‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 91 sur 281 · TI · texte numérisé non relu

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qaes. pour certains frais ^.i bénéfices. C'était aulrerois Tasago de tirer des exemplaires de chAp«»11e.

CHAPBLLEftlE. Art de fabriquer les cba« paui. Commerce de celle marchandise.

CHAPERON. Du latin eapui. lôle ; ou du bas latîQ eapparot chaperon. Coiffure qui, antrefois, était commune aux hommes et 5UI femmes. -- Signe distinclif des gens de robe, des docleurSi etc.» et qui consiste en un l>ourrelet circulaire placé sur l'épaule gauche, et où pend, devant et derrière, une bande d'étoffe garnio d'hermine à son exlré* mité. — Ornement que l'on met sur la tète des chevaux» dans les pompes funèbres. — Sedit, en architecture, du rafle d'irne muraille de clôture, construit en forme de toit pour l'écoulement des eaux. On dislingue lectiaporofi en bahut et le chaperon en dos d*ène.— Petit toil qu'on place sur la lumière d*aD canon. — Espèce de coiffe de cuir dont 00 coafre la léle elles jeux des oiseaux de proie pour les affûter. Le chaperon de rust est celui qu'on met aux oiseaux qui ne s6nt pas encore dressés. — Couverture de paille qu*on place sur les paniers de poisson. — Dessus d'une presse è imprimer des estampes. — Aessus d'une potence. — Plaque ronde qui se monte sur l'extrémité du pivot d'une roue d'horloge. — Egratignure au papier. — Botte de cartier, sans couvercle, dans laquelle les coupeurs renferment les cartes lorsqu'elles sont coppées. — Pièce de cuir qui recouvre les fontes des pistolets, pour les garantir de la pluie. -^ Se dit aussi, en agriculture, du fragment d'épi qui échappe au fléau et qui se retrouve au vannage.

CHAPERON (impr.). Quantité de feuilles qu'on ajoute au nombre fixé pour Timpression d'un ouvrage, et qu'on destine i remplacer celles qui peuvent se gâter durant le tirage.

CHAPIER. Armoire pour renfermer des chapes. On en fait à bras et h potence qui tournent sur deux pivots.

CHAPITEAU. Du latin iapitulum^ dimin.

dt coptir.téte. Couverture mobile d'un moulin uui tourne verticalement pour en expo* ser les ailes au vent. — Morceau de carton en forme d^enlonnoir qui se place vers le haut d'une torche pour recevoir ce qui en dégoutte de cire ou de poix. — Cornet qu'on met au sommet d'une fusée volante et qui a le double but de la couvrir et de l'aider, par $è pointe, h percer l'air plus aisémenf. — Partie supérieure d'un alambic, dans la*

3uellese;condensenl les vapeursqui s'élèvent e la cucurbite. — Couronnement du corps de la chape du fourreau de certaines armes blanches.

CHAPITEAU (archit.). Partie du haut de la colonne qui pose sur le fût. On distingue un assez grana nombre de chapiteaux. Le chapiieau toican est celui dont le tailloir est carré et sans moulure; le chapiieau doriquet celui dont le tailloir est couronné d'un talon; chapiteau compotitCf celui çiui a les deux rangs de feuilles du corinthien et les vblutes de l'ionique; le chapiteau altiquCf

celui qui a des feuilles de refend dans le gorgcrin ; le chai)iteau corinthien^ celui qui est orné de petites volutes et de feuilles d'acanthe; le chapiteau ionique^ celui qui est garni de volutes et d'oves; le chapiteau ûoihiauet celui qui présente une compilation ae formes des chapiteaux antiques, et d'ornements imaginaires; le chapiieau sym^ boliquet celui qui est orné d'attributs de di-» vinités;le chapiteau pilastre ^ cé\m qui est carré par son plan, ou sur une liçne oroite ; le chapiteau angulaire f celui qui porte un retour d'entablement à l'encoignure d'un avant-corps ou d'une façade; le chapiteau pliéf celui d'un pilastre qui se trouve dans un angle rentrant, droit ou cbtus; le cha^ piteau écrasé^ celui qui est trop bas et hors des proportions de l'antique; le chapiteau muttléf celui qui a moins de saillie d*un côté que de Pautre ; le chapiieau de irigly^ phCf celui qui, sur un pilastre dorique, est représenté par un trîKlyphe; le chapiteau

Jatbé, celui dont les feuilles ne sont qu'éaochées;les chapiteaux de moulure^ ceux qui, comme le toscan et le dorique, n'ont point d'ornements; et lès chapiteaux de fculpiurCf ceux où il entre des feuilles et des ornements taillés. On nomme aussi eha^ piteau de ntcAe, une sorte de petit dais, à niche peu profonde, qui couvre une statue portée sur un cul-de-lampe ; chapiteau de halusire^ la partie supérieure du balustre ; chapiteau de lanterne ^ la coiiterture que Ton met pour couronner une lanterne de dôme; et chapiteau de coûrontiemenl f un amortissement quelconque.

CHAPITEAU (menuis ). Ang. cap; allem.

happe. Corniche ou autre couronnement qui se pose au-dessus des buffets, des armoires', des casiers et autres ouvrages analogues.

CHAPITEAU AVEUGLE (chim.}. Angl.

6/tfi(/a/efiifrte; allem. blinder-kolben. Chapiteau d'alambic qui est sans bec.

CHAPLOIR. Angl. smalt anvil; allem.

haarboUen. Petite enclume.

CHAPON. Du celt. cabon, 6u du latin barb* capo, même signiflcation. Grande peau d'élan ou de bouc, qui est sans défaut. — Branche de vigne de l'année, qu'on détache pour en faire une bouture.

CHAPOTER (manip. du bois). Allem. aihobeln. Dégrossir le bois avec une plane.

CHAPOTER (céram.). Se dit de l'action de détacher des éluis, à Taide du chapolin, les parties qui menacent de tomber.

CHAPOTIN (céram.). Palette de fer avec laquelle on chapole les éluis dont on entoure les poteries.

CHAPPE. Poignée servant à ouvrir et à fermer un moule. — Sorte de lisière que Ton met autour d'un tilet pour le fortiQer.

CHAPPE (agricult.). Se dit du blé qui a conservé ses balles, malgré l'opération du battage et du criblage.

CHAPPIN (cost.). Chaussure de cérémonie, usitée autrefois en Espagne, et qui enveloppait te soulier.

CHAPUIS. Charpente en *bois des b&ts el

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MCTtONNAIRB

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des selles. — Sorte de hangar^— Autrefois synonyme de charpentier,

CHAPUISEUR. Oq? rier en ebarpente.

CHAPDT. Billot de bois qui sert pour équarrir les ardoises.

CHAR. Du htin curruêf même signification. Sorte de toiture à deui roues cjui fut luTentée, à ce que Ton croit , par Erichtbo*» nius, l*aD 1513 avant J6sus«Cbrist. — Corps du moulin à papier. — On nomme char fu-^ nibrû toute espèce de, corbillard.

CHARAB (boiss.). Sorte de punch en usage chez les Arabes

CHAR-A-BANCS. Sorte de voiture» longue et légère, garnie de plusieurs bancs, le plus souTent ouverte de tous côtés, mais fermée quelquefois par des rideaux de toile.

CHARBON. Du celt. caVf bois, et fto, noir, d*où le latin earbo. AngL ehar'^oal; allem. hoïxkohle. Bois que Taction du feu a carbonisé, ce qui produit, lorsqu'il est embrasé de nouveau, une chaleur plus grande que celle qu'il donnait dans son premier état. Le charbon jouit en outre de la propriété d'absorber les gaz et de s'emparer des matières colorantes, ce qui rend ses applications aussi nombreuses qu'utiles. On en fait usage pour purifier les lieux souterrains de certains gaz non respirables, comme l'acide carbonique, par exemple. On s'en sert aussi comme désinfectant pour les liquides et particulièrement Teau , et il remplit le même rôle à l'égard des matières organiques qui répandent que mauvaise odeur ou qui sont au moment de se corrompre. Bnfin, nous l'avons dit, il s'empare aes couleurs de presque tous les liquides végétaux ou animaux ; et ceux de ces liquides qui sont filtris sur une couche de cette poudre de charbon, deviennent aussi clairs et aussi incolores que l'eau. Ces propriétés du charbon furent siçaalées dès 1790, par Lowitz, marin et chimiste russe ; et , en 1810, la supériorité du charl>on d'os comme moyen décolorant, fut reconnue par le pharmacien Figuier, chimiste de Montpellier.

CHARBON (chim.). On nomme ainsi une matière noire, résidu de certaines décompositions animales ou végétales, et qui renferme du carbone et d'autres substances qu'on en sépare par une complète combustion.

CHARBON ANIMAL. Voy. Non iKiMAt.

CHARBON DE PIERRE. Sorte de bouille très-dure.

CHARBON DE TERRE. Voy. Hooillb.

CHARBON DE TERRE ÉPURÉ. Voy. Coxs.

CHARBON DE TOURBE. Voy. Toukbb.

CHARBON INCOMBUSTIBLE. Un d^s noms que porte l'anthracite.

CHARBON MINÉRAL. Voy. Houille.

CHARBON VÉGÉTAL. Nom que portait le charbon ordinaire ou charbon de bois, avant qu'il tùi remplacé par le noir animal» dans le traitement du sucre.

CHARBONNAGE. Mine de houille.

. CHARBONNAILLE ( mélallurg. }. Angl; mail eoal ; allem. gmi$9* Mélange de sable,

d'argile et de mena charbon dont oo hm la sole des fourneaux k réverbère.

CHARBONNÉB. Couche de cbarlMD dam un fourneau k brigues. — Lit de cbirb-o établi entre deux lits de pierres k chaoï.

CHARBONNER. Enlever avec na cbirim de bois 'les raies faites par la pierra-çooci sur le chanvre.

CHARBONNERIE. DépAt de charbon.

CHARBONNIER. Celui qui fiit ou mi du charbon:

CHARBONNIÈRE. Fourneau dans leqtiil on opère la carbonisation du l>ois:

CHARCANES (manuf.). Etoffe de soit m coton qui se fabriqne dans l'Inde.

CHARDON A FOULON. Du latin eoHm Angl. ieasel : aWetn. kardendisieL Plante de la famille des dipsacées» et que lesboUoi»tes nomment dipsacui fuUonum. Les téta de cette espèce sont armées de petits cf»> chels et servent aux bonnetiers pour cirdfr la laine et rendre le poil des draps plus tisie et plus uni.

CHARDONNET: Pièce de bois d'une pom de ferme» du côté des gonds. —Se dit losr. en termes de ponts-et-chaussées, des pimei des bajojers des écluses qui portent la koilure dans laquelle tournent les potesaiioarillons.

CHARDONNIÈRE (agron.). Terre coutM de chardons.

CHARGE. Du cell^ carg^ et en italleocaricGf même signification. Epaisseur de oiçonnerie que Ton met sur les solives fji plancher» pour recevoir le carretage.—Fr^ sion que 1 eau exerce dans un rase ou dif< une conduite; —Hauteur Terticale de Tei. au-dessus d'un orifice ou d'un point ^m* conquCi: — Sorte de selle k trois pieds kt laquelle on pose une hotte pour l'emplir.- Entonnoir a'un fourneau. — Quann'ié ^ minerai , de castine et de charbon quu jette k la fois dans un haut fourneau, —(h appelle charge d*unc bouieille d$ Ltyit, :: charge d^une baiterUf la quantité de tua:' électrique accumulée sur une des sutik^ de ces instruments.

CHARGE (métrolog.). Poids qui éuila> trefois usité dans quelques parties de w France : la charge de Marseille, par exe^* pie» équivalait k 150 kilogrammes.— M<e«r* de superficie qui était employée dan» ' Provence et le Dauphiné et dont la o^Tirnance variait» suivant les localitéi» eotrv 9 et 6k ares. — Mesure de capacité poor "^

Srains» eu Suisse : la charge do Saifit-fi- < qutvaut k 72 litres» 59.

CHARGEOIR. Ustensile qui sert d*appet de support k la hotte. — Se disait lo^^ fois d*un instrument d'artilleur qui se c<^

r)sait d'une hampe garnie d'une laotcnt poudre pour charger le canon.

CHARGEON (agricult.). SanntoKii «:* gne taillé k un» deux et trois yeux.

CHARGER. Souder du fer k noepiisi <^ est trop mince.— AppliauerlesiqgrMfsB^^^ cessaires pour l'apprêt aes peaux ai dai«>^ — Appliquer des feuilles d^argeot saraJ^ pièce de métal ou de bois»el rappar«r'*^

CHA

DE TECHNOLOGÎE.

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du linge arani de la orunir.— Dévider la foie des bobines sur les fuseaux. —Mettre du lin ou du chanvre sur une quenouille pour le Qler.-- Mettre dans une cure les matériaux nécessaires à la fabrication du salpêtre. ^Mettre du poids sur un balancier d*horloge afin d'empêcber qu'il n'avance.—Mettre dans les dents d*une machine à carder unequantilé de matière sudisante.— Charger lemoulinf en termes de fabrique de soieriet c*est mettre assez de bobines sur les fuseaux pour que la soie acquière le tors nécessaire. — Charger une cuve^ c*est y introduîreles matières qui doivent donner telle ou telle teinture. — Charger tes brochest c*est arranger sur les baguettes à chandelles la quantité de mèches qu*ilfaut y placer. —Charger la iourailief c*est, dans une brasserie» porterie grain germé sur la touraille, afln de Ty faire sécher. ^Charger la glacif c*est placer des poids sur la surface d'une glace nouvellement mise au tain,

Jour en faire écouler le vif-argent superu et occasionner partout un contact départies. -^Charger la coupelle d'affinagef c'est y jeter l'or et l'argent qu'on veut, affiner.

CHARGEUR (forg.). Angl. meller; allein. aufgeber. Ouvrier qui entretient un fourneau. —Se dit aussi d'une sorte de courtier qui procure des chargements aux rottliers ; de l'ouvrier qui , sur les ports, charge el arrange le* bois dans les mem« tMrares ; du manœuvre qui charge des ^voi- ,

I aires ou d'autres ouvriers. '1

CflARlBARDON (manuf. ). Sorte d'étoffe dont on fait des couvertures pour les bateaux décharge. l

CHARIOT. Sorte de charrette à quatre roues dont la forme et la solidité delà construcUon dépendent du pays & parcourir et de la nature des objets a transporter.

II est des chariots légers qu'un seul cheval afielé dans une limonière peut traîner, tandis que d'autres, d'une grande dimension et très-solides, ne peuvent être mis en mouvement qu'au moyen de quatre, six et huitcheraux» souvent méme'un plus grand nombre. On remarque dans le cnariot deux {parties distinctes.: le train de*derrière et le train de devant, qui tiennent Tun à Tautre par ce iu*on nomme la cheville ouvrière. Le train le derrière se compose de deux roues, d'un essieu, d'une encastrure d'essieu, d'une lèche et • de deux brancards; l'avant-traia I également deux roues, ordinairement plus petites que celles de derrière, un essieu, me encastrure d'essieu, deux armonts, un issuir^un à^*asseoirou sellette, et un limon u une limonière. Les axes horizontaux sur ssquels pose toute la charge d'un chariot, tdont les extrémités» fagonnées en fusée, rarerseot librement les moyeux des roues, e nonaoïeot essieux, et on les fait en bois ou n fer. Les premiers ne sont d'usage que Aur <Jes chariots très-grossiers, attendu M ot^ li^é de les tenir très-gros paur qu'ils ^ni la solidité nécessaire, il en résulte, oia »*on garnisse leurs fusées d'équignons

en fer, un frottement très-considérable dans les moyeux qui augmente beaucoup le tirage. Les essieux en fer se font de plusieurs barres corroyées ensemble, ayant soin de tenir la dimension yerticale, sens dans lequel agit la charge, plus forte que la dimension horizontale. Les fusées sont communément tournées et ont une direction légèrement plongeante.

La Qèche est une pièce de bois flxée per« pendiculairement sur le corps de l'essieu de derrière, et qui tient au tram de devant par la cheville ouvrière. Dans les grands chariots de rouliers, la flèche est disposée de manière è pouvoir s'allonger suivant le besoin. Il en est de même des brancards , sur lesquels la charge porte: ceux-ci doivent être tout à la fois d'un bois solide et élastique, plier sous lachargesans nul danger derom-

Sre. Les armonts sont deux pièces de bois xées sur l'encastrure du corps de l'essieu de l'avanttraio, qui, d'un cAté, servent de lien au limon ou à la limonière, et, de l'autre, d*appui au lissoir, dont la fonction est de tenir le timon dans une position horizontale. La sellette, placée sur les armonts dans le sens du corps d'essieu, sert de sufiport aux brancards réunis dans cet endroit par une traverse qui a la faculté de pivoter autour de la cheville ouvrière, de sorte ({ue le timon ou la limonière d'un chariot puisse prendre à droite ou à gauche, dans l'étendue d'un quart de cercle, toutes les directions nécessaires. Dans une roue, on distingue la moyeu, les rais , les jantes ou contour, et le bandage. Le moyeu est la partie centrale de la roue, qui traverse la fusée de Tessieu, et qui, à cet effet, est garni d'une boite en cuivre» en fer ou en fonte de fer, afin de la conserver plus longtemps et d'en diminuer le frottement. Les moyeux se font d'un bois d'orme, peu sujet è se fendre, qu'on nomme iorlillara ou malfend: on les frette en plusieurs endroits, aux bouts et au milieu, de côté et d'autre des rais. Ceux-ci , faits de bon bois de chêne bien sec, y sont plantés i grands coups de masse, dans des mortaises

Eratiquées à cet effet sur le contour du ouge, non pas dans un plan perpendiculaire à l'axe de l'essieu ou du moyeu, mais suivant une direction en dehors qui varie entre 10 et H% en raison inverse du diamètre des roues; de sorte que chaque rais se trouve être l'arête d'une pyramide dont le sommet est placé sur l'axe de l'essieu, et dont la base est le contour même de la roue. C'est ce qu'on nomme eccuanteur de la roue. Celle-ci a beaucoup plus de force que si elle était droite; car pour lui faire cbançer de forme, il faudrait que les rais et les jantes s'allongeassent ou se raccourcissent en même temps, tandis que, si elle était droite, le moindre pliement des rais ou des jantes suffirait pour cela. Il en résulte aussi que, combiné avec la direction olongeante de la fusée de l'essieu, le rais inférieur qui supporte toute la charge, se trouve dans une position verticale, en supposant toutefois que la tow , pose sur un plaa liorliODi«N

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Malgré cette disposition et le boa assem*^ blage des rais daas le movea» les roues qui éproarent beaucoup de fatisue ne durent pas longtemps, surtout si elles roulent sur des chemins cahoteux, remplis d*ornières, qui jettent le chariot alternativement de côté et d*autre. Le demi-cercle inférieur étant le seul qui soutienne la charge, il ar« rire souvent que les rais qui j correspondent se rompent auprès du moyeu, ce qui s'appelle faire chapelet» On avait pensé qu'on pourrait remédier à ces sortes a*accidenls, qui ne sont pas rares, en construisant des • roues dont les rais seraient alternativement et également inclinés dans une direction opposée, et dont les extrémités, ramenées dans un même plan perpendiculaire à Taxe du moyeu, s'assembleraient dans les jantes comme à l'ordinaire ; mais l'expérience les a fait.abandonner.Le colonel Groberl a introduit un mode de construction qui consiste è percer les mortaises des rais en échiquier dans les moyeux, de manière que les rais

Eosiérieurs soient inclinés en aebors de 14 15 degrés, et les rais antérieurs de 7 degrés. Chacune de ces rangées de rais forme une surface pyramidale dont le sommet est différent, mais dont la base se confond dans la jante, qui se trouve par cette construction très-solidement arc-boutée. Le général d'Aboville imagina aussi défaire des moyeux métalliques formés en deux pièces dans

a reconnu que ces moyeui pouvaient être employés avantageusement pour des voitures légères. Enfin, M, Morton, d'Edimbourg en Ecosse, tfit adopter dans ce pays, pour les gros chariots, des moyeux en fonte de fèr qui portent , comme ceux de bois, des mortaises dans lesquelles on enfonce les rais, comme dans ceux de bois. Ces moyeux funt un peu pesants, mais ils sont trèssolides et d'une longue durée.

Le contour d'une roue est formée de la réunion''d9 plusieurs jantes ayant la même courbure, et leur nombre est toujours égal è la moitié de celui des rais; d'où il résulte nécessairement qu'à chaque Jante correspondent deux rais. Les joints des jantes sont dirigés suivant des plans qui passent par l'axe du moyeu, et sont maintenus vis-à-vis les uns'des autres par des Kougeons ou pri- ' sonniers qui les pénètrent de quelques pouces dans la direction des jantes. La roue ainsi assemblée, bien arrondie, ayant ses jantes parfaitement dans un plan perpendiculaire à la direction de l'essieu, est garnie de son bandage, ou d'un cercle de fer qui en tient lieu. Les ouvriers donnent à cette opération le nom (Tambaiiage, On emploie encore les bandages cloués pour les g;rosses roues, en nombre égal à celui des jantes, dont ils recouvrent les joints; maison a généralement adopté les cercles d'une seule pièce pour les roues de voitures lésères. Ce cercle mis sur la roue pendant gu il est encore chaud, et par conséquent dilaté, la

serre fortement en se refroidissant, et Iqî donne toute la solidité dont elle estinscefw tible. En ferrant les roues avec des ImihIm clouées successivement, on est obligé, pour produire le même effet, de se servir «fun^ presse à double vis pour rapprocher le der. nier joint pendant qu'on cloue la dernière bande. L'expérience a prouvé quelesrooes ferrées de 1 une et de l'autre manière lom également solides. Si quelques routiers pr^ fèrent les bandes aux cercles , c'est qaMi craignent de ne point trouver sor toutes l!$ routes des ouvriers capables de ressoud» ou de remplacer des cercles cassés oo nséi ; mais, dans Tune et l'autre manière, cequ'oo doit soigneusement éviter, c'est de laisser en saille ces énormes têtes de clous qui <!(. passent le bandage et qui sont autant d'obstacles qui s'opposent au mouremeotded roue, jusqu'à ce que ces têtes ee saillie soient complètement usées. Les freios employés pour modérer le mouvement des roi* tures dans les descentes exigent égaleoent

3ue la têie des clous soit entièrement oojée ans l'épaisseur du bordage.

Après avoir indiqué les principales régies qui doivent diriger dans la constroctioo des roues, la première question qui se préssoie est de savoir quel diamètre] il cooviealde leur donner pour diminuer autant que poh sible le tirage des animaux. Ce tirage n fait de leur poitrail ou de leur .tète, dir6^ tement à l'essieu, dont les fusées, engagea dans les moyeux des roues, les poussent en avant et les forcent à tourner et à parcoorir le chemin sur lequel elles rouleoL U , rais inférieur, et par conséquent tous les rais k leur tour, peuvent être coosidérts comme des leviers dont le point d'sppai est sur le sol, et celui de l'applicatinn de li puissance motrice, au centre de la rose. Aussi l'effet de cette puissance pour doooer au chariot le mouvement progressif boHzoo* tal, et pour vaincre le frottement qae re$sieu éprouve dans le moj^eu, est propo^ tionné à la grandeur des rais ; d'oà il résaiis que, plus les roues d'un chariot sont^oées, moins il faut de puissance pour le faire 009* voir. Il en résulte aussi que la courboredes •jantes étant moindre, la portion qui pose I terre tombe moins dans les trous ou cafites que présente le chemin , et que les obst>* clés à surmonter sont abordés sous oaan^'e

{>lus aigu; ce qui diminue l'effort qoll bct aire pour les vaincre, et fait que tontes les parties du chariot avancent avec on moaiement plus doux.

Hais si la grandeur des roues est avaet»* geuse sous les rspports que nous ftv^ d'envisager, elle est défavorable soos 4*10tres. II faut, par exemple, pour que la fan* motrice produise tout son effet uttlestr^ que sa direction soit parallèle an terrais qu'on parcourt; car si l'essieu était p^ haut ou plus bas que le poitrail 00 lai^ des animaux, une partie de leur fiwteicra.t emnloyée à presser le chariot cootrv le^rn ou a le soulever, ce qui serait dans ta ^^^^ cas d'autant plus nuisible que fangis qet

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CHA

DE TECHNOLOGIE

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feraient les traits arec la direction da terrain sAraîl pios çrand. La distance du point de tirage h Tessieu de l'aTanl/- train étant déterminée par la longueur du timon ou de la limonièrOt on n*est pas mattre de diminuer cet angle, en augmentant cette distance; ce qott d ailleurs, serait un inconvénient très* grate qui dterait au chariot la faculté de tourner court. Ainsi Ton est forcé de renoncer aoi avantages que pourraient présenter, sous le rapport du tirage, de très-grandes 'roues, parce qti^elles seraient ou trop lourdes, ou pas assez solides, parce au*il faudrait donner beaucoup de voie au chariot, ou il serait sujet h verser. Enfin, les mojeui défraient être fort longs^ pour ne pas vaciller sur l'essieu, et Ton ne pourrait pas entrer partes portes ordinaires, ni circuler dans la plupart des rues. Il faut donc tout combinerdaos la construction d^un obiet dont Tosage est ioumalier ; on doit avoir égard aucoAt, i la solidité, et è la conservation lies animaux qo'ou emploie. C'est pourquoi, négligeant les calculs de la théorie, Tusaj^e n*a donné aux plus grandes roues du tram Je derrière d*on chariot ou d'une charrette, Qu'enriron 3 mètres, et à celles du train de devant d'un chariot, qu'environ un mètre et quelques décimètres. Alors le poitrail du cheval se trouvant au-dessus du centre de l'essieu, une très-légère partie de sa force de traction est employée a soulever le far- 'ieau, et contribue à donner à ses pieds plus (le fermeté. I

La largeur des jantes de roue n'est pas moins h considérer que leur diamètre, surtout si elles soot destinées i porter de lourds rnriieaux. Les roues k jantes étroites dégra- U*fM les chemins ferrés et même pavés, et eodent bientôt impraticables ceux qui ne le

sont pas, en y crensant des ornières, des trous qui fatiguent les chevaux, détériorent les marchandises, et bri.<;enf souvent les voitures. Les roues ft larges jantes. font moins d'ornières, i^ffacent même celles des roues étroites, aplanissent les chemins, et raffer« missent ceux qui sont en pierraille ou en gravier. Les Anglais avaient depuis longtemps adopté, pour leurs grosses voitures, les roues à jantes larges ; mais ce n'est que depuis le commencement de la révolution de 1789, qu'elles sont en usage en France. On leur donna d'abord le nom de roua â ta Marlborough , parce qu'il parait que ce général s*en était servi pour traîner sa grosse artillerie sur les dunes des côtes de Flandre. On ne doutait point des avantages qui devaient en résulter pour la conservation des chemins; mais les opinions étaient parlagées sur la question de savoir si ces nouvelles roues ne rendraient pas les voitures plus difficiles à traîner. Les eipériences comparatives qu'on fit alors pour éclaircir cette Question, surtout celles auxquelles se livra le comte de Rumford, ne laissèrent aucun doute k cet égard. Il fut pleinement démontré que le tirage, en toutes circonslances, était beaucoup moindre avec des roues larges qu'avec des roues étroites. Ce fut avec sa propre voiture, dont le poids total, y compris celui de trois hommes qu'elle renfermait, était de 1060 kilogram* mes, que le comte de Rumford fit ses expériencGS. Il mit successivement à celte voi* ture des roues de trois largeurs différentes ayant soin do suppléer par des poids, à celles qui étaient trop légères, afin que la voiture Mt touiours également pesante. Voici quels furent les résultats obtenus sur un chemin horizontal :

Laneeor des rooea.

Om. 05 0 07 0 12

linge an paa.

Pavé. Terre. Sable.

34 à 50 k. i5iS2k. 60 à 70 k.

ttàii 40à46 50à6D SOà» 58à42 46à50

Tirage au IroL

Pavé. Terre. SaWe.

463i60k. 543i60k. 7Si80k.

42 il 47 41 k 50 60 à 75

La différence du tirage est donc, au profit es roues larges» d'environ { sur le pavé, sur la terre dure et i^nr le sable.

Dans le calcul des machines en mouvement 1 sait que les vitesses sont proportionnées ji forces motrices; que, pour produire le fitesse double, il faut doubler cette rce. Le tableau qui précède fait voir qu'il

I est de mêine d'une voiture roulant sur un emin pavé; car le tirage au pas, qui n'est le de 20 kîlofframmes, est de 40^kik>ammes qitaDdîes chevaux vont au trot, oo

II est ie double de la vitesse de la première ure. Mais une chose très-remarquable qui lui te aussi de ces expériences, c'est que tirage sur les chemins unis de terre ou sable, reste sensiblement le même, quelle e soit la vitesse des chevaux. Cela est dû, )s doute « à ce que les roues de la voiture rencontrant aucun obstacle, rîen ne vient iruire ni retarder le mouvement acquis * le premier effort des chevaux, tandis r>, sur un chemin pavé ou cahotant, une

voiture non-suspenduo, traînée rapidement, éprouve de fortes secousses et des contrecoups qui absorbent une certaine quantité de la force de traction des animaux, force qu'il faut qu'ils renouvellent sans cesse,

Kour continuer è rouler avec la même viiesse« e le on peut conclure qu'il faut moins de force pour tirer une voiture suspendue, à charge égale, que quand elle ne l'est point; que ce n'est pas sans raison qu*on donne aux brancards d'un chariot une certaine Iongueur et qu'on place la charge principale vers le milieu. Celte charge, à cause de l'élasticité des brancards, surtout dans les petits chariots è un cheval de la Franche-Comté^ ne participant point aux petites ni subitement aux grandes secousses; qu'éprouvent les roues sur un chemin raboteux, se trouve portée aussi doucement que si ta voiture roulait sur un chemin uni. Ils jouissent des avantages dus voitures suspendues. Le tirage n'est pas le même pour deux voilures chargées d'un même poids de marchandises Jiffé-

CHA

D1GT1019NA1RE

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rentes t par exemple « de fer et de paille. La première est une masse sans élasticité qui parlicipe à tons les cabots qu'éproure le ebarîot, tandis que la seconde jouit» jusqu'à un certain point , de l'avantage des voitures suspendues , par réiasiicilé qui se trouve dans le fardeau même.

Une grande partie de la résistance à vaincre dans le mouvement des voitures provient du frottement de la fusée de Tessieu dans le moyeui car le roulement d*une roue, quelque lourde au*elle soit» sur un plan horixonlal et uni, n exige aucun effort pour Tentretenir dès qu*il est produit; if n'y a que superposition successive qu'on appeNe froi' iemeni du second degrés qui est à peine appréciable. Les Américains ont établi un système de roulage basé sur ce principe, en faisant de grands tonneaux qui contiennent les marchandises » et qu'ils font rouler par terre, en adaptant au centre des deux fonds des tourillons par lesquels on exerce le tirage. On a vu, à l'exposition de 1823, une voiture de ce genre. Le comte de Thi ville avait aussi, longtemps auparavant, présenté k la société d'encouragement une petite voiture h deux roues de porteur d'eau , dont Ih tonneau tournant sur lui-même comme les roues, supprime le frottement de l'essieu. Les sapeurs-pompiers de Paris l'adoptèrent pour leur service. D'après les expériences du comte do Rumford , on TOit que le tirage au poids transporté, non compris celui de la voiture, égale sur le pavé et au petit pas, ^;.au Krand pas, V?» ^^ P^^il trot,]^; au grand trotf i9; sur les accottements en terre, des deux côtés de la cbaussée, A; sur un empierrement raffermi et brisé, ^; sur un idem nouvellement construit ou sur un chemin trèsssbionneux, i; sur une chaussée pavée dont la pente est d'un décimètre pour mètre» ^. On estime h 75 ou 100 kilogrammes l'effort constant qu'un cberal do moyenne force peut faire pendant toute une Journée. Il pourra donc tirer, allant au petit pas sur un pavé horizontal , un poids de 2»200 kilogrammes, non comnris celui de la voiture; au grand pas, 1,800 kilogrammes; au petit trot, 1,200; et au grand trot » 750. A Paris, les charrettes attelées de trois chevaux mènent ordinairement S mètres cubes de pierre, dont lepoids est d'environ4,200kilogramme8, non compris celui de la voiture, qu'on estime devoir être de 1000 kilogrammes ; la charge totale est donc de 5,200 kilogrammes; ce qui fait pour chaque cheval 1,733 kilogrammes. Dn seul cheval traîne une charrette chargée d'une demi-corde de bois, c'est-ftdire de 23 mètres cubes, pesant environ 2000 kilogrammes. Les routiers, en général, chargent 1000 è 1200 kilogrammes par cheval. Les tlomtois mènent ik à 1500 kilogrammes. (Dici. ieck.)

On appelle chariot le métier du fabricant de lacets. — G*est aussi le nom du bâti de planches, porté sur deux roues, dont le cor« dier fait usage pour assembler le cordage. — Dans lesmanufactures de glaces, on distingue trois sortes du chariots : le cAariol à poîenee

est un levier do fer porté sur des rooletiM et sur un essieu qui, dans l'action, sert de point d'appui ; le chmriot à ferra$$ê est ooe feuille de tôle portée sur deux roues et dent barres gui forment la queue du chariot; m le chariot à lenailleê est un outil qoî sert ï tirer les cuvettes du four et i les y replacer. — Machine de bois, garnie de roulettes, la milieu de laquelle on place les enfants qol commencent à marcher.

CHARIOT (métrolog.). Mesure ou eatimv tion qui était usitée autrefois è Paris, poor la vente de ta pierre de taille ordinaire. Eie contenait 15 pieds cubes.

CHARIOT A VAPEUR. C'est le non qoe porta , dans l'origine , l'espèce de caisse oi voiture qu'on appelle aujourd'hui wagouw les chemins de fer. Elle fut inventée ptt Montgoifler et perfectionnée par Cagnot; puis on l'abandonna ; mais les Anglais sVaparèrent de cette invention commo de bm d'autres , et c'est de chez eux qu'elle oow est revenue avec un certificat de oaissaorc étrangère.

CRA&IOT A VOILES. C'est une iDTeniioo des ancieosqui fut présentée, au xm* siècle comme œuvreamierne, par lemathéoBeticMO Simon Stevin, de Braies.

CHARIOT ÉLECTMQnL inventée au xviir siècle, par M. de pour développer la corde du cer^TOlaot éle> trique. Voy. ce mot.

CHARIOT MÉCANIQUE. SoHe d'éoiipfif.

chauffé h l'esprit de vin et porté sur on petit chariot très léger. La chaleur de la ftsmiu amène à l'élat de vapeur le liquide eontrat dans Téolipyle; et comme le tuyau de eaic* ci est très-étroit , la vapeur, en sortant a««< force fait reculer le chariot et proloncs «• locomotion aussi longtemps que l'éolipj^ contient du liquide.

CHARIVARI (cost.). Du hongrois tkmrort, pantalon de cheval. Espèce de panuirt de dessus garni de cuir entra les jambes ^ de boutons sur les côtés, dont on se ser. pour monter i cheval.

CHARMANTIN (cost.). Sorte de cravsu dont les femmes fout usage en birer.

CHARMAY (manuf.). Es|>èce d'étoSt ât soie des Indes qui est fabriquée en bçoo M gros de Tours.

CHARTHER. Du latin camenai, mè^^ signiQcatiou.Tonueau qui contient Peso r^w la consommation de re<|uipaged'onnar.f*.

^Cuve oik l'on met l'huile tirée des foies «a

morue. — Botte 'd'échalas pour la vip^ CHARNIÈRE. Du latin corda, good. Av hinge; allem. ^eiaerèe. Pièce eoaupoMe trois parties qui servent à réunir deu ^^ de manière que le dessus puisse s'éovra' «• se fermer sans se séparer du destess» la charnière est formée de deux pièoas poMe| chacune, d'un cdté, des tubes ejliaJaif— qu*oa coupe perpendiculairepJBPt à mr aie, de telle sorte que la portion q^*^ qu'on laisse exister sur I an des ii

1>lisse exactement le vide que Teo 'autre. L'un des cylindres a eo» l cinq pleinSf et doux» quatre oasii

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DE TECHNOLOGIE

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da moins on en met rarement on plus grand nombre. L'autre cylindre» qui a? ec le premier doit former la charnière, a deux, quatre ou s\i pleins » et un » trois ou cinq rides. Ces deui pièces sont réunies par une çoupille» qui occupe les Tides des deux cylindres et en forme Taxe» autour duquel roulent les deui lobes, et par ce moyen forment la charnière, dont une pièce est fixée, par exem- ,ple, k une botte et Pautre à un coutercle. Les

i petits bouts de cylindre se nomment chamons. - Les fabricants d'instruments de mathéfflfltiques nomment cbarnière l'endroit par lequel les jambes d'un compas oà les parties d'une équerre sont assemblées» soit que l'assemblage soit à une ou deux fentes. — Le grareur sur pierre appelle cbarnière un outil qoi lui sert a percer des trous et enloTer les parties grossières. — En mécanique on donne le nom de ckamiire univenelte à l'appareil qui transmet le mourement de rotation d'un axe 6 un autre axe de position Tariable. — Ce mot était autrefois le synonyme de caroassière,

CHARNON. Petit cylindre creux oui fait partie de la charoière d'une botte. L ensem- >l6des charnons forme une charnière.

CUAROTTE. Espèce de panier ou de botte ^ont on ta\i usage pour porter les instruleots qui servent à la chasse aux pluviers» t pour rapporter les oiseaux qu*on a pris. CHARPENTE. Assemblage de pièces de ois serTant à une construction. Tout ou- "âge de grosees pièces de bois taillées et luarrées. On fait remonter l'usage de la tarpente, en Chine, à l'an 2611 avant Jésusirîst.

CHARPENTEE. Tailler et équarrir des (ces de bois avec la hache, pour les met- ) en état d*ètre assemblées.

CHARPENTERIE. Angl. earptnîry; allem.

nmtrkunsi. Art de travailler en charpente, l'est dana Tart de couper les bois, » dit Francœur» < que consiste spécialement la trpeoterie. Considéré sous ce rapport, cet devient une science; il n'est qo une apnation de la géométrie descriptive, ou réoiom\B9 aussi bien que l'art de l'appaleur ou du coupeur de pierres. Chaque ide qui doit faire partie d'une construcit doit être taillé k part et recevoir une ne telle» q[0*apporté en place, il y trouve risémeiit l'espace où, une fois établi, il (e lier aux autres pièces. Il faut recourir fs traités spéciaux pour comprendre les icipes et les règles pratiques d'arts qui t>esoia de savoir travailler les pierres, t>ois, les métaux, sous mille formes apibles aux circonstances; et l'ouvrier, gô d*exéculer les pièces, cooformémeut Isa général de l'artiste qui ordonne l'ent>let dirige m^e travaux selon les cas qu'il ppelé à traiter. C'est surtout dans les tructions maritimes que l'art du charier reçoit bb. plus belle application. On oit qvrun art aussi étendu, et dont les ils de pratique sont si multipliés, ne éire traité» même par aperçu, dans un oooaire* »

CHARPENTIER. Du celt. carr^ char, et peu, penl, principal, d'où le bas latin carnen'^ tum^ char pompeux. Artisan qui travaille la charpente. Au moyen flge, on appelait char-

f rentiers tous les ouvriers qui travaillaient e bois, c'est-à-dire les charpentiers, les menuisiers, les charrons, les tourneurs, etc. ; et on distinguait alors les charpeniien de ta grande cognée ou charpentiers proprement dits ; et les charpentiers de ta petite cognée ou menuisiers. Avant la révolution de 1789, les charpentiers formaient une corporation dont les statuts remontaient à li54; et une ordonnance de 164^9 fixait les conditions à remplir par les aspirants à la maîtrise. Les outils principaux du charpentier sont : la bisaiguèt la cognée^ Vherminette^ ïébauchoirf la tarière^ la scte, le compas^ la fausse équerre^ là rigte en bois ou jauge^ la rainette, etc. Parmi les machines, il fait usage de la chè' vrCf du cabestan^ du verrin, etc.

CHARPl (tonnel.). pillot sur lequel on taille les douves.

CHARRASSON (agricult.)t Nom que l'on donne, dans quelques lot;alités, h l'échalas.

CHARR£C. Du latin barb. cinerata^ même signification. Angl. buck^ashes: ollem. taugenasche. Gendre lavée, ou qui a servi à faire la lessive. — Résidu du traitement dessoudes brutes par des moyens semblables à ceux employés pour les cendres. — Larves dont lés pécheurs se servent pour appâts, et principalement colles des friganes.

iCHARRËT. Nom qui était autrefois synonyme de rouet.

CHARRETÉE. Charge d'une charrette.

CHARRETIÈRE. On appelle voie ckarre^ tiêrcp l'espace compris entre les roues d'une charrette, lequel espace est ordinairement déterminé par des règlements administratifs.

CHARRETIN. Espèce de charrette sans ridelles.

CHARRETTE. Sorte de voilure h deux roues nui sert à transporter des marchandises. Elle se compose de deux limons assez prolongés pour servir de limonière à un che<val ; de deux ridelles ; de plusieurs éparts

3 ni réunissent les limons et forment le fond e la charrette, concurremment avec quatre burettes mises par-dessus dans le sens des limons; de deux ranchers horizontaux et de quatre verticaux pour maintenir les ridelles; d'un treuil sur le derrière des limons pour serrer la charge ; d'un essieu en fer ou en bois, et de deux fortes roues k jantes larges. — On appelle charrette à bras, celle qui est de petite dimension, et que peuvent tratner une ou deux personnes.

^ CHARRIAGE. Action de charrier.

CHARRIER. Transporter des denrées, des marchandises, etc., à l'aide d'une charrette.

CHARRIER, (blanchis.). Pièce de toile, dans laquelle on met la cendre au-dessus du cuvier, quand on fait la lessive.

CHARROI. Se dit du transport par cba« riot, charrette, tombereau, etc.

CHARRON. Angl. cartmight ; allem. wg-

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ner. Ouvrier gui construit des chariots, des charrettes, ces tombereaux, des haquets, des brouettes, des charrues, etc. Cette classe d'artisans avait été constituée en communauté par Louis XII, et ses statuts dataient de U98. LouisXIV leur octroya de nouveaux règlements en 1668. Les bois les plus pro«-

fires au charronnage sont l'orme, le frêne, e charme, le chêne et l'érable; mais l'orme est -généralement le plus estimé, et on l'emploie pour les pièces qui fatiguent le plus, telles que les jantes des roues et les moyeux. On distingue les bois employés par le charron, en boii en grume et en bote de eeiage. Le premier est celui qui n'est ni équarri ni débité avec la scie, c'est-à-dire qui a encore son écorce : il est seulement coupé en tronçons de la longueur convenable aux ouvrages auxquels il est destiné. Le bois de sciage est celui qui est débité avec la scie et réduit aux épaisseurs voulues. Mais, le plus souvent, le bois ne peut se prêter aux formes qu'on veut lui imposer, s ii n'a sgbi au» paravent' une préparation qui le ramollit assez pour qu'on puisse le courBer sans le casser. Autrefois, pour atteindre h ce résultaty on le faisait tremper simplement dans de 1 eau chaude, ce qui ne conduisait pas toujours aux conditions cherchées. En substituant à ce premier moyen la vapeur d*ean bouillante, on a mieux réussi. Le procédé consistée préparer le boisselon la longueur, la largeur et l'épaisseur ({ue présente le calibre : on l'expose ensuite dans une étuve que I on chauffe avec de la vapeur; le bois s*imprègne bientôt de cette humidité bouil* lante; et lorsqu'il a acquis la souplesse nécessaire pour se plier comme on veut, on le place dans un moule où on le laisse sécher, et dès lors il ne peut plus perdre la forme qu'on lui a donnée. La dessiccation des bois ainsi contournés ne se faitpointaugrand air; elle a lieu dans un vaste séchoir, où une chaleur douce d*abord, puis qu'on porte successivement k un haut degré, en renouvelant l'air, opère en peu de temps la dessiocalion convenable,

CHARRONNAGE. Art du charron.

CHARROYER. Transporter sur des chariots, des charrettes, etc.

CHARROYECR. Celui qui charroie.

CHARRUE. Du latin carruca, mèmesigni- Ocation. Les Egyptiens croyaient être redevables de la charrue à Osiris ; les Pbéni« ciens ft Dagon, oui passait chez eux pour être le fils du Ciel ; et les Grecs è Cérès et è Triptolème, dis de Gelée, roi d'Eleusis. Ce qui parait certain, c'est que Chinnounç, I un des souverains de la Chine, qui vivait 3218 ans avant Jésus-Christ, enseigna k son peuple l'usage de cet instrument. Dans l'origine, la charrue était un instrument trèssimple, une espèce de pic qu'un homme maniait aisément. Celle dont les Romains se servirent d*abord représentait un crochet à deux branches, dont l'une pénétrait dans la terre tandisque l'autre serrait k le traîner. Dans la suite, ils y ajoutèrent successivement des versoirs, deatcoutres et des roues.

Ce furent les Gaulois qui imaginèrent Vavant-train. Les principales parties d'une charrue sont le eoc^ sorte de triangle enter qui soulève la terre; le cptiire, pointe aiguè qui la tranche ; lessp, pièce de bois doublée de fer et garnie d'un talon, qui pèse sur le fond du sillon ; le vereoir^ en fonte, qui fait retomber la bande de terre soulevée par le soc ; et l'd^e, qu'on nomme aussi Aate ou fliehe^ auquel s adapte par un bout le manclic de la charrue, et par l'autre raoanMratnet l'attelage. Les charrues inventées depuis un demi-siècle sont en nombre considérable, mais se réduisent à peu près è quatre type<{: la charrue à ovanMrai'n et è un seul versoir en fonte ; la brandi$$oire ou ekarrue lani avant^rain : là ekarrue loume-oreiM^, dite de France^ avec ou sans versoir; et la thuh rue à buter f à deux versoirs mobiles et opposés, avec ou sans train. Les charrues Us plus estimées, et par conséquent les plos généralement employées, sont la cbmue belge, perfectionnée par Matthieu de DombasTe; celle dite de Rrabant ; celle de Roré et celle de Grange. Cette dernière, qui porte le nom de son inventeur , fut ima-

Ïinée en 1833 par un simple laboureur des osges. Dans le Midi, on fait usage d*une charrue très-légère, avec ou sans versoir, qu'on appelle araire et qui nous vient des anciens.

« Nous deyons à Arbuthnot, Ecûssais,i dit M. Lenormand, « les premières observations

3ui ont été faites sur l'action de la charrue ans le travail du labourago. On trouve le résultat de ses expériences et de ses recherches, dans le Journal de pAystgue, d'octobre 1T74. Il avait reconnu que le versoir d*unc charrue destinée è des laboura profonds dans des terres fortes, devait, pour opposer moins de résistance à ouvrir la terre, présenter, dans toutes les coupes horizontale), des demi-cycloïdes engendrées par des ccr* eles de diamètre différent» don! la plus petite forme le bas, et la plus grande le haut; mais il avait conseillé de prendre la demi* ellipse pour les versoirs des charrues è l<ibour superficiel, comme renversant plus promptement les terres. Il avoue que ce n'est point à la théorie qu'il est redevable de cette découverte, mais bien en observant la manière avec laquelle le Torsoir aborde là terre, comment elle $y attache ou s'en détache, comment elle tombe ; eu remarquaol les endroits qui s'usent daos les différenles charrues, ce qui fait conoattre les points sur lesquels le frottement s'exerce le plus. Depuis cette époque, des iiommes d*uo roériie supérieur n ont pas dédaigné de s'occuper du perfectionnement de la cbarrue. En An-

gleterre, on a vu le duc de Bedford, le lord ommerville, les Small^ les Koke et autres grands propriétaires, et cultivateurs, faiî^ eux-mêmes et provoquer^ par desrécompeM* penses considérables, lesaaiélîoratix)iis.doul cet instrument leur paraissait susvepùble. C'est au concours ouvert sur c^iii6a*eobiç). ~)ar la Société d'agriculture de Paris, dans es premières aunées de ce siftcle, que oooi

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