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n'afoil osé rêver. Le sénal« k rinstigaiion du llarc*A)Vtofiie, iè nomma lui-même roi de Judée. Àprî» avoir reçu au Capitote Tinvestiture solennelle^ il se h&la de repartir, et, trois mois après avoir (jfUitté ftjfrtivemeût Térwalem, il reparaissait en Judée.
Antigone était peu disposé à céder à Hérode une couronne qu*il avait eu tant de
riioe à conquérir; aussi la lui disputa-t-il outrance pendant deux années. En 38 av. I.»G., Hércide commença le siège de Jérusalem, avec une puissante armée, dans la- Selle étaient entrées les troupes romaines nt SmiuSt gouverneur de Juqée^ avait pu di8po8er> suivant l'ordre des triumvirs. La place tint un peu phis de six mois, et fol en«tevée de vive force Tau 37 av. J.-C.Antigone, n*mnt plus d*espoi^ vint se jeter aux pieds deSodus pour lui demander grâce. Il fut diargé de chaînes et envo^ré à Marc- Antoine qui se trouvait alors à Antioche. Le triumvir voulait lui laisser provisoirement la vie, poui* paraître à son triomphe; mais Hérode insista vivement, et paya même pour ou'on pressât le procès du malheureux roi. Il ftit condamné à mort, et exécuté comme un criminel obscur ; il Alt battu de verses et décapité vers la fin de Tan 37 av. j .-C. Il avait régné environ trois ans et trois mois.
Avec Antigone Unit la dynastie des Asmonéens, qui avait duré cent vingt-six ans, à partir Je Tannée 163 av. J. «C., année dan^ laquelle Aniiochus Eupator, en contractant la paix avec les Juifs, conféra à Judas Maehabée le titre -de prince de Judée.
• Il est clair qu'il peut exister des monnaie^ de tous les princes dont ie viens d*esauisser
avidement l'histoire. Nous allons étudier les qui jusqu'ici ont été retrouvées^et nous coasiaterons tout d'abord que c'est à tort que Ton a prétendu ne foire remonter que jusqu'à Simon, frère de Judas, l'exercice du droit monétaire, en admettant que Simon n'avait pu jouir de ce droit qu'à partir de la concession qui lui en fut faite par le roi de Svrie. L'histoire du moyen flçe fourmille d exemples de concessions pareilles, qui ne ftirent le plus souvent que la sanction d'une usurpation préalable^ Nous pouvons l'affirmer atyourd'hui, sans conserver aucune espèce de doute, la concession du droit monétaire offerte par Antiochus Stdétès à Simon, frère de Judas Machabée, ne fût qu'une sorte de reconnaissance tardive d'un fait qu'il n^ avait plus moyen de considérer comme non avenu. M. Lenormant avait trop bien l'expérience de l'histoire pour se méprendre sur la valeur réelle de l'acte d'Antiochus Sidétès, el je suis heureux de copier ses propres paroles, qui donnent tant de certitude a la thèse que je soutiens aiqourd'hui : « La concession du privilège monétaire par Antiochus VII doit-elle être considérée comme le point de départ de la fabrication des monnaies chex les Jui&î Antiochus ne faisait sans doute, dans cette circonstance, que donner une confirmation oflicielle à une usurpation déjà consommée, » etc. (Rfr. niim., 1845, p. 178.)
Ceci posé» passons à la description des monnaies que nous ont laissées les princes Asmonéens.
Judas MACHABéE,167 k 161 av.J.-C.— Voici les dafles importantes de la vie politique de Judas :
Pariflcaiion du temple. i65
Elévation de Jadas aa sou^'eraia pontilicat. 164
Toute monnaie de Judas Machabée sur la-» quelle ce prince portera lelitre de Cohen ou de
frand prêtre, ne peut avoir été frappée que do 64 à 161 av. J.-c. ; l'absence du titre de Cohtn ferait nécessairement reporter la monnaie sur laquelle cette absence serait signalée^ aex années comprises dans l'intervalle de 167 à 164. Peut-être faudrait^l la classer à Tannée même de la purification du temple, événement dont elle eut été en quelque sorte destinée à consacrer le souvenir.
Première période^ 167 d 164^
)o. ne connais aucune monnaie de Judas frappée avant son élévation au souverain pontificat.
Deuxième période-^ 164 à lISl.