînes, soit pour remettre, soit pour tordre les pièces. — Roseaux ôoui Où fait usage en Italie et dans le Levant, au lieu de nosses, pour garnir les travées entre les cintres, dans les constructions en voûtes. — Instrument de fer d'environ 1 mètre 50 centimètres de longueur et percé dans toute son étendue d'un trou de ( à 5 millimètres dediamètrot dont se servent les verriers pour souffler les bouteilles et attires pièces. — La canne gnomonique est un instrument qui sert k indiquer l'heure, en dounant les nauteurs du soleil. — La canne hydraulique est un tube cylindrique à soupape, creox dans l'intérieur et ouvert des deux bouts, qu'on emploie pour élever l'eau. —La canne éiecirique est une sorte de bouteille de Leyde allongée , ajani la même destination. Elle consiste en un tube de Verre hermétiquement fermé à son extrémité inférieure, rempli à l'intérieur de feuilles d'or ou de cuivre» et bouché )é la partie supérieure avec un couvercle métallique qui sert de pomme k la canne et communique dans l'intérienr par un (Il de méta4«~La canne à luneitee est une canne en Forme de rolin, inventée en 1817. Elle contient une lunette à un seul tirage grossissant 35 fois les objets, et dont le mécanisme est i*i luème que pour les lunettes ordinaires. — La canne a parapluie^ qui est en bois ou en f''r creux, renferme dans son intérieur un parapluie qu'on peut, au mojend*un ingénieux mécaûisme, déplier et rejplior en un

instant. ~ La canne d /crtVe est un morceau de roseau qui se taille comme une plume et dont on fait le même usage. Ce petit instrument remonte à la plus haute antiquité, puisqu'il en est fait mention dans le Ptal^ misie» On s'en servait pour écrire si^r le papyrus ou papier d'Egypte; et aujourd'hui encore il est d'un emploi général chez les Arabes, les Perses, les Turcs, les Arméniens, les Grecs, etc.

^ CANNE (métrol.). Mesure de longueur dont on fait usage dans divers pays , et qui varie suivant les localités. Communément, elle est de 2 mètres et quelques centimètres, et éouivaut à notre toise ; à Malte et à Gènes, elle a environ 3 aunes métriques ; à Rome, elle ne vaut qu'une aune; à Florence, 2 aunes 1/2, etc. Dans le midi de la France, la canne était surtout employée pour les bâtiments , tandis qu'on se servait de la toise dans le nord. Gelle de Toulouse, la plus usitée, avait 1»796, et se divisait en 8 pans ou empant de 8 pouces ou 216 millimètres. La canne dite de YAriége était aussi très-répandue et représentait 1"80.

CANNEL-COAL. Mot anglais qui signifla ékarbon' chandelle. C'est une variété de houille semblable au lignite Jayet, dont on fait usase en Angleterre pour obtenir du gaz d'éclairage.

CANNELÉ. Se dit, dans les arts mécaniques, de tout corps, pierre, métal ou bois, sur lequel on remarque des cavités longitudinales ou demi-circulaires, soit qu'elles proviennent de la nature, soit qu'elles aient été produites par la main de l'homme.

CANNELÉ (manuf.). Etoffe de soie ou tissu analogue au gros de Tours et au taffe* tas. Il eu diffère en ce que , dans sa fabri* cation, on laisse oisive une des deux chaînes nécessaires pour former le corps de l'étoffe, du côté de l'endroit, pendant deux, trois ou quatre coups.

CANNELER. Creuser des cannelures sur le fftt d'une colonne f d'un pilastre ou sur tout autre objet.

CANNELLE. Du latin canna , roseau. Robinet de bois ou de cuivre qu'on met à une cuve ou à un tonneau, pour en extraire le liquide. — Sorte de couteau qui tient assujetti, dans une rainure, le fil de laiton qu'on emploie pour faire des épingles. — En termes de boutonnier, morceau de bois, percé eq rond et placé dans le trou de la jatte , pour empêcher l'ouvrage de s'endommager en flottant contre les bords. * On nomme cannelle airifire , une sorte d'ustensile qui sert à transvaser' le vin en bouteilles.

CANNELLINE (chim.). Substance cristal-

lisable qu'on obtient de la cannelle.

GANNELON. Moule cannelé.

CANNELURE. Du celt. cm, creux. Aogl.

fluting ; allem. kerbe. En architecture , on

nomme ainsi une cavité ou rainure qui,

Eartant du fût d'une colonnot aboutit à sa ase. La cannelure ione est celle oui tourne en forme de spirale ; mais c'est une canne* lure de mauvais goât; la cannelure à t^ve aréUf qui est peu creusée» est celle .qu'on

CAN

DlGTIONNAIREr

CAN

Page 1