‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 107 sur 181 · Comme la subversion de Sodome et · texte numérisé non relu

Comme la subversion de Sodome et

de Gomorrhe et (des villes) ses voisines, a dit

Jehovah : il n'y aura plus personne qui y de-

meure ^ il n'y aura plus personne qui y se*

journe.

Un peu plus loin, le prophète répète la même pensée dans les termes suivants (l, 40) : Comme la subversion de Dieu (exercée) sur Sodome, Gomorrhe et ses voisines, dit Jehovah : il n'y demeurera plus personne, et le fils de l'homme n'y séjournera pas.

Ce qui est bien plus positif encore, c'est ce que contient le verset 38 du même chapitre, vei-set qui concerne, par conséquent, la môme conirée menacée par la colère divine : — 38. Sécheresse contre ses eaux; qu'elles se dessèchent, car c'est un pays d'idoles; qu'ils deviennent insensés par leurs terreurs. — Certes il ne s'agit pas là d une contrée qui doit périr par la submersion, mais bien par le fléau précisément contraire.

Donc pour Jérémie, qui a écrit cela au commencement du règne de Sédécias, il est bien clair que la Pentapole ne fut pas engloutie sous les eaux de la mer Morte.

Que trouvons-nous enfln dans le Nouveau Testament? Dans la II' Lettre de saint Pierre (il), nous lisons (v. 6) : Ufikttç zodôfAv>v xat

rofiôppQLÇ Tîfpùàtrxç maxavrpof^ rKrixûivtv' Ayant

réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il les condamna à la destruction.

Et dans l'Evangile de saint Luc (xvn), c'est Noire-Seigneur qui dit : - 29. H Bi ^fiépu,

iiiXOi Awr ^tto Zo^ô/xwv iCpt^t irOp xa2 Ocîby ait'

ovjoecvoO xftc àirûiXsaiv ûiruvxKç' Le jour que Luth sortit de Sodome, le feu plut, et c'était le feu divin venant du ciel, et il les détruisit tous.

On voit que saint Pierre, et, bien mieux encore, que le Sauveur lui-môme, attribuaient la catastrophe des villes maudites au feu lancé contre elles par la main de Dieu. Ni l'un ni l'autre n'a pensé aux flots de la mer Morte.

Je viens d'extraire des saintes Ecritures nombre de passages qui constatent irréfragablement que l'eau n'a joué aucun rôle dans cet effroyable événement : qu'on en cite un seul, je dis un seul, qui permette de supposer le contraire!

Ces témoignages sacrés seraient bien suffisants sans doute, mais abondance de preuves ne nuit pas. Passons donc aux auteurs pro- Skaos^ et commençons par Josèohe, l'illustre

historien des Juifs. Nous lisons dans son lifre Bell. Jud., IV, vin, 4) : « Dans son voisinage (il s'asit du lac Asphaltite) est la Sodomitide, contrée autrefois florissante, parce qu'eOe était très-fertile et couverte de villes, mais maintenant entièrement brûlée. On dit qu'elle fut brûlée par la foudre, à cause de rimjpiété de ses habitants. On peut encore y voir les traces du feu divin et les ombres de cinq Tilles... et tout ce que je viens de rapporter de la Sodomitide est digne de la foi due aux choses que l'on a vues. »

Dans un autre passage Josèphe dit encore» en parlant des habitants de Jérusalem : « Je pense que si les Romains eussent tardé k punir ces impies, la ville eût été ou enRloutie dans l'abîme, ou submergée, ou qu'elle eût été frappée par les foudres de la terre de Sodome.» ( Bell. Jud., V, xni, 6.)

Enfin (Ant. Jud.^ I, xi, 1) nous lisons encore : « Dieu... résolut de leur infliger (aux Sodomites) le ch&timent de leurs crimes, et de renverser non-seulement leur ville, mais de dévaster tellement le pays, qu'il ne produirait plus jamais ni plante, m fruit; alors Dieu lança la foudre sur la ville et Ja brûla avec ses nabitants, faisant périr la terre par le môme incendie.»

Inutile, je pense, d'insister plus longuement

f>our démontrer que jamais dans la pensée de osèphe, la submersion de la Pentapole n'eut lieu.

J'ai rapporté tout à l'heure un passage entier de Strabon (liv. xvi), dont je me borneni à reproduire ici la phrase suivante : « D resterait môme, dit-on, de leur métropole Sodome, des ruines dont la circonférence serait d'environ soixante stades^ » etc. Donc, pour Strabon, point de submersion de la Pentapole. Passons à Tacite ; nous lisons {Hiêi.f lib. ?, cap. 7) à propos du lac Asphaltite : Haui procul inde campi, quos ferunt olim uberes^ magnisque urbibus habitatos, fulminum jaciu arsisse , et manere vestigia : terramque fOM», specie torridam, vim frugiferam perdidisse.^ Môme conclusion pour facite que pour Strabon.

Parmi les écrivains arabes il en est q» croient aux ruines de Sodome et des antres villes maudites : ainsi un passage de MasOQdy, cité par M. Etienne Quatremère, dans m mémoire inséré au Journal des Savants {vT de septembre 1852), et extrait du manuscrit arabe de Constantinople (t. I", M 62), dit en pariant des villes ae la Pentapole : « Et elles ont subsisté jusqu'à notre époque. Ces (villes) sont en ruines ; elles ne contiennent pas d'hftbitants. »

Abouiféda, quoique moins explicite, est du môme avis ; il est vrai qu'Edrisy dit que Sodome et les villes voisines sont enseyelies sous les eaux de la mer Morte. 11 y avait donc déjà désaccord parmi les écrivains les plus distingués de l'islamisme. Mais cela n'empêche pas Je moins du monde qu'il n'y ait eu aceoid évident parmi les écrivains de l'antiquité» sacrés et profanes, pour rejeter la fable de l'engloutissement sous l'eau des villes de la Pentapole.

MOV

Di:S ANTIQUITKS BIBLIQUES.

MOA

ci donc encore un point parfaitement et incontestable : les villes de la Pentai*ont pas été submergées après leur ine. Elles n'étaient donc pas bâties sur le n qu'on croit, à tort, avoir été envahi ornent par la mer Morte, a plus, le tcite sacré lui-même prouveue, quand bien môme la plaine de Sidût été en tout ou en partie envahie par uxdes lacs, il n'en serait pas de même lies de la Pentapole. En etret, ces \illes luvaient pas être situées dans la vallée Idim. comme Ta très-judicieusement fait ver Reland, dont personne, je pense, ne ctera l'admirable critique. Que lisonslans la Bible (Gen. xiv, 3) à propos des e la Pentapole?

■tel cr HVi onun p» Sh van nSn Sa

omnes congregati $unt in valle SidJim, U mare Salsum.

and {Pal., lib. i, p. 254) s'exprime ainsi )os de ce verset : « Il n'est dit ici qu'une chose, c'est que la vallée qui s'appelait ivant vallée dfeSiddim, devint ensuite la dorte, ce que je ne conteste pas. En cette vallée peut avoir été inondée par ux de cette mer, soit par suite d'une du Jourdain, soit par le jaillissement i souterraines ou autres; mais, comme sait ni quand, ni comment la chose est e, il n'est pas nécessaire de s'étendre I point. L'écrivain sacré ne dit pas que iq villes, Sodome et les autres, furent ft dans la vallée de Siddim ; il y a plus, e contraire que l'on peut conclure du cité, puisque les rois de ces cinq villes, avoir réuni leur armée, se rassemblè-

anvn pDV Sm : v«r#ia vaUem Siddim ,

a vallée de Siddim. Que si quelqu'un t traduire datif la talléê^ cela reviendrait 6me. Donc probablement la vallée de n était autre chose que la contrée dans le leurs cinq villes étaient situées. Qui

Jpar exemple : Les habitants d'Amstere Uarlem et de Leyde, ont marché au t de l'ennemi et se sont réunis en Hol- P— précisément parce que ces villes sont Iles hollandaises; mais on peut propredire : Les habitants de ces villes se sont \ dans le lieu où est aiqourd'hui le lac riem ; et il est permis de conclure de là I lac de Harlem est différent de la conans laquelle ces villes sont situées. » e argumentation de Reland serait » je assez difficile à. rétorouer, et l'on me )ttra de la trouver concluante ; au reste, d s'appuie sur une très-juste observation is : c est que dans le verset du chapitre I la Genèêe où il est dit que Dieu fit pleu- 3 soufre et le feu sur les villes maudites te la plaine, l'expression dont se sert 'ain sacré pour rendre cetle dernière îst le circuit, la plaine, et non pas la de Siddim.

ir abréger, je dirai que l'illustre Reland, ;on tact ordmaire. avait parfaitement de- |ue les viijes de la Pentapole devaient ur les bords du lac Asphaltite, et que

leurs ruines pouvaient, devaient même sV retrouver. Ce que le critique judicieux avait deviné du fondf de son cabinet, l'observation faite sur les lieux mêmes, près d'un siècle et demi après la publication de son admirable livre, la complètement vérifié.

Voici la conclusion logique de tout ce ui précède. Il est indubitable, qu'en outre e Ayn-Diedv (Ençaddi), de Masada, deThamara et de Zoar, il n'y a pas eu, depuis la catastrophe de la Pentapole, d'autres villes construites sur les rives occidentales de la mer Morte ; il faut donc» de toute nécessité, reconnaître Sodome dans le Kbarbet-Esdoum des Arabes, et au pied de la montagne de Sel que Galien nomme expressément Sodoma; de même qu'il faudra retrouver d'autres villes maudites aans les ruines évidentes de villes qui se rencontreront sur ce même littoral.

Il n'y a pas besoin, je pense, d'une démonstration plus ample de ce fait, que l'on pourra attaquer, mais non infirmer, que les ruines qui sont connues des Arabes sous le nom de Kharbet-Esdoum sont bien réellement les ruines de la Sodome biblique. Il n'y aura plus,pour contester cette découverte réelle, d'autre ressource que celle de nier hardiment l'existence même de ces ruines que mes compagnons et moi nous avons vues à deux reprises, et la seconde fois surtout avec grand soin. Je m'attends à cette négation, mais, sans modestie, je déclare que je me permets d'avoir plus de confiance dans une observation faite longuement par moi-même, en compagnie de quatre Français assez intelligents pour reconnaître des ruines là où sont en réalité des ruines, que les Arabes qui m'accompagnaient, et avec lesciuels j'étais en mesure de converser habituel lement, m'ont désignées sous le nom fort significatif de Kharbet-Esdoum, que dans toute observation contraire, faite un peu vite peut-être et avec des con\ictions préconçues, telles, par exemple, que l'impossibilité de trouver Zoar sur la rive occidentale de la mer Horte. J'ai montré surabondamment que cette der^ Dière opinion était en opposition flagrante avec le texte même de l'Ecriture sainte ; il est donc bien clair que toute conclusion qui se rattachera de près ou de loin à une erreur d'appréciation aussi forte, aura grand besoin d'être très-sérieusement contrôlée.

Résumons : Sodome était è la pointe sud* ouest de la mer Morte ; la montagne de Sel est appelée Sodome par Galien. Donc Sodome était au lieu même où est la montagno de Sel. Cette roontaçne, les Arabes l'appellent indistinctement DjeT)el-el-Melehh,ou, comme Galien, Djebei-Esdoum. Si donc on voit à la montagne de Sel des décombres d'une ville, il y a toute apparence que ce sont les décombres de Sodome; et cette apparence devient une évidence impossible à ni»r, si les habitants du pays sont unanimes pour donner à ces décombres le nom de Kharbet- Esdoum (ruines de Sodome), en leur appliquant l'histoire traditionnelle de la ville maudite. Toutes ces conditions étant rigoureusement réalisées, il n'est pas possible d«

MOA

MOA

se refuser 'à-cioire que ces ruines d'une Sodome sont bien les ruines de la Sodome biblique.

Les souscriptions des Actes du premier concile de Nicée contiennent la mention de Sévère, évoque de Sodome, parmi les évoques d*Arabie. Reland, à qui ce fait curieux ne pouvait échapper, Ta discuté avec soin.

(Pal., lib. IV, p. 1120, ad nomen Sodoma.) « Jl faudrait être insensé, dit-il, pour voir désignée dans ce passage la Sodome renver- Si''e par la colère divine, ot qui ne devait plus être jamais habitée. Quel est le lieu que nous supposerons caché sous cette dénomination? Ce ne peut être Zoar, car Zoar fut une ville de Palestine, et non d'Arabie ; ce ne peut être Sycamazona, qui fut aussi une ville de Palesline,et non d*Arabie . » En conséquence, Reland sounçonne qu'il s'agit de quelque ville épiscopale d'Arabie relevant de l'évêché métropolitain de Boslra, et dont le nom pouvait être Zozoyma ou Zoraïraa. Ce qui lui fait adopter cette hypothèse, c'est la mention qu'il trouve dans l'indexarabedes noms des évoques qui ont souscrit au concile de Nicée. Il lit, en effet, Severus Zozamaon. Il n'est plus possible aujourd'hui de révoquer en doute 1 existence d'un évoque de Sodome, nommé Sévère, qui prit 1)art aux actes du concile de Nicée, puisque a version copte de ces actes, publiée et commentée par mon savant confrère et ami M. Ch. Lenormant, mentionne ce saint personnage d'une manière très-précise. Est-ce à dire i}our cela que Sodome se releva de ses ruines, et quuno Sodome moderne, contemporaine du concile de Nicée, fut le siège d'un épiscopat chrétien? Pas le moins du monde. Nombre d'évèques ont porté et portent encore de nos jours des titres de villes qui n'existent plus que dans la mémoire des hommes. U y a bien eu, au môme concile, un évèque d'Ilion ! En concluronsnous qu'Ilion avait été rebâtie ? Nullement, j'imagine. Du temps de Josèphe, Sodomitide était encore le nom de la contrée où fut Sodome, et ce nom a très-bien pu donner naissance au titre épiscopal à 1 inexactitude duquel Reland avait conclu. Quant à l'argument que Roland tire de la position de Zoar en Palestine, et non en Arabie, cet argument n'a pas une valeur réelle, puisque, dans Josèphe, Zoar est nommée la Zoar de l'Arabie (ÈelL Jud., IV, vm, 4), Ztecy* tnç 'ApaSiaç, et que, dans un autre passage (An/. Jad,^ XIV, u, 4,) il est dit que Zoar. Zc;>e(oot,

(102) Dans le récit de la Tuile de î.olli, lors de la ruine de Sodome, Josèphe appelle Zoar Zocjp, el

Telrapyrgia (Texpaiw^ia) 7 On Fignore. — ..^ ^

serait-il pas par hasard une iraduciion grec(iue du nom Kerilarba, la ville des quatre, puisque ce ncini primitif d*Hébron, écrit yiiN TVlii dans la Genè$e (txni,2)etdansJosué(xx,7J,est écrit îDINn nnp dans Néhémie (ii, 25) avec l'article n placé devant \ê mot arbA» ifuatriy article qui ne peut exister

fut une des douze villes enlevées par Alexandre Jannœus aux Arabes (102).

Dans les Actes du concile de Chalcédoine, Musonius, évoque de Zoar, est classé unefois parmi les évèques de la deuxième Palestine, et une autre fois parmi ceux de la troisième, ce qui est plus exact. Areopolis, Characmoba (Er-ltabbaetKarak), etPetra, étaient certes des villes de l'Arabie, et elles sont inscrites parmi Içs villes épiscopales de la troisième Palestine ; il n'y a donc rien d'étonnant à ce que Zoar, ville arabe, ait été citée oanniles cvôchés de la troisième Palestine.

Occupons-nous maintenant plus spéciale* ment de Zoar elle-même. Dans les Ethniques d'Etienne, nous lisons au mot Zoar : « Zoar est un grand bourg ou une forteresse de la Palestine, situé sur les bords dulacAsphaltite Unlrn 'A<ryà>T«ot) ;... c'est là quft Loth s'enruit et qu'il put se soustraire à la catastrophe de Sodome. » Zoar était donc sur la côte da la mer Morte.

Eusèbe (ad vocem Bn^à) parle du site de cette ville, et la place sur la limite orientale de ridumée. Saint Jérôme a bien vu qu'il y avait là une faute énorme; aussi lit-il: <c Sur la frontière orientale de la Judée. » Or cette frontière ne pouvait être que sur la rive occidentale de la mer Morte. (Rbl. Pcrf., p. 622, ad vocem Bcla.)

Un passage d'Anastase le Sinaïte, rapporté par Reland (Ibid., p. 1066, v. Zoara), mérite d'être mentionné ici. Il raconte qu'étant allé faire une course du côté de Zoar et de Tétrapyrgia (103), il vitav«csurprise que tous les esclaves chargés de la culture des terres publiques étaient Cypriotes, parce qu'eux seuls pouvaient résister à l'inûueace mor* telle de ce climat ; il ajoute que c'était là im fait constaté par de nombreuses expériences.

Eusèbe, oans son onomasticon ( aa yocem o«Xe(<79flc ^ 'A>ux>i), nous apprend que la mer Morte s'étendait entre Jéricho et Zoar. Il ne fait, on le voit, que répéter ce que dit Josèphe, que le lac Asphaltite s'étend jusqu'à Zoara d'Arabie.

Saint Jérôme, dans un passage déjà cité plus haut, nous dit que Zoar était sur les conQns de la Moabitide, et séparait celle-ci de la Palestine. Le même saint Jérôme, au mot BaXà ( qu'il faut lire au lieu de B«Giit), nous apprend que Zoar avait une garnison romaine ; et, dans la Notiiia dignitatum in^"

devant un nom propre dliommp. Les Juifs iiil€r* prêtent ce nom (ùir la ville des qualre^ H préi6ndcat qu'il fait allusion sux tombeaux des quatre patriarches enterrés à Hébron : Ailam, Abraham » IstM ce Jacob. Il est très-probable que les Juifs ont raison. Dutripon admet d'ailleurs cette eipllcalion naturelle. Telrapyrgia p«utsignillcr la ville aux quatre tours, aussi bien que la ville fortifiée des quatre. Je duiine,bien entendu, celle identificalioD hypothétique pour ce qu'elle vaut, c'est-à-dire que jea^ liens guère.

MOA

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MOA

»us vojonsmenlionués, « equUe$ saait' ndigenŒf Zoarœ : — les archers à cneiigènes, à Zoar. » C'était donc cette » qui tenait garnison à Zoar.

s avons vu un peu plus haut quelle est 3ur des passages de Josèphe concernant il nous reste maintenant à énumérer Ltes bibliques dans lesquels il est quese cette localité importante. Dans la Ge^

nous lisons ( ch. xix ) : — 19 Je

If nC échapper sur la montagne ( c'est nui parle aux anges venus a Sodome le forcera quitter la ville maudite); Iheur powrraU m'aiieindre, et je pért-

- 20. Voici mne pttite ville proche^ on fuir : elle e$t peu importante : au moine

wrrai' conserver la vie. — 22 Cest

Eioi l'on appelle cette ville Zoar. — 23. < If soleil se levait sur la terre, Loth ! à Zoar.

s avons déjà déduit de ce texte imit le voisinage forcé de Zoar et de So- Nous voyons de plus que Zoar n'és dans la montagne, puisque Lotb dit : puis m'ichapper sur la montagne. Un lexte sacré vient corroborer celte obion. Nous lisons ( même chapitre xix,

— Et Loth monta de Zoar, et s'établit montagne avec ses deux filles ; car il

lait de demeurer à Zoar : il se retira «ne caverne avec ses deux filles. — Il est ;lair que pour entrer dans la montagne lit monter en sortant de Zoar; donc i*était pas dans la montagne, mais bien ;d de la montagne, puisque les anges nèrent à Loth ( 4" 17 ) dTe ne pas s'arlans toute la jplaine, et de fuir vers la igne. Il serait difficile, je crois, de T un lieu qui remplit les conditions nées dans ces différents passages biis mieux que Zouera-et-Tahtab. Et si tre de ces conditions physiques, sur îllesil n'est guère possible de se tromper, pouvons applioué aux min es dont il s agit n de Zoar elle-même, ne serons-nous rcés de conclure aue Kharbet-Zoucraitah et la Zoar biblique ne font qu'un ? jrtanl il y a des voyageurs qui ont vis lieux, et qui croient encore, avec Irbv» es et Robmson, que Zoar était sur la orientale de la mer Morte.

irsuivons notre examen des textes bi- » relatifs è Zoar.

aom primitif de Zoar fut Belâ, ainsi que te la Bible dans les passages suivants

XIV, 2 ) : Ils firent la guerre contre Beroi de Sodome , Birsâa, roi de Gomor* Sotta6, roi d^Adamah, et Semaber, roi iolm, et le roi de Belàa, gui est Zoar. set 8. — Alors le roi de Sodome et le

Gomorrhe, le roi d'Adamah, le roi de n et le roi de Belda, qui est Zoar, sor^ et se mirent en ordre de bataille contre \ans la vallée de Siddim. — ( Textuel* it : dans la vallée des champs, puisque iriel Siddim est précédé de l'article, qu'il conserve sa signification, etqu*il pas du tout uo nom propre. )

L'origine des deux noms Bclte et Zoar mérite que nous nous y arrêtions un instant. Saint Jérôme, dans son Commentaire sur Isaje, XV, dit en pariant de Belâa : Appellaiwr Beta, id est absorpta, tradentibus Uebrctis guod tertio terrœ motu prostrata sit: ipsa est gtrer hodie Syro sermone vocatur Zoara. Effectivement 7^3 signifie devoravit, absorpsit,per» didit. Cette explication, saint Jérôme la ré-

Sète encoreailleurs. Ainsi dans ses Quœstion. ^ febr. in Genesin, cap. xiv, 3, il dit : Tradunt Hebrmi hanc eamdem in alio Scripturarum loco ( / Sam. ix, 4 ) Salisa nominari, dicique rursum fié^x^v T/9MT((evorav (ha. xv, 5), id est vitulam consternantem ^ quod scilicet tertio terrœ motu absorpta sit. Enfin, dans son Commentaire de la (renèire( xiv, 30),il répète encore : De Segor, quod fréquenter terrœ motu subruta, Bêla primum, etc. Cette

E rétendue origine du nom de BelAa peut trèsien être sortie tout entière de l'ortiiographe du nom, dont, par hasard, la forme aura eu une étroite analogie avec le radical ySs. Cet avis n'est pas le mien, car c'est celui de Reland, qui fait remarquer que la tradition juive dont parie saint Jérôme n'est pas admissible,

Imisque Zoar n'est pas la seule ville qui, dans a Bible, soit nommée une génisse de trois ans. En effet, dansJérémie( xlviii, 34) nous lisons : — Des cris de Hesbon jusqu'à EU Aà' leh,jusgu'à Yahas s'étend leur voix ; depuis Zoar jusqu'à Horonalm, génisse de trois ans, etc. — C'est donc Horonaïm qui reçoit cette fois l'épi thète en question, et cette épithète signifie tout simplement, sijonemo trompe, que les localités qu'elle désigna sont fertiles et florissantes, comme une génisse de trois ans est grasse et pleine de force. Quant au verset de Samuel où il est q[uestion de la terre de Salisa ( rvshoï yn» ) , nen absolument ne prouve que ce soit Zoar qui soit désigné ainsi, et Cahen n'a pas même parlé de cette identification rabbinique.

Quoi qu'il en soit de Tori^ne réelle de ce nom, qu'il ait été ou qu'il n'ait pas été significatif, il demeure touiours certain que le nom primitif de Zoar a été BelAa. A quel propos ce nom a-t-il été changé et remplacé par celui de Zoar? L'Ecriture sainte va nous 1 apprendre. Nous lisons dans la Genèse (xix) : — 20. Foice une petite ville proche ( c'est Loth qui parle aux anges qui le pressent de s'éloigner de Sodome ), on peul y fuir ; elle est peu importante, permets que je m'y échappe ; puisqu'elle est si peu tmportante, au moins je pourrai conserver lavie.

21. L'autre lui dit : Je veux auitsi t' accorder cela, et ne pas bouleverser la ville dont tuas parlé.

22. Bàte^toi, fuis vers elle, car je ne puis rien faire jusqu'à ce que tu y sois arrivé. Cest pourquoi l'on appelle cette ville Zoar.

A première vue, il est i>alpable que ce dernier membre de phrase, qui par sa teneur mémn est complètement déplacé, n a jamais été qu*une glose roargioale, qu'une erreur de copiste aura plus tard introduite dan^ le

MOA

MOI

texte, en une place qui ne lui convenait nullement. C'était au verset 20, après les mots, n elle est peu importante, » que devait évidemment venir la glose, « c'est pourquoi Ton appelle cette ville Zoar. » Mais ceci ne fait rien à Taffaire. Le nom de Zoar s'écrit en hebreuiTUf et tnr, et signifie être petit, d'où •Tï^ï , petit : mais le mot arabe n'a nullement cette signification, puisqu'au contraire il veut dire, multitude, abondance.

11 se pourrait donc bien, par suite de l'orthographe arabe du nom de Zoar, et par suite aussi de la prononciation constante, depuis les temps bibliques jusqu'à nos Jours, du nom de cette localité, que les indigènes ont toujours appelée Zouâr ou Zouôra, ce qui est à peu près identique, que l'origine de ce nom, introduite dans les textes sacrés par une interpolation évidente, ne méritât pas une confiance absolue. Je dois pourtant me hâter d'ajouter que cette étymologie est également donnée par Josèphe ( Bell. Jud.^

I, XI, 4 ) ; loojp lu xa\ vOv X^Yetai. Ka>oû(j( yàp

ovTojç *E6(,aXo\, th ôXiyov * a On la nomme encore maintenant Zoôr, car les Hébreux appellent ainsi ce qui est petit, a

Nous avons groupé tous les passages sa* crés et profanes qui pouvaient nous aider à déterminer la position de Zoar, et nous avons déjà conclu l'identité forcée de la Zoar bi- Wique avec la Zouera-etTahtah, dont les ruines se voient à droite et à gauche du débouché de l'Ouad ez-Zouera. Inutile donc d'insister plus longuement sur la légitimité de cette identification.

D'après saint Jérôme, Zoar séparait la Palestine de la Moabitide ; donc une partie du terrain placé au sud de Zoar, devait appartenir à la Moabitide. J'ai rapporté plusnaut les versets bibliques qui mentionnent, à propos des frontières (le la Moabitide, un lieu nommé Soufah, opposé, dans une phrase ambiguë d'ailleurs, aux torrents delà vallée de l'Arnon. J'ai conclu de ce passage que, si Soufah était une localité, celle-ci devait être placée au sud de la Moabitide. Plus que jamais je persiste dans cette manière de voir, précisément parce que la montagne qui est en contact immédiat au sud avec le Djebel-ez-Zouera, se nomme encore de nos jours Djebel-es-Soufah. Je oroistrès-fermemenl que, cette fois encore, s'est conservé intact un nom biblique méconnu jusqu'à présent, et qu'un lieu nommé, dès l'antiquité la plus reculée, Ouahab, a existé vers le pied du Djebel-es- Soufah, qui était alors à l'exlrôrae frontière de la Moabitide.

J'ai discuté déjà la convenance de chercher dans le Kharbet et le Bordj - en-Nemaireh, les ruines de Nimrin, devenu Benemarim et Bennamerium. Il serait donc superflu d'y revenir ici. llenestdemêmed'Adjerrah, que je reçarde formellement comme f'Adjelim de j Ecriture etl'Agalla de Josèphe.

J'ai mentionné dans mon Itinéraire les ruines qui commencent au Talâa-Sébâan, gui ^'étendent sur plusieurs plateaux successifs,

situés au pied des montagnes de Moab,et depuis la sortie de l'Ouad-ed-Draâ jusque vers la plage de la mer Morte. Je propose formellement de voir dans ces ruines énormes les restes de la Seboïm qui fut enveloppée dans la catastrophe de la Pentapole.Une ville aussi considérable que celle dont l'existence est constatée par les ruines en question, ne saurait avoir existé inaperçue , dans les siècles dont l'histoire nous a été conservée avec détails. Plusieurs cratères effroyables, trois au moins, entourent le site que j'attribue à Seboïm, et ils ont dû consommer en un clin d'œil l'anéantissement de cette ville coupable, que les explosions, partant d'au moins trois côtés à la fois, ont dû pulvériser. Rien, absolument rien ne prouve que toutes les cités maudites se trouvaient sur la môme rive occidentale de la mer Morte. Il y a mêm^) de fortes présomptions en faveur de l'opinion que je crois devoir émettre, que l'une au moins des villes de la Pentapole devait être sur la rive orientale. En effet, une fois la catastro* phe accomplie, pourquoi Lotb eût-il monté dans la montagne au-dessus de Zoar, au lieu de se réfugier sur la rive orientale, qui devait lui paraître un refuge plus assuré, si le terrible châtiment ne s'était pas étendu sur cette rive? Dira-t-on que celle-là n'était pas habitée? Cela paraît bien peu vraisemblable, c^r il n'y avait aucune raison absolument pour que la rive devenue plus tard moabitique , ne participât point à la fertilité de toute la plaine. Il y a plus, nous savons que les Emim habitaient cette contrée, et Seboïm pouvait trèsbien être une ville des Emim.

Ni Loth, ni ses filles, qui avaient habité longtemps Sodome , ne pouvaient ignorer l'existence d'une population nombreuse sur l'autre rive, et les fuies du patriarche n'eussent pas cru à la destruction totale de l'espèce humaine, si le fléau qui les avait chassées de Sodome, n'eût pas également frappé sous leurs yeux la rive opposée à celle sur laquelle elles avaient cherché un refuge. D'ailleurs l'injonction des anges qui décidèrent le patriarche à fuir de Sodome était formelle : Ne Varrête pas dans toute la plaine, fuis vers la montagne : par conséquent toute la plaine était menacée et allait être bouleversée. U ne peut donc venir à l'idée de personne que la portion orientale de la plaine ait échappé aa désastre général.

Tout bien considéré, des villes pouvaient et devaient exister au pied des montagnes de Moal) ; et rien, absolument rien, n'empêche de croire que l'une des villes de la Pentapole ait existé en ce point. £n conséquence, puisque je trouve dans cette région même une ville énorme écrasée par les cratè* res d'explosion qui l'entourent, et dont uoe partie s'appelle encore aujourd'hui Sébâan, jo n'hésite pas à y voir la Seboïm de l'Ecriture, et je le fais avec d'autant plus de conviction, que ces ruines, tout à fait semblables d'ailleurs à celles de Sodome , ne sauraient s'idcn* tifler avec une autre ville de l'antiquité. Au reste, si l'on se refusait à admettre l'existence de lune dos villes de la Pentapole sur

MOA

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MOA

S orientale de la mer Morte, on mettrait oup à néant les présomptions sur lesss Irby et Mangles d*abord, puis Robinet d'autres voyageurs encore, ont cherétablir que les mines placées k proxide la presqu'île d'EMIezrâah sont celles oar. Répétons-le encore une fois : So- , ne pouvait guère être à plus d'une detue de Zoar, et en ce cas, Sodome, pour ocles voyageurs, aurait été forcément rive orientale de la mer Morte, que celmstât ou n'existAt pas encore, ce qui ange absolument rien à l'affaire, puis- » distances horizontales, en tout état de , doivent être restées les mêmes.

résumé , on me permettra, j'espère, * du même droit que ces messieurs, et )ttre au Kharbet-SebAan, Seboim, avec m plus d'assurance qu'ils n'en ont eu ettant arbitrairement Zoar en ce point, ns que la présence d'aucun texte ou un souvenir traditionnel pût légitimer liypotlièse.

) localité des plus importantes à déter- *, c'est celle de Loueïth. Elle était sur ite d'Areopolis k Zoar, du temps d'Eu-

L'Ecriture la place sur une montée ;

Loueïht, placée sur la voie fréquentée opolis h Zoar, voie qui passait » h n'en outer, par l'Ouad-ebm-Hammid, devait icontrer de toute nécessité dans l'Ouad le la rive moabitique, montait à la plaine opolis. Or, la dernière montée qui donne

a ce haut plateau gravit à travers des s énormes, un Djebel-Nouehin ou Noueces ruines portent le même nom de liin ou Nouenid ; les lettres L et N, dans iche des Arabes de cette contrée, périt avec une extrême facilité : je n'héonc pas un seul instant à voir dans les I et la montagne de Nouehid, les ruines nontée de Loueïth.

lèbe nous a révélé l'existence d'une ville Moabitide, nommée Medabah, placée à milles d'Areopolis, sur le plateau qui id au sud de l'Arnon, comme une autre bah, placée presque en face, l'était sur teau qui s*étend au nord de TArnon. Si le rappelle que le vallon qui coupe les I immenses du Kharbet-Fouqoûa, et dont lUX revers sont couverts des décombres ville très-considérable, se nomme Ouadbéa, on ne sera nullement étonné, je I» Que je propose formellement de reer la Medaban d'Ëusèbe dans la ville B qui couvre les deux rives de l'Ouadbéa. Il existe bien, au pied même du sur lequel est bâti KaraK, un Ouad-elt>eb; mais cet ouad, qui change im mènent de nom , ne peut rien avoir de lunavec la Medabah d'Eusèbe.

lihan est une localité des pius cu- »; et je n'ai pas hésité à reconnaître, la ruine qui couronne le monticule de an , un de ces temples qui étaient plair les hauts lieux. Si nous nous rap- 5 que Jérémie dit (xlyui» 43) : — Une i« €ii «orfie du milieu de Sihoun , elle a

dévoré k$ sommitét de Moab, etc., — on ne trouvera probablement pas étrange que je retrouve le Sihoun biblique dans le Scnihan de nos jours, et que je propose cette identification avec une confiance entière

Nous avons vu qu'un verset d'Isaïe (xv, 7) mentionne un torrent des Saules : — Ceêt pourquoi, dit le prophète, •/« portent sur le torrent des Saules le reste de leurs biens et leurs trésors. — Un peu plus haut, verset 5, il est dit que les fuvards errent jusqu'à Zoar. Evidemment ces luyards reculaient devant l'ennemi, et le torrent des Saules devait être sur la route de Moab à Zoar. Deplus,ia dénomination spéciale de torrent desbaules prouve clairement qu'il n'y avait pas plusieurs cours d'eau qui méritassent ce nom . Je me permettrai donc de reconnaître le torrent des Saules de la Bible dans le cours d*eau dont le lit est rempli de salix Babylonica, et qui descend, sous le nom de Seïl-ouad-ebnid-Uammid, de la vallée même que remonte la voie antique.

Quant aux deux villes d'Er-Rabba et de Karak, tout le monde est d'accord pour les identifier, la première avec Rabbat-Moab, et la deuxième avec Klr-Moab.U serait donc inutile de discuter longuement la légitimité de cette double identification, et je me bornerai à rappeler le plus brièvement possible les principaux faits historiques qui concernent ces deux villes.

Le premier nom d'Areopolis fut Ar; ce nom (iy comme -1^7) signifie littéralement ville. Suivant le témoignage de Théodoret Conv' mentaire d^lsaie, chap. xv), Ariel aurait été aussi le nom de cette ville. Ce renseignement nous est fourni une seconde fois par le même écrivain, dans son Commentaire du chap. XXIX d'Isaïe. Ceci est très-possible, mais il n'est nullement démontré que ce no soit pas une autre localité qui ait porté ce nom. Sozomène mentionne comme ville d'Arabie Areopolis, qui était de la troisième Palestine. Il dit de plus (1. vu, 15) qu'en Arabie les Pétréens et les Aréopoiitains combattirent avec fureur, pour défendre les temples de leurs dieux. Etienne, dans ses Ethniques , nous apprend qu'Areopolis est la même ville que Ranath-Moba. qui n'est évidemment que Rabbat-Moab. C'est saint Jérôme qui nous a fait connaître la véritable origine au nom d'Areopolis, et qui nous a prémunis contre la tentation de traduire ce nom par ville de Mars.

Dans la Notitia dignitatum imperii nous lisons :

Cohort tertia Alpinorum apud Arnona Cebors lertia felix Arabuin in ripa vadi Apliari&

flavîl, in caslris Arnonensibui.

Equiies Mauri lllyriciini Areopolu

Et enfin :

Equilct promoli indigens Spetuneis*.

Nous sommes donc fixés sur la nature île la garnison d'Areopolis et des bords de l'Arnon, è l'époque où fut rédigée la Notice. Eu-

MOA

MOA

scbe el saint Jérôrae, dans VOnomasticon (ad vocem 'Apvtov), disent quau nord on montre un lieu qui contient une garnision. Les termes mêmes dont se sert saint JérAme sont les suivants : In satis horribUi loco vallis in prcerupta demcrsœ. Cette vallée abrupte est sans doute celle derArnon. Reland a proposé déjà de voir la mention de ce môme heu dans le passage de la Notice des dignités impériales,qui concerne les équités promoii indig'enœ placés aux Speluncœ, Si maintenant nous voulons bien nous rappeler que D>nn> nom d'une localité moabitique mentionnée souvent dans les Ecritures, signifie les deux cavernes, nous serons tout naturellement conduits à voir dans ]\is Speluncœ de la Notice la Iloroneïmde la Bible.

Deux Notices grecques des patriarcats, dont la seconde est attribuée à Tépoque de Kemperour Léon Auguste, sont insérées dans le vaste Recueil des écrivains byzantins. La première nous donne :

njpwxixo'jxou (lisez XapaxjjiojÇa) , *AptÔ7ro>.tç ('Aps^TcoXi^), Mà'^^r^ç, 'EXoOia, Zaûpa, BioojajJLÙv (lisez Bipoo26a>v).

La seconde :

XapaYpioûxa, 'ApecSnoXiç, Mi^i^, 'E).oj(jj,Zto<5pa, Btpooa6(ji>v.

A répoque delà rédaction de ces deux listes, Arcopolis était donc très-certainement un siège ecclésiastique. Remarquons en passant que Zoar y est placée entre Elousa et BirsebA. Celle-ci est à l'extrémité sud du territoire do Juda, Elousa est placée par Plolémée parmi les villes de Tldumée, situées à loccident du Jourdain. Puis donc que Zoar est mentionnée entre ces deux localités, Zoar était forcément sur la rive occidentale de la mer Morte, prolongation de la vallée du Jourdain. (Reland, Po/., p. 462.)

Areopoîis fut une ville épiscopale, et nous connaissons les noms suivants des prélats qui y ont siégé : !• Anastasius, qui est mentionné dans les actes d'Ephèse,insérésau concile de Chalcédoine (Conc. gen,,{. IV, p. 462^; 2» Polychronius, qui est cité dans la lettre de Jean le Hiérosolymitain, insérée aux actes du concile de Constantinople {Jbid, , t. V, p. 192), et écrite au nom des évêques des trois Palestines. 3" Hélie, qui souscrivit aux actes du concile de Jérusalem, tenu en 536 (Ibid., p. 284).

La dernière mention d'Areopolis que je trouve dans les écrivains anciens est due à saint Jérôme (Comm. sur Jsnie, ch. xv). Voici en quoi elle consiste : Audivi quemdam Areopoliten, sed et omnis civitas testis est, motu terrœ magno in mca infantia, quando totius orbis littus transgressa sunt maria, eadcm nocte muros urbis istius corruisse. D'après les écrits d'Ammien Marcellin, on a trouvé que cet événement avait eu lieu dans Tannée 315, sous le consulat de Valentinien et de Valons. Cette date est extrêmement importante, puisqu'elle fixe l'époque de la destruction des monuments d'Areopolis, et entre

autres de la porte Romaine.dont l'état actuel dénote encore aujourd'hui , d'une manière évidente, l'intensité du tremblement de terre qui la renversa en partie.

Le nom primitif d* Areopoîis, Rabbat-Hoab (la capitale de Moab), s'est conservé pour ainsi dire intact jusqu'à nos jours, puisque les ruines de cette ville s'appellent toujours Er- Rabba, sans qu'il soit resté trace, dans la mémoire des habitants du pays, du nom relativement moderne Areopoîis.

Passons maintenant à Karak.Iln'y a pas de doutes à élever sur rtdentification de Karak avec Xa/}ax^&>?a, Karak de Moab. Ptolémée mentionne cette ville parmi celles de l'Arabie Pétrée, et assigne les longitude et latitude suivantes : 66*' 1 / 6 et 30^ Dans les ancienoes notices ecclésiastiques elle porte le nom de XapflrvfioOx», OU cclui, plus corrompu encore par la faute des copistes, de Ji«/>fc»xf»ovyov, et elle se trouve classée parmi les villes de la troisième Palestine. Etienne, dans les Ethniques, dit que de son temps elle faisait partie de la troisième Palestine, mais que Ptolémée, qui mérite toute confiance, la classait parmi les cités arabes. Il ajoute qu'on lui aonne aussi le nom de yLb>€ùvx«pàl.

Cette ville était le siège d'»in évéché, car nous trouvons parmi les prélats qui souscrivirent au concile de Jénisalem, en 536, Demetrius XapicxfAw6«v

A l'époque des croisades, Karak devint un lieu très-important, comme poste avancé de la chrétienté en Arabie. Voici ce que raconte Foucher de Chartres ( ch. 43) : « En 1115, le roi alla en Arabie et y éleva un château sur un certain monticule qu'il reconnut être placé de toute antiquité dans une forte situation, non loin de la mer Rouge, à trois jours de chemin environ de cette mer, et à quatre de Jérusalem. Baudouin mit dans ce château une bonne garnison , destinée à dominer sur toute la contrée d'alentour, pour l'avantage des Chrétiens, et il ordonna qu'il s'appellerait Mont-Réal, par honneur pour lui-même, qui avait construit ce fort en peu de temps, a l'aide de peu de monde et avec une grande audace. »

Un peu plus loin (ch. 44) nous lisons encore : a En 1116, le roi alla visiter le château, et poussa jusqu'à la mer Rouge, pour reconnaître un pays qu'il n'avait pas encore vu, et pour chercher si par hasard il n'y trouverait pas quelques unes des choses dont nous manquions. »

Guillaume de Tyr raconte les mêmes faits à l'année 1115 (I. xi, ch. 26 ). Cet historien nous apprend qu'en 1172 Selah-ed-Din assiégea vainement Mont-Réal (lib. xx, ch.

27 ). Quelques années après (en 1183), l'émir recommença le siège de Karak et s'en rendit maître (l. xxii, ch. 28). « Grant talent avoit, dit-il, que il aseist une cité qui fu anciennement appelée la Pierre del Désert, mes l'en la desine ore le Crac... » Renaut de Cbastillon esloit alors sire du Krak de Mont-Réal : « il cstoit sire de celé terre de par l'éritagc se

UOA

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

IIOA

» Chacun sait que Renaud de Chastillon, é entre les mains de Selah-ed-Din, fut mis 'l sous les yeux de ce prince, qui ne l pas user envers lui de sa générosité iielle, et qui vengea par son supplice Jage d^une caravane musulmane que le le Krak avait arrêtée et dévalisée queltemps auparavant.

e position militaire aussi importante que de Karak avait due être utilisée dès Tané la plus reculée, et il est très-probable la moderne KaralL est bâtie sur Temment de la ville forte de Moab, qui, l'Ecriture sainte, porte les nomsdeKir- ,et deKir-Heraset ou Kir-Heras. [Isaie^ 7; Jérémic, XLviii, 31, 7/ Rois, xiii,

us avons vu que la vallée de TArnon elle aujourd'hui Ouad-el-Moudjeb. Ce

est il significatif? Je 1 ignore (104). en nous a-t-il conservé la mémoire d'une moabitique? Ce qui pourrait le faire î, c'est le verset 1 du chap. xlviu de lie, dans lequel nous lisons : Uemesieh n) est confuse et abattue. Ce mot héue signifie lieu haut et fortifié. Mais îurs commentateurs, tels que Raschi et m*hi, déclarent que c'est un nom d'en- ; dès lors la prononciation en est fort taine. On a transcrit ce nom Misgab;

rien ne prouve q^u'il ne fallait pas le crire Mousdjeb, et dans ce cas, il serait

ainsi dire identique avec le nom mo- 3 EI-MoudJeb, qu'a pris l'Arnon. Quoi

en soit, je ne tiens en aucune façon à

hypothèse.

ur en finir avec les documents géograjcs relatifs à la Moabitide, je citerai un I du /" Livre de Samuel { xxii, 3 ), où il it : — David s*en alla de là {de la caverne ati//am ) à Mitspà (nsins) de Moab, et ii au roi de Moab : Que mon père et ma se retirent auprès de vous, jusqu*à ce je sache ce que Dieu fera de moi. — ore entièrement s'il existe quelque trace iîtte localité moabitique.

ne me reste plus à parler que des routes

iges, bordées de pierres fichées, et que

avons rencontrées en grand nombre

la plaine de Moab. Je n'hésite pas à

connaître quelques-unes de ces routes

[lies dont il est question dans le Livre des

brcs ( XXI ) — 2l . Israël envoya des mes-

^$ à Sihoun, roi dAmori, pour dire :

!. Permets que je passe dans ton pays;

ne nous détournerons ni dans les champs^

tns les vignobles : nous ne boirons pas

de la citerne ; notw marcherons par

lemin royal, jusquà ce que nous ayons

( tes limites.

me paraît très-probable que les routes 5cs étaient bordées, adroite et h gauche, ngues lilesde grosses pierres, afin qu'il ne «s possible d'en sortir, pour entrer dans erres cultivées, en prétextant l'incertitude

ïl\ D:ins le Knmous Ir mot, au pluriel* sîgnîAc où dcb homdies, tiilhwit, se J^^tleiit à terre; eu

de leur trace. Du reste, ce mode de démar-* cation des routes n'était pas particulier à la Moabitide, puisque les oulciers américains envovés par le capitaine Lynch à Masada, sur la rive occidentale de la mer Morte, rencontrèrent, au delà de l'Ouad-es-Seyal. une route toute semblable, et que moi-môme j'en ai retrouvé aussi, à Ejembeh, localité qui présente des traces très-apparentes d'une ville contemporaine des temps bibliques les plus reculés, et qui était située entre Zoaret Hébron, c'est-à-dire dans le pays de Canaan. H y a donc toute apparence que les routes

2ue nous avons suivies dans la Moabitide talent de ces routes royales analogues à celles que les Hébreux s'engageaient à suivre, sans s en écarter, dans le territoire de Sihoun, roi d'Amori.

Ce que l'on savait iusau'ici sur l'état moderne de la terre de Moal) se bornait à bien peu de chose, quoique la Moabitide proprement dite eût été explorée déjà deux fois» sans compter la course faite en 1822 par le voyageur Hyde, dont nous avons retrouvé lo nom sur les mursdu temple deBeit-el-Kerm. Lepremierde tous, l'illustre Burckhardt, visita cette curieuse contrée en 1811. Il parcourut d'abord le pays d'Amori , placé au nord de l'Arnon, et y retrouva plusieurs sites bibliques, tels que ceux de Medaba et d'El-Aaleh. Ayant alors franchi l'Arnon, qu'il donne pour limite à la province de Belka et à celle de Karak, il traversa la plaine que j'ai traversée moi-même, mais plus à Test que je ne l'ai fait. Ainsi, il passa en vue du monticule de Schihan , qu'il laissa à trois quarts d'heure de chemin sur sa droite, et sans le visiter. Depuis l'endroit nommé Mehalet-el-Hadj, il trouva une route pavée dirigée vers Rabba , c'est-àdire au sud-ouest. Il passa par Beil-el-Kerm, et s'arrêta dans les ruines (tu temple, auquel il attribue à tort une antiquité reculée. Il commet une autre erreur encore , en disant que ce temple était octostyle, et que ses colonnes avaient trois pieds de diamètre. Or a vu qu'en réalité ce temple e.st tétrastyle,et que ses colonnes ont une dimension beaucoup plus considérable. Il retrouva comme nous, parmi les décombres, des débris de colonnes de plus petite dimension, et appartenant évidemment à d autres édifices.

A une heure trois quarts de chemin, après Beit-el-Kerm , Burckhardt rencontra le village ruiné de Hameïmat; de là, il alla visiter les restes d'Er-Rabba.Trois quarts d'heure après avoir quitté cette ville en ruines, il rencontra, au sud-est, deux sources abondantes nommées El-Djebeibah et El-Yaroud.

Il traversa ensuite les ruines de Qaritselah, et arriva enfin à Karak , dont le scheikh se nomraaitalorsYoussef-Medjaby ; mais Burckhardt se trompe, sans aucun doute et il a écrit Mediaby au lieu de Midjielly.

A Karak, notre voyageur, qui ne trouva pas l'occasion ni la possibilité de descendre dans

ce cas la vallét* de TÂrnon serait appelée la vallée du lien de lutte, «Ha^t ctci tbl plas que doutcttx.

MÔA

DICTiONtiAIIie

MOJl

le Rhôr, prit des informations sur la topographie de la côte orientale de la mer Morte. 1! mentionne la rivière de Djerra, oui n'est très - certainement pas le Nahr-ed -Drâa, mais bien le Seïl-oued-ebni-Hamraid, qui sort de TOuad-Adjerrah , puisqu'il aioute que dans la vallée que suit cette rivière, qu'il identifie, mais avec toute réserve, avec le Zared de l'Ecriture, il y a des ruines de murailles et d'éditlces, situées h cinq heures de chemin, au nord de Karak.

Il mentionne également le Rhôr-Safleh»

qu'il dit placé vers l'embouchure de lOuadel-Ahhsa, et qui est, dans la saison d'hiver, le rendez -vous de grandes tribus nomades. La rivière qui descend de l'Ouad-el- Ahhsa sépare, dit-il, le pays de Karak du district sud nommé Djebal. Il suppose que remplacement de la Zoar biblique doit être cherché dans le Rhôr-Safieh. Il nomme encore le Seïl-Assal. Cette rivière coule, dit-il, près de Kalherabba. (II ne faut pas oublier ici que Burckhardt se sert du th anglais, qui est à peu près identique, pour la prononciation, avec la lettre que j'ai rendue par tz.) Après Katzerabba, il mentionne El-Nemeïrah : c'est TEn-Nemaïreh que nous avons traversée. Enfin il nommç El-Mezrâah , gui est située en face du milieu du lac Asphaltite, et auprès de ce dernier endroit, les Taouahines-Sakkar, qui sont les ruines d'une ville antique.

Burckhardt avait pris des informations fort exactes, ainsi qu'on le voit, et il avait même recueilli des notes sur la végétation du Rhôr, puisqu'il mentionne comme s'y trouvant à foison ['asclepiat procera, que les Arabes nomment Ocher. Tel est, en substance, le résultat de l'exploration hardie de Burckhardt.

Après lui (en 1818) vinrent MM. Irby et Hangles, dont je vais de même analyser le récit. Partis d'Hebron le 18 mai, ils allèrent gagner en deux jours l'Ouad-ez-Zouera, par lequel ils descendirent dans le Rhôr, afin de se rendre à Petra, en passant par Karak. Ces messieurs signalent d'abord la ruine du petit fort arabe de Zouera-el-Fouqah , qu'ils appellent £l-Zowar. Le 20, ils traversèrent la Sabkhah, après avoir campé au pied de la montagne de Sel ou de Sodome. Ils firent en passant une observation qui est très-juste : c'est que les montaçnes de la rive ouest de la mer Morte ont une hauteur décroissante à mesure qu'elles s'avancent dans le sud, tandis que les montagnes de la rive orientale ont une élévation qui semble à très-peu près constante. Dans la Sabkhah, ils franchirent six cours d'eau plus ou moins rapides. Us arrivèrent ensuite à une contrée boisée, d'un aspect charmant, c'est-à-dire au Rliôr-Safieh. Ils y trouvèrent une petite rivière que les Arabes leur nommèrent Nahr-el-Heçan (la rivière du Cheval, dont ils écrivirent le nom El-narh- Houssan). Les clairières étaient cultivées et plantées d'orge.

A cette époque de l'année, Irby et Mangles eurent beaucoup à souffrir, dans le Rhôr, de

très-grosses mouches de cheval (sans doute des œstres ou taons) , dont la venue , leur diton , fut une plaie qui contribua puissamment à la destruction de Sodome et de Gomorrhe. Les Arabes qu'ils rencontrèrent étaient des Ghorneys (sans aucun doute des Rhaouama), et, plus heureux que nous, les voyageurs n'eurent qu'à se louer de l'excellent accueil qui leur fut fait par eux. Les Ghorneys diffèrent beaucoup (et ceci est très-vrai) des Arabes nomades, car ils habitent des buttes de boue, de branchages et de roseaux, et ils cultivent le terrain qui les entoure. Après avoir passé le Houssan , ils gagnèrent le pied des montagnes, et traversèrent une plaine encombrée de blocs de pierre roulés, qui étaient du granit rouge et vert, du porphyre vert, rouée et noir, de la serpentine, du basalte noir, 06 la brèche, et bien d'autres espèces de roches précieuses. Il est à présumer, disent-ib, que c'était dans ce pays que les anciens se procuraient les matières précieuses avec lesquelles ils ont façonné les innombrables colonnes qui ornent aujourd'hui, dans l'Orient, les bains et les mosquées.

Les montagnes qu'ils longeaient leur semblèrent formées généralement de grès ou de marbre. Ils arrivèrent ainsi à la presqu'île, et ils campèrent sur les bords d'une charmante ravine arrosée par une rivière nommée El- Dara (c'est le Nahr-ed-Drâa) , dont les rives étaient couvertes d'un épais fourré de palmiers nains, d'acacias, d'épines et d*oleander. Voici le résumé de l'itinéraire de nos voyageurs dans le Rhôr : en deux heures et demie. Ils allèrent de la rive occidentale du Hhôr, c'est-à-dire du pied de la montagne de Sel, jusqu'au Rakh , premier cours d'au salée (ce nom m'est totalement inconnu) ; de là, en une demi-heure, ils gagnèrent Szafye (Safieh) ou Ahsa, et le Nahr-el-Houssan (c'est sans aucun doute le Nahr-Safieh) ; de Safieh , ils marchèrent sur le Nahr-el-Assel (Nahr-el-Eçal); de là, en deux heures, ils atteignirent la mer, et en deux heures de plus El-Dara (Ëd-Drâa),où ils passèrent la nuit.

Le lendemain , au point du jour, MM. Irby et Mangles se mirent en devoir de gravir la montagne, et de gagner les hauteurs. Ils reo-* contrèrent, chemin faisant, le chaos que nous avons traversé nous-mêmes.» C'étaient, disentils, d'énormes fragments de la grosseur d'une maison, qui, se détachant des hauteurs, s'^ taient jetés confusément dans le précipice, | les uns sur les autres. » Un quart (l*beure après , ils arrivèrent à un i^etit étang , placé au-dessous d'un olivier isolé (c'est, sans doute, l'Ayn-es-Sekkeh, que nous avons vu au point nommé Omm-Sedereh). Ils rencontrèrent ensuite des champs d'orge, placés dans la vallée à leur gauche^ et à travers lesquels serpente un cours d'eau nommé Souf-âiOa, qui se rend à la mer Morte (je n'ai pas entendu prononcer le nom de cette ri>iere). Ils remarquèrent, en passant, d'anciens açiucducs qui alimentaient des moulins (certainement à l'Ayn-es-Sara , et à l'Ayn-Aqbech ou Qobech). Ils avaient alors devant eux le château de Karak, mais ils n'apercevaient aucune prr-

MOA

DES ANTIQUITES BIBLIQUIslS.

MOA

5ia

le la Tille ; ce château leur présentait deux ses séparées, la première a l'angle sud de ille, el la seconde plus au nord, consîsen un grand édifîce nommé par eux Selo-of-Melah-a-Daher ( c'est indubitabletla tour bâtie par Malek-ed-Dhaher-Bei- ). Entre ces deux masses de construci militaires, est la seule porte qui donne s dans Karak. C'est une porle ogivale, surtéed*une inscription arabe placée à Kend'une caverne naturelle (c'est le tunnel par el nous avons quitté Karak, et au débouché lel nous avons été salués d'une volée de res).

tf . Irt)y et Mangles , dont la présence à k ne fut contrariée en aucune façon, puexaminer à loisir les anciennes cousions que renferme cette espèce de ville, hâteau et son église, la tour de Beïbars, 3squée et les citernes eurent tour à tour itede nos voyageurs, qui commettent, au

du château de Mont-Réal, une erreur rique qu'il est bon de relever en passant, messieurs attribuent à tort la prise de k à Godefroi de Boulogne^ qui 1 aurait lé Monê Regalis. Nous avons un peu haut constaté que cette conquête et cette mination sont dues au roi Baudouin, qui rit Karak qu'en 1115.

rencontrèrent quelaues tronçons de coes antiques, et enun un bas-relief ené dans une muraille et représentant une le aile (longue de sept pieds, et large de e) , ayant une analogie frappante avec du globe ailé si souvent représenté sur nonuments égyptiens. Je ne doute pas :e ne soit effectivement le fragment d un I ailé qui était accolé de deux yeux myss d'Horus , dont, à mon tour, j'ai reé lun. Enfin « ils virent dans les ruines

inscriptions grecques sans inlérèt , à u'ils disent. Ils visitèrent également la ine et les grottes sépulcrales devant elles j'ai passé , au fond de la vallée de

idemment il y aurait è découvrir à Karak ;oup de restes d'antiquités appartenant i à l'époque moabitique ; mais j'avoue , ute humilité, que je ne me chargerai pas aller faire la recherche, rès une course assez longue à Petra, [rbv et Mangles revinrent h Karak, dont pellent le scheikh Joussouf-Magella. De allèrent faire une excursion dans le Rhôr, iminer les ruines situées sur les bords ira (Ed Drâa) , ruines dans lesquelles ils )sènmt qu'il fallait voir Zoar. Ils ren- U une seconde fois à Karak, et Je là se it en route pour le Haouran, à travers aine moabitique. Ils allèrent camper rd aux ruines d'Er-Rabba. Le 6 juin, ils pent Beil-Kerm (Bcil-cl-Kenn) , qui est it d'Er-Rabba d'un mille et demi, dans faction du nord. Ils ont parfaitement re- 1 que le temple ruiné est de l'époque inc, et îls supposent que ce temple pour- )ien avoir pris la place de celui d'Atarqui était a Camaim (/ Mach. v, 43). A heures et demie, au nord dp Reit-Kerm,

ils virent une petite érainence, qui domine tout le pays environnant, et qu'ils appellent Scheikh-Harn (c'est Schihan) .

Le 8 juin, ils allèrent traverser le Wady« Modied (Ouad - el - Moudjeb) , en cheminant sur les traces de la voie pavée romaine. Ds virent dans la descente les ruines d'édifices militairesde l'époque romaine, probablement des forts que j'ai signalés plus haut, et qui contenaient une garnison, ad Speluncoi.

Enfin ils rencontrèrent quelques bornes miliiaires, qui toutes (celles du moins qui étaient lisibles) dataient du règne de Trajan. Au fond de l'ouad, où ils n'arrivèrent qu'après une heure et demie de descente extrêmement fati-

Santé et difficile, ils trouvèrent les ruines 'un pont romain. Sur l'autre flanc de l'ouad» ils rencontrèrent de nouveau les traces de la voie antique, et plusieurs bornes milliaires portant le nom de MarcAurèle.

Inutile de parler ici de l'itinéraire qu'ils suivirent dans le territoire d'Amori, c'est-àdire à travers la contrée située au nord de rOuad-el -Moudjeb, ou de l'Arnon. Je mo bornerai à féliciter très-sincèrement MM. ïrby et Mangles de l'exactitude de leurs observations.

Quelques mots maintenaut sur l'excursion de M. Lynch sur le rivage oriental de la mer Morte, jusqu'à Karak, et j'aurai groupé tout ce que l'on a su jusqu'ici sur le pays deMoab.

Le 30 avril 1848, le capitaine Lynch, monté sur l'une de ses deux embarcations, vint mouiller au fond du golfe formé par la pointe nord de la presqu'île, qu'il nomme pointe Costigan, en mémoire de son infortuné devancier sur cette côte inhospitalière. Il gagna ensuite le misérable village d'El-Mezrâali, situé à une demi-lieue de chemin du mouil* lage ; il fit la remarque que nous y avons faite plus tard nous-mêmes, sur l'étrange physionomie des Rhaouarna qui l'habitent, et qui ont une figure beaucoup plus africaine qu'asiatique.

Là il reçut la visite de Souleïman, filsd'Abd- Allah, scheikh chrétien de Karak, lequel était député par ses coreligionnaires pour inviter les ofliciers américains à venir visiter leur triste ville. Toute l'expédition était horriblement souffrante, et en danger imminent, si son chef ne lui faisait respirer un autre air que celui de la fournaise dans laquelle ces hommes étaient incessamment brûlés. Fn conséquence, M. Lynch se décida à tenter l'excursion de Karak, autant du reste par amour-propre et pour ne pas sembler reculer devant le danger, que pour trouver cet air salubre indispensable a sa troupe affaiblie.

Le lendemain, il visita les ruines placées à proximité d'EI-Mezrâah, et qu'il suppose ètro celles de Zoar. Il reconnut l'enceinte d'un édifice carré, et beaucoup de fondations d'édifices, parsemées de fragments de poterie; il y rencontra de plus une petite meule à bras. Ces traces de fondations présentent tous les indices d une ^ande antiquité, et le capitaine Lynch n'hésite pas à reconnaître, dans ces ruines, celles qu'Irby et Mangles avaient visitées bien avant lui en leur appliquant.

MOâ

mCTlONNÂIREL

MOI

sans la moindre apparence de raison, le nom de la Zoar biblique.

Au retour de cette promenade, il trouva Mohammed, scheikh musulman de Karak, <(ui venait d'arriver avec le scheikh chrétien Abd-Allah lui-môme. Mohammed, qui n'est autre que le Mohammed-el-Midjielly crue j'ai vu moi-même, parut immédiatement a Tofficier américain le plus insolent, le plus in* supportable et le plus couard des hommes. Le z mai, malgré le désir extrême qu'il avait de renoncer àla course de Karak, le capitaine Lynch, croyant qu'il manquerait à la dignité de son pays s'il ne visitait pas cette ville, se mil en route de très-grand matin.

11 franchit le ruisseau qui descend dcVOuadebni-IIammid, traversa le plateau qui domine la plaine qu'il appelle la plaine de Zoar, et rencontra sur ce plateau les restes d'un fort qu'il regarde comme contemporain des croisades. Gagnant de là un pomt situé à deux milles plus au sud, il entra dans l'Ouad-el- Karak, et, àla description qu'il en fait, il est impossible de ne pas reconnaître l'affreux abîme nommé l'Ouad-el-Kharadjeh.

Il rencontra, chemin faisant, le charmant ruisseau d'Ed-Drâa, mais il n'en recueillit pas le nom ; en résumé, il suivit, ainsi crue cela devait être, mais en sens inverse, la route

3ue nous avons suivie nous-mêmes, pour escendre de Karak dans le Rhôr. Le cliaos gigantesque dont j'ai parlé ne pouvait manquer d'exciter la curiosité de M. Lynch, et il le mentionne effectivement comme une des choses les plus étonnantes qu'il ait rencontrées.

Bientôt, la vallée que M. Lvnch gravissait se garnit d'oliviers ; la forteresse ruinée de Karak et la msijestueuse tour quadrangulaire de la pointe uord-ouebt du plateau, apparurent à nos voyageurs, qui arrivèrent enfin au tunnel que j'ai décrit, et pai* lequel on pénètre dans l'intérieur de Karak. M. Lynch alla se loger au couvent chrétien, comme l'avaient fait Irby et Mangles, les seuls Francs qui, depuis le temps des croisades, avaient osé pénétrer, avec leur caractère de Francs, dans cette misérable ville. La petite église que j'ai trouvée achevée, était alors en construction. Les officiers américains se mirent, à tout hasard, en devoir de parcourir la ville et les ruines du château ; celles-ci excitèrent vivement leur admiration par leur extrême importance. De là ils allèrent examiner la grande tour, qui leur sembla de construction sarrazine. Dans l'après-midi, M. Lynch sonda le terrain, pour savoir s'il lui serait impossible de faire une pointe vers le Rhôr-Safien, mais il lui fut déclaré que la chose était impraticable, et en conséquence il renonça, bien à contre*cœur, au projet de visiter ce splendide delta, comme il l'appelle.

Le 31 mai, à six heures et demie du matin, le capitaine Lynch, qui n'avait eu que des déboires avec l'insolent scheikh de Karak,

Jarvint à déguerpir de cet affreux repaire de andits, mais en ordre de bataille et la carabine au poing. Mohammed furieux de n'avoir

rien pu extorquer aux Américains, les suivait avec de mauvais desseins sansdoute. M. Lynch chargea le lieutenant Dale et un de ses nommes les plus énergiaues de se porter inopinément aux flancs au cheval de Mohammed, et de forcer celui-ci à marcher, en le tenant en respect comme un prisonnier, ayee la consigne de lui brûler la cervelle au premier geste qui trahirait une perfidie de sa part. Mohammed, se voyant pris, devint aussi bumUe et aussi plat qu'il avait été impertinent et hautain jusqu'alors. Il fut entratoé de la sorte jusqu'au mouillage où Tembarcation attendait son équipage etses officiers. Le vieux scheikh Abd-Allah reçut un présent de M.L3ri]ch, et Mohammed n'eut pour tout bakbchicb que sa liberté qu'on lui rendit. Il eut beau supplier M. Lynch de lui donner quelques capsules seulement, afin de n'avoir pas la honte de revenir les mains vides, il en fut pour ses supplications, et n'obtint absolument rien. La barque fut aussitôt remise à la mer, tout le monde y prit place, et M. Lynch quitta la plage moanite, sans doute pour ne plus jamais la revoir. En résumé, ses observations, fort sommaires d'ailleurs, sont suffisamment exactes, et je crois pouvoir attribuer au souvenir de l'aimable visite des Américains à Mo* hammed-el-Midjielly tous les agréments que je retirai de la mienne deux ans plus tard.

MOCHONA. — Ville de Juda, une seule fois

mentionnée. (IJ Esdr. xi, iS.)

MODIN (Souba). —Petite cité illustre, dont il est fait mention pour la première fois, dans le Livre des Machabées.

C'est de Modin que sortit cette génération vaillante des Machabées qui assura l'émancipation des Israélites contre les rois de Syrie.

Ce fut de Modin oue partit l'insurrection. Cette ville est aujourd'hui connue sous le nom de Souba. Elle est au couchant de Jérusalem. Comme elle est placée au sommet d'une petite montagne isolée, on voit de là toute la partie intérieure de la Terre-Sainte du côté de la Méditerranée, et la Méditerranée elle-même.

Les Machabées avaient à Modin leur tora» beau de famille. — Voy. Machabées, Art jikdaique.

moïse (Tombeau de). — Pour les Musulmans, le tombeau de Moïse est renfermé dans l'intérieur d'un édifice qu'ils appellent Naby-Mousa, et au pied duquel nous avons campé. Nous allons brièvement examiner cette étrange tradition, qui ne peut pas sup-

!>orter le moindre examen. Nous lisons dans e Deutéronome (xxxivl : — 1. Bioise tnanta des plaines de Moab à ta montagne de JVaicm, au sommet du Fesgah^ qui est en face de Jéricho; V Eternel lui fit voir tout le pay$^ de Galàad iusqu' à Dan; — 2. Et tout Nepktali, et tout le pays d*Ephralm et de Manassé^ et tout le pays de Juda, jusqu'à la mer qui est derrière lui; — 3. Et le midi et la campsigne de la vallée de Jéricho^ville des palmierf,

jusqu'à Zoar — 4. Moise mourui là, ou

pays de Moab, diaprés la parole de VÉtn-

MON

DtS ANTIQUITES BIBI.IQULS.

MON

net. ■— 6. // l'enterra dans la vallée, au pays de Idnab vis-à-vis de Beit-Fdour; personne, jusquà ce jour,n*a connu sa sépulture.

Quel que soit l'auleur de ce trenle-quatrième chapitre du Deutéronome, chapitre qui ne peut évidemment ôtre atlrihué à Moïse lui-môme, mais qui a probablement été écrit par Josué, il est bien clair que Moïse est mort et qu'il a été enterré sur la terre moabiliquft,c*est-à-dire à Test du Jourdain. II n'y a donc pas de tradition musulmane oui puisse avoir la moindre valeur contre le texte précis que je viens ie rapporter. Ce texte a de plus l'avantage de donner lieu à Tobsenation suivante : c'est que de la teneur du verset 3, dans lequel il est dit : « et le midi et la campagne de la vallée de Jéricho, la ville des palmiers, jusqu'à Zoar, >» il faut nécessairement conclure contre ce que I on a cru devoir déduire des versets de la Genèse (xui: où il est dit : —10. Loth, levant les yeux, vil toute la plaine du Jourdain ; elle était arrosée partout, avant que Jehorah détruisit Sodome et Gomorrhe: elle était comme un jardin magnifique, comme le pays de Misraim jusquaux environs de Zoar, — Et lii. — Àbram habiiait le pays de Candan, et Loth dans les villes de la plaine, et il dressa ses lentes jusqu'à Sodome. —Ces vorscls n'ont pas la moindre valeur pour prouver que la mer Morte n'existait pas avant la catastrophe de laPentapole. Et c'est pourtant du silence de ces versets sur le comnte du lac Asphaltite. qu'on a prétendu déduire le fait que ce lac n'existait pas au temps auquel ces versets se rapportent. Or il n'est pas plus question de la merMi rte dans notre verset du Deutéronome: en conclurons-nous que cette mer n'existait pas à 1 époque de la rédaction du Deutéronome ? Comme co\a n'C'Xaïi pas possible, on a prudemment laissé de côte ce verset, si gênant pour la théorie malencontreuse <(ue rot) a longteujps opposée aux textes sacrés uux-mt'^nies, quelc{ue explicites qu'ils fussent sur ce point de doctrine.

MOLATHI. ^ Localité inconnue, mentionnée une seule fois. (7/ Sam. wt, 8.)

MOLOCn. — Moloch, Melech, Mcicom, était l'idole des Moaintes. Il est très-probable aue ce n'était qu'un des noms donnés au soleil par les Moabites. Co nom signifie rot. Le cuite de Moloch s'exerçait à Jérusalem, dans la vallée de llinnom. Les interprètes qui ne bihlissent jamais en imagination, ont supposé qu*il y avait inie image creuse de métal, dans laquelle on renfermait les enfants, pour <|u'exposés au feu, ils fussent brûlés en vie* times ; d'autres moins hardis avancent seulement que les enfants passaient rapidement au milieu des llammes en signe de lustration et de purification. Cette dernière explication est la plus probable, quoiqu'il soit certain que l'antiquité, soit païenne, soit hébraï(|ue, rie recula pas devant les sacrifices humains.

MONNAIES HEBU.ViyrES.-Si parmi les suites nuniismaliqucs que l'antiquité nous a Jéguéos il en est une qui mérite toute notre attention, c'est sans contredit celle uuc cons-

tituent les roonnaicshébraïques, ces monnaies dont l'étude nous reporte forcément à l'apuréciation et à la constatation des faits do la première histoire que l'on a racontée à notre enfance. 11 est certain que, dans l'âge mûr, tout ce qui, de près ou de loin, se rattache h la vie passée du peuple de Dieu» réveille en nous des souvenirs pour ainsi dire impérissables comme des souvenirs de famille. Nous revenons irrésistiblement h ces émotions d'enfants que les narrations bibliques ont excitées en nous, et si, l'esprit do philosophisme ciidant, nous traitons avec dédain les faits qui nous ont si vivement impressionnés jadis, nous avons beau faire, nous ne pouvons ni empêcher leur souvenir de dominer tous les autres, ni etfacer de notre cœur les récits qu'y ont gravés pour toujours les paroles d'une mère.

Chose étrange ! les faits de l'histoire hébraïque sont si éminemment empreints du merveilleux que la Providence divine y a attaché, que, sans trop se rendre compte do la raison qui les fait agir, beaucoup, j'allais dire presque tous les archéoloî<ues, admettent a priori que la vie de la nation dont l'histoire est pour eux une sorte de mythologie, n a pu laisser de traces sur cette terre; partant, point d'espoir de retrouver des monuments de l'antiquité hébraïque ! Aussi, arrive-t-il qu'un homme de bonne foi réussisse à découvrir et à proclamer un fait nouveau qui dérange quelque peu la quiétude philosophique des incrédules* il n'est sorte d'attaques auxquelles il ne soit en butte. Sottise, ignorance, mensonge, déloyauté, on lui prête tout, plutôt que de ne pas nier à outrance les vérités que ses travaux d'honnôte homme lui ont fait reconnaître.

On aurait tort de croire que je sois le premier à qui les anathèmes archéologiques aient été prodigués, parce que j'ai déclaré que certains monuments de Jérusalem étaient contemporains de la dynastie de David. Quelles que fussent les raisons que j'alléguais à l'appui de mon système, on la repoussé, et on le repousse encore obstinément tous les jours, en déclarant que ces monuments, que Ton n*a pas visités, sont de la décadence romaine. Mais, je le demande, Jérusalem avant mon passage a-t-ellereçu lavisite d'uu archéologue de profession 1 Jamais. Jérusalem a-t-elle reçu la visite d'un architecte antiquaire ? Jamais. A-t-on constaté quelque part, sur des monuments de la décadence romaine, ta combinaison de l'ordre dorique etderordnî ionique? Jamais. A-t-il été retrouvé un seul ïnonumcnt dori(iue à triglyphes datant de la décadence romaine? Jamais. Les Romains bnt-ils quelque part renoncé h l'art dont ils S'étaient nourris dans la mère patrie, pour subir les influences locales au point du renoncer aux règles vitales de cet art ? Jamais. A-t-on rencontré quelquefois des monuments de l'antiquité qui présentent le mélange du style dorinue et du style ioni(]uc que. nous trouvons sur les tombeauxde Jérusalem? Oui, saiis doute, on ks a trouvés, mais ce sont des monuments de l'art grec primitif :

Un

MON

MON

vovez plutôt, dans le magnifique livre de M. Hiïlorf\ ce qu'il dit sur les monuments les plus antiques de la Sicile. Pour me combalire et pour parvenir à me donner tort, on a dû se débarrasser prudemment du témoignage de M. Schulz , ce savant consu! prussien qui, pendant plusieurs années, séjourna dans la villesainte afin d'en éclaircir la topographie, et qui, après y être parvenu, avec un rare bonheur, par la publication de son plan magnifique, est mort à la peine, non du moins avant qu'il m'eût été permis de le féliciter et de le remercier de ce qu'il avait fait pour Tarchéologie biblique.

Celle opposition passionnée et opiniâtre contre laquelle je résiste aujourd'hui, François Ferez Bayer l'a subie bien avant moi, à propos de la numismatique hébraïque. Les mêmes arguments ont été employés contre lui : mêmes dédains, mêmes insmuations, mêmes injures au besoin; et pourtantceltedure opposition, à la tête de laquelle s'était mis Olaiïs Gerhard Tvchsen, l'illustre orientaliste, qu'a-t-elle réussi k accélérer par ses attaques? Le triomphe de la vérité. Les adversaires de Bayer avaient espéré enterrer à tout jamais sous leurs sarcasmes hautains sa théorie sur les momiaies hébraïques, et ils ont eu de leur vivant le chagrin cuisant de voir cette théorie prévaloir contre leurs erreurs systématiques.

En sera-t-il de même pour tous les monuments de l'architecture judaïque? L'avenir, et peut-être un avenir rapproché, nous l'apprendra. Ce qui est certain, c'est que j'attends avec une pleine confiance le résultat final du débat porté devant le bon sens public. Mais revenons à la numismatique hébraïque.

L'étude des monnaies juives a jusqu'ici présenté deux phases très-importantes. Bien longtemps après les timides essais qui furent tentés par une foule d'antiquaires à partir de 1538, année dans laquelle Guillaume Postel traduisit correctement les légendes d'un siècle hébraïque, François Ferez Bayer, archidiacre de valence, fit paraître (en 1781) un très-beau volume intitulé Denummii Hebrœo- Samaritanis, dd^ns Tavant-propos duquel Tauteur réfuta les arguments superbes deTychsen. Le corps de l'ouvrage contient une classification de toutes les monnaies hébraïques connues du temps de Bayer. L'origine de la numismatique des Juifs y est fixée à la con^ cession faite à Simon, frère de Judas Machahée, par Antiochus VII, c'est-à-dire à la fin de l'année 173 de l'ère des Séleucides. Toutes les monnaies juives portant la date de l'année 1, quelque dissemblables que soient leur style et leur fabri([ue, sont classées à la première année dans laauelle Simon jouit du droit que le roi de Syrieluiavaitofficiellement reconnu. II en est de même pour les années suivantes, 2, 3 et 4.

Cependant, avant l'apparition du livre de Bayer, notre illustre Barthélémy avait déjà lu et interprété avec son talent accoutumé des monnaies de cuivre de Jonathan Machabée, offrant exactement les mêmes types que des

monnaies de Jean Hyrcan ; il avait également bien lu d'autres monnaies bilingues qui présentent, avec le nom hébraïque d'un roi Jonathan, le nom grec d'un roi Alexandre. Hais Bayer, se tenant trop rigoureusement au texte du livre des Machabées, ou plutôt attribuant à ce passage une valeur historique trop abso- j lue, ne crut pas devoir admettre Texistence des monnaies de Jonathan, et il se refusai faire remonter l'existence delà numismatique iudaïque plus hautque le pontificat de Simon i'Asmonéen. Après rapparition du livre de Bayer, le discrédit dans lequel on s'était d*forcé de jeter les médailles hébraïques, en les déclarant de toute fausseté, s'éteignit promptement. La science numismatique fit des progrès incessants, grâce au soin avec lequel on fit entrer parmi les éléments de cette sciencel'appréciation destypes, du style, de la fabrique et du poids des monnaies; en un mot, la critique fut introduite dans l'étude des médailles. Dès lors il ne fut plus permis à personne de se tromper, même à première vue, sur l'Âge relatif de deux monnaies antiques, que l'on comparait entre elles ; il devint donc nécessaire de soumettre la série des monnaies judaïques à une apuréciation toute nouvelle.

Mon savant confrère et ami M. Ch»LaMb»

mant se chargea de ce soin, et en 1845 S enrichissait la Revue numismatique d*un tit» vail extrêmement ramarquable et plein d'aperçus neufs sur les monnaies judaïques. U était impossible défaire preuve d'un talent d'appréciation plus fin et plus délicat, et si tous les faits relatifs à Thistoire monétaire de Jérusalem n'ont pas été classés, dans oe travail, à des époques fixes et complètement déterminées, il n y a pas un seul de ces faits qui n'ait été livré en germe à l'étude des numismatistes. Tous les monuments ont été répartis dans leur ordre cbronologh

3ue relatir, avec une justesse parfaite, et si es dates positives n'ont pas été assignécîi aux divers groupes de monnaies juives, cela tient uniquement à ce que M. Lenormant n'avait pas été comme moi favorisé par le hasard qui a fait tomber entre mes mains une monnaie indubitable de Judas Hacbabée trouvée tout récemment dans les remblais de la vallée de Jpsaphat. La présence d'une monnaie de Judas Machabée rendait plus que probables les lectures, un peu douteuses eih core, à l'aide desquelles Barthélémy avait déterminé des monnaies de Jonatbas. J'ai reçu également de Jérusalem plusieois exemplaires bien conservés et fort lisibles de ces monnaies de Jonatbas, et dès lors il oe m'a plus été possible de douter de l'existence d'un monnayage antérieur à la conces* sion faite par Antiochus VII à Simon I'Asmonéen. Ces deux jalons une fois solidement Elantés dans le champ de la numismatique ébraïquc, ce champ s'élargissait forcément d'une manière notable, et il n'y avait plus de raison pour supposer que la science numismatique navait rien à revendiquer pour les époques antérieures à la dynastie des Asmonécns. J'ai , en profitant amptemeot

UOiN

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MON

Jes recherches de M. Lenormant, itude des monnaies juives, les textes iture sainte et de Thistorien Josèphe n, et c'est du résultat de mes re- ( que je viens aujourd'hui faire part îeux que ces questions intéressent

nmencerai par mettre en évidence •ssibilités absolues que M. Lenormant i bien fait ressortir, quant à la connéité de certaines monnaies présenlème date. Je montrerai ensuite sur considérations je m'appuie pour clasla suite des temps tel groupe de is avant tel autre ; et quand une fois ont répartis entre eux dans un ordre Dgique vraisemblable, pour ne pas lain, il n'y aura plus de difficulté 'able à vaincre pour pouvoir assigner 1 de ces groupes Tepoque réelle de ssion.

OBSERVATIO:fS PRéLINIK VIRES.

e faut pas être un numismatiste bien )Our reconnaître que, de toutes les is juives connues jusqu'ici, les plus 3s sont les siclcs, et demi-sicles ièces de cuivre de même style, pordatesdes années 1, 2, 3, 4. Cespièmt toutes attribuées à Simon, frère s Machabée, et considérées comme é frappées en vertu de la concession oiTerte par Antiochus VII à ce prince 173 de 1ère des Séieucides (140 avant Aiyourd'hui qu'il est certain qu'il les monnaies de Jonathan, prédéces- Simon, et de Judas Machabée lui-mènnaies empreintes d'un style évidem- >stérieur h celui du groupe des sicles l, il y a nécessité absolue de reporter pe tout entier à une époque antémême d'un très-grand nonil)re d'an-

^ monnaies de Judas Machabée, de n et de Jean Hyrcan, offrent exactes mêmes types, le même style et la abrique. 11 semblerait donc évident ) monnaies entièrement analogues de lussent se trouver à Jérusalem. Eh î'est le contraire qui a lieu, et sur rs dizaines de pièces de cette classe de Jérusalem, et dont deux seulement naient à Judas, et toutes les autres à n et à Jean Hyrcan. il ne s'en est lu'ici présenté une seule gui portât de Simon. S'ensuit-il que âimon n'a pper aucune petite monnaie de cuimême système? Non, sans doute, et re s'en rencontrera-t-il quelque j«/ur.

nièces portant le nom de Simon ne înt pas, il est vrai ; mais si le style de ssrunes, en très-petit nombre, nous lait, tant bien que mal, de les classer

En 1850 a paru à Moilèiic la brochure in- € Sumismuiica àî^/ica , o sia dioliiarazione loneic aniicbe memorale iiellc saute e, »parD. CclestiiioCavedoni.— Ce livre guère fait av locer la science de la numit-

à Simon, frère do Judas Machabée, toutes les autres devraient être rejetées beaucoup

flus bas dans la suite des temps, et reportées l'insurrection juive, à la tête de laquelle parut Simon Barcocébas, sous le règne d'Adrien.

Ici se présente une question curieuse ; la voici : Simon Barcocébas n'aurait-il pas copié les monnaies de Simon l'Asmonéen, précisément è cause du nom qu'il portait, et par un sentiment qui s'explique de lui-même, quand on pense au temps glorieux du pontiQcat de dimon l'Asmonéen? C'est là une question que nous aurons à examiner avec soin plus tard. En attendant, remarquons

aue nulle des monnaies de Judas Machabée, e Jonathan et de Jean Hyrcan, ne porte de date; que toutes présentent une inscription dans une couronne et, au revers, deux cornes d'abondance entre lesquelles est placée une pomme de grenade, et qu'il serait naturel

3ue ce type, en vertu de la loi de continuité es types, se retrouvât sur les pièces de Simon. Or, ainsi que je l'ai dit toute l'heure, c'est ce qui n'a pas lieu, et l'on est en droit de s'étonner de ce qu'un type de famille, si je puis m'exprimer ainsi, puisqu'il fut employé par les deux prédécesseurs de Simon, aisparaisse pendant le pontificat de celui-ci, i)Our reparaître immédiatement, et sans exception, sur les monnaies de Jean Hyrcan son successeur, n y a là une anomalie que je ne saurais expliquer.

III. Passons maintenant aux pièces qui portent le nom de Simon, et procédons par espèces. Les plus importantes de ces pièces sont les tétradrachmes auTemple,« dont tiî style diffère de celui des premiers sicles,et semble plus récent, » dit M. Lenormant, qui ajoute encore un peu plus loin : « Mais, je le répète, entre les pièces à la Verge d'Aaron et les pièces au Temple, le style diffère encore plus que le poids ; la forme des médailles n'est déjà plus ta même. » Il existe trois espèces différentes de cette rare monnaie : Tune porte la date de l'an premier de la rédemption (dialei) d'Israël, une autre la date de l'an 11 de la liberté (heroul) d'Israël , et enfin une troisième, parfaitement conservée, la simple légende : De la liberté de Jértualem.

Il existe plusieurs variétés de simples drachmes qui doivent forcément se classer dans le groupe caractérisé par les tétradrachmes dont je viens de parler. On ne connaît pas encore la drachme datée de l'an I. Celle de l'an II offn'. d'un côté une grappe de raisin, et de l'autre une œnochoë et une palme avec la légende : Van IJ de la liberté d* Israël. Les autres sont toutes sans date; elles portent la légende : De la liberté de Jérusalem, autour de divers types, tels que deux trompettes au revers d*une grappe , ou une lyre au revers d'une grappe , ou enfin une œnochoë et une palme, au revers du nom

matiqne bébraiciue, je me bornerai à examiner, chemin faisant, les opinions f|ui y sont insérées, loiiieR les fois que ces opinions impliqueront quelque DouveauiA.

MON

SiO

de Simon, inscrit en deux lignes dans une couronne. De ces trois dernières espèces, il existe des exemplaires surfrappés sur des denier- romains cl'argenl de Vespasien et de Traj«n. Dès lors pas de doute possible sur Taltfibulion de ces monnaies h Simon Barcocébas. Passons aux monnaies de cuivre. La première de toutes est un véritable grand bronze du même module que les sesterces du Ilaul- Empire. Il offre la légende : Simon, prince d'Israël, inscrite en trois lignes dans une couronne, et au revers : Lan I" de la rédemption d'Israël, autour d'un vase à deux anses. Les autres pièces de l'an I" offrent la môme légende nominale autour d'une palme placée dans une couronne , et au revers une jyre, avec la même légende chronologique que sur le grand bronze précédent. Une autre , avec les mêmes types, porte autour de là Ivre la légende simple : Rédemption d'Israël; mais sa date est effacée. Enfin une troisième, autour de la lyre, offre le nom de Simon et au revers les dernières lettres du nom de Jérusalem. Toutes ces pièces à la Lyre sort d'un style particulier, gras et ferme, qui semble antérieur à celui des pièces dont je vais actuellement parler. Celles-ci sont des monnaies du module du demi-sesterce ou moyen bronze romain, offrant toules le môme type d'un palmier au revers d'un pampre, le tout tracé d'un burin grêle et mal assuré. Les lé-

S;endes sont : Simon, prince d'Israël, et Van \" de la rédemption d'Israël, Celles de l'année II portent avec les mômes types le nom Simon isolé, et au revers Van II de la liberté d'Israël. Enfin , d'autres aux mêmes types, mais sans date , portent simplement , avec le nom de Simon , la légende : De la liberté de Jérusalem.

Quelques pièces de module plus petit de moitié , portent la date de l'an I" de la rédemption d'Israël autour d'une grappe de raisin , et au revers un palmier, avec une légende tronquée dans laquelle on retrouve à peu près tous les éléments des mots Simon , prince d'Israël. Ces mômes types se reti'ouvent sur des pièces non datées et portant la légende : De la liberté de Jérusalem.

Enfin, un très bel exemplaire du demisesterce non daté est surfrappé sur une pièce impériale grecque de Trajan.

Nous devons faire observer que jusqu'ici toutes les surfrappes reconnues ne se sont présentées que sur les deniers et les demisesterces sans date du nom de Simon , et à la légende : De la liberté de Jérusalem. Fautil en conclure que le groupe général des monnaies nominales de Simon doit être scindé en deux séries , dont l'une reviendrait à Simon , frère de Judas Machabée , et l'autre à Simon Barcocébas? Assurément non. Il n'est

{)as possible que le môme style et la même àbnmie se soient aussi fidèlement reproduits sur des monnaies juives émises à plus de 250 ans d'intervalle. Si donc l'une de ces

(106) Cavcdon: cîle,'sans \o décrire, un denier de Simon, surfrapiic sur une pièce de Galba, ♦-l (\o la légende priiuiiive duauel il ne reste quir P. S£R.

. monnaies appartient à Simon Barcocébas, toutes les autres lui apoartiennent également (106).

S'il était possible de faire exception , elle ne pourrait ôtre proposée qu'en faveur du grand bronze de 1 année première de la rédemption d'Israël, et encore resterait-il h rendre compte de la présence d'une date sur celte monnaie, quand celle de Jonathan et de Hyrcan , monnaies absolument semblables entre elles et entre lesquelles sont comprises celles de Simon l'Asmonéen , n'en présentect jamais.

Me voilà donc forcément conduit à une classification diamétralement opposée à celle

3ue mes devanciers ont acceptée, c'esl-èire que je ne reconnais pas une seule monnaie de Simon l'Amonéen , auquel on donnait naguère toules les monnaies juives connues.

IV. Reste, enfin, une dernière classe de monnaies juives de cuivre qu'il est impossible de réunira aucun des trois groupes déjà déterminés. Ce sont des petites pièces qui, d'un côté, offrent un pampre avec (a légende: Liberté de Sion , et au revers un vase cannelé à deux anses avec la date : Van II ou Van. III Jamais jusqu'ici il n'a été trouvé une seule pièce semblable datée de Tan 1* ni de l'an iV.

Pour que ces monnaies fussent de SinuMi l'Asmonéen , il faudrait pouvoir les intercaler entre les pièces de Jonathan et de Jean Hyrcan , et tous les caractères de ces pièces, sans en excepter un seul , s'y opposent II en est de même pour les pièces de Sioum Barcocébas , parmi lesquelles celles-ci ne l)Ourraient être introduites, non plus que parmi les pièces du groupe dans lequel entrent les sicles d'argent.

Où placer dès lors ces étranges petites monnaies d'un style si particulier? Evidemment dans le voisinage immédiat des pièces dont la taille, le style et la fabrique sont, pour ainsi dire, identiques. Or quelles sont ces pièces? Ce sont les petites monnaies de cuivre frappées à Jérusalem, dans la cinquième année de Néron. Néron mourut en 68, et ce fut précisément à la fin de son règne que commença la guerre judaïque, guerre qui ne finit que par le siège et par la ruine de Jérusalem, Tan II de Vespasien, c'est-à-dire en 70 de Jésus-Christ. Cette guerre dura quatre ans, et si des monnaies puremont juives ne purent guère être frappées à Jérusalem, ni dans la première, ni dans la quatrième année de cette guerre fameuse , la deuxième année put en voir frapper beaucoup , et bien plus sans doute que la troisième , puisque alors déjà les armées de Vesfiasien et de Titus avaient battu partout les uifs rebelles. C'est efiectiveroeni ce qui arrive. X>es monnaies de l'année II sont com* munes , tandis que les monnaies de l'année III sont relativement fort rares. Je propose

Ce denier fail panie de la colleciiou d*Este(p.î5, noie il).

MON

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MON

formellement d'attribuer l'émission des laies en question aux chef!» des Juifs es de Jérusalem , pendant la guerre efble qui eut pour denoûment la ruine do 6 sainte.

)i posé , je vais passer à la description mies les monnaies juives qui me sont lies, et je m'efforcerai dejustiûer» che« faisant « les modiûcations que j'ai cru r apporter, après mûr examen, dans la flcation générale adoptée jusqu'à pré- Je décrirai d'abord toutes les pièces même groupe, puis je passerai aux dérations qui me paraissent déterminer réel de ce groupe.

kmtArb époque. — Monnaies auionomes )ée$ pendant le règne d'Alexandre le d.

Terjp cnsm^, Jéru$eUm la êtdnie. Verge t d*Aaroii (ou mieux, laivtnt Cavedoiii, une î lis ou d*hyadiitbe, image du printemps,

inSP SpV, iielê i^lsraéi. Vase en forme He

et sans anses ; au-dessus la lettre numérale 1/).

inei impérial, deux exemplaires : Tun parrait conservé, pèse 14 grammes et S dixièmes; } qui est très-usé, ne pèse plus que 9 g. 5.

rez Bayer ( pag. 69 ) , a donné deux

lentes fleures de ce sicle, prises,

à la bibTiothè()ue royale de Madrid,

lulre à la bibliothèque rovale de l'Es-

flan de ce sicle, comme de tous ceux ème groupe, Cot épais; le style de la ire est ferme et large, et il est évident, miëre vue, que des monnaies pareilles ent, chronologiquement parlant, imménent après les télradrachmes grecs nt au revers un simple carré creux, l au vase, Cavedoni y voit avec raison Lse à vin, servant à déposer, avec les , le vin consacré sur la table de propo-

lanp rham^t Jénualem la iainte. Verge t d*Aaron.

ypvn ^Sn, dêmi'ikle. Vase en forme de coupe

ns anses; au-dessus la lettre numérale k

inet impérial, bien conservé, poids 7 g. I.— ! britannique.

voit qu'il est diOicile de trouver un acplus complet entre les poids du sicle, tradrachme, et du demi-sicle ou didra- . Cavedoni (p. 45) pense à' tort que les

1) L*onbographe D^JUms adoptée au lieu de )n à partir de Tan 11, parait à Cavedoni (p.S3) i ce que dans cette année la foriefesse de Sion ite, «1 qne cette forteresse, qnl ooosilUiait à iM une seconde ville, nécessita remploi d'un au duel. Gesenius s*était préoccupe de cette Nieed*ortbocrapbe, et il avait conclu ceci : lEx ppareC duo illa scribendi gênera eodea lemisllala fuisse, et uinm opiaiam sli, illis eerte (fibuseï arbitrio fere pependisse. • {Tke$aur. p. G39.) A ce siyei, Cavetfoni se réme : c Ma lo llologo orienialista cbe mm si coftoiceva i

l)iCT10^7f . DIS ATriQLTTiS BDUQUIS.

demi-sicles n'étaient fabriqués que pour le service du temple.... Laddove fra le copioee monele di Tira, di Sidane et d^attre cita délia Fenicia, non trovasi forse eke per ca$o rarissime il semistatere^ ossia didrammo. — Ceci est une grave erreur : je n'ai jamais vu plus de trois ou quatre demi-sicles, et à moi seul je possède plus de dix didrachmes de TyretdeSidon.

5. nompn wharrVt Jérusalem la saines. Verge fleurie d*Aaron (107).

1^. StlBn Spor. iicts d'Utafl. Vase en forme de coupe et sans «uses ; au-dessus les lettres 38^ (pour 3 ruV) Van //.

Cabinet impérial; deux exemplaires, dont Tun pèse 14 s. 2, et l'autre 15 g. 7.— Ma collectiouy deux exenipbires.

4. roi ion uhon^ t Jénuatem la sainte. Verge fleurie d*Aaron.

H. Sptm Wlt demi'ticle. Vase en forme de coupa et sans anses ; au-dessus les lettres 30, Pan IL

Cabinet impérial; poids, 7g. 1. —Cabinet de II. le duc de Luynes. — Ma collection

nOTTDn D^Ssnn^, Jémtalem la tainie. Verge fleurie d*Aaron.

il^. Sh^W^ Spv, iicle d^UraH. Vase eu forme de coupe ei sans anses ; au-dessus les lettres W (pour a n»). Van III.

Cabinet impérial. Poids : pièce usée, !4c. 50; pièce trouée, 14 g. 65.

Le demi-sicle de l'an lU, s'ii existe, n'a pas encore été retrouvé.

Page 1