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)rius Gratus n'aura pas cru pouvoir ftdre, pour flatter ses maîtres « que »nner l'émission simultanée de monoffrant le nom de Tibère et celui de sa lulie.
n Bayer, pas. 20t, a donné la flmre atre petites pièces analogues, sur deux elles il parait certain qu'il n'y a pas eu (ende nominale , à en juger du moins netteté des figures. Pour les deux au* NI n*en peut rien dire. Quant à la date ( pièces, Bayer, préoccupé de Tidée d'jr iver des lettres bébràiqiies , n'a pu ni a, ni la représenter fidèlement. Cette M celle de l'an L L.A. H. Ed.Delessert te un exemplaire de cette monnaie.
sons aux monnaies des années suiu
MA en dcns lignes dans une couronne.
DicnoMf . DKi AmnoiTiTis bibucvcs.
i). E^i ; à droite et à gauche la date A.B. (I*in 1, > de rère chréUenne).
Cabinet impérial. L'exemplaire de ma collection provient de Jénisalem. Eckhel décrit cette monnaie, et prend Tépi du revers pour une palme.
Voici la description d*une monnaie vue ir Cavedoni au musée ducal de Parme p. 64) :
KAI-— CAP icriuo in eue iinee intro une iâUfta; U lutto in un eerehio di piecoli glohitii,
^. TIB. Dne eornucopie.'fra le quali L.B. (oniio H); H iuttê entre Un eercHo éi giobettini%
Les pièces de cette année n*, 16* de Tère chrétienne , ont été frappées par Tordre de Valerius Gratus.
lOYAIA» en deox finies dans une eourontie. if. I3n triple lis ; à droite et à gauche la date A.L» (fan UI,I7 de Tère chrétienne).
Ha collection; deux exemplaires provenant de Jérusalem.
Eckhel décrit cette même monnaie, et admet l'existence d'une pièce exactement semblable» mais portant la date L.7 (Tan VI). Je n'oserais affirmer que cette date n'existe pas , bien que je sois tout disposé à le croire ; il est en effet très-facile de confondre un gamma avec Tépisémon , équivalent de notre chiffre 6. L'année 3 correspond à Tan 17 de Tère chrétienne, année dans laquelle Valerius Gratus était procurateur de la Judée depuis deux ans.
J'emprunte encore à Eckhel et à Cavedoni la description de la monnaie suivante, que ;e ne connais lias :
TIBé PIOY KAICAPOC C€ . Slmpulum.
i|. lOYAI A C€ . Lis.
Si cette monnaie a été correctement lue , elle ne porte pas de date , et ne peut être classée d'une manière précise. Mais je soup*
qui
monnaie suivante :
TIB— KAI— CAPt en trois lignes dans une couronne.
i^ PalBO» A droite et à gauche au basdela palme L.A. (Tafe IV). Le nom lOT— AU, écrit aans doute au-dessu8« a disparu.
Ma collection; provenant de Jérusalem.
Cette pièce , tout k fait semblable pour les tvpés k celles que je vais décrire puis loin » des années 5 et 11 , est malheureusement fort mal conservée. Elle est de Tan 18 de Tère chrétienne » et frappée par Tordre de Valerius Gratus ; dans la troisième année de ses fonctions. Cette monnaie est mentionnée par Cavedoni (p. 64).
TIB^KAI— CAP, en trois lignes dans une couronne,
i|. Une palme. A droite et à gauche, dans le champ I0T--A1A et L. € .
Ma collection; quatre exemplaires provenant de Jérusalem.
Cette date , écrite quelquefois L. C. , nous
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fournirait une année 200, incompréhensible pour moi ; mais c'est certainement t . qu'il faut lire , car un exemplaire du Cabinet impérial porte très-clairement un point à l'intérieur du C , exactement comme sur la plupart des pièces décrites rJus loin et qui appartiennent h l'année 5 de Néron ; d'ailleurs un autre exemplaire de ma collection porte irès-clairement L. e. L'année 5 de Tibère correspond à Tan 19 de l'ère chrétienne , quatrième année du gouvernement de Valerius Gratus.
Mêmes types, sauf que la datées! L.1A (Pan XI).
Ma collection * trois exemplaires provenant de Jérusalem.
La date de Tan 11 de Tibère, correspond à l'an 25 de l'ère chrétienne, dixième du gouvernement de Gratus.
Eckhel décrit des monnaies semblables avec les dates L. A— B— lA— U. Je soupçonne que ces monnaies portent en réalité les dates A , € , et lA. comme celles que je viens de décrire.
TIRéPIOY KAICAPOC. L. IÇ. Simpiilum.
^, lOYAÏA KAICAPOC ( sou s-en tendu MHTÏIF). 2 lois épis liés.
Cabinet impérial. — Ma collection, quatre ^exemplaires provenant de Jérusalem.
Je possède une pièce offrant exactement ies mêmes types, sauf que la date est écrite L. Ç. très-lisiblement. — Ma collection.
Cette dernière monnaie est - elle bien ^e ]*an€ de TibèreT Je ne puis le croire; il serait en effet trop étonnant que ce type, adopté dès Tan 6 (20 de Jésus-Christ), eût été substitué au type de Tan 5, qui aurait reparu l'an 11, pour faire de nouveau place à celui de Tan 6 , remis en pratique en l'an 16. J'aime mieux croire que le iota placé entre la sigle L et le chiffre Ç a disparu , et que nous avons encore une pièce de l'an 16, dont la date est incomplète.
Eckhel et Cavedoni citent despièces semblables avec les dates L. H et L. lA. ( 22 ou 25 de J.-C. ) Je ne doute pas que ces dates n*aient été incorrectement lues. L'année 16 de Tibère, dont la présence est indubitable sur quelques exemplaires, correspond à l'an 30 de J.-C. , (juatrième année du gouvernement de Ponlius Pilatus ; c'est donc ce célèbre procurateur de Judée qui a adopté le type des trois épis liés, type qu'il n'eût probablement pas emprunté à son prédécesseur Valerius Gratus.
A propos des légendes de cette monnaie, je trouve le passage suivant dan? le livre de Cavedoni ( p. 65 ) : Uvia, a parère delV Eckhel (t. ill, p. 498) dlcesi lOTAIA KAICAPOC,5ortoinUsala voce MHTHP, cioè madré di Tiberio Cesare ; nia potrebbe pur sottinlenderêi
celle qu'a proposée le savant Eckhel.
TIB^PIor KAICAPOC. LituiiF.
^. A. 1(7 (ran XVI), dans une couronne.
Ma collection; deux exemplaires provenant de Jérusalem ; j'en ai ramassé un moi-mêLie parmi les déblais amoncelés dans la vallée de Josaphat. Il paraît clair qu'aussitôt après la mort de Julie, Pontius Pilatus adopta ce noi^ veau type.
Mêmes lypes, sauf que la dale est A IZ ou A IH (ran i7 ou Tan 18).
Cabinet impérial, et ma collection. Les exemplaires que je possède proviennent de Jérusalem.
Eckhel et Cavedoni mentionnent ces deux dernières variétés. Les années 16, 17 et 18 de Tibère correspondent aux années 30,31 et 32 de J.-C. ; elles ont donc été frappées par Tordre de Pontius Pilatus, dans les trois années qui ont précédé la passion de Notre-Seigneur, puisqu'il a été crucifié te 3 avril, Tan 33 de l'ère chrétienne.
RÈGNE DE Caligula. — Tibère, dans la dernière année de son règne, avait déposé Pontius Pilatus, et lui avait donné Marcellus pour successeur. A la fm de mars 38, Tibère mourut, et Caligula monta sur le trône. Nous avons vu crue Vitellius, préfet de Syrie, déposa Marcellus moins d'une année après son entrée en fonctions, et que cette destitution fut confirmée par Caligula, qui envoya Maryllus prendre la place de Marcellus.
Maryllus a-t il fait frapper à Jérusalem des monnaies au nom de son maître 7 Je l'ignore, bien que la chose paraisse probable. Jusqu'ici je n'ai retrouvé aucune monnaie de cette classe, qui puisse s'attribuer au règne de Caïus Caligula. Ce prince, couronné èilafin de maT*s 38, fut assassiné le 24 janvier 41, et Claude fut proclamé empereur.
Ici s*interrompt la série des monnaiesfrap* pées à Jérusalem par les procurateurs impériaux de la llidée, pour faire, de nouveau, place à des monnaies judaïques autonomes.
Agrippa, roi des Juifs, 42 à 44. — Nous avons vu que, parmi les enfants laissés par Arislobule, Hérode le Grand atTeetionna spécialement le jeune Agrippa. Ce prince vivait à Rome dans l'intimité de Caïus Caligula. Un jour qu'ils étaient tous deux dans le même char conduit par Eutychus, affranchi etcocher d'Agrippa, la conversation tomtM sur Tibère. Agrippa eut Timprudence de dire, assez haut pour qu'Eutychus l'entendit, qu'il priait Dieu que Tibère laissât, le plus vite possible, l'empire à Caïus quicD était plus digne. Eutychus garda le silence, ne perdit pas une syllabe de cette phrase, et, ayant élé plus tard accusé de vol par son maître, courut dénoncer celui-ci à Tibère, qui fit jeter Agrippa en prison. Six mois après, Tibère mourut et Caligula, proclamé empereur, mil le jour même Agrippa en liberté, en luido»nant le titre de roi, avec les tétrarchies de Philippe et de Lysanias.
Dans la deuxième année du règne de Caligula, Agrippa obtint de l'enopercur la permission de se rendre dans ses Etats, et il oar-
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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lit de Rome. Hérode Anlipas venait de quitter la Galilée, pour aller auprès de l'empereur, dont il voulait obtenir la protection toute-puissante. Ce prince arrivait à Rome en «même temps qu'une lettre d' Agrippa qui raccusait de trahison. Caligula s empressa 4ienlever à Antipas sa tétrarchie, qu il annexa aux Etats d'Agrippa. Hérode, banni à perpétuité, fut condamné à subir son exil dans la ville de Lyon.
Après la mort de Caligula, Claude continua de traiter Agrippa avec la même bienveillance, et il ajouta au royaume qu*i1 possédait déjà la Judée, la Samarie, le Liban et la ville d*Abila.
En 42, Agrippa fit son entrée à Jérusalem avec Te titre de roi des Juifs. Deux ans après, il mourut à Césarée, après un règne total de sept années.
Je ne connais de ce prince qu'une seule monnaie purement judaïque, en voici la description :
BACIAEIK: ArPinA. Dans le champ une sorte de parasol orné de franges, dans lequel on a cru voir Ifi laliemacle. Cavedoni ne voil aussi qu*un vérilable parasol dan& cet oljet.
à. Trois épis ; à dnJle et à gauche A. Ç (Pan VI).
Ha collection ; nombreux exemplaires provenant de Jérusalem.
J'ai le premier restitué à Agrippa 1" ces jolies monnaies, dont l'origine niérosol^mitaine est parfaitement constatée ^Eckhel cite une monnaie semblable avec la date L. H. (l'an 8) ; mais j'avoue que je ne crois pas à son existence. Trompé par cette date erronée, Kckhel classait ces monnaies à Agrippa le
{'eune, roi de Chalcide. Outre l'invraisemilanee de la découverte, sans cesse renouvelée, à Jérusalem, de monnaies d'un roi de Chalcis» je ferai observer qu'il m'est passé |>ar les mains une cinquantaine d'exemplaires de cette pièce, et aue tous, sans exception, portent la date de l'an 6 ; ils ont •ionc été tous frappés dans Tannée 43 de J.- C, c'est-à-dire aussitôt après rentrée d'Aipippa à Jérusalem, et au moment du plus l^tand développement de sa puissance loyale.
n est indubitable que ces monnaies, frap- I>ées à Jérusalem, ne peuvent, par cela seul, appartenir qu'à Agrippa 1", roi des Juifs.
Règne de Claude.
LTIKAATilOC. KAÏCAPréPM. A.ir. (ran;XllI). Deox épis croisés.
î). lOT— AÏAAF— PIimi~NA. En quatre lignes, dans une couronne.
Ha collection ; provenant de Jérusalem.
L'an 13 de Claude correspond à l'année 53 de l'ère chrétienne. Claudius Félix venait alors d'être nommé procurateur de Judée.
Mêmes types, sauf que la date est L.U(ran XIV).
Ma collection ; trois exemplaires provenant de Jérusalem.
Cette monnaie, qui est de la dernière année du règne de Claude, a été décrite par Eckliel ei par Cavedoni.
Claudius Félix, en faisant frapper des monnaies au nom de Claude et de sa femme Agrippine, crut probablement qu'il était convename de donner en même temps les bon-, neurs monétaires aux deux Césars, Britannicuset Néron. Ce qui est certain, c'est qu'il existe de la même année, quatorzième du rèçne de Claude, de petites pièces analoguesà celles de Claude et d'Agrippine, mais offrant les noms des deux jeunes Césars. En voici la description :
2. N€PÛ KAAY KAICAP. Deux boucliers et deux javelots croisés.
1%. BPIT.KAI.L.IA. (I an XIV).
Ma collection ; cinq exemplaires provenant de Jérusalem.
Cette monnaie a été décrite par Eckhel. Cavedoni la décrit aussi, mais y joint une variété sur laquePe il voit à tort la date LIA (lan 11) au lieu de la date LIA. (Pan 14).