‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 115 sur 181 · jSOi'iycW. Une fleur de lîliacëe. Le uaai · texte numérisé non relu

jSOi'iycW. Une fleur de lîliacëe. Le uaai

un grèneiis.

i^. AAESANAPOrBASIA... Aviour d*n ma

dans lequel est une ancre.

Ma collection ; trouvée à Jérusalem. -O binet de l'académie royale de Madrid.

Cette charmante monnaie nous offre le la de Jonathan, écrit avec une orthographe jii compliquée, maisparfaitement li^le.Oisi que le type de 1 ancre était un type de ft mille pour les Séleucides ; la préseoceiefl type avec le nom du roi Alexandre seatà rait donc ne pas permettre de doute,etpcit ver qu'il s'agit bien réellement d'AleiM Bala, qui se prétendait de la racedeSéiMca et qui se fit 1 ami de Jonathan, dont le loai trouve au revers, et autour d'une fleurfi constitue un type essentiellement jodâfi Toutefois nous examinerons un peupimia s'il n'est pas plus convenable d'expli|a d'une autre manière l'existence de cea* dailles.

5. AAEaANA ... BAZTAEQ. AaUNir é^wm wm. le tout dans un grèneiis.

H. Une roue entre les rayons an iiqadh lî^

'} Su il j'n S) I» ^ CfîDn yovp) iaih«iiâ

Cabinet impérial, cinq exemplaires.-!

collection, douze exemplaires trouvés i Ji* salcm. Sur un de ces exemplaires, Todi est ainsi formé z. Tous sont de coin ûoê^ blable, et présentent des poids cpii variée A plus du simple au double. Il ne me firf guère possible que de pareilles diflRêraMA poids ne dénotent pas des espèces v< ment distinctes, malgré régalité de V mètre.

Si ces pièces étaient bien classées, i seraient de la plus haute importance, <§■ qu'elles prouveraient oue iooatbao priiii^ tre de roi; mais, hitons-nous dekii^ l'histoire sacrée aussi bien que l'histoiMp fane sont muettes sur ce point. Dmi* hypothèse, il ne serait pas possible derior

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

MOI

série témoignage des monuments numismaliques, ces actes métalliques des archives de l'humanité ; Jonathan aurait donc pris le titre de roi. Ici je dois m'empresser de déclarer, pour rassurç^r tout le monde sur la légitimité de ma lecture, que cette lecture n'e^t pas dé moi ; elle appartient à un savant auquel probablement on ne se permettra i^as de reprocher de la légèreté en cette affaire : car c'est notre illustre Barthélémy, qui a laissé dans les tiroirs du médailler de la Bibliothèque impériale, sous la pièce en Question, une étiquette écrite de sa main, et offrant, pour la légende hébraïque, la transcription que j*ai adoptée plus haut. Ai-je besoin d'cgouter que je me suis assuré que cette fois, comn^o tant d'autres, Barthélémy avait parfaitement luT

Voyons maintenant si nous pouvons trouver quelque indice de cette royauté dans les récits de l'antiquité. Commençons par les Livres sacrés. Nous lisons au i*' lAvre des Ma£habé€$ (cap. x) : 62. Et jussit (Alexan^ der Balas) spohari Jonathan veilibiM suis, et indui purpura^ et ita fecerunt ; et collocavit eum rex $edere tecum. — 64. Etfactum est, ui videfwU jqui interpellabant gloriam ejus, qwK prœdicabatur , et opertum eum purpura, psgeruni omnes. — 6b.Etmagnificavit eum rex, et teripsit eum inter ffrimos amicos, et posuiteum aucem, et participem principatus, — 66. Et revenus est Jonathas tn Jérusalem eum paee et hetitia.

Ceci se passait en l'an 162 des Séleucidcs (151 av. J.-C.) à Ptolémais, où Ptolémée Philométor, roi d'Egypte, s'était rendu pour célébrer le mariage de sa fille Cléopâtre avec Alexandre Bala, roi de Syrie. Alexandre périt çbez les Arabes en 146 av. J.-C.; c'est donc dans l'intervalle de cinq ans, compris entre J 51 et 1:46, que les monnaies bilingues de Jonathan ayec le nom d'Alexandre auraient dû être frappées.

Dans cette hvpothèse, après la mort d'Alexandre Bala, 1 ami et l'allié fidèle de Jonathan, les monnaies bilingues au nom d'Alexandre durent naturellement disparaître.

Démétrius se montra pendant quelque temps l'allié de Jonathan, et lui confirma d'abord tous les avantages que lui avait concédés Alexandre; mais ces bonnes dispositions furent de courte durée, et voici ce que nous lisons dans le /*' Livre des Machabéesixi, 53) : Et mentitus est omnia quœcunque dixit, et obMenavit se a Jonatha, et non retribuit ei eeeundum bénéficia quœ sibi tribuerat , et vexabat eum valde, — Jonathan embrassa alors la cause du jeune Antiochus Dyonisus, que Tryphon opposait à Démétrius; aussi lisons-nous encore [Ibid., 58) : Et misil {Antiochus) illi vasa aurea in ministerium, et dédit ei potestatem bibendi in auro, et esse in purpura et haberefibulam auream. — Quelque ridicules que soient, en apparence, ces grâces accordées par Antiochus, elles constituaient, à cette époque* une sorte de reconnaissance d*un pouvoir quasi-royal. Cela n'empêcha pas que, dans le courant de la même année, Jonathan ne combattit les troupes 4l'Antiochus, et, k partir de ce moment jus-

qu'à sa mort, ordonnée par Tryphon, il ne cessa de lutter contre le roir de Syrie. ï\ est donc bien évident que de 146 à U2, Jonathan ne put plus frapper que des monnaies purement hébraïques.

Jusqu'ici j'ai raisonné dans l'hypothèse que les pièces bilingues de Jonathan et d'Alexandre appartenaient à Jonathan Macbabée. Mais ce fait est-il indubitable T Pour ma part, je crois fermement que non. Remarquons d'abord que la reconnaissance de la suprématie macédonienne, constatée par l'émission des monnaies bilingues dont nous venons de parler, aurait été sans doute assez mal vue des Juifs, au moment même de leur lutte contre les Syriens. D'un autre côté, nous avons des monnaies toutes différentes de Jonathan, monnaies que Jean Hyrcan copia scrupuleusement; et quand Alexandre Jannéas monta sur le trône, quelles monnaies frappa-t-il ? des monnaies identiques de type avec les pièces bilingues. Si donc ces monnaies bilingues sont de Jonathan, elles ont dû être frappées en 142 av. J.-C. Alexandre Jannéas n a commencée régner qu'en 105 av. J.-C; il y aurait donc un mtervalle de trente-sept ans -entre les émissions les plus rapprochées des pièces de Jonathan et d'Alexandre Jannéas T Cela ne me paraît pas possible à admettre, et

)"aime beaucoup mieux croire qu'Alexandre annéas s'appelait pour les Juifs Jonathan, et que c'est à lui que reviennent toutes les monnaies bilingues, comme le prouve d'ailleurs la loi de succession des types

Quoi qu'il en soit, à partir de 142 av. J.-€. Jonathan ne put plus Arapper que des monnaies purement hébraïques, ainsi que je l'ai dit plus haut.

Voyons donc quelles sont les monnaies qui conviendraient à cette dernière période de la vie de Jonathan.

Dans une couronne

M ]ro STonft M (?) . .

lebou-

nailian le Cohen

suprême

rram

leliounalliaii le Cohen suprême et i*an)i lies Juifs.

nn

rv 3n pu

lehou-

than le.Co* natlian le Co-

hen suprême hen suprême

el le libérateur des et Tami

JuifK (?) (des Juifs.)

^.Deux cornes d'abondance et une pomme de grenade.

Ma collection. — Ces monnaies, qui constituent autant d'espèces différentes , ont toutes été trouvées à Jérusalem*

ces

irOiX

DICTlONNAIftl^

MON

J'ai déjà fait remarquer que Torthographe du nom de Jonathap varie sur ses morniaies : ainsi, sur les premières, nous lisons ]ra\ comme sur les monnaies bilingues qui offrent le litre de roi accolé au nom d'un prince juif; sur li^pjèçe bilingue ^u type de la fleur, le nom est écrit |n3W» çojpme sur les dernières pièces que ie viens de décrire.

Simon, 143 à 135 av. J.-C. —Voici les dates essentielles du règne de Simon.

av. J.C.

Dcmétrius Nicator conflrme tous les pnvilégeaaccordé8L à Jonathan, au-

2uet il écrit en lui donnapt le titre e grand prêtre. U3

La ci^ftelle de Jérusalem construite

dans la viHe basse, capitule. M%

AiHiochua Sîdétès, frère de Démé-

irÎQji Nicator , prisonnier chez len

Parihes, accorde k Sin)un, qu*il

appelle grand prêtre eteibnarque

lies. Juifs, le droit de frapper en

Judée n^onnaie à son coiq. lit

Simon est assassiné par son gendre

Ptolémée, 01sd*Abobus. 135

J'ai d^à dit qu^il n'est pas une seule des monnaies juives portant le nom de Simon, que l'on puisse classer avec certitude au règne de Simon, frère de Judas Machabée ; il îiy en pas une seule effectivement, qui puisse s'mtercaler, avec apparence déraison, entre tes monnaies si semblables de Jonathan et de Jean Il^^rcab. Je renvoie donc au moment où je décorai les monnaies indubitables de Si- BQon Barcocébas., l'étude de celles despiècesiuives qui pourraient è la rigueur, être altnouées à Simon l'Asmonéen. uu reste, il ne me paraît pas possible de douter de TexisteQce ae petites monnaies de cuivre offrant, ^vec le uom de Simon, suivi du titre de erand prêtre, le type des deux cornes d'abonaance et de la pomme de grei\ade. Ces monnaies doivent exister, et quelque jour elles surgi- Font du sol de Jérusalem. En attendant, nous pouvons affirmer qu'elles resteront toujours rares, puisqu'il n'en est pas encore parvenu une seule dans les collections numismatiques, du moins à ma connaissance.

Jean Hyrcan, 135 à 106 av. J.-C. — Voici d'abord les dates essentielles di^ pontificat de Jean Hyccap.

Il est proclamé unaniiueiBenl souverain pontife.

Pans la première année de Hyrcan, Antiochus Sidétès vient assiéger Jérusalem et s*en rend maître, tout en laissant la liberté a^x Juifs.

Aniiochus Sidétès est accompagné par Hyrcan dans une campagne contre les Partbes.

|>émélrius Nicator, remis en liberté, reraontQ sur le trône.

Hyrcan resserre'jles liens de IViltiance contractée par les Juifs avec les

(449) Cavedoni, dans sa Numhmalica Biblicu^ %% parle ainsi des monnaies de Jean Hyrcan. <>%4, < Corona entre laquale è scritto Jeocbannaban Accohen Hannasi, ovvero, Jonathan Haccoben Haggadoi ve abr (Jonathan il sacerdote, il magno e.. . j od aitri nomi c tiloii. ^. due cornu copie e c!«po di

ttt

Komains« Démétrius est mis à mort et remplacé

par Alexandre Zebina.

Alexandre Zebina meurt dans une

bataille contre Antioebus Gryput.

Antiochus Grypus et son frère Aih

tiocbusIeCyzicénIen se disputent la

couronne pendant plusieurs années.

Le siège de Samarie est entrepris

par Hyrcan el dure un an.

Hyrcan meurt.

Passons actuellement à la description des monnaies de Jean Hvrcan, dont le nom m été bien lu par Barthélémy et par Bayer.

Pans une couronne d'olivier :

înanTTT

leboubanna le Coben suprême et 1*anM des Jbiiifs.

ronp

Tnanjn

on

... hanna le Cohen suprême el Taml des Juifs.

Via

lebou..una le Co...

suprême...

leboukhar

nna le Coben

suprême (et)

Tami des Jm.-

iHs.

1^. Deux cornes d*abondançe« et entre elles «a fruit allongé ressemblant à, uq, citron.

Les exemplaires oue je possède ont toui été trouvés a Jérusalem.

Le Cabinet impérial possède anussi plutieurs exemplaires de cette monnaie (liS).

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