‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 10 sur 181 · HOY · texte numérisé non relu

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dont la 'première ne peut plus présenter auonn intérêt.

Les caves sépulcrales sont des chambres liillées dans la masse, contenant ordinairement en saillie, des cuves de différentes hauteurs et à rebords destinés h fixer les couverdes des tombes ; quelquefois de grands escaliers ont été taillés dans le roc, pour desservir ies caveaux funérairesauxquelsilsaboutissent. Un de ces caveaux qui contient seize cuves de sarcophages, présente à droite et à gauche de rentrée ueux petites liaies qui apportent un peu de jour dans rintérieur du caveau : enfm quelques cuves sont taillées à ciel ouvert, cl en grandeur superposée, sur les faces horitontales du rocher. A côté du fronton dont j'ai parlé plus haut, est un [letit caveau sépolcral auquel il se relie évidemment : celui-ci ne contient que cinq tombes ; une à gauche, «u-dessus du sol de la chambre et dans une grande niche en cul-de-four; deux au fond, parallèlement au cAté même, et juxtaposées tu-dessus du sol ; puis deux à droite et en contre-bas, la première empiétant sur le sol de la chambre, et la seconde suivant immédiatement sous un arceau.

Dans le flanc de la montagne, et h l'extrémité ouest de la nécropole, est un beau canal aqueduc, tranché dans le flanc du rocher, et que l'on peut encore suivre sur une assez longue étendue; une portion de ce canal est recouverte de dalles énormes qui sont restées en place sur une étendue d'une quin/oine de mètres ; Tesnace ouvert qu'elles hiissent au-dessous d'elles, est trop bas pour que l'on puisse y cheminer autrement au^ plat ventre, cl comme il faudrait fair» un aétourimmensc pour contourner ces niasses de rochers, il laut, afin «li* ^a^j^ner la nétc^ftole, <e drcidcM h |iasser sur une pe\it»:cor.:iclK* do «juiii/^j à

dix-huit centimètres de largeur aue ces dalles inclinées laissent libre sur le rebord du canal I cette corniche à pic est tracée au-dessus d'un précipice d'une vingtaine de mètres de profondeur.

Pour quitter la nécropole, sans passer sur cette dangereuse corniche, on peut entrer, à iino cinquantaine de mètres en arrière de l'extrémité de l'aqueduc, et à quelques mètres plus haut, dans une grande coupure pratiquée dans le flanc de la montagne : c'est une tranchée taillée à pic dans le roc vif et qui servit probablement au passaee d'une route antique. Les traces du travail humain s'y montrent à chaque pas. Elle a quelques centaines de mètres de longueur, et au delà, elle débouche sur des collines couvertes d'herbes et accidentées. En les escaladant^ on arrive h apercevoir le cours du Baradah, et le pont nommé Djesr-es-Souqqui porte la route de la rive droite sur la rive gauche de la rivière. Ce pont est, pour ainsi dire« adossé è une masse de rochers dans laquelle on trouve, à une vingtaine de mètres au-dessus de la route actuelle, une nouvelle tranchée à parois très-soiffnées, assez longue* et large de 5 mètres seulement. Sur la naroi de gauche sont taillées deux belles nicnes superposées, dont l'inférieure contient un cippc en forme d*autel, portant l'inscription suiv^^te.

PRO SALVTK IMP AVG ANTONI NI KT VEUI M VO I.YSIYS HAXIIIVS 7.1.KG. XVI. F. F.

QVI OPEtil IN

STITIT V. S.

A droite de la niche inférieure est cisoté un cartouche contenant cette autre inscription :

IMP CAES M AVREL ANTONinvs

AVG ARMENIACVS I* T IMP CU:S L AVREL VMiVS AVG AU

MENIACVS VIAM FLVMIMS VIABRVPTAM INTER...

MONTE RKSTITVERVNT PKR IVLVERYM LEG PR PR PROVINC

SYU KT AMICVM SVYM

IMPENDItS AHILENORVM.

La dernière ligne est reietée^ en dehors du cartouche sur un listei placé au-dessous. Queloues trous réguliers percés audessous de la niche supérieure et du grand cartouche prouvent que des ornements avaient été fixés au rocher ; de quelle nature étaientils? il n*est pas possible aujourd'hui de le deviner.

A cent pas plus loin, s'ouvre dans la même direction une seconde tranchée de la même largeur, mais beaucoup plus courte , taîliéi* avec le mcMne soin, et sur le flanc de laquelle on retrouve les ni(^mes inscriptions , mais cou|>ées un pou ditféreiiuneiit , et complétant certains mots des deux premiers exemfilaires. Je crois donc utile d'en reproduire es variantes. L'inscription votive est encore sur un cippe, mais celui-ci est en snillie, et sans enrndremcnl en forme de niche. En voifi la furine :

ABI

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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