‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 111 sur 181 · MO · texte numérisé non relu

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putné, qui avait voulu lui disputer la royauté; et quant au troisième, nommé Absalom, qui n'aspirait qu*à vivre loin des grandeurs, il le traita toiyours avec bienveillance, sinon avec atl'ection.

Alexandre alla faire d'abord le siège de Ptolémaïs, et s'attira ainsi l'inimitié de Ptolémée Lathvre, qui, dès l'année suivante ( 104 âv. J. C. ), ut entrer en Palestine deux armées : la première, destinée à assiéger Itolémaïs, et la seconde, qu'il commandait en personne, h attaquer et renverser Alexandre, une grande bataille fut livrée dans la vallée du Jourdain, et, de l'armée d'Alexandre, trente mille hommes restèrent sur le carreau. Ce prince était perdu, si Cléopâtre, reine d'Egypte, pour empêcher Ptolémée Lathyre de rentrer dans ee pays, n'eût envoyé (en 103) au secours du roi des Juifs une armée commandée par Chelcias et Ananias, ^ui tous les deux appartenaient à la nation juive. En même temps une flotte amenait des troupes de débar^ement sur la côte de Phénicie. A leur arrivée, Ptolémée Lathyre leva le siése de Ptolémaïs, et se retira en Cœlésyrie. Chelcias l'y poursuivit ; mais il périt pendant l'expédition, ce qui permit à Latnyre ae fondre sur l'Egypte, qu'il croyait dégarnie de troupes ; il fut trompé dans ses prévisions, forcé de battre en retraite et de se réfugier à Gaza, où il prit ses quartiers d'hiver ( 102 av. J.-C).

Pendant que Cléopâtre résidait à Ptolémaïs, Alexandre Jannéas vint l'y trouver, et lui otTrit de riches présents, en lui demandant de resserrer encore l'alliance que leur haine commune pour Ptolémée Lathyre rendait naturelle et néct^ssairc. Quelques perGdes conseillers poussaient la reine d'Egypte à saisir cette occasion de s'emparer elle-même <ie la Judée et de tous les Etats d'Alexandre ; elle fut sur le point de céder à ces instigations, mais son général Ananias réussit à la détourner de cette perfidie. Le traité avec Alexandre fut donc renouvelé.

L'année suivante ( 101 av. J.-C. ) Alexandre, qui avait mis sur pied une armée respectable, passa le Jourdain et vint attaquer Gadara, dont il ne s'empara qu'après dix mois de siège Plusieurs places fortes transjordaoe3 tombèrent en son pouvoir ; mais, surpris à l'improviste par l'ennemi, dont il n'avait pas suffisamment éclairé les mouvements, il fut battu et perdit dix mille hommes, avec tous ses bagages, butin compris. Alexandre rentra à Jérusalem, accable de honte et de chagrin.

En lOOavant J.-C. , Lathyre étant retourné en Chypre, Alexandre crut le moment opportun

f^our prendre sa revanche, et il marcha contre e pays de Gaza. Raphia et AnthMon tombèrent d'atmrd entre ses mains, en 98, puis, l'année suivante, 97, il entreprit le siège de CwBJL elle-même. Apollodore commandait dans la place, et pendant un an entier il repoussa toutes les attaques* Mais, ce brave général ayant été assassiné par son propre

frère, nommé Lysimaque, la nlle fatbèei obligée de se rendre. Après avoir eipp foi que la vie des habitants serait respect une fois introduit dans la place, fl ortai massacre et le pillage. La popuUboa ei pérée se défendit avec rage, silwaa

{>érit autant de Juifs que de Svriens. Ta ois la ville ne présenta bientôt phisni ruines, et Alexandre rerint à Jénisakft Dans l'année 95, à la ftte des Tabttw pendant qu'il offrait, en qu^fîl^ J^J prêtre, le sacrifice solennel a imm da locaustes. les assistants rinsullèreU a jetèrent des citrons fc la tête, ea le M d'esclave, par allusion à Finjure n'ai des Pharisiens, Eléazar, avait Oiè lia à Hyrcan, en lui reprcichant d être léA mère qui avait été esclave. Depotivl Pharisiens, qui étaient, à vrai dire, ki« tables maîtres de la nation iuiTc, nartfi à peu infiltré dans Tesprit du peupleblH de la postérité d'Hyrcan. Alexaaèe.»

péré, fondit lui-même fc la tête deapÉ sur les insolents gui l'avaient outqpitt mille personnes lurent égorgées mm journée. Peu rassuré dès lors suriyp sécurité, Alexandre fit venir deCUicàaa^ de six mille mercenaires, dont i tia garde qui l'accompagnait partout

En 94, Alexandre rentra en caapipff aussi peu de succès <^e dans les ei^ia précédentes; il perdit encore mtm partie de son armée, et se réfcpii teusement à Jérusalem. Ce Douveni^ exaspéra tellement la nation juive, ^é\ révolta ouvertement, et de là u^i guerre civile qui dura six aoiiai tières, de 92 à 86 av. J.-C., goent éh quelle Alexandre finit par triompher à) surrection. Une fois raffermi sur sait ce prince se livra avec rage à la va^ ainsi en un jour il fit crucifier hÉ0 révoltés, aux yeux desquek oa 110 leurs femmes et leurs enfants, peaÉa|i pouvaient encore les voir périr di I** f instrument de leur propre sow**-.

Quand la guerre civile eut été aîBâêa dans le sang, Alexandre rtcùummft expéditions contre ses ennemis ciïii*!

réussit enfin à remporter quekpes ha succès ; puis, ^êce aux excèsqoihiM habituels, il prit une fièvre qui leanjp dant trois années et finit par ielKi qu'il eut régné vingt-sept ans. Il nsi^ avant J.-C. , laissant deux fils, ItfV Aristobule ; mais il ordonna qiN v ■{ Alexandra ^uvernerait le luj— i qu'elle vivrait, et qu'elle cbcÂsirat '^' celui de ses deux fils qu'elle pour successeur.

Alkxandra , 78 à 69 av. J.-C dre (Jannéas avait en mouraai la reine de se soumettre, et dt h tout prix la haine des Phuiâe-. race. Aexandra se hftta de lefiM* réussit si bien, que les mêmes

MNUA IONASHS ci IANNEAX, qui ont le roeme d« même ? Cest fort possil»le, et MiAbre ik IdUrs, cl qui comaeuceii! et liiiisteai U fo: tue Jiuiiéâi ae paraît |ms

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DES ANTIQUITES BlRLIUtTS.

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pendant toute la rie du roi défunt, Tavaient poursuivi d'une haine implacab]c,honorèrent aussitôt sa mémoire de toutes les preuves possibles de vénération. Le peuple, c(ui ne voyait rien que par les yeui des Pliarisiens, se laissa focilemeut persuader que le prince

au*il exécrait naguère avait été le bienfaiteur é la nation, et il lui décerna les funérailles les plus pompeuses qui eussent jamais été faites à un souverain des Juifs.

Dès qu*Alexandra se vit bien assurée sur son trône, elle fit recevoir souverain pontife Hjrcan, son fils aîné, qui avait alors trentetrois ans à peu près. Elle s*était engagée à laisser toute l'administration des affaires de TEtataux Pharisiens, et elle tint parole. Ceuxci en profitèrent pour persécuter à outrance tous ceux qui s'étaient montrés leurs ennemis, et pour se foire accorder les privilèges les plus larges possibles ; ils finirent cependant par exciter le ressentiment de tous les anciens partisans du roi Alexandre, à la tête desquels Sfe mit le plus jeune fils de la reine, Anstobule. Ils vinrent demander justice à Alcxandra« et lui déclarèrent que, s'ils ne l'obtenaient

Es, ils s'éloigneraient pour toujours de la dée. Ils consentirent néanmoins a se laisser disperser dans les places fortes du pays.

En 70, la reine Alexandra étant tombée Ir^-gravement malade, son fils Aristobule, Qui depuis longtemps nourrissait le proiet de s emparer de la couronne, s'esquiva de Jérusafem, et courut dans toutes les villes où s'étaient retirés les amis de son père ; ces villes se rendirent à lui, et il se vit ainsi, en moins de quinze jours, maître de la plus grande partie du pays ; les'Pharisiens épou- ▼antés vinrent dénoncer à la reine ce qui se

Cllssail; celle-ci se contenta de désigner jrcan pour son héritier, en déclarant S|U'elle n'avait plus la force de se mêler d*afaires aussi sérieuses, et elle expira. Elle avait régné pendant neuf années.

Htrcan, 96 à 66 av. J.-C. — Hyrcan prit aussitôt possession du trône, que les Pharisiens s'efforcèrent vainement de lui conserver. Ils s'étaient emparés de la femme et du enfonts d'Aristobule, espérant s'en faire des otages contre les entreprises de ce prince ; mais, voyant que ces précautions n étaient |>fls suffisantes, ils levèrent une armée qui se rencontra' avec celle d'Aristobule, dans la plaine de Jéricho. La plupart des soldats tle Hvrcan l'abandonnèrent, et ce prince ftil obligé d'aller se réfugier dans la citadelle de Bans, qui depuis rappela la tour Anfonia. Ses partisans se renfermèrent dans le temple.

Hyrcandétestait les embarras des grandeurs ; il consentit donc assez volontiers à traiter avec son frère, et à lui céder la couronne et le souverain pontificat, à la condition qu'il lui serait permis de jouir de ses biens, dans la vie privée, et sous la protection de son frère. Cet accommodement eut lieu en 66, et avec la rovauté de Ilyrcan finit la suprématie des Phansiens.

AaiSTOBUT^E, 66 h 49 av. J.-C. — A peine ee prince s'étail-il mis en-possession du trône,

DiCTioNN. DES Antiquités BinLiQUEs.

que riduméen Antipater, père dllérode, commença par ses intrigues a jeter le trouble dans les atraircs de l'Etat. Antipater, élevé à la cour d' Alexandre Jannéas et d'Alexandra, avait réussi à se faire un ami de Hyrcan, comptant bien arriver aux grandeurs, grAo à la faveur de ce prince. La déposition do celui-ci venait de renverser toutes les espérances d'Antipater ; et comme il n'était pas homme à v renoncer sans lutte, il n'eut plus qu'une idée, celle de faire remonter Hyrcan sur le trône. Ce faible prince, excité par Antiriater, demanda d'abord les secours d'A* rctas, roi des Arabes, et, un peu plus tard, réclama l'inlen^ention de i'ompée, qui, au retour de son expédition contre Mithridate, était venu en Syrie. Hyrcan et Aristobule furent mandés a Damas, devant Pompée, pour faire valoir leurs prétentions. Apres les avoir entendus, Pompée, de peur qu'Aris* tobule n'entravât Texpédition qu'il allait entreprendre contre le roi Arétas, remit au retour de cette expédition h prononcer sa décision suprême. Alors Aristobule, ne pouvant se faire d'illusions sur sa future condamnation, se hâta de regagner la Judée, d'armer ses sujets, et de sb préparer à la défense.

Peu de temps après. Pompée s'emparait de Pélra, capitale d'Arélas, oui était lui-même fait prisonnier. Lorsqu'il se fut soumis aux conditions que lui im posaient les Ilomai ns , Arétas fut mis en liberté, et Pompée revint h Damas. Là, il apprit la conduite d'Aristo* bule, et ilmarcha immédiatement sur la Judée (63 av* J. -C). Aristobule était enfermé dans la place d'Alexandreion, qu'avait bâtie son père.Pompée vint camper devant cette place, et eut avec le roi des Juifs plusieurs entrevues dans la dernière desquelles le général romain l'obligea de signer l'ordre à tous les gouverneurs des places fortes de la Judée, de remettre ces places aux Womains. Après avoir subi cet atfront, Aristobule s'enfuit h Jérusalem, et Pompée lesuivltde près, il vint d'abord à Jéricho, et marcha de là sur la capitale. Le roi des Juifs fit alors une dernière tentative pour apaiser Pompée, et alla le trouver pour lui promettre une soumission entière, et lui offrir une forte somme d'argent afin de l'indemniser des frais de la guerre. Pompée accepta ces conditions, et, gardant Aristobule auprès de lui, envoya immédiatement à Jérusalem un fort détachement commandé par Gabinius, qui devait recevoir la somme convenue. Maisen arrivant à Jérusalem, le lieutenant de Pompée trouva les portes fermées, et, du haut des murailles, on lui cria que le peuple n'avait nulle envie de ratifier le traité accepté par le roi. Aussitôt Pompée fit arrêter et jeter dans les fers ce prince qu'il avait eu la prudence de garder en otage, et il marcha avec toutes ses forces sur Jérusalem.

La division se mit immédiatement dans la place. Les partisans d'Aristobule, furieux de ce que les Romains avaient fait leur roi prisonnier, voulaient se défendre k outrance. Les partisans de Hyrcan voulaient, au cpn^

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traire, qu'on introduisit Pompée et son armée dans la ville. Les premiers se retirèrent dans le temple, coupèrent le pont qui reliait le plateau du mont Moriah à celui du mont Sion, par-dessus leTiropœon, et se préparèrent à soutenir un siège. Les autres ouvrirent immédiatement les portes de la ville, qu'ils livrèrent aux Romains. Le tem{)le tint trois mois entiers, et l'observation stricte du sabbat fut cause de la perte de ses défenseurs. Pompée, s'étant aperçu promptement que les jours de sabbat on ne gênait en rien les travaux de ses troupes, en proGta avec adressa, une brèche fut pratiquée, et le temple fut enlevé de vive force. Plus de douze mille

Personnes y furent passées au fil de Tépée. es prêtres, occupés aux cérémonies du culte, ne se dérangèrent pas un instant de leur devoir, et leur sang se mêla avec celui des victimes.

Pompée pénétra avec ses officiers jusque dans le Saint des saints, et cette profanation fut ce oui envenima le plus la haine des Juifs contre les Romains. Les trésors qui étaient enfermés dans le temple étaient immenses ; mais rien n*en fut distrait.- Après la prise du temple. Pompée fit démanteler la ville, se décida à emmener à Rome, comme prisonniers, Aristobule, ses deux fils, Alexandre et Antigone, et ses deux filles; puis il remit Hyrcan sur le trône. Plusieurs villes de la Judée en furent détachées pour être remises au gouvernement de Syrie. Hyrcanfut astreint ^ payer un tribut annuel aux Romains, et Antipater llduméen fut chargé de l'intendance générale du pays des Juifs. Ceci se passait en 63 av. J.-C.

En 57 av. J. -C, Alexandre, Tun des fils d'Aristobule, réussit à s'évader, et rentra en Judée, où tous les mécontents se joignirent immédiatement à lui. Hyrcan, trop faible pour oser résister, aima mieux se réfugier auprès des Romains et réclamer leur intervention armée. Gabinius qui avait été nommé gouverneur de Syrie, se fit précéder par Marc-Antoine, marcha en personne contre Alexandre, le battit, et se rendit ensuite à Jérusalem, où il ne laissa plus à Hyrcan que le souverain pontificat. Alexandre, par une soumission entière, trouva grâce devant le général romain qui changea la forme du gouvernement de la Judée. Il partagea cette province en cing conventions juridiaues»

dont les sièges étaient à Jérusalem, à Gaaara, 2i Amathus, h Jéricho ti à Sepphoris. Le gouvernement monarchiaue se trouvant ainsi aboli, fut remplacé par la forme aristocratique; mais ce changement radical fut de courte durée.

Trois ans après (54 av. J. - C), Crassus, marchant contre les Parthes, vint à Jérusalem, et Dilla le trésor du temple, auquel il enleva 10,000 talents. Lorsque le moment Alt venu où César et Pompée se disputèrent fetfrpire du monde, César rendit la liberté àAmIebule, et le renvoya en Judée sous res^Tte de deux légions^ avec mission de lesmnlissrer à combattre les desseins de Pompée. Ëehii-ci prévint ce danger en faisant

empoisonner Aristobule pendant le voyage (49 av. J. -C. ). Alexandre, à la nouvelle de ce retour de fortune, s'était hâté de lever des troupes pour aller rejoindre son père; Pompée envoya au gouverneur de Syrie Tordre de se saisir du jeune prince, qui fut envoyé à Antioche, Jugé et décapité.

ÎÎYRCAN, 47 à 40av. J.-C. —En 47, César vint en Syrie, et Antigone, qui avait quitté Rome avec Aristobule son père, crut le moment opportun pour réclamer la couroDoe; mais César, que Hvrcan et Antipater avaient aidé dans son expédition d'Egypte, n'eutgarde de trahir les intérêts de ses alliés. H renverst donc la forme de gouvernement aristocraU* que instituée par Gabinius, confirma h Qyr* can le souveram pontificat de Jérusalem et la principauté de Judée, transmissibles à sa descendance à perpétuité, et investit Antipater de la charge de procurateur de la Judée sous la suprématie de Hyrcan. Antipater avait deux fils, Phasaël et Uérode ; il fit donner au premier le gouvernement de Jérusalenip et au second celui de la Galilée. En 4(pCé* sar permit à Hyrcan de reconstruire l'enceinte militaire de Jérusalem, qui avait été démantelée par Pompée. A la mort de César, la guerre civile déchira la république romaine^ et eut de terribles retentissements dans les provinces. En 40 av. J.-C, Pacorus, roi des Parthes, entra en Syrie à la tête d'une puissante armée, dont une partie fut envoyée en Judée pour rétablir sur le trône Antigone, fils d'Aristobule. Hyrcan et Phasaël, ayant eu l'imprudence d'accepter une conférence avec l'ennemi, furent arrêtés et chargés de fers. Jérusalem fut envahie, etHérode eut à peine le temps de s'esquiver, au moment même où les Parthes entraient dans la place, qu'ils mirent au pillage.

Antigone, 40 à 37 av. J.-C. — Hj^rcan et Phasaël ayant été remis entreles mainsd* Antigone, le premier eut la vie sauve ; mais on lui coupa les oreilles, afin que cette mutilation le rendit à jamais incapable d'exercer le souverain pontificat : il fUt ensuite envoyé aux Parthes, qui l'emmenèrent à Séleucie ao Babylonie, où il resta en prison jusqu'à l'avénement dePhraate,qui midonna la liberté* Les Juifs fixés dans le pays, à partir de ce moment, le considérèrent comme leur roi et leur pontife, et ils lui fournirent les moyens de soutenir dignement son ranç. Quant i Phasaël, qui ne pouvait douter du sort qui lui était niservéy il aima mieux se briser la tête contre la muraille, que d'attendre son supplice. Hérode, après s'être sauvé de Jérusalem, s'était réfugié à Rome, où il parvint à se concilier l'affection de MÎarc-Antoine, l'un des membres du triumvirat. Il deman^ dait la couronne de Judée pour Aristobule, frère de Mariamne, à laquelle il était fiancé; cet Aristobule, fils d'Alexandra, fille d'Hvrcan, et d'Alexandre, fils d'Aristobule, frère d'Hyrcan, réunissait ainsi en sa personne tous les droits à la couronne, et Hérode, s'il réus* sissait à la lui faire donner, comptait gouverner la Judée, comme Tavait fait son père Antipater. Il obtint plus que son ambition.

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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