ABR
TRO SALVTE IMP AUG ANTO MNl ET VEHI M VOLVSIVS MAXIMVS 7 LEG. XVI. FF QVI OPER INSTITIT. V. S.
Un grand cartouche contient encore la seconde inscription ; mais cette fois , la dernière ligne est comprise dans la colonnette. Jusqu'à la cinquième ligne le texte est identique; cette cinquième ligne contient les knots :
VI ABRTPTAM INTERCISO
et à partir de la sixième ligne, les deux exemplaires restent identiques.
Le problème présenté par .'identification des ruines existant à Souq-cl-Ouady-Baradah se trouve aussi parfaitement résolu : cette ville était Abila. Le Baradab, ou Farfar, sous le règne de Marc-Aurèle et de Lucius Verus, avait emporté dans une crue la route publique d'Abila. Les deux empereurs en ordonnèrent la reconstruction , et pour éviter un autre accident du même genre, Julius Verus, légat et Propréteur de la province de Syrie, fit tailler la nouvelle route dans le rocher, bien au-dessus du lit du torrent. Ce fut la seizième légion , commandée 1>ar Marcus Volusius Maximus qui, étant ious a direction de son chef, acheva les travaux dont les Abilèncs firent tous les frais. Les inscriptions rapportées ci-dessus ont donc le mérite de fixer d'une manière certaine la position d'Abila de Lysanias, et de nous fournir un excellent renseignement sur l'histoire de cette ville.
11 nous reste à mentionner une dernière inscription que j'ai découyerte dans un champ placé sur le flanc de la montagne qui fait face à celle dans laquelle est creusée la nécropole, et à près d'un kilomètres du Souqel-Ouady-Baradah , en venant de Damas.
Elle est ciselée sur une belle t£te à couronneihent circulaire et à demi enterrée dans la terre labourée. La voici : on lit d'abord dans une couronne :
ETOVS
r^YiiEP
BEPËIË OVKU
ei au-dissoiis: ANTûNIASAA
ANH KOINTiir
ANTOMorrAior
FAIor VIOr «^ABIAFE MlNOr KAArAlAN
or.
Fnfin, h proximité du village actuel, et en contre-l>as de la route, se dirigeant sur Damas, on voit dans les rochers des traces évidentes et nombreuses de constructions antiques.
J'ai passé en revue cous les monuments
3u*il m'a été permis de voir dans les ruines *Abila. Nul Joute qu'une localité aussi importante ne réserve bien d'autres découvertes encore au voyageur qui pourra consacrer plus de temps (luc moi h Tétudc do ccà ruines illustres.
La numismatique impériale nous offre un assez riche contingent de monnaies grecques frappées A Abila. Comme il est assez dii&ile de préciser , sans la connaissance exacte des provenances des médailles, la localité qui les a vu frapper, il m'est, pour ainsi dire, impossible d'affirmer que telle monnaie appartient à Abila de Lysanias, plutôt qu'à Abila de la Pérée. Voici l'indication des personnages impériaux dont on connaît jusqu'ici des monnaies émises par une ville syrienne du nom d'Abila ou de Leucas, nom jC|ui paraît avoir été donné en surnom à Abila de fa Décapole. • Les numismatîstes ont jusqu'ici classé à Leucas? de la Cœlésyrie des pièces frappées depuis le règne de Claude jusqu'à celui de Goraien le Pieux, et à Abila Leucas de la Décapole, des pièces frappées depuis Faustine la Jeune, femme de Marc-Aurèle, jusqu'à Elagabale. Enfin il existe des petites monnaies de cuivre autonomes, c'est-à-dire émanant de l'autoriti locale et sans intervention d'une légend'3 impériale , attribuées .à Leucas. N'ayant pas toutes ces monnaies sous les yeux, il ne m est pas possible de les distinguer par leur fabrique, et de les attribuer, avec apparence de certitude, à l'une plutôt qu'à l'autre des deux Abila. Dans le doute je préfère m'abstenir.
Abila db la Pérée (Voy. ABBL-HBsrrBOi}.
— Le nom de Pérée est donné par les écnvains de l'antiquité à toute la région placée à Test du Jourdfain; ce nom est tiré du mot ripw (au delà). Josèphe, en parlant de la ville qui nous occupe en ce moment, l'appelle .ville
T4C TTi^tffC, ou xareê rr^v irgpictfltv. NouS avonS VU
quil la place prèsde JuliasetdeBesimoth (Reitlasinout). Inutile donc de répéter ici tout ce que nous avons dit en nous occupant d'Abel- Uesithim. C'est probablement de cette ville qu'Etienne, dans ses Ethniques, dit : « Abila, ville placée près du Jourdain : il y a une autre ville nommée Abila dans la Phénicie, et de ' laquelle Diogènes, l'illustre sophiste» tirait son origine. » Je ne m'explique pas comment Reland présume qu'Abila de la Pérée n'existait plus au temps d'Eusèbe et de saint Jérôme, parce que ces deux illustres écrivains n'en font pas mention, et ne parlent que de deux Abila, celle de la Batanée qui était à douze milles romains à l'orient de Gadara, et celle qui était entre Panias et Damas. Comme il parait plus que probable que cette Abila et Abel-Hesithim sont la même ville, Eusèbe et S. Jérôme, ayant parié sufiisamment de celleci, sous le nom que lui donnait l'Ecriture sainte, on peut tout au plus, ce semble, s'étonner de ce qu'ils n'ont pas fait mention du nom que nous lui trouvons appliqué dans Josèphe.
ABRAN, ville de la tribu d'Aser. — Nous trouvons pour la première fois ce nom dans le cliamlrexix de Jusuéh propos du territoire donné en partage à la tribu d'Aser. L'écrivain sacré dit que la limite de ce territoire—28.... aboutit à Caboul à gauche {à roccident^; 29. vers Abran et Bahab et Hainoim, et Kanah , jusqu'à Sidouu ta Grande,
Le nom étiint écrit pzy , s«ins voyelle exprimée, nous ne pouvons guère deviner
iM:T'^>xua£
étiilfai prcm/)od«tK/fi de te nom asti* e«r 1^ mê^ifirtie% n'oot réussi qiA jiUrbpM^ toiM U» nofiH gérijpapinqoes d'usé WÊÊÊÛen qui pttAe Umle troyêoce.
Le vervi 30 du f hapitr^ ixi d« /om/, meiitfaMifiem dans k UzniUÀtH de la tnbo d'Aser tfoe loealiti^ ntnsiméfi Abdoun, qui* aree ses féianff^ *M $%thïfu^ êu% Lhritt^. quelques eemiDeniaU^n. et entre autres Caben, le sa* fMt f raduct^nir de la IMble, paraitseot dispoiéf fc pemer fnie le ik>id Abrao est un nom eorroiDpu, r^n il faudrait lire Abdouo. Taroue * que Je ne suis pas disp^>sé è admettre trop laeiiement des erreurs de ce genre dans les tex* tes bibliques, l'aime donc mieux penser
rffi s'a^t de d«nji rilles différentes. Quant la leçon Abdoun, elle ne saurait être douleuae, puisque, dans le lierre des CkronimuM^ nom trouvons le rerset suivant (I, n, 59) : €t 4€ la tribu dAier^ Me$al et $ei terrains /ihriêf Atfdûun et $e$ terraim libres. (11 s'ajpt des ri'Ies données aux Invites.) Voy. Abdolti.
Ayant afK;r<r;u à environ une demi -lieue k droite de la route qui de Sainl^Jean d'Acre eondutt i^ Nazareth, un gros village , nommé Ebillin» et qui n'est très-probablement que le éMm de la seigneurie dont avait pris son nom le fameux sire Jean d'Ibelin, rédacteur des Aaalifs de Jérusalem, j'ai, dans une note (Voyage autour de la mer Morte, t. I, p,73), exprimé une hypothèse sur l'identité de ce illlage rriofleme et de TAbran d'Aser, dont le nom pouvait en réalité se prononcer Abiiin ; mais, bien qu'Ebillin s<iit situé dans le territoire d'Aser , je suis fort tenté atjourd'hui d'abandonner cette hypothèse, qui, il faut le dire, n'a pas de grandes prjobabilités en sa fifeur.
ABSALDM, (ils de David, — Absalom est le troisième fils que David eut à Hébron. Il naquit de Mâakah, fille de Talmey, roi de Geaour (/ Chroniffuei, ui, 2; // Samuel, m, 3.)
Absalom avait une su?ur née de la même mère que lui, nonmiée Thamar, et pour laquelle Amnoun fils aliié de David conçut une passion crtmiiielle. (11 Samuel, xni, 1.) Il lut fli violence, après quoi il la chassa. Absalom» instruit de cet attentat, résolut d'en tirer vengeancc, et pour être plus sûr d'accomplir son dessein, il ^e tut deux ans, pour laisser à Amnoun le temps do se rassurer sur les suites de son crime. (// Samuel, xni, 23.) Au bout de deux ans Alisalom ent les tondeurs à Bâal- Ilasour, qui était près d'Ephraïm. Ab$alom inrUa lou$ In fiU au roi. — 24. Aèiolom vint erff le roi, et dil : Voici ton $erviteur et le$ tondeurt ; que le roi vienne avec get scrvileurt aumris de $on trrvileur, — 25. Le roi dit à Àbêolom : Xon, mon fil$, il ne faut pai que nous y alitons tous, afin que nou$ ne te toyom pas à chat (je. Il le uretsn, maii le roi ne voulut pas y aller et le 6/nii.— 26. Abialom dit : Amnoun mon frère n'ira-l-il pai avec nous ? Le roi lui dit : Pourquoi irait-il avec toi ? — 27. Abêalom le pres$a, et il envoya arec lui Amnoun et toui let fili du roi, — 28. Abialom avait ordonné à seg serriffun, savoir : Faites atttntton quand le carurtr Amnoun f ira ^qrqé
parU tim, et que je tous dirai : Frappez Âa^namm^ tous le tuerez; me eraifmez rieu^ pmisque c'est uu»î qui tous taréemsu^ se^tx forts et sefyez vaillamis. — 29. Les serviteurs aAh^ salsm frent à Ammmma ttmme Absalom avait ordomsU. Tous les fis du roi se lerèreni, et étant montés ckaeum sur sa mule^ ils s'enfuirent, — 30. Qumssé ils étaient encore r« càe- M»», le bruit en était rem à Dmtid^ ssewaèr : Absalom a tué tous les fUs du rot\ et il ii*e« est pas restéun. — 31. Le roi se leva, décàirmses vêtements et se coueka par terre; leiia aeaarrwiteurs se tenaient là les vétewunts déeàirés,
— 32. Jounadab^Ben-Seneaak, frère de Daxid^ prU la parole et dit : Que mum osaHre ne dise point qu'on a tué tousles jeunes qens fis du roi, car Amnoun seul est mort, parce ^tir« par tordre d^ Absalom, cela a été résolu des le jour qu'il a fait violence à Thamar, sm ammr.
— 33. Et maintenant, que le roi ne prenne pas la chose à cœur, en disant : Tous les fis dm rat sont morts; car Amnoun seul est tnori. —
37. Absalom prit la fuite et alla vers Falmai, fis dAmihoud, roi de Gesour, et Dmaid était en deuil pour son fis, tous les jours, ~
38. Absalom ayant fui et s' étant renths d Gesour, y resta trois ans. — 39. Le roi Daaid était désireux de se rendre vers Absalom, car il s'était consolé d^ Amnoun qui était mort.
Le chapitre xiv du //* livre de Samuel est tout entier consacré à nous raconter com* ment Joab fils de Seriah s'y prit pour amener David son maître à pardonner à Absalom. Le comr du roi n'y était que trop disposé, et Joab reçut l'ordre d'aller chercher le jeune prince à Gesour et de le ramener à Jérusalem. David refusa néanmoins de voir son fils, (xir, 24.)
— 25. Comme Absalom, il n*y avait pets de bel homme à vanter en Israël; depuis la plante des pieds, jusqu*au sommet de la tête, il n'y avatt pas de défaut en lui. — 26. Et quand il fixait couper sa chevelure, c'était d'année en année quMse la faisait couper ; il la faisait couper parce qu'elle était trop lourde, les cheveux de sa tête pesaient 200 sicles au poids du roi, —27. // naquit à Absalom trois fils et une fiUe dont le nom était Thamar, c'était une femme d'une belle figure. — 28. Absalom tfr* meura deux ans entiers à Jérusalem, sans voir la face du roi.
Ce fut alors qn' Absalom, pour rentrer tout à fait en grâce, voulut recourir à Joab ; mab Joab refusa par deux fois de paraître devant Absalom, qui pour l'y décider eut la singulière idée de faire mettre le feu h ses moissons. — 31. Joab se leva, vint vers Absalom ^ dans sa maison, et lui dit : Pourquoi tes serviteurs ont-ils mis le feu à mon champ? — 32. Absalom dit à Joao : Voici; je t'ai envoyé dire : Viens ici, je vetuc t'envoyer vers le roi, pour lui dire : Pourquoi suis-je revenu de tfrsour? Il faudrait mieux (fue j'y fusse encore, et maintenant je veux voir la face du roi, et s'il y a de l'iniauité en moi, qu'il me fasse mourir. — 33. Joab vint vers te roi et le lui annonça. Le roi appela Absalom, qui vint se prosterner devant lui la face contre terre devont le roi, et le roi embrassa Absalom.
('e fui norès cette réconciliation si désira