‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 116 sur 181 · Dans une couronne d'olivier · texte numérisé non relu

Dans une couronne d'olivier

leboiib%»

nna le Cohen suprême et.*»

H. Une pomme de grenade entre denx eofiMl d'abondance.

Ma collection ; pièce trouvée à lét%m* lem.— Le cabinet impéri(d possèdis ceUe monnaie.

Deux autres exemplaires de la même pcoe venance ne portent plus que les fragmeols de légendes suivants, sans qu'il y ail trace de lettres au«dessous :

4« iVra «• hixtfû

\-ran ^am

le possède en outre trois pièces barbares d^ ceUe classe, provenant également de Jérusalem et dont il me serait impossible debire la description: j'aime donc mieux renvoyer à

papavero clie s*erge di mezzo ad esse ; nelT arr| alcune lettere saniaritane. i

Je n'insisterai pas sur ces descriptions el ces ko* tures. Cavedoni n'ayant pas les monnaies soes les yeux, a copié Bayer sans corriger les intdvertancei ae celui-ci.

DES ANTIQUITES BIBLiUL ES.

MON

îs. De ces trois pièces, Tune porte i d'épi entre les deux cornes d'aau heu d'une pomme de grenade.

1 10, pi. XX, 2.)

à la description d'une trës-cuinaie bilingue qui a été publiée ocke, et reproduite avec un non- )laire, tiré du cabinet de l'Infant par Ferez Bayer (p. 190, fig. 4 et :iste un exemplaire au Cabinet du possède moi-même un quatrième, *OQYé à Jérusalem . — Voici la 1 de cette rare monnaie :

oe couronne d^olivier :

rp

lehouha-

nna le Co(heii).

de la lëgenue est un A entre deux

mme de greuade entre deux cornes d'à-

ction. — L'exemplaire du Cabinet Drte la légende très-lisible :

non irun

vpomS

onrr

ilerojr avait lue de la manière suique le constate l'étiquette écrite de kouckananh grandpritre, à ladé- » Jthauda et Israè'l.

rsion ne me parait pas admissible, ise doit se couper aipsi :

Tçm nom Vtii p&i psvr

9nne littéralement : lehouhanna le "e et Vami de$ Juifs.

s est entièrement frotté et usé.

>eut-étre l'origine de cette mon- ; trouvons deux explications poségendes qu'elle offre : ou bien c'est droite oui subsista dès l'année LIS probablement 134) entre lean Antiochus Sidétès, et jusqu'à la monarque, qui a fait adopter cette (ende; et dans ce cas, la lettre litiale du nom d' Antiochus: ou bien ice faite par Jean Hyrcanen 126, idre Zébina, qu» a motivé la prénitiale A du nom jde ce prince, sur monnaies de cuivre frappées à Jen'ose me prononcer pour l'une pluitre d(i ces deux hypothèses, entre il faut nécessairement choisir.

I est un fait que je vais rapporter, ible venir à l'appui de la seconde.

)ns vu qu'Antiochus Sidétès vint ge de Jérusalem, et qu'il se rendit ;elte ville, qu'il fit démanteler. Je aeguis la preuve que ce prince fit er des monnaies dans la villesaintc, *t5 cette ooiiiion aux numismatistes

sans toutefois prétendre rien affirmer. Jo leur exposerai mes raisons, et ils jugeront. On sait que les petites monnaies de cuivre se dépaysent rarement. Si donc une localité fournit en peu de temps un certain nombre d'exemplaires d'une monnaie de cuivre de très -petite valeur, il y a tout lieu de croire que ces pièces ont été fabriquées dans la localité même. Si à cette première considération on ajoute la constatation d' une analog*e palpable de style, de taille, de type et de bnque entre ces pièces et celles qui appartiennent incontestablement à la localité, ce qui n'était d'abord qu'une hypothèse devient aussitôt une certitude, et Ton peut regarder comme à peu près démontrée l'origine que l'on attribue aux monnaies en question.

Cela posé, voici la description d'une curieuse monnaie de cuivre dont j'ai reçu cinq exemplaires, recueillis séparément h Jérusalem.

I. BAÎIAEÛS ANTIOXOr EYEPrETOr.. L'ancre des Sëleucides. Au-dessus de la paue de Vaucre, la date AOF ou BOP.

H, Fleur de lis k peu prés semblable à celle de la monnaie de Jonathan-Alexandre, avec deux brac* tées ou folioles opposées , au bas de la i\g%

Ma collection. — Le Cabinet impérial possède un exemplaire de cette rare monnaie.

Les deux dates xn? et bhp nous fournissent les années 181 et 189 de l'ère des Séleucides. Or Antiochus Sidétès vint assiéger Jérusalem en 135 (178 des Séleucides). Si donc nos monnaies d'Antiochus Sidétès ont été frappées h Jérusalem, elles n'ont pu l'être c|ue dans les années postérieures à 135, et jusqu'à Tannée 131, dans laquelle Hyrcan suivit Antiochus Sidétès dans son éxpéditioD contre les Parthes. Nos deux monnaies sont

f précisément des années 132 et 131 avant J.-€. I n'y a donc, du côlé des dates, aucune raison de douter de leur attribution à Jérusalem. Si maintenant nous remarquons que les types de ces monnaies sont essentiellement judftïques et identiques, pour ainsi dire, avec ceux de l'une des monnaies bilingues avec le nom de Jonathan et d'Alexandre Jannéas» nous aurons tout droit d'attribuer à Tarçument tiré de la provenance une force pleine et entière. En conséquence, je n'hésite pas à classer les pièces que je viens de décrire à la

suite numismatique de Jérusalem.

U une part, les monnaies hiérosolyinitaincs d'Antiocnus Sidétès ont, pour les types, beaucoup d'analogie avec les pièces de Jonathan-Alexandre; de l'autre, si le roi de Syriu faisait frapper des monnaies grecques à son propre nom à Jérusalem, depuis la prise do cette ville, il est peu probable que Jean II vrcan ait frappé simultanément des espèces hébraïques à son nom, mais portant comme signe aalliance, ou mieux ae vasselage, Tinitiale grecque du nom d'Antiochus ; je préfère donc, tout bien considéré, voir dans cette initiale des pièces bilingues de Jean Hvrcan, celle du nom d'Alexandre Zébina, avec lequel Hvrcan Ot un traité d'alliance.

JUDAS^\l\ISTOBtX£ ET A^TIOO^F, 106 à lOi

MON

UICTlONNAiKË

MON

s\. J.-C. —Voici les dates du règne de ce

prince :

av. J. C.

Aristobule prend le iHre de roi, et partage le souverain pouvoir avec son frère Antigone. 106

Asitigone est mis à mort par Tordre de son frère» I^G

Ai Lâtobuie meurt déchiré de remords. 105

Les monnaies d'Arislobule et de son frère Antigone peuvent-elles exister? Oui, sans doute. Les unes doivent porter les noms des deux frères associés au tr&ne, et les autres, postérieures à l'assassinat d'Antigone, le nom d'Aristobule seul ;.jusqu*ici ces monnaies ont échappé à toutes les recherches. Ai-je réussi h combler cette lacune ? les numismatistes en jugeront.

Voici d'abord la description d'une pièce, malheureusement mal conservée, et qui pourrail bien appartenir à Judas-Aristobuie.

Uans une couroune :

lOTAA,.

BAIIA ?

i{. Une pomme de grenade entre deux cornes d^aboiidana*.

Ma collection; trouvée à Jérusalem.

Le style de cette monnaie diffère notablement du style de celles de Jean Hyrcan ; le burin en est beaucoup plus large et plus gras. A partir de cette monnaie, toutes celles

Sue nous allons rencontrer jusqu'au règne 'Hérode, sauf toutefois celles d'Anligone, sont d'un module beaucoup plus petit, et elles offrent des flans minces et légers, comparativement aux pièces que nous venons d'étudier. Il en est toutefois que je suis tenté de considérer comme les monnaies frappées en commun par Aristobule et Antigone son frère. En voici la description :

Une ancre dans un cercle, autour la légende •ASIAET.. en caractères fermes et bien tracés.

1^. Une étoile dans un grènetis; au dehors du grénctis, des traces de lettres.

Ma collection. — La suivante complète les

légendes :

Même tvpe; autour de l'ancre, BAII....L La tête de cette dernière lettre mampie, elle peut donc être un iola, un gamma, un upsilon, ou un lau.

1^. A rexléiieurdu grènetis, dans lequel est Téroite : lOYd (?) SB....

Un second exemplaire de ma collection porte autour du cercle contenant une ancre, le nom rétrograde ANTL.^ (PI. iv, 3.)

On est bien tenté de reconnaître sur ces pièces les deux noms de Judas et d'Antiçone, et cependant je ne propose cette classification qu'avec une entière réserve.

Je possède quatre exemplaires dé celte monnaie, trouvés à Jérusalem ; tous les quatre, malheureusement, sont d'une mauvaise conservation.

Six autres pièces analogues, de ma collection, sont d*un st^le beaucoup plus mauvais et plus grèl?; aussi les légendes en sont-elles

illisibles.

Faute de savoir à quel prince les classer,

je vais oécrire ici deux très-iolies petites monnaies juives d'un bon style, et qui oe pourront être attribuées avec certitude que lorsqu'un exemplaire complet nous sera parvenu.

Dans un grènetis :

BASI AEYA ?.

en caractères très-lisibles et très-bien formét.

1^. Une ancre dans une couronne d^oHTÎer, ou iiii0 double corne d*abondance.

Ma collection ; trouvées à Jérusalem.

Enfin, une pièce du Cabinet impérial offre la légende .aziae.... autour d'une ancre enfermée dans un cercle, et au revers une lé- §ende illisible, peut-être hébraïque, autour 'une étoile.

Alexandre Jannéas, 105 à 78 av. J.-C. — Voici les dates essentielles du règne de ce prince :

Il prend le titre de roi aussitôt après

la mort de son frère.

Toujours battu par les ennemis des

Juifs, Alexandre voit le peuple se

soulever contre lui, à riosligatlott

des Pharisiens.

La guerre civile dure six ans et ne

Huit qu'en Alexandre meurt de la Gèvre, laissant

la couronne à sa femme.

av. J.-C.

J*ai, en m'occupant de Jonathan, émis Topinion dans laquelle je persiste, qu'Alexandre Jannéas s'appelait en réalité Jonathan, et que ç*est à lui que revenaient toutes les (dices bibliques aux noms d'Alexandre et de Jonathan. D'autres monnaies appartiennem indubitablement à ce prince; elfes sont de très* petit module, et en voici la description ;

. . . SAN. . . AIIAE. . . autour d'une ancre tatou rée d'un cercle.

1^. Une étoile dans un grènetis, en dehors doond se voient des traces d^une légende telleroent oblitérée qu'il nVst pas possible de dira ai eMe était grecque' ou hébraïque. Cabinet impérial.

BASIAEÛI AAESANA.. Autour d*tine ancre avec ou sans anneau.

1^. Ëtoile dans un cercle

Ma collection, cinq exemplaires provenanl de Jérusalem.

ALB31ANDRA, 78 à 69 av. J.-C. — Void le résumé de son règne :

av. J. €.

Elle se soumet entièrement aux Pharisiens, et, aussitôt affermie sur le trône, elle fait recevoir souverain pontife son Ûls Hyrcan. 7^

Elle tombe gravement malade etAris* tobule se révolte. 70

Elle meurt en désignant Hyrcan pour son héritier. (9

Je ne connais qu' une seule monnaie d'Alexandra, et cette monnaie est extrêmement précieuse, en ce qu'elle sert à merveille à dé^ terminer celle d'Alexandre Jannéas, Sn voici la description :

1 , AAESANi BAUAIS, Autour d'une ancre.

^. Une étoile, entre les rayons de lai|MUeo» voit les traces d*iinc légende hébraïque dont «a lanseal est rcconnaii^bablc.

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MON

Ma collection, proYcnaiil de Jérusalem.

On remarquera que les types de cette rare monnaie sont identiques avec ceux des pièces bilingues d'un roi Jonathan, inscrivant sur ses monnaies la légende grecque d'un roi Alexandre. -

Htkcan, 69 à 66 av. J.-C. — Une seule date iniportante est à noter dans le règne de ce pnnce.

av. J. C.

Après avoir élé vainca p^r son frère Ariitobule, il abdique en sa faveur, ei lui cède I la fois la eoaroone ei la souveraine sacrittcature. 66

Aristobulb, 66 à 63 av. J.-C. — Voici les dates importantes de ce règne.

av. J. €.

A peine sur le trône, Aristobule se voit mandé nar Pompée pour répondre aox réclamations de Hyrcan, excilé •par Anfîpaiêrriduméen, pired*Hérode le Grand. G4

Ponpée prend Pétra et fait prisonnier Amas ; puis il marche sur Jérusalem, qu*ll assiège et prend. ArisioiNile el ses deux fils, Alexandre et Anlipaler, sont faits prisonniers et emmenés à Rome. 65

Hyrcan est remis sur le trône. 03

Htrcan rétabli, 63 à 57 av. J.^.

. av. J.C.

V9 prince est réubli par Pompée, avec

. ADtipater pour iuiendant général 4t la Judée. ($3

Jléxan<1re, fils d^ArislobuIe, revient en Iodée et chasse Hyrcan de Jérusalem. 57

■yrcan va implorer le secours de Ga- Haius. qui marche sur la Jodce «ver Marc- Antoine, bat les J-^rfs, cstre à Jérusalem, renverse la nio« sarcbie, et éublit roligarcbie arislocratique. 57

Bjrcan n*est plus que souv. pontife. 57

OuoAKCHiB ABISTOCKATIQUE, 57 à 47 avaut J.-C.

av. J. €.

Fondée par Gabinius en 57, elle est renversée par César, pour faire de nouveau place à la monarchie, en Al

Aristobulb et Alexandeb son fils.

César rend la liberté à Arfstobul<>, et hii confie deux légions pour recon • qaérir son royaume. Pompée le fait empoisonner en roule.

Aleiandre, ayant levé des troupes pour courir se joindre à son père, est fait prisonnier par les Romains et décapité à Antiocbe.

HncAN rétabli, 47 à 40 av. J.^

Géiar n'accneille pas les réclamations d'Antigène, fils d*Arisiobule; il réublit la asonarcbie qu'il rend à Bvrcan « en Instituant Anlipaler llduméeii procurateur de la Judée.

PMoms, roi des Parthes, prend Jéruaalem el rétablit Antigone sur le tr6ne de ses pércs. Hyrcan est fait

av. J. C.

av. J. C.

prisonnier, et Antigone lui fait couper les oreilles, pour le rendre Incapable d*exercer le souverain pontificat.

Je ne connais aucune monnaie qui puisse se classer avec quelque ai)parence de certitude à aucune des six périodes que je viens de déterminer, et qui embrassent un espace de vingt-neuf années, comprises entre la mort d'Alexandre et Tavénement d*Antigone.

Espérons que quelque jour ces monnaie?

pourront être reconnues ; mais cela ne pourra avoir lieu que lorsque les fouilles de Jérusalem nous auront fourni un très-grand nombre de pièces à comparer entre elles. Peut-être ces monnaies se trouvent-elles parmi celles que j*ai classées, en désespoir de cause, à

Judas-Aristobule et Antigone.

Antigone, 40 h 37 av. J.-C. -— Voioi les dates principales du règne de ce prince.

av. J. C*

Il est remis sur le trône par Pacorus, roi des Pari bes. 40

Hérode, fils d^Antipaicr riduméeii.

réfugié à Home, devient Tami de Marc-Antoine, et demande au sénat la couronne pour Aristobule, fils d'Alexandre, fils d'Arisiobnle, fi*ére de Hyrcan, et d'Alexandra, fille de Hyrcan. Marc-Antoine fait donner la couronna à Hérode lui-même.

Trois mois après avoir quitté furtivement Jérusalem , Hérode rentre en Judée. 40

La guerre civile commence entre les pariisans d*Hérode et oeui d' Antigone. Elle dure près de deux ans.

Hérode assiège Jérusalem en 38

Le siège dure un peu plus de six mois, et la place se rend en 57

Antigone se livre au général romain Sosius , qui Tenvoie à Antiocbe auprès de Marc-Antoine. Ct^lui-ci, poussé par Hérode . fait battre de verges et décapiter Antigone, après un règne d'environ trois ans el trois mois. 57

Les monnaies d'Antigone sont extrêmement remarquables par leur style et surtout par leur taille, qui les met complètement en dehors du système monétaire des autres princes Asmohéens. Voyons quelles sont ces monnaies :

i. ûSANTirONOr, autour d*une couronne.

i). Doux cornes (rabondance. Ma collection * mauvaise conservAlion.

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