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foriitier sa capitale , que Pompée émanteler; il reçut cette aulonsatnceinte de Jérusalem fut reconsi avant Jésus-Christ, ns après, Pacorus, fils d^Orodes, Ihes , entrait en vainqueur à Jérulettait Ântigone sur le trône de son isait mutiler Hyrcan. Phasaël, qui i entre les mains des alliés d*Antiint par un suicide la mort qui lui ^ée. Quant è Hérode, il parvint à de Jérusalem , au moment même nsait Yj arrêter, et se réfugia en 3 là il passa en Italie, et vint à Harc«Antoine , l'un des triumvirs , imitié. Hérode demandait au sénat le de Judée pour Aristobule, son -frère; Antoine décida le sénat à ^tte couronne à Hérode lui-même.
;ut au Capitole l'investiture solunmain des consuls. Trois mois après de Jérusalem, il rentrait en roi ys au'il avait quitté en fugitif. Ceci en l'année 40.
i, qui était alors mattre du trône, se le défendre contre le prétendant, secours que les Romains avaient »rèter à celui-ci. La guerre civile le deux années, et fut terminée par Jérusalem et par le supplice d'Anfut décapité. Van 37 av. J.-C.
)endant les opérations du siège, se rendit k Samarie pour y épouser sœur d'Aristobule, pour leouel il né la couronne.
mattre de Jérusalem, Hérode fit is les membres du sanhédrin, ou s anciens, à l'exception de deux L qui avaient conseillé au peuple r, pendant le siège qu'avait soutee. Un an après, Hyrcan, ayant ap- )n exil qu*Uérode régnait en Judée, tisalem, dans l'espérance de recou- ^eraine sacriflcature. Mais Hérode, evant Hyrcan avec bienveillance, . pas moms le pontificat à un prénommé Hananéel, qu'il fit venir de Ce choix étrange déplut au peuple, is encore à Alexanora, beile-mère qui, à défaut de la royauté, con- [>ontificat pour son fils Aristobule.
sœur de ce prince, pressait vivepoux d'accéoer au vœu de tous, et décida à déposer Hananéel, pour i place de celui-ci son beau-rrèrc
•a, non contente de ce qu'elle avait à, intriguait sourdement pour faire m fils la couronne qu'Hérode avait elui-ci en fut instruit, et le malristobule fut, au milieu d'une par- ;ir, à Jéricho, noyé par des amdés rrcan, dernier rejeton de l'illustre lonéenne, donnait encore quelque Hérode; un nouveau crime l'en l'année 30. L'année suivante, Masans raison accusée d'infidélité par ruel qu'elle avait épousé; elle fut damnée à mort, et subit sa sen-
tence. A partir de ce jour, hero<t« ne cessa plus d'être bourrelé de remords dont il ne se délivra jamais; des symptômes d'aliénation se manifestèrent même en lui. Presque aussitôt, une peste terrible vint fondre sur la Judée, Hérode y vit un châtiment du ciel, perdit un instant courage et se retira à Samarie, où il passa quelque temps dans l'inaction. Alexandra, qui avait à venger la mort de ses deux enfants assassinés par Hérode» voulut profiter de ce moment pour ressaisir l'autorité souveraine; mais Hérode, averti de ses desseins, s'empressa de la faire mourir (28 av. J. C).
Il restait encore les enfants d*un honmie nommé Babas, c[ui avaient du sang des Asmonéens dans les veines ; en 26, Hérode les fit égorger. A partir de ce moment, Hérode résolut de s'affranchir des coutumes judaïques, et de vivre à sa cuise, c'est-à-dire avec les mœurs romaines. Il fit construire h Jérusalem un théâtre, et un cirque où il fit célébrer des jeux en .'honneur d'Auguste. Des trophées furent dressés en souvenir des victoires de cet empereur, et toutes ces innovations, coupables aux yeux des observateurs de la loi de Moïse, firent nattre un complot dont les auteurs fu* rent découverts et périrent dans les plus horribles supplices; il est vrai que leur aénonciateur Ait mis en pièces par le peuple.* Hérode jugea prudent de fonder dans son rbyaume des places fortes, où il pût au besoin trouver un refuge ; Samarie fut rebâtie somptueusement, et reçut le nom de Sébastia, en l'honneur d'Auguste ; il en fut de même de la tour de Straton, qui prit, en 24, le nom de Césarée.
L'année suivante la Judée souffrit de la disette, et Hérode, par les soins qu'il prit afin d'adoucir pour son peuple les atteintes de ce fléau, parvint à regagner pour quelque temps l'affection des Juifs.
En 23, Hérode épousa une seconde Mariamne, qui était fille d'un prêtre obscur nommé Simon, et celui-ci fut élevé à la dignité de grand prêtre. Dans la même année, le roi fit construire un palais magnifique, nommé Hérodium, à deux lieues de Jérusalem, et au point où il avait autn*.fois remporté une victoire sur les partisans d'Antigone. Autour de ce palais s'éleva bientôt une véritable ville.
Hérode, en l'année 21, envoya h Rome, pour y recevoir une éducation romaine, ses deux fils Alexandre et Aristobule, qu'il avait eus de Mariamne. Auguste les accueillit avec bienveillance et les garda près de lui, dans son palais. Auguste fit plus encore pour Hérode : il lui accorda le droit de disposer de ses Etats en faveur de l'un ou l'autre de ces deux jeunes princes, à son choix, et il lui concéda, en outre des provinces qu'il possédait déjà, la Trachonitide, l'Auranitide et la Satanée; puis il le nomma procurateur de la Syrie.
Hérode avait un frère nommé Phéroras, auquel Auguste, en l'année 20, conféra le titre de Tétrarque, en lui donnant I& souverai neté d'une province située au delà du Jourdain. Pour témoigner à Auguste l'étendue do sa reconnaissance pour toutes ces grâce», Hérode fit élever un temole è ce prince au-
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BICTIONNAIUE
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près du Panéion, d'où sort le Jourdain. Cet acte honteux de flatterie excita naturellement rindignation des Juifs; mais Bérode, fort de l'appui des Romains, n'en prit aucun souci.
En Tannée 19, Hérode, pour apaiser toutes les haines religieuses qu'il avait soulevées contre lui, annonça au peuple qu'il allait rebâtir le temple de Jérusalem, mais qu'il ne commencerait à démolir l'ancien que lorsque tout serait pr6t pour réédifier promptement le nouveau; celui-ci fut ainsi commencé en Tan 17.
En l'an 16, Hérode se rendit à Rome, où il M parfaitement accueilli par Auguste ; puis il revint en Judée, ramenant avec lui ses deux fils Alexandre et Aristobule,qui se concilièrent bientôt l'affection de la nation. Ces deux princes eurent l'imprudence de parler trop ouvertement de leur volonté de punir Quelque jour les véritables assassins de leur mère, c'est-àdire ceux qui avaient poussé Hérode à la sacrifier : c'étaient Phéroras et Salomé, le frère et la sœur de leur père. Ceux-ci, dès lors, ne négligèrent rien pour perdre Alexandre et Aristobule, qu'ils représentèrent à Hérode comme tout disposés à attenter à sa propre vie. Hérode avait eu un premier fils nommé Antipater, de Dons, qu'il avait répudiée pour épouser Mariamne ; ce prince fut dès lors le favori de son père, et il en profita pour faire peser sur ses irères la haine qu'il leur portait. Agrippa, gendre d'Auguste, allait Quitter la Syrie pour retourner à Rome ; Hérode vint le trouver, et le pria d'emmener avec lui son fils Antipater, afin qu'il pût présenter ses hommages au maître du monde. Antipater réussit à merveille à gagner la bienveillance d'Auguste, tout en continuant d'exciter Hérode contre les deux fils de Mariamne. La chose en vint au point que le roi des Juifs partit pour l'Italie avec ses deux fils, qu'il venait accuser devant Auguste; celui-ci reconnut que tous .les griefs rapportés ne reposaient sur rien, renvoya les aeux jeunes princes absous et les réconcilia avec leur père. A son retour à Jérusalem, Hérode assembla le peuple dans le tem|..e, et désigna son fils Antipater pour son successeur immédiat, Alexandre et Aristobule ne devant être appelés au trône qu'après leur frère aîné.
Peu après, Antipater réusi#t encore à tromper son père et à réveiller ses terreurs. Alexandre fut jeté en prison, et répondit aux faussetés dont on l'accablait par d'autres accusations fausses lancées contre ses calomniateurs. Hérode, toiqours prêt à croire aux complots contre lui, fut transporté de fureur, et fit mettre à mort ses amis les plus fidèles et ses serviteurs les plus dévoués. Archélaiis, roi de Cappadoce, dut intervenir, et il parvint à rétablir momentanément la paix dans celte malheureuse famille. Hérode, réconcilié avec ses Jeux fils, courut à Rome pour instruire Auguste de cet heureux événement. Ce fut à son retour qu'il inaugura le nouveau temple, dont la construction avait demandé neuf ans et demi.
3ieptôl après, Phéroras, Salomé et Antipa-
ter réussirent encore à réveiller les soupçons d'Hérode contre ses deux fils, et ce père dénaturé écrivit à Auguste pour lui demander l'autorisation de les faire juger. Augustey consentit, espérant que l'issue de ce procès sertH favorable. II eut lieu à Béryte, devant Saturninus, préfet de Syrie. Hais Hérode plaidi lui-même contre ses fils avec tant de véhémence, que les deux malheureux priooei furent déclarés coupables et dignes de mort; le tribunal laissait à Hérode le choix du sap*
flice. Alexandre et Aristobule furent enimeoéi Sébaste, et là étranglés dans la prison.
A peine ce meurtre était-il accompli, quVérode se prit de pitié pour les enfantsdes dem fils qu'il venait d'assassiner et s'occupa de lei faire élever avec distinction. Alexandre lais* sait deux fils, Ti^rane et Alexandre ; le premier fut plus tard roi d'Arménie, et 4'on i^piore ee que devint le cadet.
Aristobule avait trois fils et deux filles. L'iiq de ces fils fut particulièrement aimé par Hérode, et régna plus tard sous le nom d'Agpp^ Ëa. Parmi les filles d'Aristobule, on compte iérodias, qui fit demander par sa fille la tttè de saint Jean-Baptiste.
Antipater, depuis la mort de ses frères, devait se croire sûr de monter sur le trône ; nuds le moment de voir ses désirs comblés arrifiU trop lentement à son gré; et ce prince infime, qui n'avait pas reculé devant l'assassinat é^ ses frères, ne devait pa^ plus reculer devant le meurtre de son père. Avec Phéroras, qui de son côté nourrissait en secret la pensée de saisir la couronne, il forma le projet d'empc^ sonner Hérode. Le complot une fois tramé, Phéroras se retira dans sa tétrarchie, où 9 mourut de maladie peu de temps aprte. Mrode, après la mort de son frère, décoùvrith trame oont il avait failli être victime. Antipiter, qui s'était rendu à Rome, revint bieolM en Judée, fut arrêté, jugé comme parridde, condamné et mis à mort. Le terme de la vie d'Hérode était arrivé. Cinq jours après la moct de son fils Antipater, une effroyable maladk d'intestins le jeta dans les souff'rances les plus aiguës. Il mourut à Jéricho, après trente-sepi ans de règne, à Tâge de près de soixante etmx ans, en l'an 4 avant Jésus-Christ.
Hérode fut marié plusieurs fois. Ainsi 3 épousa : 1^ Doris, dont il eut Antipater; t Mariamne, fille d'Alexandre, dont il eut Alexandre et Aristobule; 3* Pallas, dont 3 eut un fils nommé Phasaël; 4* Phédra, dont il eut une fille nommée Roxane; S* Ibriamne, fille de Simon, dont il eut Hérode, surnommé Philippe, qui épousa Hérodias si nièce ; 6'* Malthace, dont il eut Archélaiis, api lui succéda en cpialité d'ethnarque de Judée, et Hérode-Antipas,' tétrarque de GaliléB; 7* Cléopâtre, dont il eut Philippe, tétrarqoe de riturée et de la Trachonitide; 8* enlfl, Elpis, dont il eut une fille nommée Salomé.
HÉRonE^ARcmÎLAus, 4 avant J.-C. à 6 après J.-C. — Avant de mourir, Hérode le Grand avait modifié son testament ainsi qu'il soàX : Antipas, auquel il avait d*abora légué h royauté, était désigné pour être tétrarque de
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DES ANTIQUITES BIDLIQLES.
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ëe et de la Pérée; il laissait à la couronne de Judée; à Philippe la Gaulanitide, la Trachonitide, la i Panéas, avec le titre de tétrar- I, à Salomé, sa sœur, il léguait sot et Phasaélis, avec 500,000 deent. A Auguste il léguait 10 miliniers d'argent, avec une foule de et d*ar^ent et de bijoux pré- In, k Julie, femme d'Au^ste, et autres, 5 millions de deniefs d'aria nouvelle de la mort d'Hérode ndue, Salomé, sœur d'Hérode, et i époui, convoquèrent le peuple de Jéricho, pour lui lire le testa- 3i, et lui faire prêter serment de rchélaûs, qu'Hérode avait désigné iccesseur. Ce prince fut proclamé mte, mais il dut attendre que Tasl*Auguste eût été donné aux derntés de son père. Il déclara donc qu'il s'abstiendrait de prendre le , jusqu'à ce qu'il y eût été autoui de qui seul dépendait la ratificaélévation au trône.
es, Archélaûs partit pour aller Rome rinvestiture qu'il espérait, Antipas partit de son côté pour la empire, afin défaire valoir auprès les aroits qu'il prétendait avoir à e. Les deux com|)étiteurs furent it Auguste ne prononça pas sa déréme le même jour, se réservant * au parti qu'il devait prendre. Il I pas confirmer la dignité royale à auquel il accorda le titre aeth- 'c la souveraineté de la moitié des |ue son père Hérode avait possépromettait pour plus tard le titre s'en montrait diffte. L'autre moiits d'Hérode Ait divisé*) en deux $, qu'il donna k Philippe et à Anîrnier eut les provinces transgor- Galilée. Son frère eut la Batanée, tide, l'Auranitide et une partie de e enlevée à Zénodore. Archélaûs ainsi lldumée, la Judée et la Sac les \illes de Stratonos-Pyrgos le Sébaste» de Joppé et de Jérunt à Gaza, Gadara et Hippos, elles Acbées de ses Etats et réunies à nfin, Auguste donnait k Salomé, *ode, le palais d'Ascalon, en ou- {s que son frère lui avait des-
e qu'Hérode lui avait légué k luiattre de l'empire ne se réserva que ases, auxquels il tenait, moins k ir valeur, que parce qu'ils venaient K)rdo. Tout le reste fut distribué rs d'Hérode.
irehélaûs était-il rentré en Judée, L Alexandre, fils dHérode et de se présenta ; grCce k une ressero- ^nante avec le jeune prince qui il se créa bientôt une nombreuse
clientèle. L'imposteur osa même venir k Rome et se présenter devant Auguste, qui démas-
3ua sa fourberie, et lui fit néanmoins grâce e la vie.
A son arrivée k Jérusalem, l'ethnarque Archélaiis enleva le souverain pontificat k Joazar, fils de Boetbus, et le conféra k Eléazar, frère du çrand prêtre destitué. Il releva le palais de Jéricho, et fit construire un aqueduc, qui vint arroser toute la plaine qu'il avait plantée de dattiers; enfin il fonda Je bourg d'Archélaïs. L'ethnarque ne tarda pas cependant k exciter contre lui l'animadversion de la nation, en épousant Glaphyra, veuve de son frère Alexandre, contre toutes les coutumes judaïques, qui proscrivaient le mariage entre frère et belle-sœur.
Eléazar'ne jouit pas longtemps du souverain pontificat; il fut k son tour destitué et remplacé par Josué, fils de Siè. Dans la dixième année de sa puissance, Archélaiis, qui avait fini par se faire détester, fut dénoncé par les principaux personnages de la nation juive, qui apprirent k Auguste toutes les actions criminelles dont l'ethnarque sétait rendu coupable. Auguste, irrité, le fit mander sur-le-champ k Rome. Archélaiis ne pouvait se soustraire k cet ordre; il vint donc devant son juge, qui, après l'avoir en» tendu, le dépouilla de ses dignités et de ses richesses, et l'exila k Vienne, ville des Gau^ les. Avant la ruine d'Archéla&s, Glaphyra, sa femme, était morte.
A partir de ce moment, les provinces qui avaient été soumises k Archélaiis, Airent réunies k ia Syrie, et Auguste délésua le consulaire Quirinus afin de recenser le domaine impérial de la province de Svrie, et d'y annexer la principauté d'Archélaiis. La Judée fut ainsi réduite en province romaine, vers l'an fi de l'ère chrétienne.
n n'entre pas dans mon plan de publier les monnaies des tétrarcbies et royautés collatérales, puisque ce travail ne concerne que les monnaies ludaîques proprement dites, c'est-k-dire celles qui furent frappées k Jérusalem même.
Nous n'avons donc k nous occuper que des monnaies d'Hérode le Grand et de son fils Arehélaûs.
HAiODB LE Gkind, 40 k 4 av. J.-C.— Voici les dates essentielles du règne de ce prince :
av. J.-C.
Nommé roi des hnh en Taiinée 40« il s'efforce dVracher la couronne k Aniifone, qui somienl «n siéive dans Jérusalem. Hëro<le n'y entre que da»i la iroiaièuie année de son règne* S7
li meurt k Jërielio. 4
On devrait s'attendre k rencontrer de belles et nombreuses monnaies d'un règne qui a duré trente-sept années. 0 n'en est rien cependant, et nous allons reconnaître que la numismatique du roi Hérode est en réalité fort pauvre.