VS
CUA
mCTIONNAIRE
CHA
araient été tires do moule et avant de les netire entre les mains des ouvriers.
CHAUDE-BRANCHE (out.). Sorte de lewr. , ,
CHAUDER (affricnlt.)- Mélanger de la ebaui h la terre d*un champ.
. CHAUDERET (bail. d'or). Allem. yoWschlHgerform. Houle qui sert à étendre l'or et l'argent.
CHAUDIÈRE. Du latin catdarium. Angl.
botter; allem. kessel. Vaisseau , commune* ment de cuivre, dans lequel on fait bouillir des liquides. Les argenteurs donnent ce nom h un Tase de fonte de peu de profondeur et rempli de feu, sur lequel ils placent les mandrins ou porte- roouchettes qu'il faut toujours tenir chauds. -— Les raOineurs font usage d'une chaudière è cuire, d*une chaudière à clarifier, d*une chaudière h éclairer et d*une chaudière è écumcr-— La ehaudiire ffétuve , dans la manne, est celle qui sert à faire chauffer le goudron.— On appelle aussi chaudière , la partie du four h chaux qui se trouve au-dessus du cen<lrier.
CHAUDIÈRE A VAPEUR. Angl. boiler; allem. dampfkeneL Chaudière ordinairement en tôle , dans laquelle on produit la irapeur qui met les machines en mouvement. La forme de ce genre de chaudière est assez variée; mais celle des machines fixes se compose en général d'un long cylindre terminé par deux calottes hémisphériques, et qui communique, au moyen de deux ou trois larges tubulures, avec deux appendices, appelés 6out7/ettrs, et égaleknent cylindriques, lesquels reposent sur les briques du fourneau. Le niveau de l'eau
3ui remplit complètement les bouilleurs oit être maintenu vers le milieu de la hau* teur de la chaudière, et l'espace qui se trouve an-dessus de ce niveau , espace oo» cupé par la vapeur regoit le nom de cAam6ra â tapeur. On appelle surface de chauffe d*une chaudière, la surface qui est en contact avec le combustible placé sur la grille. Parmi les causes oui peuvent déterminer Teiplosion d'une cnauciière è vapeur, l'expérience signale principalement 1* rabaissement du niveau de l'eau au-dessous de la ligne de chauffage ; 8* la formation d*incrus« tations pierreuses ilues aux matières salines tenues en dissolution par Peau; 3* la mau- Taise circulation de ce liquide; k* la production subite d'un excès de vapeur par suite d'une surchauffe. Maintenant , on prévient l'abaissement du niveau à l'aide de /loiteun: on évite les incrustations de la chaudière en alimentant celle-ci , soit avec de l'eau distillée qu'on obtient au moyen de condenseurs annexés aux machines, soit en y jetant des rognures de pommes de terre ou de l'argile flne qui empêcha Tagrégalion des dépôts ; enfin les manomitrte et les sou« papes de sûreté indiquent la tension de la vapeur, et les soupapes ont en outre l'avantage de »e soulever h un certain degré de tension, et de donner issue k l'excédant de vapeur.— On nomme ehaudiire évapo^ ratoire^ celle qui est à grande surface ;
chaudière à baae preesion , celle qei produit de la vapeur à une tension égale ou peo tu. périeure h celle de l'atmosphère; ehovtfièrtl moyenne premon, celle dans laquelle li ti. ppur acquiert une tension de S fc 4 ataia$. phères ; et ehaudiire à haute prasien , cêtlt où la vapeur ne se développe que soqsom pression supérieure k h atmosphères.
La forme spliérique est celle qui préseoii le plus de résistance, et par conséquent celle qui permettrait de donner le moini d'épaisseur aux parois ou enveloppes dn chaudières ; mais, outre que leur eoQft^l^ tion offrirait plus de difliculté, les chaiidiè* res de ce genre n'offriraient point les dis-
1>ositions les plus co.ffvenables à ractiondu eu. 11 faut donc auê la partie du fond qui est frappée par la flamme soit coneau.
Quant au dessus , sà forme est commun^ ment une portion de sphère, si la chaodièn est un cône tronqué , ou un demi-cylindn lorsqu'elle est allongée. Outre les soopipef de sûreté établies au sommet, on méoigeia même endroit ce qu'on appelle un tr$9 d'homme , afin de pouvoir s'introduire m besoin dans l'intérieur de la chaudière. Oo ferme ce trou avec un tampon boulonné <i« dedans au dehors ; et le trou et le taoïpciQ ayant la forme ovale, on fait aisément pisser le dernier à travers l'autre, quoiqo» d'un calibre plus grand , en dirigeant '4 diamètre du tampon dans le sensdugran'.
diamètre du trou. Les fuites d'uae cbis* dière sh bouchent avec un mastic composé de limaille de fonte, de soufre et de sel ammoniac.
CHAUDIÈRE TUBULAIRB. Angl. MnUr boiler: allem. ^uftu/ardampAesse/. Chaudière dans laquelle la flamme et les gaz brûlés <^M h parcourir des tubes pour se rendre! Ii cheminée. On nomme aussi chaudière lobulaire celle qui appartient au système ioverse, c'est-è-dire dans laquelle c'est l'eti qui remplit les tubes, et la Qamme qui t^ enveloppe. Cette seconde espèce a Taranu^ de présenter une grande surface k I kuos du feu, ce qui active la vafioriaation deleu et diminue beaucoup la dépeuse du cesbusiible.
CUADDRÉB (teintur.). Angl. co/drM-ff^'.
allem. ein keeeel voit. Quantité de soie qui est k teindre en noir k la fois.
CHADDRBT (batt. d'or). Livret de »
feuilles de baudruche. — Le plus oetit des mouins k étendre l'or.
CHAUDRON An^L neti; allem. o^si<:.
Vaisseau plus petit que la - chaudière, rs communément en cuivre jaune poli k Tint*rieur. — Le chaudron d une cassolette mu la partie oh l'on met les odeurs et sous !'• quelle on place le feu. — En termes de vtrine on appelle chaudron, la calotte >
I)lomb, percée de trous, que Ton place «a-Ji e pied d'une pompe, afin d'eoipêeber Id ordures de la cale de s'y introduire; e! et mot désigne aussi unepetitecalotledeaii^
Eercée de quelques trous et clouée sur 11»itaclepour donner passage k la faoïée dt la lampe. — Le chaudron du boyaudier fit
CIIA
Dt: TECHNOLOGIE.
CHA
nue espècd de baquet dans lequel on fait Irempor les boyaux. ->- Celui du boUier est ime genouillère aussi haute en dedans qnVn dehors.
CHAUDRONNÉB. Se dit de ce qu*nn ehau- Jrnn pput contenir.
CHAUDRONNERIE. Angl. eopp€r$mUV$ Af/;alle(n. kupferschmiedekunsiy art du chau«dronn^'er.Les villes deFranceoù lafabrication de la chaudronnerie a le plus de renomméei sontAgen, Angouléme, Annona.r» Briançon , Clermonl-Ferrand, Marseille, Paris, Saint* Fîour, Villedieu, etc. On cite aussi, à Téfranger, la chaudronnerie d'Aix-la-Chapellei et celles d*Anffleterre'et de Suède.
CHAUDRONNIER. Angl. coppersmUh; al-
lem. kupferschmied. Celui qui fabrique de
la chaudronnerie. On dislingue, dans cette
profession, les chaudronnière grossière ou
chaudronniers proprement dits, qui font la
grosse chaudronnerie, c'est-à-dire les ciiau-
drons, les marmites et autres ustensiles de
ménage, en cuivre rouge ou en cuivre jaune;
les chaudronniers planeurs^ qui préparent
les planches de cuivre rouge destinées à la
gravure; les chaudronniers fabricants d'ins*
truments de musique^ qui travaillent le métal
destiné h la confection des cors, des cornets
k piston, des trompettes, des trombones, des
rymbales, etc.; et les chaudronniers à sif^
fietf qui parcourent le pays en achetant et
revendant du vieux cuivre pour la fonte.
CHAUF,CHO0FouCHAUPETTE(comm.J.
Sorie de soie qu'on tire de la Perso.
CHAUFFAGE. Nom sous lequel on comprend toutes les matières dont on fait usase pour chauffer les maisons et alimenter le fojer des usines, telles que diverses espèces de bois, la houille, la tourbe, etc.— Le même mol indique le temps employé pour chauffer . un four.
CHAUFFAGE A LA VAPEUR. Mode d*écbaaffement dont Tinvention est due au comte deRumfort,et les premiers perfectionnements et applications i HontgoISer, et Clénjent Désormes. Ce genre de chauffage présente peu de danger, puisqu'on peut éloigner le foyer, autant que Ton veut des f'ndroitsquela vapeur doit chauffer, et cette considération est très-importante lorsqu'il s'û^i de norter la chaleur dans des ateliers remplis de matières combustibles, telles qve le colon, la laine, des essences, etc.; il a» en outre» Tavantage de ne réclamer qu'un &etj| foyer, quelle que soit l'étendue de i*éla- Mfssemeat, et celui d*y entretenir une temf'^^rature régulière ; enfin, on peut calculer ^ Arance avec la plus grande facilité quelles ^ont les dépenses de construction et d*en* ^''^^ien. Quanti Tappareil employé, il varia '^ peu suivant les localités où Ton en fait se ; mais il se compose essentiellement e chaudière en cuivre, productrice de our d'eau d*après les movens connus ; de is tuyaux de conduite allant de la chau* e jusqu'aux endroits à échauffer; et de "^^Auxi^fus gros servant à répandre et h naioienir la chaleur dans les nièces où ils e frouTeut établis
CHAUFFAGE AU GAZ. Ce mode de ehauf- • fagequi, chaque jour» tend de plus en plus' à se répandre, a déjft donné Toccasion à' MM. Georgy William Smith et Bengen, d*in« venter des appareils très-ingénieux appli« cables i peu près à tous les usages domestiques, c'est-è-dire à tous les usages aux* auels on emploie communément le charbon ebois. Ainsi, on TOit, parmi ces appareils, , de grands et de petits fourneaux ; des espèces de cuisint) à plateaux qu'on peut placer sur une table; des rôtissoires à co« uilles ; des appareils formant casseroles; es baignoires ; des brûloirs à café; des fourneaux pour fers è repasser, etc., etc.Qe qui est remarquable surtout dans ces appareils, c'est la facilité, pour celui qui les em^ ploie, de régler leur ieu de manière à n'avoir plus è s en occuper. On leur donne juste le degré de flamme qui leur est nécessaire pourentretenirè une lente ébullitionlasubs* tance soumise au foyer, jusqu'au moment où l'on doit s'en servir. Puis, le robinet fermé, plus de feu, plus de perte de chaleur. Quant à la manière dont le gaz est appliqué^ voici comment on procède : on sait que lorsqu'on allume un bec de gaz , surmonté de sa cheminée en verre, il se produit toujours un sifflement dans ce tube alors en vibration-, et que la flamme du gaz, incertaine et vacillante, se trouvant comme étranglée au passage des trous, voltige au-dessus légère et bleuAtre comme uneflamme de punch. Ce qui se produit en ce moment résulte de la présence d'une certaine quantité d'air at« mosphérique qui se trouve dans les tuyaux, et dont le mélange avec l'hydrogène produit cette flamme bleue dont la chaleur est beaucoup plus intense que la flamme éclairante et blanche de l'hydrogène carboné, qui ne se développe qu'après que tout l'air est expulsé. C'est précisément cette flamme bleue qu'on utilise pour les appareils dont il est
auestion, et qu'il s'agit seulement d'obtenir 'une manière constante en mêlant, au moment de la combustion, assez d'air au gaz pour en modiQerle principe éclairant. Deux moyens sont employés pour arriver à ce résultat. Dans le système EIsner, qui est le f)lus généralement adopté, le gaz passe, méangé d'air, à travers des toiles métalliques au-dessus desquelles s'opère la combustion en nappe plus ou moins étendue, selon le besoin. Dans le second système, le gaz brûle à une assez grande distance des objets qu*il doit échauffer, pour qu'un large afflux d'air atmosphérique vienne donner è sa flamme la qualité qu'elle doit avoir et qu'on peut toujours modifier à son gré, en laissant passer plus ou moins de gaz par le tuyau qui lui donne issue. Le premier soin éprendre dans l'emploi des appareils est donc de n'ouvrir le robinet que juste au point nécessaire pourquela flamme necesse pas d'être bleuâtre et ne manifeste point de propriété éclairante. Outre les appareils d'usage domestique qui ont été énumérés plus haut, on construit des fourneaux de bijoutiersi des lampes d'émailleurs,des cha-
CHA
CBA
lomeaax avec soufflets en eaoulchouc pour le soudore autogène, des fourneaux de lat>oralofres, etc.. etc.
CHADFFAGEPAR FRICTION. MM. Hayer et Beaumoot ont in?enté, vers 1855« un appareil aa moyen duquel on échauffe Keau par friction jusqu'à la porter au point d*ébullîtion, et cet appareil est mis en jeu par une roue hydraulique. Il peut être arantageuseinent employé dans les usines qu'on toivdraît établir dans des contrées où le combustible est rare, tandis que les chutes d'eau s*y présentent en grand nombre.
CHACFFB (fond.). Af\s\.fumaee'moulh; allem. acAtirfocA. Endroit où se jette et se brûle le bois employé pour la fonte. — Une des deux grilles du cnauffé dans une fonderie. — Temps employé au chauffage d'un appartement. -* Opération entière de la distillation.
CHAUFFE fSuBFAGB db). On désigne ainsi h portion de la chaudière à vapeur qui re-
Ïott l'action de la chaleur développée dans ) foyer ; et afin d'obtenir un magasin de vapeur suffisant, on dispose ordinairement les chaudières et les fourneaux de manière è ce que la surface de chauffe occupe environ les trois cinquièmes de la surface totale de la chaudière.
CHAUFFÉ (fond.). Espace où le fondeur •Hume sous le fourneau de fonte.
CHAUFFE-DOUBLE. Cuisson deTeau-de- ▼io seconde arec de nouveau vin.
CHAUFFE-LINGE. Panier d'osier qu'on place sur un poèlct pour sécher ou chauffer du linge.
CHAUFFE-LIT. On nomme ainsi la basainoire, le moine et tout ustensile qui sert k chauffer un lit.
CHAUFFE-PANSE. Nom trivial donné à une cheminée qui est très-basse.
CAUFFE-PIEDS. Petite caisse dont le couvercle esté trous et dans laquelle on place une tiassine remplie de cendre et de feu. Il T a aussi des chauffe-pieds composés d'une lampe et d'nn réservoir de chaleur.
CHAUFFER (forg.). Mettre le soufflet en action quand le fer est au fen.
CHAUFFERETTE. Voy. CHiUFrB-piBDS.
CHAUFFERETTE. Coffret de bois, garni en lAle en dedans, et dans lequel les ouvriers en soie allument du feu pour faire passer au-dessus le velours dont ils veulent redresser le poil.
CHAUFFERIE. Forge dont on fait usage
Eour forger le fer qu on veut réduire en arres.— Fourneau dans lequel le charbon que brûlent les raflineurs est eiposé à l'action de soufflets mécaniques ou en trompes. — Partie d'un four à briques.
CHAUFFEUR (forg.). Angl. beltowt blawer; allem. btaiebatgxieher. Gros soufflet employé pour forger. — Ouvrier chargé d'entretenir le feu d'une forge, d'une machinée vapeur, etc. Dans le dernier cas, le choix de l'ouvrier est de la plus grande importance pour la fonction régiiirère de la machine. > CHAUFFEUR DB LOCOMOTIVE (chem.
de fer). Employé chargé de chauffer ta ma-
chine et placé sous la sunreillanee iioaiédiate du mécanicien*
CHAUFFOIR (cart.). Caisse de tAle dini laquelle le Cartier fait sécher les feain«ido carton.
CHAUFFURE. Défaut du fer ou de raet#r, provenant de ce qu'ayant été trop cbaaffé, il s'écaille.
CHAUFOUR. Synonyme de four^ chaoï.
CHAUFOURNIER. Ouvrier qui lait k chaux ou qui la vend.
CHAULAGE. fagricult.). Opération qui consiste h passer le grain è la cbaox avant de le semer. On emploie la chaux étetnu seule, ou bien on y môle du sel, du salpéiiy. des cendres ou du jus de fumier. Le chaolage a pour objet trois choses à la fois: il fait gonfler le grain et en active la germioation ; il le préserve de la carie.
CHAULER (agricult.). Jeter de la chaox dans un champ pour amender la terre.
CHAUUER. Celui qui exploite un four k chaux.
CHAUMAGE (agricult.). Action de couper le chaume. — Temps durant lequel on la coupe.
CHAUMER. Se dit» en termes d^eaot et forêts» de l'action malveillante d^allumer d« feu au pied d*un arbre pour le faire périr.
CHAUNE (épingl.). Instrument dont oa fait usage dans Pépinglerie» pour couper les tronçons de laiton.
CHAUsSE. Angl. fauring-eap; atlem. /U* trirhui. Sorte de sac de feutrei ou d*éio(r«f de laine^ de forme conique, dont on fait usage pour filtrer certaines li(|ueurs. Lei pharmaciens lui donnent aussi le nom df manche iVHippocraie. — On appelle encore chausse, une pièce d*étoffe de sole et oroéf de fourrure, que les membres de l'Univer^ site portent sur l'épaule gauche dans \m cérémonies publiques : elle est garnie d^on, de deux ou de trois rangs de foomire, selon C|ue celui qui s*en décore est bachelte'. licencié ou docteur. — Pièce de drap q« termine le sommet d'un colback et retomte sur le côté. — Sac de toile dont le dedam est garni de toile de crin, et qui s^rt à donner des croisées réglées aux capades dfs chapeaux h plumes. — Sorte de filet de pèche dont Touverlure est très*large et qui va toujours en diminuant. — Les ckauua €w^ êonce, sont les tuyaux des latrines.
CHAUSSÉE. Du celt. cAaiiexer, dériv. dt ehaucXf tronc d'arbre, ou du latin bart». catceata^ chaussée. Partie boml>ée d'uo rt«min ou d'une rue. Levée de terre qu*oo fa-s au bori d'une rivièrey d'un étang pour rt^ tenir l'eau, ou à travers un marais pour ^ franchir. — Pièce de la quadrature fQf^ montre , qui porte Taiguille des mioetr* — Espèce de sac dans lequel passe li ^ rine.
CHAUSSE-PIEDS. Morceau de eus oi
instrument de corne dont on fait osèft pêur
chausser plus aisément un soulier.
4 CHAUSSER (agricul. Entourer de t«fr^ f^
pied d*uu arbre ou d'autre plante, loit r>»*:*
COk
DF TEGHNOLOGIEJ
CHA
loNonnemne base plus solide» soU pour hâter son acoroissetnent.
CHAUSSES. Du latin calx, talon. Se disait autrefois pour culotte. — Manche du filet appelé bregin. — Outil d*épingiier.
CHAUSSÉ-TRAPE. Du latin calx, talon, et trobif poutre. Instrument de guerre, en fer et k plusieurs pointes fortes et aiguës, dont une, au moins, se trouve toujours en haut, de quelaue manière aue l'inslruroent soit jeté sur le sol. On semé de chausse- Irapes les abords d'un camp ou d'un re-* trancbement pour que chevaux et hommes puissent s*enferrer dans les pointes. — Piëge que Ton tend pour prendre les animaui sauvages.
CHAUSSETTE. Axi^\. under-itocking ; allem. soeke. Sorte de demi-bas. — Chausson que Ton met sous un bas.
CHAUSSIER ou CHAUSSETIER. Angl.
hoitery-weaver : allem. itrumpfwirker. Fabricant de bas.
CHAUSSINE. Charbon d'Auvergne.
CHAUSSON. Du latin calceus^, même si« gnificalion. Angl. $ock; allem. secfte. Chaussure d*étoffe qu'on porte dessous ou dessus un b^s. — Chaussure h semelle de feutre ou de buffle, dont on fait usage pour faire des armes, jouer k la paume, etc.
CHAUSSURE (cost.). Partie de rhabillement dont la forme et la matière sont variées. Elle comprend les souliers, les bottes, Jes brodequins, les bottines, les mules, les j>in!oQfles, les sandales, les babouches, les «ipardilles ou spardilles, les chaussons, Fes socques, les sabots, etc. Ces diverses chaussures se confectionnent avec le cuir, le bois, les écorces, le jonc, le drap, la soie, le velours, la corde, le coton, etc.
CHAUVE. Du latin calvuê^ même signification. Veine blanche qui se rencontre dans une carrière d'ardoise.
CHAUVÉE(comn).). Nom que l'on donnait autrefois à de la laine de qualité iuférieore.
^ CHAUVE-SOURIS. Toile tendue en forme d'appentis au devant de la partie vitrée du cintre d'un bfltiment, pour garantir Tinté* rieur des rayons du soleil.
CHAUX. Du latin cote, même signification. Angl. /ime; allem. kalk. Alcali minéral qui porte aussi le nom A^ oxyde de calcium^ rt qui e5tcom|M)sé de calcium et d^oiygèoe, n a O. Cet alcali est blanc, soluble dans une Rerlaine quantité d'eau , et attirant avec promptitude Thumidité et l'acide carbonique de Tair. On obtient la chaut en chaufr^nt au ronge toutes les espèces de calcaires, itnsi que les coauilles et les madrépores n'rnnts; et dans l'usage commun on em- ^loie particulièrement le calcaire grossier, 1/1 pierre è chaux. La chauvi se cuit dans les foors qui sont, soit des trous de forme M-niz/e creusés dans leflnnc des collines, 7'/ (tes chambres construites en briques. PP^M'Aiwn a pour objet d'expulser du cal- "'^^ h Taide du feu, l'acide carbonique ^^- ^=^ontient la roche et de rendre celle-ci ^^^"^ susceptible de désa;;régalioo. Le pro-
duit de la calcinalion est appelé chaux vice ou chaux camlique ; il absorbe Tenu avec rapidité, en s'écnaoGTant d'une manière notable ; il se fpndille et foUonne^ (;'esl-àdire augmente de volume; et se réduit enfin en une poudre blanche et légère, combinaison de chaux et d'eau qu'on nomme chaux éteinte. Celle-ci, délayée dans beaucoup d'eau donne le lait de chaux. La naiure des calcaires qu'on soumet h la calcinalion influe sur les propriétés de la chaux causli-
3.ue qu^on en relire, et de fk les distinctions e chaux grasse, de chaux maigre et de chaux hydraulique. La chaux grasse est celle qu'on obtient de la calciuation complète de la craie, du marbre et des calcaires les plus
Eurs; elle est ordinairement d'une grande lancbeurt foisonne remarquablement par l'effet de l'extinction, et donne d'excellents mortiers. La chaux maigre provient des pierres calcaires qui contiennent des portions notables de carbonates de magnésie et de fer ; elle est grise» augmente moins de volume par l'extinction que la précédente ;:^ unie è l'eau elle ne donne 4^'^!"^ P^le courte et peu liante; aussi les mortiers dans, lesquels on la fait entrer n'ont-ils que peu de ténacité. La chaux hydraulique^ qui contient toujours une certaine quantité d*«rgile, se prépare particulièrement avec les calcaires qu'on tire de Lezoux, département du Puy-de-Dôme; de Metz, de Ntmes, et de Sénonches, département d'Eure-et-Loir.
Cette chaux, que connaissaient les anciens, ne forme avec l'eau qu'une pâte courie qui ne prend à l'air qu une médiocre consistance; mais il en est tout autrement sous l'eau , oi^. elle acquiert une grande dureté, et offre de \9^ durée. En 1846, M. Nicat enseigna la manière de fabriquer de la chpux hydrauliaue artificielle , par le moyen très-simple d'ajouter de l'argile aux chaux ordinaires. C'est ainsi que dans les constructions qui se font à Paris, on pré-
f)are de la chaux hydraulique avec un méange de 4 parties de craie de Meudon, et i partie d'argile de Passy, mis en pAte et façonné en briques.
La durée de la calcinalion de la pierre calcaire varie suivant la consistance de cette pierre,, la nature du combustible employé, et l'état de la température atmos* phérique. L'air bumide et un vent léger sont favorables è cette calciuation. La pluie» un orage, un vent impétueux, au contraire, lui nuisent essentiellement. Le bois de corde refendu est le plus propre à chauffer un four à chauXf mais il est aussi le plus dispendieux, car, terme moyen, il en faut 1 stère 85 centièmes pour produire % mètres cubes de chaux de bonne Qualité provenant de pierre dure ; et si Poo fait usagn de fagots, oo en brAle è peu près 2 stères 50 par mètre cube de chaux produite. On em-
Eloie aussi des bottes de bruyère et des ourrées de brindilles; mais ce genre de combustible réclame des soins pénibles et incessants. Ce qu'il y a de plus avantageux à substituer au bois, lorsqu'on est
rjîA
DICTIOfCNAIRB
CHA
à porlëe de s'en procurer» c'est le (ourbe. Celle substence, en effet, oe coûte, lorsqu'elle est de première qualité, qu'en?iron 0, 5 du prix du bois; on peut, avec deux ▼olumes de tourbe, calciner un volume de rhaui; c'est-è-dire que 2 stères de tourbe sont auflisanls pour obtenir 1 mèlre cube de chaux très-bien calcinée. Si Ton n'a è sa disposition que de la tourbe de qualité inférieure, on en consume enriron 3 stères par mètre cube de chaux; mais dans cette condilion même» on trouve du profit à recourir h la tourbe. En Prusse, on se sert, pour la calcinalion de la pierre è chaux d'un mélange de bois et de tourbe» dans ta proportion de i partie de bois pour h de tourbe. En Belgique et en Angleterre, les fours è chaux qu'on nomme /otir# coulants ou fours à feu coniinu^ sont chauffés avec de la houille ou du coke. Ces fours, qui ont la forme d'un cône tronqué renversé, sont chargés, par lits allernalifs, de pierres h chaux et de char-bon, dans la proportion de K parlies de pierres è chaux en volume, et de 1 de eharbon de lerre, ou 1, 5 de coke. Ces quantités varient toutefois suivant la na* tun) de la pierre k chaux et la quantité du charbon. On entretient sans relflche le ieii allumé sous la masse ; les conduits grillés» munis de registres, fournissent de Tair à la combustion; et Ton reconnatl que ta combustion est suffisamment avancée, lorsqu'il se manifeste une grande diminution dans la fumée. On tire alors la chaux »|ui est faite, ce qui représente à peu près tes deux tiers de la hauteur de la fournée; ruis l'on ajoute, sur la partie supérieure et toujours par lits, une quantité correspondante de pierres et de charbon. On continue ainsi et sans interruption, en tirant de la chaux, jusqu'à ce que le four ait besoin de réparations.
CHAUX CARBONATÉK. Combinaison de chaux et d'acide carbonique dont la formule est CaO,CO», et qui se rencontre dans la nature sous la forme de marbre, de craie et de pierre k chaux, qui consli tuent des montagnes et des chaînes de montagnes, comme on le voit dans les Pyrénées, les Alpes, les Apennins, le Jura, les Vosges, etc. Cette chaux se trouve encore dans beaucoup de végétaux ; elle est la matière prin* cipale des œafs d'oiseaux, et fournit les éléments des coquilles, des madrépores, des polypiers, etc. Enfin, on la rencontre sous forme de cristaux, dans Faragonile, le spath d'Islande, elc. Dn assez grand nombre de sources en contiennent aussi en dissolulion, ce qui donne lieu à des amas plus ou moins considérables qui reçoivent les noms de tuf et de travertin; et lorsque ces eaux coulent ou dégoullenisur quelques corps, elles les enveloppent d'une incrustation . terreuse qui se moule sur eux eu conser- .wnl leurs formes. C'est le phénomène qui •e produit, particulièrement en France, à laronl9ineSaint-Alyre,deClermonl-Perrand, « aux sources de Saint-Nectaire, dans ce
même département du Pur-de-Ddme. C'est également les eaux saturées de cbaux qn bonalée, s'inflllrant dans les fissures des voûtes des carilés souterraines, qui donneai naissance aux $ialaclite$f aux statagmittt è Valbàlre, etc.
CHAUX CHLORURÉE. Fey. CHLoaciMl
Htpogbloritb.
CHAUX FLUATÉK. Toy. Fldokui m