AS
s (roupeg des ChaUiéens, les troupes les troupes de Moah et les troupes des d^Ammon ; il les envoya contre Juda détruire, selon la parole de l'Etemel, ait prononcée par ses serviteurs les
fS.
he (Ant, Jud.fXy ix, 7) nous apprend le alliance des Chaldéens et des Moafut pas de longue durée; caria cinannéc après le sac de Jérusalem.
)i9ième du règne de Nabuchodonosor, irque envahit la Syrie : après l'avoir e. il attacfua les Ammonites et lesMoa- 'il soumit, et marcha ensuite sur l'E- :'est très-probablement cette expédifut annoncée par les terribles prod*Isaïe, de Jérémie et de Sophonie.
oabites durent être alors emmenés ivité, ces mêmes prophéties en font
e Livre de Daniel (xi, 41], nous lisons: rot du Nord, Alexandre le Grand) au pays de la gloire, et plusieurs pént : mais ceux-là seront sauvés de sa \dam^ Moab et les principautés des \mon. — Que ce soit trae prophétie 1 écrite après coup, il en résulte tou- (^ le conquérant macédonien n'inquiéta loabites.
ndre Jannonus , suivant Josèphe (XIII, soumit les Moabites et les Galaadites, i arabes (dit Thistorien juif), et il leur des tributs, ce qui ne rempêcha pas rer, peu de temps après, une effrojaole lont il ne s'échappa ouà grand*peine.
rsaircs étaient alors aes Arabes qui, onduite de leur roi Obeda, luttèrent
six années avec le roi juif, et lui tuèi moins de cinquante mille hommes, erre, néanmoins, mit entre les mains idrc Jannœus douze villes qu'il par* ilever aux Arabes. Josèphe nomme es ; Ibid. XIV, ii, 4 ) ; c'étaient :
Naballo, Livias, Tharabasa, Agalla, Zoara, Oronœ, Marissa, Rydda« Lauza . Tout à l'heure nous ferons usage de 3UX document.
Ira très-probablement rapporter à ces 2nts la prophétie de Sopnonie (ii, 9j: j, Moab sera comme Soaome, les fils n comme Gomorrhe, une possession des une fosse de sel et une solitude éter^
reste de mon peuple les pillera^ et U ma nation en héritera.
s lors, le nom des Moabites comme ndépendant, disparaît et se perd dans ! la race arabe, avec laquelle se fond ndance de Moab.'La conquête romaine
sur la Moabitîde, pendant les luttes )s des Arabes et de l'empire, et les (S'établirent en vainqueurs àRabbati capitale de la Moabitîde), qui devint KiAreo()olis. Kir-Heraset reçut le nom ik-M6t>a. Nous verrons, en nousoccuécialement de cette dernière ville, ements principaux dont elle fut le
lous reste plus qu'à extraire certains ' des magiûtlque» prophéties d'Isaïc
et de Jérémie pour avoir réuni tous les documents bibliques qui se rattachent à la Moabitide. Dépouillons d'abord le texte d'Isaïe:
(Ch. xv) : —1. Fardeau de Moab! certes, dans la nuii dattaque,cen est fait d\Ar'Moab; dans la nuit d'attaque, c'en est fait de Kir- Moab. — i. On monte à Hébeithet à Deiboun, * ces hauts lieux sur Nebo et à Meidaba-Moab, pour gémir, avec toute télé chauve, avec toute barbe rasée. — 4. Ilesboun et el-Aaleh pous-* sent des cris ; jusqu'à Yahas leur voix est f ntendue. — 5. Mon cœur se lamente au sujet de Moab: ses fuyards errent jusqu'à Zoar, veau de trois ans ! (Expression fort obscure.) Car la montée de Loueithony monte en pleurant, et vcrsHoronaim (les deux cavernes) on fait entendredes crisde détresse. — 6. Car leseaux de Nimrim seront des solitudes; l'herbe est desséchée, la végétation est détruite, h verdure a cessé d'exister. — 7. C'est pourquoi ils por^ tent sur le torrent des Saules, le reste de leurs biens et de leurs trésors. — 8. Car les cris environnent les frontières de Moab ; le gémissèment en retentit jusqu'à Adjelim, jusqu'à Bar-Alim leur gémissement. — 3. Les eaux du Dèimoun {Detboun ?) sont pleines de sang ; j'amènerai sur Detmounde nouveaux malheurs ^ (je lance) le lion contre les fuyards de Moab et contre le reste du pays.
(Ch. xvi):— 7. C'est pourquoi Moab gémit sur Moab; tout gémit autour des ruines de KirHéraset; vous soupirez profondément abattus. — 8. Car les champs de Ilesboun sont dans l'abandon; la vigne de Sibmah, les maîtres des nations en détruisent les ceps qui atteignaient lâazer, qui s'étendaient jusquau désert: leurs sarments se répandaient, traver^' saient la mer. — 9. C'est pourquoi^ comme pour Jâaxer, je pleure la vigne de Sibmah ; je vous mouille de mes larmes, Besboun et e/- AaleK car sur votre récolte, sur votre moisson a retenti le cri de guerre. — 11. C'est pourauoi mon comr retentit comme une harpe sur moab et mes entrailles (sont émues) pour Kir-Beras. — 12 On voit alors que Moab est épuisé sur la hauteur: il entre aans son sanctuaire pour prier, mais Une le peut. -^H. Mais maintenant Jéhovah dit : Dans trois ans, comme les années d'un mercenaire, la magnificence de Moab sera confondue avec sa grande multi' tude de peuples ; le reste en sera très-petit et non grand.
Jérémie est plus précis encore, lorsqu'il prophétise la catastrophe qui menace Moab ; mais souvent ses paroles sont pour ainsi dire identiques avec celles d'Isaie. Extrayons tous les passages qui peuvent nous être utiles :
(Ch. XLViii) ; — 1. Sur Moab I ainsi dit Jéhovah Sebaouth , dieu d'Israël : Malheur ù Nebo, car elle est ravagée ! Kiriathetm est dans la confusion; elle est prise. Ue-Mesdjeb est confuse et abattue. — 2. La gloire de Moab n'existe plus; dans Besboun, ils ont médité du mal contre lui ; allons, exterminons-le pour qu'Une soit plus une nation. Madmen, toi aussi tu seras anéanti, le glaive marche derrière toi. — 3. Une voix plaintive s'élève de Boronalm : ruine! grande détresse! — Moab est brtBé; les enfants font entendre des cris.
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— 5. Caria montée de Loueith, des gtns en pleurs y montent en pleurs, OuiySurla des^ cente de Horonaim, on les entend pousser des cris de détresse, — S. La dévastation viendra dans chaque ville ; aucune n'échappera ; la vallée périt, et la plaine sera détruite , comme Jé^ kovahVa dit. — 9. Donnez des ailes à Moab, car il partira au vol; ses villes seront réduitvs en désert, rcidn'tj demeurera. — 18. Descends (du siège) de la gloire, aseieds^toi dans un ticu aride, habitante, fUle de Dexboun, car le dévastateur de Moab monte contre toi, il détruit tes forteresses. — 19. Porte-toi sur le chemin et regarde, habitante d'Arouér, interroge le fuyard et réchappé, et di^, Qu'esi-il arrivé? — 20. Moab est dans la confusion^ car il est anéanti. Poussez des cris et des hurlements; annoncez à l'Arnon que Moab est dévasté, — 21. Le châtiment est venu sur le pays de la plaine, sur Holoun, sur Yahnsa et sur Moufâat. — 22. Sur De'tbouh, sur Nebo et sur Beit-Deblateim. — 23. Sur Kéritheïm et sur Beit'Djamoul et sur Beit-Mâoun. — 24. Etsur Keriouth et sur Basra, et sur toutes les villes de lu terre de Moab, les éloignées et les voisines. — 31. Cest pourquoi je gémis sur Moab; sur tout Moab je gémis; on soupire pour les gens de Kir-Heras. — 32. Je pleurerai sur toi plus que je ne pleure sur fâazer; vigne de Sibmah, tes rejetons passaient la mer, ils s* étendaient jusqu'à fa mer de lâazer.
— 34. Des cris de Hesboun jusquà El-Aaleh; jusqu'à Yahas s' étend leur voix ; depuis Tzoar jusqu'à Horonaim, veau de trois ans (?). Même les eaux de Nimrim seront déplacées. — 38. Sur tous les toits de Moab , -et dans ses rues, partout des lamentations, car j'ai brisé Moab comme un vase sans prix, dit Jéhovah.
— 41. Les villes sont prises, les forteresses emportées... — 42. Monb sera détruit, à ne plus former un peuple... — ih. Sous Vombre de Éesbounsesont arrêtés, par {l'épuisement) des forces, les fuyards, car un feu est sorti de Hesboun et une flamme du milieu de Sihoum; elle a dévoré les sommités de Moab et le sommet des fils du tumulte (pwir m). — 49. Malheur à toi, Moab^ le peuple de Kamous est perdu, car tes fils ont été emmenés en captivité et tes filles en servitude. — il. Je ramènerai la captivité de Moab dans la suite des temps, dit Jéhovah. Jusque -là, le jugement sur Moab !
On voit par la teneur de ces versets 45 et 47 que les Moabites ont été réellement conduits en captivité, ainsi que je l'ai dit plus haut.
Passons maintenant aux écritures profanes. Eusèbe , au mot laii-^oL^à., cite un village de ce nom situé à huit milles d'Areopolis, et un autre du même nom placé à sept milles de Ilesbon, sur le mont Phogor. Ce nom, Damnaba, est très-probablement altéré, et il faut le remplacer par celui de Medabah. Une ville du nom de Meïdabah est mentionnée dans le partage delà tribu de Ruben, et nécessairement au sud de son territoire, puisque le Liwede Josué (xiii, 16) en fait passer les limites k Meïdabah. Voici en etTcl ce que nous li-
sons : — Et ils eurent pour limites Arouër, qui est sur le bord de la rivière Amon^ et la ville qui est au milieu de la vallée, et toute la plaine prés (ov\ jusqu'à) Metdabak (101).— PJushaut, (verset 9), on lit déjà : — Depuis Arouër, qui est au bord de la rivière Aman, et la ville qui est au milieu de ta vallée et toute la plavne de Meïdabah jusqu'à Déiboun. — Ces deux passages suffisent parfaitement pour démontrer que la Meïdabah dont il y est fait mention, était située au nord de TArnon et dans le territoire des Amorites, c'està-dire entre l'Arnon et le Yabbok.
Dans les Ethniques d'Ei^ïme, on lit : «Medaba, ville des Nabatéens. Les habitants de cette ville s'appellent les Medabènes, ainsi
3ue l'écrit Uranius dans son deuxième livre es Arabiques. » Cette Medabah (Mïï3«€a) des Nabatéens, est-elle la Meïdabah amoriteT N'est-elle pas plutôt la moabite ? Je ne ma charge pas de le décider. Quoi qu il en soit, le texte d'Eusèbe nous apprend qu'à huit milles d'Er-Rahba, doivent se rencontrer les ruines d'une ville moabite qui portail le même nom que la ville de Medabah, située près de Hesbon. Au reste, Reland , parmi les douze villes enlevées par Alexandre Jannœus aux Arabes, citeMedaba, Zoar et Choranaim, comme appartenant à la Moabitide proprement dite, et il en conclut qu'Agalla (rAgallaïm d'Eusèbe) était, comme ces trois villes, au sud de l'Arnon.
Nous avons vu que Josèphe [Ant. /u d.^XlV n, 4) mentionne Agalla parmi les douze tiI* les enlevées aux Arabes par Alexandre Jannœus; Reland n'hésite pas à retrouver cette "AyuXkoL dans la ville moabitique nommée D^S;5< par Isaïe (xv, 8). Il est d'autant plus probable que cette opinion est juste, qu Eusèbe dit que de son temps, il y avait une localité nommée 'Ayalltiu, à huit milles d'Areopolis, en allant vers le sud.
Eusèbe, au mot Aouiia, nous apprend que cette localité, déjà mentionnée dans la Bible, était placée entre Areopolis et Zoar ; évideinment cela veut dire que Loueith était sur la route fréquentée, établie entre ces deux villes extrêmes : et, puisque rEcriture sainte nous parle de la montée de Loueith, il «Vi pas de possibilité de chercher cette ItSéÊflà ailleurs que dans la partie montueuse de fc route, c'est-à-dire dans les montagnes mêmes gui séparent le f)lateau de Moab de la plage de la mer Morte, ou du Rhôr moabitique.
linfin, saint Jérôme, dans son Commentaire d'Isaie (xv), nous apprend que Zoar était dé la terre de Moab : Segor in finibus Moatitorum sila est, dividens ab eis terram Pihfiîithiim. La Bible est d'accord avec cette assc^ lion de saint Jérôme, puisque le peuple de Moab abandonnant les bords de VArnon* est représenté comme fuyant jusqu'à Zoar. De l'ensemble des textes analysés plus haut, il résulte que la Moabitide avait pour Kinites, au nord l'Arnon, à l'est probablement encore la vallée de l'Arnon, qui s'infléchissait vers le sud, et au sud une ligne qui, passant fvt
(101) Suivant qu*on lil dans le ie\te Sy ou -iv, comme le portent quelques ëditioiis.
NOA DES ANTIQUITES BIBLIQUES. MOA i»
séparait la Moabilide du pays des Phi- des fils de Juda^ setcn sa famille : près la li-
. Vers celte frontière méridionale devait mite d'Edom, au midi, le désert de Sin^ à
iivt)r une localité nommée Soufah. Enfin V extrémité méridionale. — 2. Leur limite au
>ute, partant d'Areopolis pour gagner sud partit de Vtxtrémité de la mer Salée, de-
de la Moabilide, et spécialement la puis la langue qui tourne vers le sud, — 3.
e Zoar, passait par une localité nom- Elle va au midi vers la montée des Scor^
oueith. pions, passe à 5m, et monte du midi à Cadis*
corderai très- volontiers que la déter- Barnea et passe par Hasaroun , et monte à
ion de cette frontière méridionale n'a Adar et tourne vers Hektrkâah, etc., etc. —
e précis, et qu'elle est môme fort va- On voit qu'il n'est nullement question de Zoar
nais là où les renseignements sacrés et dans ce passage, non plus que dans Ténumé-
les nous manquent absolument, nous ration des villes de la tribu de Juda. Je dois
s nous estimer heureux de pouvoir de plus jfaire observer que parmi les villes de
r avec sécurité de simples jalons, eu Judée situées sur la frontière d'Edom, nous
le petit nombre qu'ils soient. trouvonsmenlionnée Adada, que i'aile premier
émée, si les longitudes et les latitudes retrouvée avec le même nom, sur le plateau
. déterminées nous avaient été transmi* auquel on parvient par TOuadezZouera, et
BC correction, pourrait nous être d'un après avoir traversé l'Ouad-el-Thaemeh. La
secours; malheureusement les chiiïres limite de la tribu de Juda passait donc forcé-
iphiques qui nous viennent de lui sont ment bien près de Zoar, et c'est avec raison
[uemment entachés d'erreurs palpables, que saint Jérôme a placé cette ville sur la
le faut s'en servir qu'avec une extrême frontière extrême de la Palestine et de la
e. En construisant les positions relati- Moabilide.
îs villes suivantes Je ne puis me dispenser de mentionner
Jérusalem.... 66 et 51 ^ deux passages extrên^ement importants tirés
Eiigaddi 66 i ei 31 î ^V^I^^^ d'Ezéchiel et qui fixent la limite
Thamara 66 « et %o • • méridionale de la terre promise ; les voici
i"*^'"*'^ r^ I ^ ^ T^ (^^^"» 19) : - El le côté méridional, fit droite
Z.^^^: zl * Cl o«) Y depuis Tamar jusqu'aux eaux de la dispute
CharakmolKi. 66 i et 50 de Kades, jusqu'au fleuve qui va h la grande
C*ll«rl»«« 67 Jy ei 51 t mer, c'est le côté méridional. — El plus loin
lonnaît que les positions de Jérusalem, (xlviii, 28) : — Près de la hmile de Gad, au
iddi, de Thamara et de Callirhoë sont sud à droite, sera la limite de Tamar, jus-
près justes, tandis que les chiffres re- qu'aux eaux de la limite de Kades, jusqu'au
I Charakmoba et à Zoara sont parfaite- tuf rent près de la g^nde mer. — Les com-
inadmissibles. Ainsi, probablement, mentateurs font Jéricho de la Tamar désignée
Hharakmoba c'est 67 q\x\] faut lire, et dans ces deux versets; mais celle identifica-
Soara 66 (il est bien entendu que je ^i'^n, déjà proposée par le texte chaldéen,
de côté les fractions, sur lesquelles je n'est pas évidente, puisque Jéricho n a ja-
permettrai pas de faire de corrections), in*is été à la limite sud de la Judée. Il serait
as cela Zoar serait dans une position possible qu'il s'agît là de la Tamara ou Ta-
rientale que Karak, ce qui n'est pas inaro, que j'ai retrouvée à Maïet-Embarrheg ;
lable. uc la sorte, la position de la montée des Scor-
rontière méridionale que je viens d'as- P'ons (Maâlet-Akrabim) se trouverait identi-
à la région de Moab n'a pas été per- uable avec l'un des deux ouad de Zouera ou
ite, et la délimitation de cette région a de Maïet-Embarrheg.
ier au sud» aussi bien qu'au nord. L'E- ^^ ^aîs maintenant construire un tableau
i sainte, en effet, donne l'Arnon pour comparatif des localités et des ruines que j'ai
septentrionale à la Moabilide, lors de rencontrées dans la Moabilide, et des locali-
rilion des Hébreux, et les prophéties ^*s antiques qu'il est permis d> reconnal-
i et de Jérémie nous font voir que les ^r^-
les reprirent le PV» entre l'Arnon et Kharbet-Zoacra^îi-Tahuili. - Zoar. Scgor. bok, après la captivité des dix tnbus. Kharbei-Eadoum. — Sodome. à la frontière méridionale, du temps DjoM.EsdoamouDjelKl-clit Jérôme, Zoar était sur la lisière de la Melehii. — Moniagne de Solide et de la Palestine. Pour Josèphe, . . dôme, tait une ville d'Arabie; etdansl'licri. Sîf***'*^^"/»»»- - Soufali. tinte, cette Zoar, ville de la Pentapole SuÎ![^Î:^k "" *i' le. dans la Geiie^,., devient probable- 5iX:ïî!î^aïreh. Z î une ville didumée, dans le Livre de KharbemBordj^n-Nemaî. c està-dire à 1 époque du partage de rcb. — Nimrioi, Benneinae promise, et enfin, une ville de la rim, Benamerlom. lide, lorsque paraissent les prophéties TalaâetKharbct-ScbAau. — Seiioim .et de Jérémie. Birkei-€l.EçaL - w.
itloutà l'heure que Zoar était probable- |îî*[î^'-"^""i''?"»h . — «f-
une appartenance de l'Idumée,lorsde la T^nli^^p. .!fl^l; "" v'
lalionldès terriloiresassignés aux tribus ; £11^511? "•^"*'''*'- Z w
A nous lisons dans Josué (xy) : — 1. ElUça». ' - Bé-LloMiiu
tes limUes gue It sort asstgna à la tribu Kharbet-abd-er-Raliiin. ^ id.
48/ MOA
Kharbel-Àtlj^rrali.
Bir-el-Hafaïeh.
Kliarbet-eUHafaîeh.
Kharbel-Nouèhin.
Kliarbet-Sarfah.
Bedjom-Mahfour.
Kharbel-Emrâah.
Kedjom-el-Hainma.
Redjom-el-Aâbed.
Kiiarbci-Fouqoûa. |
Ouad-Emdebôa. |
Schihan.
Kliarbet-Medjdeleîn.
Kharbel-Tedoum.
Beii-el-Kcnn.
Er-Habba.
Ruines sans nom.
Ruines sans nom.
El-Karak.
kiOA
— Agalla , Adjeliin,
Agalleim.
— id.
— id
— Louelib, Mdàlab-lic-
Loueîth.
— fV.
— id,
— id.
— id.
— il/.
— Medaba , Damnal^a.
— Schihoun.
— id.
— id.
— Ar , Rnbbat-Moab,
Arcopolis.
— id.
— id.
— Kir-Hcrasat, Kir-
Moab, Chnrakmoba.
Ayn-Sara. — id.
Ayn-Aqbech. — id.
Ayn-el-Bças. — id.
Qoubl>cl-Habisieh. — id.
Ccïr-el-Mekliarib. — id.
Ayn-el-Thabib. — û/.
Ayn-es-Sekkcli. — id.
Ayn-el-Guemayii. — id,
Omm-Scdry. — id.
AynZeboub. — id.
Ayn-Ersés. — id.
Djebel-el-Hadils. — id.
Djebel-DiàfcL — id.
Redjom et Ayn-Tiilàa. — id.
Oiiad-el-Kliaradji>li. — id.
Ayn-ed-Dràa. •— id.
Khabet-ed DiAa. — id.
Ruines sans nom. — id.
Reste à discuter maintenant la légitimité des identifications que je propose.
Celles de Zoar, de Sodouie et de la montagne de Sel, sont tellement liées entre elles, que, Tune des trois étant une fois établie, les deux autres en découlent immédiatement et de toute nécessité. Prenons donc Sodome, qui est certainement la plus importante des trois localités, et démontrons d'abord par la concordance de tous les textes sacrés et profanes qui la concernent, que Sodome, la ville maudite, exista en réalité à la pointe nord du Djebel-Esdoum, ou Djebel -el-Melehh, au point où d'énormes amas de décombres, parfaitement visibles et parfaitemeut reconnaissablés, sont restés pour servir à tout jamais d'exemple à la perversité humaine.
Le nom de Sodome, dans les Livres sacrés , est écrit en hébreu OTID , et en grec loôojutct. Cette ville était située sur le bord du lac Asphaltite : car elle était voisine de Zoar, qui était à la pointe sud de la mer Morte et sur la rive occidentale. En effet, lorsque Lotb se sépara d'Abraham, il prit pour lui la plaine du Jourdain (le p-pn 13d des Livres saints, le fityoi tjeSw» des Grecs), jusqu'à Sodome. {Gen., xiii.)
10. — Loth levant les yeux, vil toute la plaine du Jourdain, arrosée partout; avant que Jéhovah ne détruisit Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin de Dieu, comme le
pays de lUitsralm, jusqu'aux environs de
Zoar.
11. — Loth choisit toute lu plaine du Jour^ doin, et il s€ dirigea vers VorittU. Ils se séparèrent ainsi Vun de Vautre.
12, — Abraham habitait h pays de Cnnàan, et Loth dans les villes de la plaine ; et il dretss ses tentes jusqu'à Sodome^
11 résulte crairement de }a teneur de ces versets que Loth, pour aller camper jusqu'à l'extrémité de la plaine, allait jusqu'à Sodome. Evidemment, il n'avait> pour y arriver, ni le Jourdain ni le lac Asphaltite à traverser, et de même que Zoar était à Textrémité de cette terre fertile, comparée à la terre d'Egypte ou même au jardin cie Dieu, Sodome, ville si voi» sine de Zoar, devait se trouver également 1 l'extrémité de la plaine parcourue par Loth.
Strabon (livre xvi) s'exprime ainsi : « Cette contrée est, dit-on, travaillée par le feu; on en donne pour preuves certaines roches durcies et calcinées vers Moasada, des erevasses, une terre semblable à de la cendre, des rochers qui distillent de la poix, des rivières bouillantes dont l'odeur fétide se fait sentir au loin ; çà et là des lieux jadis habités, bouleversés de fond en comble ; en sorte qu'on pourrait ajouter foi à cette tradition répandue dans le pays, d'après laquelle il aurait existé jadis en ces lieux treize villes. Il resterait même, dit-on, de leur métropole Sodome, des ruines dont la circonférence serait d'environ soixante stades ; des tremblements de terre, des éruptions de feu, d'eaux chaudes, bitumineuses et sulfureuses, auraient fait sortir ce lac de ses limites ; des rochers se seraient enflammés, et c'est alors que ces villes auraient été ou englouties ou abandonnées, de tous ceux qui purent s'enfuir. » (Traduction deLetronne.) De ce passage il résulte clairement que Sodome et la Sodomitide étaient dans la contrée où se trouvait Moasada (Masada). Or, ici, pas de contestation possible, Masada était h l'occident de la mer Morte, donc Sodome et Zoar y étaient aussi.
Si de plus nous remarquons que Josèphe [Bell. Jud., IV, viii, 4], dit que la longueur du lac Asphaltite est de cinq cent quatrevingts stades, qu'il s'étend jusqu'à Zoarad'Arabie, et que sa largeur est de cent cinqiiMli stades seulement ; que dans son voisinage (M la Sodomitide, etc., nous en devrons encore conclure que, puisque Zoar était à Textrémiti sud du lac Asphaltite, Sodome s^ trouvait aussi : et comme, pour mesurer la longueur du lac, il n'est pas permis de supposer que l'ont ait passé d'une rive à l'autre, il faut, de toute néces-sité, que Zoar et Sodome aient été à Textrémité sud-ouest du lac Asphaltite.
Galien [De simpl. medicamentorum faeult.^ lib. iv\ en parlant du sel gemme recueilli au bord du lac Asphaltite, s'exprime ainsi : ti^
oyoosûovert ^* avTOijç (ôD.acj 2o^oui}Vûvc ùvo r£* ^f/5t?;^ovT'.)v Tf.y 'Xiy.yr,v ùcriv, à seàttrut Io$oua,etC>
On appelle ce sel sel de Sodome, du nom des montagnes avoisinant le lac, et qui s'appellent vSodome. » La montagne de Sel, Djebel-Esdoum des Arabes,était donc pour Galien 1^ timcment nommée Sodome.
MOA
DES AN riQlJITES BIBLIQUES.
MOA
!$te, il serait inutile de discuter plus tient un fait aue personne ne conteste : monde est d'accord sur ce point, et I était sur la rive occidentale du lac ite. Personne n*a imaginé de chercher eement de cette ville sur la rive orienvenue plus tard partie intégrante de itide proprement dite. Nous pouvons ablir hardiment ce premier point, à que Sodome était à la pointe sud de la rte, et sur la rive occidentale, elons-nous maintenant que la Genhe t expressément (chap. xix, versets 15 ]ue Luth, parti de Sodome lorsque iibe du jour avait paru, entra à Zoar uent où \i\ soleil se montrait sur la . résulte invinciblement de là que, de î à Zoar, il ne pouvait guère y avoir lieue au plus. Toute localité placée ive orienta>jdu lac Asnhaltite est donc ie toute nécessité de la prétention de nter le site de la Zoar binliquo.
lintenantySiau point m(>me où doivent rer Sodome, Zoar et la montagne de ie par Galien sous le nom de Sodome de montagne de Sodome, ce qui est range), si, dis-je, en ce point, nous is une vaste montagne de sel gemme ule du pavs, nommée Djebel-Esdoum, ,sur tous les coteaux qui garnissent sa nord, les décombres immenses d'une 6combres dans lesquels on retrouve, onnaut la peine d y regarder avec soin, ibreux arasements de murailles, dés enQn que les habitants du pays nomharbet-Esdoum, en leur appliquant ia D qui concerne Sodome ; si de plus, h plus d'une demi-lieue de là, vers la ;ne, se trouvent d'autres décombres ille nommée Zouera-et-Tabtah, la Zoar ire, reste-t-il seulement nossible de cr l'idcntiûcation de Kharbet-Esdoum jdome, et de Zouera-et-Tahtah avec i Segor? Je no le pense pas.
, a-t-on dit bien souvent, les villes L'S ont été détruites par le feu du ciel 1, puis submergées par le lac Asphalli s'est formé tout d'un coup, pour enla vallée de Siddim et la Pentapole ite vallée contenait. Voilà en substance Ton oppose à la prétention émise et ne par moi, que j'avais retrouvé sur ^s mines bien visibles des villes de la oie. Sur quoi l'explication qu'on allèntre mon opinion est-etle appuyée? où trouvé la catastrophe de la Pentapole 5e de façon à permettre de supposer I instar.. (|ue les villes frappées par ia céleste ont été englouties au fond du ^t-ce dans la sainte Bible? est-ce dans vres des écrivains de l'antiquité? Pas un côté que de l'autre. Je ne sais quel tntateur aura imaginé uo beau jour la ont j*Ai donné en quelques mots l'ana- 3t cette Cable, par cela même (|u*elle plus de surnaturel et d'inexplicable, a cisément admise sans examen. Depuis ne foule de voya^^curs en Palestine ont les mi^mes contes en l'air, en se gar-
DlCTlO.NN. DES ANTIQUrrÉS BIDUQVES.
dant bien, et pour cause, d'à 1er vérifier par eux-mêmes l'exactitude desfait'i dont ils copiaient la narration sur les écrits de leurs devanciers ; et de la sorte des faits parfaitement controuvés ont été un beau jour si bien établis, par une série de témoignages qui ne valaient pas mieux l'un que l'autre, qu'il a dû forcément arriver que mes compagnons do voyage et moi fussions pris, au retour, pour des imposteurs, ou tout au moins pour des observateurs inca|)ables d'interroger convenablement un terrain.
J'ai dit tout à l'heure qu'il n'était pas possible de trouver dans les écrits sacrés et profanes de l'antiquité un seul [lissage oui pût donner à penser que la mer Morte s'est formée subitement, à l'époque de la catastrophe de la Pentapole. Je dirai quelque chose de plus précis encore, c'est que ces écrits, sacrés et profanes, sont parfaitement unanimes pour démontrer surabondamment (|ue jamais les villes maudites n'ont été englouties dans les eaux du lac. Mais il ne suflit pas de le dire, il faut le prouver, et c'est ce (|uc je vais faire.
Nous lisons dans la Genèse (xix) . — 24. Jehotah fil pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu qui venait de Jehovah, du ciel. — 25. Il bouleversa ces villes et toute la plaine, tous les habitants de ces villes, ainsi que la végétation de la terre.
Il est bien clair que, dans cet exposé si bref de la catastrophe qui détruisit les villes maudites, il n'est pas le moins du monde question de l'intervention des eaux de la mer Morte.
Nous lisons encore plus loin, verset 28 : — Et (Abraham) regardant vers Sodome et Gomorrhe, sur toute la surface des environs de la plaine, il vit une fumée s élever de terre, semblable à (celle d') une fournaise,
La fumée qui s'élevait de terre était celle des villes incendiées; donc il n'est pas question ici de l'engloutissement de ces \11les sous les eaux du lac, car il n'y eût plus eu alors de fumée possible.
Dans le Deutéronome (xxix, 22j nous lisons encore : — Soufre et sel, tout le pays incendié, ne pouvant être ensemencé, ne produisant rien, et aucune herbe ne poussant sur /ui, comme la subversion de Sodome et de Gomorrhe, d*Adamah et de Seboim, que V Eternel a renversées en sa colère et en son ardeur.
Un terrain submergé 50us les flots salés et amers du lac Asobaltite n'eût assurément pas été décrit ainsi. Donc du temps de Moïse l'idée de la submersion de la Pentapole n'était admise par personne.
Amos a prophétisé au temps d'Osias, roi de Juda, et de Jéroboam, fils do Joas, roi d'Israël iAmot, I, 1). Nous lisons dans son livre (iv, ^\ : — Je vous ai renversés comme Vimmense renversement de Sodome et de Gomorrhe ; vous fàtes comme un tison échappé de Vincendie, rt vous n'êtes pas revenus jusquà moi, dit Jchovah.
Donc, pour Amos , les emplacements de Sodome et de Gomorrhe étaient comme un tison tiré d'un incendie. Certes il n'est pas question de submersion dans ce verset