p^ rinchf de la rédemption de Sion. /ase
exactement semblable à celui qui parait sur les sicles.
i|. in^M raOf Van I V. Loulab entre deux cédrau.
Cal»lnet impérial : dooxe exemplaires — Ma collection, quatre exemplaires ; poids moyen, 5 g. S.
Le grou[»e que nous venons de décrire se compose de monnaies d'argent frappées dans
bastaate uegli studi numismatici quivi prese |ra?e abbaglio, > etc., etc. Le fait est que c'est M. Cavedoai qui s*est trompé gravement. En effet, toutes les pièces de Sîmou Barcoeébas portent exclusivement la forme ufwrp, et certes Barcoeébas était maître de Sion. M*avons-nous pas d*ailleurs des exemples d*ortlu>graphes bien plus défectueuses ea« core dans les k^enoes bëbralqnes : par exemple, nBnpmir -Wl, |»W. pour prTTT? Il n*y a donc rien à tirer de la forme duel préundue du oott 4e Jérusalem.
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h's trois premières années, et de monnaies de cuivre frappées dans la quatrième. La conformité des styles, des types et des lettres employées dans les légendes, ne permet pas de séparer ces monnaies, qui ont toutes été frappées à une même époque, et bien anté* rieurement à Tavénement des princes asmonéens. C'est cette époque qu'ils s'agit maintenant de déterminer.
Il ne me parait pas possible d'admettre que, tant que Jérusalem lut sous la domination des rois Achéménides, les Juifs aient joui de l'autonomie, et qu'ils aient pu, par consé-
Ï lient, faire frapper des monnaies judaïques, n revanche, il est à peu près certain que les derniers satrapes résidant à Samarie ont fait frapper des monnaies du système perse, comme il en a été frappé vraisemblablement à Memphis. Ce que je puis affirmer, c'est qu'il y a quelques années on a trouvé à Naplouse un petit trésor entièrement com- [)Osé de monnaies d'argent phénico-perses. parmi lesquelles certains types étaient si souvent répétés, qu'il est devenu présumable que c'étaient des monnaies de la localité qui présentaient ces types. Donc, pour tout le temps de la domination des Achéménides, il serait superflu de chercher des monnaies judaïques pures. Voyons maintenant comment Jérusalem fut affranchie de la domination qui pesait sur elle.
Alexandre le Grtmd, roi de Macédoine, après avoir battu Darius en Cilicie, pénétra au cœur de la Syrie et prit Damas. Il descendit ensuite vers la Phénicie, s'empara d'abord de Sidon, puis vint mettre le siège devant Tyr. Pendant qu'il poursuivait le siège de cette ville, Alexandre fit passer au grand prêtre des Juifs une lettre par laauelle il lui enjoignait de lui envoyer des renforts et des vivres, et de lui payer à lui-même le tribut que les Juifs payaient d'ordinaire au roi Danus. Il l'engageait en outre à choisir l'alliance des Macédoniens, en lui donnant l'assurance qu'il n'aurait pas lieu de s'en repentir. Le grand prêtre refusa, en s'excusant sur le serment de tidélité qu'il avait prêté à Darius. A cette nouvelle, Alexandre, iurieux,jura qu'aussitôt qu'il serait maître de Tyr, il marcnerait sur Jérusalem, et qu'il ferait du pontife un exemple propre à montrer à tous comment il fallait choisir ceux à qui l'on prêtait des serments de fidélité. Tyr succomba après un siège de sept mois, et Alexandre, se rapprochant de Jérusalem, courut ensuite investir Gaza; deux mois après, cette ville était réduite, et aussitôt le roi de Macédoine marcha sur la ville sainte. Le grand prêtre était alors Yaddous, qui avait succédé par droit d'héritage à son frère Jean, fils de Judas, tils d'Eliasib. Yaddous, terrifié, ordonna des prières publiques, et résolut d'aller en grande pompe au-devant d'Alexandre, pour tenter d'apaiser sa colère. A l'approche de l'armée ennemie, Yaddous, suivi de tous les Lévites, I sortit de Jérusalem et s'avança, revêtu de ses habits pontificaux, à la tête d un immense cortège de prêtres en robes de lin et du peuple entier. L'entrevue eut lieu à Sapha, au-
joiurd'hui Chafat. Alexandre, ému par la mfigesté de ce spectacle, ému plus encore par le souvenir d'un songe dans lequel ce même pontife qu'il avait dfevant les yeux lui avait annoncé qu'il renverserait l'empire des Perses, Alexandre tendit la main à Yaddous, avec lequel il entra dans la ville; puis il alla sacrifier en personne sur l'autel de Jehovah. Le lendemain, le roi de Macédoine fit venir de* vant lui les prêtres et les chefs de la nation, et il leur permit de requérir la gr&ce C[u'ib voudraient. Yaddous prit la parole, et lui demanda, au nom du peuple juif, la liberté de se régir par les lois de ses pères, et l'exemption du tribut chaque septième année : ce qui leur fut accordé. Or, se régir par ses
f)ropres lois, c'est jouir de l'autonomie, et 'autonomie entraîne forcément le droit de monnaie. Alexandre, ayant ainsi réglé les affaires de la Judée, partit pour Sichem, où les Samaritains firent cie vains efforts poui obtenir de lui les mêmes bienfaits, et allèrent jusqu'à se prétendre Juifs d'origine. (Jos., Àni, Jua,, lib. XI, VIII, 5 et 6.) Alexandre une fois mort, son empire fut partagé entre ses généraux. Vers le même temps, le grand prêtre Yaddous mourut, et eut pour successeur Onias. (Jos., loe. ct7., 7.)
Le livre XII des Antiquitét judaiqt^es commence par ces mots : « Alexandre, roi de Macédoine, mourut après avoir conquis l'enn
f>ire des Perses, et réglé, ainsi que je l'ai dit, es affaires de la Judée. Son empire ayant été partagé entre plusieurs personnages, Antigone s'empara de l'Asie; Séleucus, de Babylone et des nations de ce pays; Lysimaque eut en partage l'Hellespont ; Cassandre, la Macédoine ; et Ptolémée, fils de Lagus, 1*1gypte. » L'historien des Juifs raconte ensuite que des guerres continuelles s'élevèrent entre les divers héritiers d'Alexandre, et que Ptolémée, fils de Lagus, surnommé Soter, parvint à s'emparer de la Syrie entière ; une perfidie de ce prince fit tomber Jérusalem en son pouvoir, et cette malheureuse ville to encore une fois dépouillée de son autonrf)niie.
C'est à la courte période de temps pendant laquelle les Juifs jouirent des privilèges que leur avait concétlés le héros macédonien, que j'attribue les précieuses monnaies du groupe que je viens de décrire toute l'heure, précisément parce que je n'en vois pas une seule autre pour laquelle on puisse les revendiquer. Je ne doute donc pas, pour ma part, que ces belles monnaies aient été frappées sous le pontificat du grand prêtre Yacidous, et il est fort probable que les dates qu'elles portent sont celles de l'autonomie dont les Juifs jouirent alors.
Quels furent les événements qui, dans la quatrième année, firent cesser la fabricafion »!es monnaies d'argent, et commencer l'émission de véritables pièces de nécessité, puisque ce sont des pièces de cuivre qui curent à ce moment la valeur du demi-stcle et (lu quart de sicle? Je l'ignore, et je cr^ns bien qu'on 1 ignore toujours.
Passons maintenant è Tétude du poids des
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DES ANTIQI^ITES BIBLIQUES.
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différentes espèces qui composent le groupe que je viens de décrire. M. Lenorroant a le premier reconnu avec un rare bonheur les raisons qui fixèrent le poids du siclehébraïaue. Il a parfaitement établi que la drachme nébraïque devait être égale è la drachme égyptienne, qui étaitsi bien en usage en Phénicie, que les rois Séleucides firent toujours usage concurremment, pour la Syrie de la drachme attique« et pour la Phénicie de la drachme égyptienne.
Quanta Alexandre le Grand, il ne s'astreignit certainement pas à des usages qu*il n*était pas homme à respecter, et nous en trouvons la preuve dans l'étude du poids des tétradracbmes frappés par lui sur la c6te de Phénicie, et notamment il Acco, devenu depuis Ptolémaîs. En effet, trois tétradrachmes de cette classe, placés dans les tiroirs du Cabinet impérial des médailles, m*ont offert les poids suivants : 16 g. 8, pièce trouée, — 16 g. 5, pièce trouée, — 16 g. 1, pièce entière, mais un peu frottée. Comme le poids de la drachme attique était d environ 4 g. 32, un tétradrachme attique devait peser, en sortant du coin, 17 g. 28, et le poids des tétradrachmes d'Alexandre frappés à Acco est, en tenant compte du frai, réellement égal au poids légal du télradrachme attique. Il était tout naturel que les Bébreux, qui de tout temps avaient conservé l'usage des poids et des mesures égyptiennes, se conformassent à cet usage constant, en créant leur monnaie autonome. Du reste, ce que nous avons de mieux à faire pour nous assurer de la légitimité de cette krpothèse, c'est de comparer le poids des SMles hébraïques avec celui des beaux tétradrachmes frappés en Egypte au nom de Ptolémée Soter. Les pesées de trois pièces de M prince existant au Cabinet impérial m'ont #Mimi les poids 14g. 1,-14 g, — 14. Certes, il eût été aifficile de trouver un accord plus parfait entre les tétradrachmes hébraïques et les tétradrachmes égyptiens, à très-peu près contemporains, puisque les uns et les autres pèsent tous 1 4 grammes et quelques décigrammes de plus ou de moins , suivant i*état de conservation des pièces examinées.
On a fréquemment reproduit un passage de Josèphe {Ânt, Ju4.,Ul, viii, 2) qui semblait fixer d'une manière absolue le poids du sicle hébraïque ; voici ce passage : 76 tc rJ^^i^ùç
Xlxkw th f^(At^ xaè* exaoTov. '0 5à £{xXo;, v<5piijfAa *E6palov (hv, ^Xvfinàç Ux^zm ^pax[>ài tijaapaç.
M. Lenormant a reconnu, le premier, que ce témoignage était formellement démenti par les monuments, et que très-certainement Josèphe avait confondu la drachme attico-syrienne avec la drachme égypto-phénicienne. Au reste, comme Josèphe parle desiclesconfemporains de Moïse, il est bien clair qu'il pirle de sicles imaginaires.
Je dois mentionner ici un passage assez curieux que je trouve dans le lifredesMachal»ées, et qui, bien que connu, mérite un examen sérieux. Le voici (// Mack, IV) — : 18. Cum mutem quinquennalis agon Tyri celebrarrtut ,
et rex prœsenê tisti^ ^ 19. MUit Jason faci* norosos ab Hierosolymis virotpeccaioreê^ por^ tantes argenti didrachmas trecentas in eacrificium Ehrculis : quas postulaverunt Ai qui asportaverant^ ne insacrificiis erogarentur,
Ïuia non oporteret^ sed in alios sumptus ea$ eputari, — 20. Sic hœ oblatœ sunt quidem ab eoy qui miserat, in sacrificium HerciUit ; propter prœsentes autemdatœ sunt infabricam novium triremium.
Le roi dont il s'agit ici était Séleucus IV, Philopator, qui eut pour successeur son frère, Antiochus IV, Dieu Epiphane. Le /- Livre des Machabées (cap. i, f. Il) nous fixe la date do Tavénement de cet Antiochus à l'an 137 de l'ère des Séleucides, c'est-à-dire à l'an 176 avant l'ère chrétienne. Le Jason dont il est question dans ce passage était Josué, fils de Simon, et frère au grand prêtre Onias. Ce Josué prit, pour plaire aux Grecs, le nom de Jason, et acneta le souverain pontificat du roi Antiochus, qui plus tard l'en dépouilla pour le conférer à son jeune frère,qui s'appelait Onias, et gui de son c6té avait choisi le nom grec de llénélas.
Le fait dont il s'agit dans le passage que j*ai transcrit tout à l'heure se passait avant la mort de Séleucus, et par conséquent avant l'an 176. Or ce ne fut qu'en l'an 168, c'est-kdire sept ans plus tard, que Malhathias, le père des Machabées, s'étant retiré à Modin, y tua de ses propres mains un officier d'An* tiochus qui y était venu pour forcer les habitants de sacrifier aux dieux des Grecs. Donc sept ans avant la révolte des Machabées il j avait, à Jérusalem, comme monnaie courante, des didrachmes, c'est-à-dire des demi-sicles. 11 est vrai que le texte grec du livre des Machabées parle de 300 drachmes; mais il doit y avoir une altération dans ce chiffre et dans cette dénomination : outre que 300 drachmes étaient une assez médiocre offrande» un comprendrait difficilement que l'on eût appliqué une somme aussi insignifiante à la construction de trirèmes. D'un autre côté, comme le texte syriaque parle de 3,300 didrachmes, il me parait naturel d'admettre, 1* qu'il s'agit bien de didrachmes, puisquedeux versions contre une adoptent cette désignation; 2* que le chiffre réel doit être 3,300, bien que deux des trois versions n'offrent que le chiffn». 300; mais j'ai tout h l'heure fait ^uflTisamment comprendre que Jason n'aurait eu garde d'envoyer une somme plus lîue médiocre, avec le dessein bien arrêté qu il avait iormé de capter les faveurs royales, même au prix d'un sacrilège. Si, comme je le crois, il s'agissait de demi-sicles offrant les types religieux de la verge Heurie d'Aaron, et du vase destiné à l'offrande du \in, on comprend que les envoyés de Jason aient cédé à un reste de scrupule, et qu'ils aient prié Séleucus d'employer ces pièR^es, pour ainsi dire consacrées, A autre chose qu à un sacrifice en l'honneur d'Hercule. Je ne prétends pas exagérer la valeur de ce fait, que j'invoque en faveur de l'attribiition des demi-sioles connus au pontificat de Yaddous, c'est-à-dire au lempu rjii a suivi le passage d'Alexandre; 'iiii)M fi
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DICTIONNAtKR
MON
je n'insiste pas sur ce point, c'esc que Tinlervention de cet argument me parait superflue. Nous avons, en efl'et, bien assez d'autres raisons d'adopter cette classification, en ne tenant absolument compte que du style, de la taille, de la fabrique et du poids de ces belles monnaies.
Voyons maintenant si, outre l'époque du pontificat de Yaddous et jusqu'à la délivrance de Jérusalem par Judas Macnahée, il se rencontre une seule période pendant laquelle le Eeuple juif ait pu jouir de l'autonomie; s'il 'en existe pas, ri deviendra certain que les pièces évidemment plus anciennes que la dynastie asmonéenne doivent être attribuées au temps de l'autonomie octroyée par Alexandre le Grand à son passage à Jérusalem.
Lorsque Yaddous mourut (à une époque voisine de la mort du conquérant macédonien), il eut pour successeur son frère Onias, sous le pontificat duguel, et presque aussitôt après sa consécration, Ptolemée Soter, fils de Lagus, s'empara de la Judée, pénétra frauduleusement dans Jérusalem, et transporta en Egypte un très-grand nombre de Juifs. Ce prince régna pendant près de quarante ans, et Jérusalem ne cessa d'éire sous son autorité. ÂprèsSoter, PtoléméePhiladelphe occupa le tr6ne d'Egypte pendant trente-neuf ans, et ce fut lui qui fit venir de Jérusalem soixante et dix docteurs capables de lui donner en grec la version des Livres saints. Cette version des ' Septante fut faite en Tannée 284 avant l'ère chrétienne, et à cette époque le grand prêtre se nommait Eléazar. 11 était frère et successeur de Simon le Juste, fils d'Onias, frère de Yaddous.
Antiochus ni,dit le Grand était monté en 223 sur le trône de Syrie. Il fit activement la guerre, pendant de longues années, à Ptolémée Philopator, et alors Jérusalem, ainsi placée entre l'enclume et le marteau, suivit la fortune de la Judée, qui fut conquise par le roi de Syrie, et enlevée au roi d'Egypte vaincu. Philopator étant mort en 204, son fils PtoléméeEpiphane recommença la guerre, et l'armée égyptienne, sous les ordres de Scopas, parvint a reprendre la Judée et h pousser une pointe jusqu'aux sources du Jourdain. Là Scopas rencontra l'armée d'Antiochus, qui lui fit subir une effroyable défaite. A cette nouvelle, les Juifs se soumirent d'eux-mêmes au roi de Syrie,et ils l'aidèrent à faire le siège de la citadelle de Jérusalem, dans laquelle une garnison égyptienne s'était enfermée. Antioi chus, pour reconnaître les bons services des ' Juife, s'empressa de leur accorder quelques immunités, mais rien de plus.
Presque aussitôt les deux rois firent la paix; Ptolémée Epiphane épousa Cléopâtre, fille d'Antiochus, et cette princesse lui apporta en dot la Cœlésyrie, la Samarie, la Judée et la Phénicie. Jérusalem changea donc encore de maître, ou plutôt elle eut deux maîtres, puis-
Sie le tribut était partagé entre les deux roi^ liés.
Revenons à l'ordre de succession des grands
|>rètres. Eléazar avait eu pour successeur dans e pontificat son neveu Onias, fils de Simon
le Juste. Celui-ci, qui était d'humeur avare et sordide, ayant refitôé de payer le tribut annuel à l'Egypte, Ptolémée Evergète, frère de Philopator, le menaça de morceler la Judée et d'y envoyer une colonie militaire. Le grand prêtre Onias était disposé à ne pas tenir compte de ces menaces, lorsque Josèphe, ûls de Tobie et neveu du pontife, alla trouver le roi d'Egypte et obtint de lui la mission de faire rentrer légalement les tributs. Pendant vingt* deux années consécutives, ce Josèphe fut le
Î percepteur des impôts dus è l'Egypte par la udée, la Syrie, la Phénicie et Ta Samarie. Onias en mourant laissa le pontificat à son Gis Simon, qui eut à son tour pour successeur son fils Onias.
A Antiochus III, le Grand, succéda son fils Séleucus IV Philopator, que son frère Antiochus lY Epiphane remplaça sur le trône. De son côté, Ptolémée Epipnane, en mourant, en 181, laissa deux jeunes fils, Ptoiémée Philométor et Ptolémée Physcon ou Evergète H. Pendant toute cette période il n'y avait pas eu un seul jour de liberté pour les Juifs ni
Êour Jérusalem; et à la mort de Ptolémée piphane, Antiochus Epiphane devint en peu de temps l'unique arbitre de la Judée.
Le grand prêtre Onias, fils de Simoû, étant mort, son irère Josué lui succéda, et nous avons vu plus haut qu'il ne tarda pas à attirer sur lui la colère du roi , qui le aépouilla du souverain pontificat, pour le donner à son frère Onias, surnommé Ménélas. Le nouveau
{H>nt)fe ayant eu de violents démêlés avec son rère Josué (Jason), la population de Jérusalem se partagea entre les deux frères; des troubles eurent lieu, et Ménélas et ses adhérents se virent obligés d'aller chercher un refuge auprès d'Antiochus. Ils déobrèrent an roi que leur volonté était de renoncer aux mœurs judaïoues et de vivre dorénavant à la grecque ; ils le supplièrent donc de leur permettre d'élever à Jérusalem un ^mnase,<]aDs lequel les jeunes gens recevraient une édu* cation grecque ; ayant obtenu cette autorisation, ik se décidèrent même à abolir la pratique de la circoncision. Ce fut à cette même époque qu'Antiochus Epiphane chercha à enlever l'Egypte aux deux jeunes fils de Ptolémée Epiphane. Déjà il avait envahi leur royaume presque entier, lorsque les Romains lui enjoignirent de se retirer, et de se bien garder de renouveler une pareille tentative. Antiochus n'attendit pas une seconde iIgon^ tion de cette nature, et se hâta d'évacuer l'Egypte ; mais en en sortant il fondit sur k Juaee, entra sans coup férir dans Jérusalem, la brûla en partie, massacra ou bannit les habitants, et pilla les trésors du temple ; puis il s'en retourna à Antioche. Cet événement eut lieu l'an 143 de l'ère des Séleucides» c*est-kdire l'an 170 avant Jésus^Christ.
Deux ans après, le 25 du mois judaûique de khasleu (apellœus des Macédoniens) de l'an 145 des Séleucides (168 avant J.-C.), Antiochus ramena son armée à Jérusalem, rés(du de consommer la ruine de cette malheureuse ville. La population fut en partie massacrée, en partie condamnée à l'esclavage; le texopio