‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 130 sur 181 · PUA · texte numérisé non relu

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latrinu de Zabulon. Suinl Jérôme dit que Gelh est un petit bourg à deux railles de Saphorim, sur Je chemin de Tibériade.

OPHERA, Aafrah. — Ville de Benjamin.

{Josué xvni, 23.J Eusèbe place Ophra à cinq railles de Beit-el, vers Torient. 11 v a une autre Ophra dans la tribu de Manass(? à laquelle saint Jérôme donne le nom d'Ephrala. Josèphe la nomme 'Eçpâ.

OPHNï. — Ville de Benjamin. (Josue^xrm, 24J ORONAIM. — Voy. Horoneim, article Moa-

BITIDE.

ORORI. — Nom de ville inconnue. {77 Samue/,xxni, 33.)

OZENSARA, Azen-Sar AH. — Ville bâtie par Sara fille d'Ephraïm. (7 Chron. vn, 24.) U n>sl fait mention qu'une seule fois de cette ville.

PALESTINE. — Le nom de Palestine désigne aujourd'hui une des parties de la Syrie. Chrétiens, Juifs, Mahométans, appellent ainsi le pays qui fut occupé autrefois par les douze tribus d'Israël. Cependant on nomme aujourd'hui Hauraii toute la contrée transjordane. Li3 nom de Palestine serait donc circonscrit dans la contrée qui a l'Egypte au midi, le Li-, ban au nord, le Jourdain au levant, la Méditerranée au couchant.

Dès le temps d'Hérodote ce nom était donné au pays compris entre la Phénicie et l'Egypte. U l'appelle même la Syrie de Palestine.

Au V* siècle la Palestine fut divisée en première Palestine , seconde Palestine et troisième Palestine.

La première Palestine avait pour villes principales :

iElia, nom moderne de Jérusalem après sa destruction, — Antedon, — Antipatris, — Apathus, — Araclia ou Heraclia, — Archelais, — Ascalon, — Azot (les deux villes), — Bitelion, — Cœsarea, — Diocletianopolis , — Diospolis ou Lydda , — Dora , — Eleutheropolis, — Gadara, — Gaza, — Gerara , — Jéricho, — Jamnia, — Joppe, — Livias, — Lydna, — Majmna, — Minois, — Neapolis, — Nicopolis, — Raphia, — Sebaste, — Scythopolis, — Josuza, — Sycamazon, — Toxus, — Tricomias, — Onus.

La deuxième Palestine avait pour villes principales :

Abiia. — Caparcotia, — Capitolias, ■— Diocesarée,—Gadœ,— Gadara,— Gaulame(China),— Helenopolis, — Ilippus,— Maximianopolis, — Nais , — Pella , — Tiberias , - Zabulon.

La troisième Palestine avait pour villes principales :

Aila, — Areopolis (Rabath-Moba), — Arindela, — Augustopolis , — Birosaba, — Characmoba, — Elusa, — Mamopsora, — Mapse, — Mitîocomia , — Pentacoraia , — Pelra , — Pharan, — Phœnon, — Saltus Hieraticus, — Sodoraa, — Zoara.

PALMYRE. — Ville célèbre de la haute Syrie, bâtie par Salomon dans le désert. Cetle ville eut plus tard, sousZénobie, un magnifique accroissement. -

Il importerait h la science que les voyageurs recherchassent, avec un soin minutieux, dans la Palrayre grecque , la Palmyre salomonienne. Ce beau travail est encore à faire.

Le nom de Palmyre ne paraît que deux fois dans les Livres saints. (1 Rois, ix, 18; 77 Chron. vni, 4.)

PATMOS. — L'une des Sporades, dans l'Archipel, où saint Jean écrivit V Apocalypse :Je fus dans une île qui s'appelle Patmos. {Apoc, 1,9.)

PELUSE (Sin).— Ezéchiel çst le seul écrivain sacré qui mentionne cette ville d'Egypte dont l'emplacement est fort connu. (Ezech. xxx, 15. 16.)

PENTAPOLE. — Voy. Moabitide et Go-

MORRHE

PERGAME. — Ville d'Asie citée par saint Jean. [Apoc. i, 11, 12.)

PHANUEL, Feniel. — Ce fut le nom que Jacob donna au lieu où il lutta contre l'ange. (Cen. xxxn, 30.)

Il s'éleva dans ce lieu une ville dont Gédéon abattit la tour ou forteresse et mita mort les habitants. Cette ville était située sur le torrent du Saboc. [Jug. vra, 8). Elle fut rebâtie par Jéroboam, comme une place forte qui lui garantissait la rive gauche du Jourdain. (ATioû xn, 2). Josèphe dit que Jéroboam y construisit un palais {Antiq. Jui., VIII, m.) Cette ville était dans la tribu de Gad.

PHARA. — Localité mentionnée dans le^ Machabées avec Thamnata. (7 MUch. ix, 5fl.)

PHARAN, Paran. — Pharan est mentionnée comme ville, comme vallée et comme solitude.

Reland place la ville de Paran h trois journées de ujarche, au levant, d'Aïla. C'était le contraire qu'il fallait dire, puisque Aïla ou Aïlath est sur le golfe d'Akanah , et que les Israélites, qui traversèrent le désert de Pharan, ne prirent jamais la direction orientale au delà d'Aïlath.

Il est mieux de placer le désert de Pharan ainsi que la ville au couchant du golfe d'Akabah , et au midi des terres d'Edom. Du reste, un texte précis place Cadès dans le désert de Pharan. Et cetle Cadès est Cadës-Ba^ nea. Habacuc fait aussi une montagne de Pharan fin, 3). D'après le Deutéronome le désert de Pnaran s'étendait jusqu'à la mer Rouge-

PHARATHON , Pharathos. — VUle d'*phraïm. Josèphe en fait une ville de Galilée. (Antiq. Jud. V, ix.) Il parle aussi d'une Pharatho fortiGée par Bacchidns. C'est certainement la môme ville. (76id., XIII, I.) kbdon, juge d'Israël, fut enseveli à Pharatbon, à la montagne d'Amalec, dans la terre d'Ilihraim. {Juges, xii, 1 5.)

PHARPHAR. — Voy. Abanah.

PHARURIM, Ferouarw.— Le 77* Livre da Rois indique sous ce nom un endroit du tem-

vm:

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

PHE

file dont on ne peut pas préciser la destina-

1 lion, parce que le texte aui en fait mention ne le dit pas clairement. (// Rois, xxm, 11.)

2 PHASAELIS.— Ville hâtie par Ilérode dans la vallée de Jéricho. Josèphe(/lfi*tf . /tid.XVI,

^ ix) la place au nord de Jéricho et la nomme

1^ ♦a^cnoXi^a. Elle fut dunnéc à Salomon avec

^ Jamnia et Azot. Sanut la place à trois lieues

du Jourdain, et dans la plaine où descend le

torrent de Kerilh. Il y a erreur dans cette

identification. Le Kerilh est le Nahr-el-Kelt

i|ui passe h Jéricho même. Les ruines de Fa-

^ saël sont au Tell-Fasaïl sur les bords du Ouadi-

^', FasailqueM. de Van de Velde identifie h tort

^*. avec le Kerith de la Bible. Et cette position

est réellem«.*nt au nord de Jéricho.

^ Phasaélis n*a été mentionnée dans aucun 2, des écrivains sacrés du Nouveau Testament. J^ PHASËIJS. — Ville de Pamphylie men-

tionnée une seule fois. {/ Mach, xv, 23.) -^ PHASGA. — Yoy. Fbsgah.

■* PHAU.— Ville du pays d'Edom gui eut pour ^roi Adar. {Gen. xxxvi, 39.) Ce roi est nommé ■** Adad dans les CAront^ues (i, 50), et cette leçon * parait préférable, parce que le roi de Phaii ■^ avait déjà des Adaa parnn ses ancêtres. ■"• PHENICIE. — J*ai parcouru la côte de Phé- . nicie depuis Beyrout jusqu'à Saint-Jean d'A- "'cre, Tancienne Plolemaïs, aujourd'hui Akka ; '^ j*ai étudié avec soin cette partie si intéressante ^ de Tancien monde. Voici le résultat de mes 4 recherches :

^ Est-il possible de reconnaître les noms an- ' tiques des localités dont on rencontre les rui-

iforçant

gliger aucun des documents qui forment les * pièces du procès. Ces documents çéographi- '' ques anciens dont il est permis de tirer profit, ^ afln de r.ésoudre la question que je viens de *^ me poser, sont les écrits de Scylax, de Pline, de l>enys le Périégète,de Priscien et de Stra- ^ bon, rîtinéraire d Antonin, la Table de Pcuf tinger, et enfin rîtinéraire de Bordeaux h Jé- ' riisalem. Mettons donc en regard les indications géographiques qui nous sont fournies par eux, et les noms modernes des ruines dontnousavons,cheminfaisant,cunstaté l'existence. Ce tableau comnaratifune fois dressé, nous le discuterons localité par localité, et nous arriverons ainsi, j'espère, àéclaircir un problème curieux, déjà bien des fois étudié sans succès, ou tout au moins à rectifier quelques erreurs d'identification proposées ou admises sans examen suHisant.

Pour ce tableau, Voy. col. 615.

Suivons maintenant l'itinéraire moderne de Beyrout à Akka, c'est-à-dire en remontant la c^te de Phénicie du nord au sud, <*t procédons à la discussion de chacun des noms que nous rencontrerons.

Bryrout. — La moderne Beyrout, c'est évidemment la B>ipvroç wiUç de Scylax,la coloniafeiix JuUa Berytus de Pline, la Dqpvtoç de Strabon, Beriio de rîtinéraire d'Antonin, Beriiho de la Table de Peulinger, et enfin la r/riMjr Birilo de l'Itinéraire deUnrdi'aux. Les médailles coloniales avi>c la légende COL.BEH.

se rencontrent toiyours ft Beyrout, bien que elles y soient assez rares» et les ruines dont toute la côte est garnie, au sud du port actuel, jusqu'au RAs-Beyrout, et en remontant vers l'est, loin des rochers de la plage, montrent que la \ille avait une grande importance; le port est jonché de tronçons de colonnes incessamment battus par le flot; le mAle luimême est formé de tronçons semblables, et trois belles colonnes sont debout encore dans un jardin particulier, situé contre la porte du sérail; des mosaïques à peine recouvertes par le sol, se montrent sur plusieurs points; mais toutes ces ruines sont situées à l'est et au sud du port qui occupe l'exlréniité nord de la ville moderne, comme de la ville antique. Celte remarque va nous aider immédiatement à trancher unequestiongéographiqueassez curieuse.

Le texte de Scylax, reproduit par Reland, porte à propos de Béry te : Bnpytxoç irôXtcxac >cf«iiv Boptvof . le texte publié parOail porte : ^npvxiç froi'c xac XcfAijv, Bopivoc, et ici les dcux derniers mots sont séparés par une virgule. Enfin dans la collection des Itinéraires anciens formée par le marquis de Fortia, et publiée par les soins de M. Miller, celte virgule de Gad aété adoptée et la Table dont le Périple de Scylax a pris la forme, porte :

comme s'il s'agissait de deux localités distinctes. Saumaise, avec sa saçacité accoutumée, avait proposé la correction Bopcivâ; au lieu de Bop(v6;, et Keland l'avait acceptée. Cette correction ne saurait être un instant douteuse pour moi qui ai parcouru attentivement le terrain. Le uort de Béryte était au nord de la ville, il n y a nulle part trace d'une localité dont le nom offrirait quelque analogie avec le nom Bopivi;* c'est donc bien Bopti\6ç qu'il fnutlire, en interprétant ainsi le passage en question du Périple de Scylax: la ville de Béryte et son port placé au nord.

KHAN-EL-KHALDAn. — Au ticrs de la rpute battue de Beyrout à Sayda se trouvent des ruines et une immense nécropole taillée dans le flanc du premier contre-fort du Liban. Sur l'emplacement même des ruines est un khan assez vaste nommé Khan-el-Khaldah. Là, sans aucun doute possible, a existé une localité antique assez importante, puisque les sarcophages de la nécropole se comi)tent par centaines; mais, limitons-nous de le dire, la forme même de ces sarcophages de structure grécoromaine, prouve qu'ils sont postérieurs aux excavations des nécropoles phéniciennes, telles que celles d'AdIoun dont nous nous occuperons un peu nlus loin. A El-Khaldah je n*ai pas vu une seule chambre funéraire d'origine phénicienne. Aussi ne trouvons-nous aucune mention, dans les géographes relativement anciens, d'une localité identifiable avec El- Khaldah. Il faut descendre jusrpi'en 333, date de la rédaction de l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem , pour rencontrer, à xn milles de Civitas Birito, un relais nommé Mutatio Heldua. !)(' Ik'hina à la forme moderne El-Khaldah, il n'y a pas flssrz loin pour qu'il soit difiirilo cra;»pliqu.?r les deux dénominations

MB

PflE

PHK

à un seul et même lieu, ainsi que t'a fait, le Robinson k pensé que les deux chiffres rela-

premier, Pockoke. Mais ici se présente une tif^ à Heldua et k Porphyrion ayaient étéchan-

difficulté : l'Itinéraire compte xii miHes de gés de place par une erreur de copiste, el il

Biritoà Heldua, et iv milles seulement de est certain que cette opinion mérite toule

Heldua à la Mutatio Porphyrion, c'est-à-dire oonflance. Nous verrons d'ailleurs en tempi

ï Naby-Younès, ainsi que nousailons leçons- et lieu, combien les chiffres de l'Itinéndre

tater tout à Theure. Le savant et judicieux sont fautife.

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