‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 92 sur 281 · CI · texte numérisé non relu

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dfvons le versoir de H. JefTerson» ancien président des Elats-Dots, versoir qu'on reç^arde, avec raison, comme un des plus parfaits qui existent. Ces recherches, faites fiiniiUanément par les hommes les plus capables, dans les pays les plos civilisés du mondp, eurent les résultats les plus heureur. La charrue, tout en conservant la force qui lui HSl nécessaire, devint beaucoup pins légère. Les pièces principales, comme Toreille, ta semelle, le soc et môme le corps de charrue, furent faits, en Angleterre, en fonledefer coulée. LescuUivateurs Durent se procurer des charrues de tontes pièces et 4es meilleurs modèles» h très-bas prix, chez les fondeurs, comme on achète les socs de fer bruts. C'est à cette circonstance (]u*il faut adribuer Tusage général qu'on fait en An* gieterre des charrues de fer. Cet eiemple fut prompteroent saivi par les Ëlats-Cnis d*Anaériqiie.

f La charrue , par la célérité de son travail, occupe le premier rang parmi toutes les machines agricoles. On lui doit cette ahondance de produits de la terre que, par snn moyen, un très-petit nombre d nommes obtient, et qui permet aux autres de se livrer k des ocisupations étrangères à Tagriculture, sans qu'ils puissent craindre de manquer de subsistances et des autres choses nécessaires à la vie. Sous le rapport de la perfection et de l'efficacité du travail, la houe et la bêche lui sont préférables.

< Quoique les principes qui doivent diriger dans la construction des charrues appropriées à chaque espèce de terre, soient bien connus , on en trouve néanmoins autant de rariétés qu'on parcourt de pays différents. Chaque cultivateur prétend que celle dont il se sert est la meilleure. Pour qu'une charrue soit d'un usa|;e avantageux, ii faut gu'uo seul laboureur puisse la tenir, et conduire en naéme temps l'attelage; qu'elle 50il simple, légère et solide ; que I attelage ne soit, s'il est possible, que de deux b^tes; que le soc ait une forme appropriée à la ua- (uro du sol, c'est-è-dire tranchant pour des terres compactes , argileuses et pleines de racines, et pointu pour des terres maigres, pierreuses» sablonneuses et légères; nue le versoir ait la courbure la plus propre a pénétrer et à renverser graduellement la terre; qu'il nettoie bien le fond de ia raie et range /a terre sur le côté; que la charrue obéisse avec la plus grande facilité au roouYeinent et h )a direetion que veut lui faire prendre le laboureur qui la tient ; qu'elle se maintienne en terre et d'aplomb sans effort , ce 'fui s'obtient par un juste équilibre entre I action et la réaction de la charrue et des t(ftrez coupées et renversées, et en entretenant avec soin le tranchant du soc à sa face

inférieure* »

On appelle cAorrue de /ordin , un instruisent dont on fait usage pour nettoyer les ïHées, et couper et déraciner les herbes qui r naisseot. — On donne aussi le nom de harruCt & Tétendue de terre qu'on peut ncttro en rapport avec une seule charrue.

DlCTlOHN. DE TECaNOLOOlB. I.

— En termes de pécheurs de la nasse Rvo^ tagne , la charrue est une sorte de filet h manchn.

CHARTIL (écon. rur.). Grande et longue charrette qui sert au transport des gerbes et du foin. — Lieu couvert sous lequel on abrite les charrettes et les instruments aratoires.

CHARTRON. Nom que l'on oonnait autrefois à la petite layette , en forme de tiroir, qu'on fait au haut d'un des côtés d'un coffre.

CHAS. Angl. e^e; allem. oeAr. Le tron d'une aiguille. — On donne aussi ce nom ft une plaque de métal , de forme carrée et percée d'un trou , par lequel passe le fil auquel on suspend un plomb. Chacun des cAtés de ce chas doit avoir la môme dimension que te diamètre du plomb. — Colle dont font usage les tisserands pour enduire les fils de la chaîne , afin de les rendre un peu moins flexibles. — Colle d'amidon que, par expression , on tire du grain. — Ce mot était autrefois synonyme dti travée, c'està-dire qu'il désignait l'espace entre deux poutres.

CHASERET (écon. rur.}. Petit châssis employé dans la fabrication du fromage.

CHASIER (écon. rur.). Sorte de forme qu'on employait autrefois pour le fromage.

CIIASSAG'NE 'comm.). Esi)ècede vin de Bourgogne.

CHÂSSE. Du latin capsa^ caisse. Sorte de coffre dans lequel on conserve des reliques de saints. — Se dit, en orfèvrerie, de la partie de la boucle où est le bouton. — Métal ou corne qui tient le verre de la lunette et où se place le nez. .

CHASSE. Du latin bnrb. cassa , action de chasser. Se dit , en mécanique , de l'espace libre qu'on réserve, soit à une machine entière, soit à Tune de ses parties, pour en faciliter ou en augmenter l'action. — Sorte do niveau à l'usage du maçon. — Outil qu'emploie le rnifineur de sucre, pour cercler les formes neuves ou caper les formes cassées. —Outil du fabricant d'ancres, dont la tête a un côté carré pour chasser, et Pautre aplati pour recevoir les coups do marteau. — Sorte de marteau carré d'un côté et rond de l'autre, avec lequel le charron chasse et enfonce les cercles de fer quientourent Ips moyeux des roues pour eni-

Cècher qu'ils ne se fendent. — Partie d'une alance au milieu de laquelle est placée raiguille. — Courbure des dents d'une scie. -^ Quantité précise dont la scie doit être plus longue que la pierre à scier, afin que Taction du scieur sOit employée sans lui donner un poids de scie supertlu. — Partie du métier de tisserand qui frappe la trame après chaque coup de navette. — Maçonnerie qui ga« rantit le verrier de l'action du feu.— Charge de poudre grainée placée au fond d'une cartouche pour chasser et faire partir l'artifice dont elle est remplie. — Filet tendu sur des piquets en forme de palis. On appelle chasse couverte f le verveux auquel on ajouleun

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