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IMCTIONNAIRE
*du royaume de Juda, et qui ont trait au retour de le captivité. Ceux de ces passages qu'il est bon de citer doivent naturellement être choisis , lorsqu'ils impliquent quelque détail se rattachant à l'histoire de l'art judaïque.
Nous lisons dans Araos (ix, 11) : — En ce jour je relèverai "te tabernacle de David^ qui tombe, et je réparerai ses brèches^ et fen reiêverai les ruines et je le rebâtirai comme dans les temps anciens. Il est bien clair qu'il s'agit ici du temple de Salomon ruiné par Nabouzaradan, général de Nabuchodonosor, et dont la reconstruction devait être opérée par Zorobabel.
Une partie du matériel sacré de l'ancien temple ayant été emportée à Babylone, les prophètes annoncèrent qu'elle serait restituée au nouveau temple. Voici un curieux passage de Jérémie qui concerne ce fait important.
(Chap. xxvii) : — 19. Car, ainsi dit Jéhovah Sabaouth, au sujet des colonnes, de la mer, des piédestaux et du reste des vases restés dans la ville, — 20. que Naboucadnetxar, roi de Babel, n*a pas emportés, lors^u*il emmena Jéchonias, fils de Joakim, rot de Juda^ de Jérusalem à Babel, avec les nobles de Juda et dt Jérusalem. — 21. Car, ainsi dit Jéhovah SubaotUh, Dieu dlsraèl, par rapport aux vases restés dans la maison de Jéhovah, dans la ^maison de Juda et de Jérusalem : — 22^ 7b seront transportés à Babel, et là ils resteront jusqu*au jour que je les visiterai, dit Jéhovah, pour que je tes fasse remonter et revenir en ce /t> a->ci>
Ces versets sont très-importants, en «e
3[u'ils prouvent qu'à la première prise de érusaiem par Nabuchodonosor, et lorsque Je roi Joakim fut emmené en captivité, les colonnes Jakin et BeÂz, la mer d airain» les supports des bassins et une bonne partie des vases sacrés n'avaient pas été eolevés au service du sanctuaire. Le palais du roi luimèmeeties habitations particulières n'avaient
Ks été pillés, puisque leurs vase» précieux y lient restés.
Cette suprême humiliation ne devait pas du reste être épargnée à la ville coupable ; et Jérémie, ainsi que nous venons de le voir, annonce que tout ce qui est resté à Jérusalem sera emporté par les Chaldéens et conservé k Babylone, pour revenir à sa destination première, lorsque le chAtiment sera accompli.
Le même Jérémie nous donne des détails curieux sur le sort des principaux objets énumérés dans le passage précédent ; je ne puis me dispenser de les consigner ici, parce qu'ils concernent de véritables oUets d'art, sur le compte desquels j*ai dû m étendre longuement ailleurs. Voici le passage dont il s'agit (lu) : — 17. Et les Casaim brisèrent les colonnes d*airain qui (étaient) dans la maison de Jéhovah, ainsi que les piédestaux avec la mer d^airain qui étaient dans la maison de Jéhovah, et ils emportèrent Vairain à Babel. — 18. Et ils prirent les vases, les pelles, les eouteaiix^ tes aspersoirs et les coupes, et
tous les ustensiles d'atrotsi, orée iii| fait le service, — 19. Le chef des cf (Nabouzaradan) prit Us bassins cf censoirs, les aspersoirs, les vmes, i délabres, les coupes ei les imbes; 4t < or>, (il prit )V or; de ceux eiiarg€«l,i
— 20. Les colonnes^ dewtx: la m les bœufs, douze, d'airain, qui étêie les piédestaux, que SeUowum avait fê la maison de Jéhovah ; le bronze m \ vases ne pouvait être pesé. — iï.Qs colonnes, dix-huit coudées étaint leur d'une colonne ^ ti un eordemà coudées les entourait ; creuses, lewr a était de quatre doigts. — H^ Aw4 y avait un chapiteau d'airmim: k i d'un chapiteau était de cinq coudéts, tour des chapiteatuc {ii y avait} m I et des grenades, le tout en oirota; sur l'autre colonne avec des grensàs.
Il y avait quatre-vingt-seize grenséui que côté; toutes les grenades {étsiat sur le treillage, autour.
Ce fut alors que|Nabouzaradan Jèim
— 13. briUa la maison deJéhotakttk son du roi, ainsi que toutes les wmm Jérusalem, et il hvra au feu toutesks sons des grands. — H. £t ioute fmsà Casdim, qui était a/vee le chef des en* démolit toutes tes muraillef de Jmm l'entour. ^15. Et Nabouzarada», é(\ exécuteurs, transporta les plus fmrni tre le peuple, et le reste de ta mmltitsà.'î Nabouzaradan, chef des exécuteun.im reste les plus pauvres du pays, fst fl vignerons et laboureurs.
Ceci nous prouve que le dépeuptali la Judée ne liit pas complet et qn'd i dans le pays a.ssez d'habitants pour k i ture des terres. Au reste les chifinsteV tifs, fournis par l'Ecriture sainte, wsM d'une manière irréfragable que U tnip tation ne fut appliquée qu*à unepoctMirfi sie dans toute la nation»
Passons maintenant à l'histoire as M de la captivité et de la reconstnKlial temple, dont les murailles étaient sbé rement restées debout, puisque l'inceiM avait passé sur la ville et que la iéÊÊÊ n'avait été appliquée qu'aux muraiibli ceinte, que les Chaldéens s'étaient wÊtÊ\ ment contentés de la démanteler. J
Le Livre d'Esdras nous apprend q^M la première année de son règne, Cjnirf un édit qui ordonnait la reconstniMJ temple de Jéhovali à Jérusalem j.t ctii et (lui délivrait les Juifs captifs. Oa M
i)elle que Nabuchodonosor avait copi^ babylone les vases sacrés du temple.'* Le roi Cyrus sortit les vases de le wêêês Dieu, que Naboucadnetzar avait enfttn^ Jirusaiem, et mis dans la maison dttnt^ — 8. Cyrus, le roi de Perse, les S9rni^ main de Mithridate le trésorier, tiUiit^ à Chechbasar, prince de Juda. — 9. £•* le nombre : trente coupes d'or, nfUt ^ d* argent, vingt-neuf couteaux. — â*V W bassins d*or, quatre cent dix beûin t^ gent de second rang^ mille mutm
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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\s les vases en or et en argent^ quatre uatre cents. Chechhasar les fit tous à Jérusalem^ avec ceux qui remonle l'exil (127).
m plus loin Esdras nous fait le dément des Juifs partant de Babylone intrer en Judée. Us étaient au nom* luarante-deux mille trois cent soixan- I) ; sept mille trois cent trente-trois rs et servantes et deux cents chans accompagnaient (n, 65). Us emmesept cent trente-sii chevaux, deux irante-cinq mulets, quatre cent trente imeaux et six mille sept cent vingt 66 et 67). L'écrivain sacré continue - 68. Quelques-uns des chefs de fai arrivant à Jérusalem, à lamaison iraA, firent des dons pour la maison i, pour la rétablir sur sa place. — tonnèrent selon leurs moyens au trér Voutraae en or, soixante et un achmes a or, et enargent, cinq milles ît cent tuniques sacerdotales.
ptièiue mois après leur retour (ui) : — filsde lousadiJc, se leva, ainsi que ses s cohenim,et Zorobabel, fils de Schale ses frères, et ils bâtirent l'autel du sraël, pour y offrir des holocaustes, il est écrit dans la doctrine de Moïse de Dieu. — 6. Depuis le premier septième mois, ils commencèrent à es holocaustes à Jéhovah , quoique f de Jéhovah ne fût pas bâti.
lit rassembler des matériaux : encone ils donnèrent de l'argent aux tailpierre et aux charpentiers, à manboire aux Sidoniens et aux Tyriens lener du bois de cèdre du Liban, vers je Japha, selon la permission que it accordée Cyrus roi de Perse (Esdras )ans le deuxième mois de la deuxième après le retour de la captivité, el, uls de Schaltiel, et Josué, fils de , furent chargés de présider à Tœumaison de Jéhovah (m, 8). 10. — Les leurs bâtirent le kikal de Jéhovah, henim, revêtus (de leurs ornements, U debout avec des trompettes, ainsi Lévites, fils dAsaf, avec des cymbar louer Jéhovah à la manière de Da-
d'Israël. — 11 Et tout le peuple
m grand cri^ en louant Jéhovah de ce naison de Jéhovah avait été bâtie.
U plusieurs des cohenim, des Lévites s de famille, vieillards qui avaient emière maison, pleurèrent à haute voyant sous leurs yeux la construetette maison; et plusieurs, joyeux, nt des cris en élevant la voix.
retrouvons la mention de ces mêmes s les écrits du prophète Hag^ï. Voici t ils y sont racontés :
I, Il : — Jéhovah réveilla Vesprit de ei, fils de Schaltiel, pacha de lehouda, t de lehoschoua, fils de lehoutsadak,
le sont ces mêmes va.^s sacrés qnf le roi . au milieu d*uu festin, fli apporter sur sa If y boire avec ses grands, ses femnet et biutfs(Oaitie/v, i à 3).— 4. lit bnvûieni du
le grand cohen, et l'esprit de tout le reste du peuple ; et ils firent de l'ouvrage dans la maison de Jéhovah SaboiUh, leur Dieu. — ii, 1. Le vinat-^tuitrième four du sixième mois, la seconde année de Darius le roi, — 2. le septième (mois),, le vingt et un du mois, la parole de Jéhovah se révéla par Ilaggai le prophète, savoir : — 4. Qui reste parmi vous ri a vu ce temple dans sa gloire, et comment voyez-vous maintenant ? Tel qu'il est, ne parait-il pas comme rien à vos yeux? — 10. La gloire de ce temple y le dernier, sera plus grande que celle au premier, dit Jéhovah Sabaoutn.
U est évident, diaprés la teneur du verset 4 du chapitre u que je viens de transcrire, que le temple construit par Zocobabel était pauvre et beaucoup plus humble que celui qu'il remplaçait ; mais il n'est pas moins évident, d après la rapidité mômtî de sa reconstruction, que les murailles du précédent avaient servi de nouveau, parce qu elles étaient restées debout et seulement endommagées fiar l'incendie. Au reste, un. verjset? du prophète Zacharie établit très- nettement queZoïobabel termina la reconstruction du temple. Voici ce verset (iv, 9) : Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l'achèveront.
Le chapitre iv d'Esdras nous apprend que pendant que les Juifs, dirigés par Zorobabel,. travaillaient à la reconstruction du temple de Jérusalem, le peuple transplanté du pays de Couthaà Samarie, par le roi d'Assyrie Assarhadoun, lors de la destruction du royaume d'Israël et de l'exil des dix tribus, envoya queU ques chefs èi Zorobabel, à Josué et aux autres chefs de famille, pour leur demander de participer à la reconstruction du temple de Jéhovah. Les Juifs se refusèrent h accepter cette participation, et il en résulta que pendant la lin du règne de Cyrus, de Darius et de Xerxès, les projets de restauration du temple furent constamment entravés par l'intervention des personnages puissants que les Samaritains avaient gagnés, afin de noircir les Juifs aux yeux de ces souverains. Plus tard, lorsque Artaxerxès fut monté sur le trône, les Samaritains lui adressèrent une véritable dénonciation contre les Juifs; elle était ainsi conçue (Esdras i\) : — 12. Le roi saura que les Juifs qui d'auprès de toi sont partis vers nous, sont venus d Jérusalem; ils bâtissent ia cité rebelle et méchante; ils achèvent les murailles et relient les fondations. — 13. // faut donc que le roi sache que si cette cité est rebâtie, et les murailles achevées, l'impôt, l'octroi et le péage ne s'acquitteront plus, et le trésor royal sera lésé. — 14. Comme nous mangeons le sel du roi et qu'il ne nous convient pas de voir rignominie du roi, nous avons envoyé et fait savoir cela au roi. — 15. Qu'on recherche dans le livre de mémoire de tes awcétres, et l'on trouvera dans le livre de mémoire, et tu sauras que cette cité est une cité
MN f I hument leurs diens d'or, d'mrgent, dmirain, dé fer, de bois et de pierre. Chacun connaît Tiisue u*r« rible de ce (cstin.
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rebelle f nuUible aux rois et aux protineee^ ; aue dêi les jours de Vantiquité on y ourdit la révolte: c*est pourquoi eette ville a été dé" truite. — 16. JVotur faisons savoir au roi que si cette ville est rebâtie et les muraUtes acfie' vées, tu n*auras phis^ par suite de cela, de part en deçà du fleuve, Artaxerxès accueillit favorableinent la reqnête des Samaritains, et il les chargea d^empêcher hes Juifs de continuer leurs travaux. — 24. Alors r ouvrage de la maison de Dieu fut interrompu jusqu à la deuxième année du règne de Darius^ r#t de Perse (128),
Le chapitre v d*Esdras nous raconte comment le satrape Tatnaï, inspectant Jérusalem, vit les travaux entrepris par Zorobabel et Josué, et se crut obligé de le dénoncer au roi Darius. Voici comment sa dénonciation était conçue : 8. ff est fait savoir au rot, que nous sommes allés au payé de Juda^ à la maison du grand Dieu; elle est construite en lourdes pierres ; te bots est placé dans les murailles ; ce travail monte rapidement et réussit enleurs mains, etc. Le satrape continuait en rapportant que fes Juifs lui avaient affirmé qu'on ordre exprès de Cyrus leur avait accordé le droit d^entreprendre ta reconstruction de leur tempre. et que, bien plus, Cyrus leur avait rendu les vases d*or et d'argent de leur temple, que Nabuchodonosor avait emportés h Babyboe ; qu'il les avait remis entre les mains d*Un de reurs chefs nommé Chechbasar, que ce roi avait fait satrape. 16. Là-dessus, ajoutait Tatnaï, vint Chechbasar; ii posa les
fondements de la maison de Jérusalem. Depuis ors jusqu'à présent on ta bâtit ^ mais elle n'est pas encore achevée. — 17. Qu'il plaise donc au roi qu'on recherche dansle trésor du rot, là'bas, à Babel ^ s'il y a là tordre donné par le roi Cyrus, de rebâtir cette maison de Dieu à Jérusalem^ et que le roi nous envoie sur cela son ordre.
Chap. vi. Darius fit faire des recherches dans les archives, et l'on trouva h Egbatane, en Médie, un rouleau intitulé Mémorial^ qui contenait Tordre de Cyrus de reconstruire la maison de Dieu à Jérusalem.— 8. Elle sera rebâtie, disait cet ordre, pour servir de lieu où l'on immote tes victimes; tes fondations en seront solides ; ta hauteur sera de soixante coudées, la taraeur de soixante coudées. — 4. rrot> rangées de lourdes pierres et une rangée de bois, et les dépenses en seront faites par ta maison du roi. — 5. Et les vases d'or et d'argent de ta maison de Dieu, oue Nabuchodonosor a tirés du temple de Jérusalem , et transportés à Babel, seront rendus et remis au temple de Jérusalem à leur place, et déposés dans la maison de Dieu, En ccmséquence, Darius, en transmettant cette pièce à Tatnaï, lui ordonna de s'éloigner et de laisser les Juifs poursuivre leur dessein. 11. ^/ par moi l'ordre est donné, disait Darius, que quiconque
(128) Partout où Josèphe nomme Cambysc, hi livre d*Esdnift nomme Artakcliaclita^ Arlaieriés c&t !<; tiuQuième des rois acliémëniilcs. Es«ira& dit cn- «ore q«e les travaux furuit iiileriutP|Mis depuis r-yrnsjiHqu'à Dariuf (iv, 5j; puÎ5 il fait dénoncer
changera te contenu de cefti, wufiiaé\ sera détachée de sa maison et dnssh^ê sera pendu, et sa maison réésUteumà cause de cela. — 14. EtlesvieSkHsksl bâtissaient, et ils réussirent seUakpâ d'Haggax le prophète ^ et de ïsdmi, d'Iddo; et ils bâtirent et ocketèmiM dre du Dieu d'Israël et sur Forinèti de Darius et d'Artaxerxès,rmsiihm 15. Et la maison fui achetée le frNng du mois d'adar de Vamnée sixièm èi du roi Darius.
J'avoue qu'à la lecture de tooslolÉ je viens de rapporter, «je sus biciM croire que ce uit bien rédlemeitHii xerxès que les Juifs ftirent déBOM^'i ce fut un Darius, autre que le fibffel qui leur accorda le droit de tennîMrlH truetion de leur temple. Commeit,k0| dise Josèphe, s'expliquer l'ignanMi fonde où Darius et les grands de 9 ti tes Juifs d'alors, en très^^rand doiIrI bylone, se seraient trouves è propoiàl tence d'un ordre donné par Cjmtii d'années auparavant? A quoi bon loÉi archives pour retrouver un ordre M toriété publique devait établir TmII de la manière la plus irréfragable?fl tervalle si rapproctié, la chose paii semblable, et cette demande des Smâ de recourir aux archives de l'Etat, Al blir la culpabilité de la f9cejiBic.il d'une maladresse extrême^ si l'ordre ii lant de Cyrus n'eût été d^i ootkti connu de toute la génération préseiir:i pendant c'est Zorobabel, venu à toi sous Cyrus, qui a commencé et fiai kM et ce qui est plus positif enrore, fsi vieillards revenus de la captivité dessa dix ans, il y en avait qui avaient m il premier temple. Dès lors îl finit bieti temple ait été fini par Zorobabel et ssê gne de Darius filsd^ystaspe, DtriiBLl n'ayant régné que bien longtemps^ife
Aux chapitres vu et vm, Esdras pm à la première personne « et raconle ql h Jérusalem dans la septième aoiée i Artaxerxès , avec un firmao de ce M qui lui permettait d'emmener um ki qui voudraient rentrer dans letv pQ^i lui assurait protection pleine et tsit verset 1" du chapitre vn dit posHà^tÊâ le départ d'Esdras n'eut lieu qu'ipi^ki truetion du temple racontée ci-deM^ ' phe change encore les noms! prew A et, au lieu d'Artaxerxès* il cite Aenàj Darius, comme étant le roi bieiiWt^ dras el des Juifs. En cette occasioii' que Josèphe soit dans le vrai.
Nous venons de parcourir le UenlU voyons maintenant ce que nous p0^ rer de renseignements cie celui de S* Celui-ci uous apprend (n, 1, 2) qnt *
lo8 Juifs par les Samanialnt wtm% hums^^ et enfin il attribue aa régne «l'Artaifnok^ riation que je viens de traQKrire. etf*'' fait adresser à Cauibyse
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DES ANTIQUITES lUBMQUES.
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;aD de la vingtiècor. année du coi ir(Artaxerxès), sa charge d'échanlui attira, de la part du monarque»
3ns sur la tristesse qui était emr son visage. 6ette tristesse était qu'il venait d*apprendre que les.
en Judée, étaient dans une grande ; dans l'of^robre, que la. muraille' em était en ruine, et* ses portes par le feu. A la question de son hemie répondit ^ii, 3) : Pourquoi pas le visage triste, quand la cité, naiton des tombeaux de mes pères, (e et ses portes consumées par le i, touché de cette affliction, accor- Qie la permission de partir pour Jéde rebâtir la ville. Il flt plus eni donna une escorte de oavalerie, pour les satiypes des provinces a traverser, et un ordre pour As- 3 des forêts du roi, de remettre h ous les bois de construction dont soin (il, 8). Chose étrange I Nëhé- )leins pouvoirs et pourtant il se it, en secret, comme un malfaiteur, murailles ruinées de la ville, afln nattre le triste état. Personne enlans la confidence à Jérusalem des Néhémie, et tout d'un coup il as- Juifs et leur dit (17) : Rebâtissons, Us le la ville. Les grands officiers du ;rièrent alors (19) : Que faites-vous?
is donc vous révolter contre le roi f encore on doit croire que Néhéroie SCS (irmans et faire taire tout le int ; il se contente de répondre(20) : ?M du ciel qui nous fera prospérer, t serviteurs , nous nous lèverons et ins : mais roiu n'avei ni partj ni mvenir en Jérusalem. Ne sembleûr ici une copie décolorée de la IS Samaritains et des Juifs, au moreconstruction du temple, sous la le ZorobabelT Quoi qu'il en soit, lasse sans transition aucune à la idestravaui, et le premier lot se bué au grand prôlreÉliasib. J*ai déjà que la nomenclature des ditféirsde travailleurs est inintelligible; *and malheur pour la topographie alem antique. Ce oui estoien clair, Dute la muraille a'enceinte fut reje par conséauent il peut se troudes portions ae maçonnerie datant »oquo dans les parties antiques de actuelle de Jérusalem. Sur place, lit été possible de discerner aucun ppartcnant k cette époque. A l'aide ibles photographies de mon ami nann j ai pu reconnaître immédiala face sud et contre l'angle sud- 50US de la construction hénnlienne 3, quelques assises cfui offrent un spécial, et que je n hésite pas è comme faisant fmrtie des réparamnées par Néhémie. Ces assises îes de pierres de taille disposée.s ent, de manière à présenter alterl une boutissc et wm panneresse.
Ce même appareil se retrouve encore à droite du pont salomonien, è l'angle sud«ouest du temple; mais je n'en connais pat d'autre exemple.
Sanaballète,. satrape de Samarid^ à l'annonce de cest travaux gigantesques, rassembla tout son monde et s écria (m) : -^ 34. Que font cet misérables Juif s^f Imtr permeitra-t-on d'achever T sacrifieront-ils f finirof^-ils en un jour f feront-ils revenir les pierres [qui gisent) dans des monceaux de poussière, et qui sont brûlées f — 35. Tobiah V Ammonite était pris de lui et dit : Et quand ils bâtiraient I si un chacal s* élance il renversera leur muraille de pierre. Les menaces du satrape Sanaballète ne purent arrêter les Juifs, et nous lisons encore : 38 Nûus. bdtimes la muraille, et toute la muraille étant fermée jusque la moitié^ le peuple eut le courage de travailler.
Sanaballète avec Tobie et les Ammonites» les Arabes et les Asdodéens, voulut alors s'opposer par la.force à la continuation des travaux ; mais il trouva les Juifs en armes, travaillant pour ainsi dire Tépée au poing, et il renonça à les inquiéter. La muraille fut aehc^ vésk le vingt-cinq au mois d'eloul, en cinquantedeux jours, (c. vj , V. 15. ) On conviendra, jo l'espère, aue pour que la muraille, d'enceinte de Jérusalem pût être terminée en cinquantedeux jours, il fallait qu'elle ne présentât que des brèches assez facilement réparables. Dès lors la destruction de ces murailles par les Chaldéens. sous les ordres, de Nabouzaradan, bien loin d*âlre complète,, dut^ ainsi que la chose était {Vraisemblable, n'avoir d'autre but que de démanteler les remparts et de les ri^ndre incapables d'une défense sérieuse, en y pcatiquant des brèches suffisantes.
Nous avons vu tout à l'heure qu'il y avait divergence entre les récits bibliques et celui de Josèphe, quant au nom des rois achéménides qui iouèrent un rôle lors de la recons» tniction du temple et des murailles de Jérur salem. Nous avons vu cette incertitude s'évanouir, quant au Darius sous lequel ce temple fut achevé. L'historien Josèphe, sans s en douter peut-être, a pris soin de nous fournir le moyen de reconnaître l'époque k bKjuelle Néhémie vint rétablir les murailles- de la ville sainte. Néhémie mentionne à plusieurs reprises Sanaballète, comme le principal instig^ateur de l'opposition qui Hit faite aux Juifs excités par lui à reconstruire l'enceinte de Jérusalem. Néhémie dit lui-même aue c'est dans la vingtième année du règne d Artaxerxès qu'il obtint de ce monarque la permission d'aller è Jérusalem pour en rétablir l'enceinte. Esdras (vu) dit qu'il partit pour Jérusalem dans la septième année du règne d'Artaxerxès, et que son départ de Babylone n'eut lieu que |)OStérieurement k la reconstruction du temple par Zorobabel. Or Je satrape Sanaballète, adversaire obstiné de Nt*hémie, nous est bien connu par les récits do l'historien Josèphe; celui-ci en effet nous dit
Sue la satrapie de la Samarie fut donnée par larius Codoman à Sanaballète, qui était Luthéen de naissance. Ce Sanaballète donna sa filte Nica^o en mariage à MânâssèSi frères du
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grand prêtre laddous, fils du grand préire Jean, fils du prêtre Eliasib (Ant. Jud., XI, vu, î). Les principaux personnages de Jérusalem, voyant avec indignation ce mariage de Mana'ssès ayec une étrangère, lui enjoignirent de répucfier sa femme ou d'avoir à renoncer au sacerdoce. Le grand prêtre lui-même repoussait son frère de 1 autel. Manassès alla trouver son beau-père el lui dit que, malgré tout son amour pour Nicaso, il se voyait forcé de la répudier, afin de ne pas perdre la chance d'arriver au souverain pontificat, qui était la plus grande et la plus honorable des charges parmi les Juife. Sanaballète lui promit, s'il voulait garder sa fille pour femme, de lui conserver le souverain pontificat et de bâtir sur le Garizim, avec l'assentiment du roi Darius, un temple semblable à celui de Jérusalem et dont il serait le grand prêtre. Il lui promettait en outre l'héritage de sa satrapie; Sanaballète était vieux, et Manassès, se laissant tenter, resta auprès de lui, attendant l'effet de ses promesses [Ant. Jud., XI, vin, 1).
Comparons maintenant à ce récit celui que nous trouvons dans le livre deNéhémie.
Lorsque Néhémie fit commencer les travaux de l'enceinte de Jérusalem, le grand prêtre Eliasib était en fonction, et il fut chargé de la construction d'une partie des murailles. Oa comptait alors la vingtième année du règne d'Artaxerxès, el Sanaballète était déjà satrape deSamarie. Toutes les fois que Sanaballète chercha à entraver les travaux de Néhémie, il fut secondé par un Ammonite nommé Tobiah, auquel le grand prêtre Eliasib, qui était son parent, finit par donner un appar* tement dans l'enceinte sacrée du temple, dans la trente-deuxième année du règne d Artaxerxès. Néhémie, qui était retourné à Babylone, revint à Jérusalem et chassa ce ïobiah du temple ( xiii, 4, 5 et 6 ). Ce fut à ce même moment que Néhémie chassa le gendre de Sanaballète de Jérusalem. Voici ses propres paroles (xni, 28): Et des fils de laiada (le Yaddous de Josèphe), fils d* Eliasib le grand cohQU (il y en avait un), cendre de Sanaballète de Horon ; je le chassai d'auprès de moi.
Evidemment ces faits de l'Ecriture sainte montrent que les dires de Josèphe sont fort si^eis à contestation. Il y a sans doute un fonds de vérité dans les récits de cet historien; mais il est en contradiction avec l'Ecriture, et dès lors il ne m'est pas permis d'accepter ses récits comme authentiques. C'est ainsi gu'il fait d'Esdras et de Néhémie deux amis du roiXerxès, fils de Darius, fils d'Hyslaspe, bien que ce prince ait vécu fort longtemps avant Néhémie et Esdras (Ant.Jud.^ XI, v, 6 et 8).
Quoi qu'il en soit» il n'est pas douteux, d'après les comparaisons de ces deux récils de l'Ecriture et de Josèphe, que la reconstruction des murailles de Jérusalem ne fut eO'ecluée que vers la fin du règne du dernier Artaxerxès, c'est-à-dire bien près de la chute de la dynastie des Achéménides.
Voici le seul passage historique dans lequel se trouvent queloues renseignements sur le temple de Zorobaoel.
Nous lisons dans le livre de Josèphe Contre Appion (I, xxii) un passage d'Hécatée concernant le temple de Jérusalem ; naaisie temple dont il parle ne peut évidemment être celui dHérode, puisque Hécaiée a vécu plus de cinq siècles avant Jésus-Christ. Voici la substance de ce passage, qui nous donne la'seule description connue, que je sache, du temple deZorobabel. «A Jérusalem, vers le nulieu de la ville, se trouve une enceinte de pierre ayant environ une longueur de cinq plethrei TTfvrinXîO/ïOç (129), large de ccnt coudées, el dans laquelle s'ouvrent des portes doubles. Il se voit un autel carré, bâti en pierre non taillées et blanches, dont les quatre cAtés onl vingt coudées de longueur, et haut de dfac coudées. En outre de cet autel se voU m grand bâtiment qui contient un autel et un candélabre d'or, du poids de deux cents talents. Sur l'un et l'autre brille un feu sacré qu'on ne laisse éteindre ni jour ni nuit. Là, point de statue, point d'offrandes, pas de plantes, pas de bosauets, rien entin d'em* PJGHB^ à un autre cuite.»
Enfin, dans un dernier passage, Josèphe (C.^»p.,II, ix) nous dit que les portes du temple avaient sept coudées de hauteur et vingt de largeur, qu'elles étaient entièremeot dorées et pour ainsi dire d'or massif. Voilé tout ce que je connais de renseignements positifs sur ce temple, que profana Antiochusr Epiphane.
Ni l'Ecriture sa.nie ni Josèphe ne nous donnent de renseignements précis sur le nouveau temple construit par 2orobabel ; il ne nous a donc élé possible que d'esquisser l'histoire de sa reconstruction, sans pouvoir rien deviner touchant le plus ou moins de ressemblance qu'il avait avec le temple de Salomon. Toutefois, comme d'après FEcrituremême»il y avait des Juifs rerenus de l'exil et qui étaient assez âgés pour avoir vu celui-ci avant la catastrophe de Jérusalem, il y a tout lieu de présumer que les nouveaux co^istructeurs ne s'écartèrent guère du nlan primitif, plan dont tous les éléments leur • étaient immédiatement fournis par Ie3 m\u railles restées debout. -^ ^
Nous avons constaté phis ha^t^^cftid, dans le chapitre vi d'Esdras, Darius^ ^près avoir retrouvé l'acte émané de Cyrus et qui prescrivait la reconstruction du temide de Jénh salem, en fit passer la copie au satrape Tatnaï. Cet ordre portait cjue la hauteur oe l'édifice à construire serait de soixante coudées, et la largeur également de soixante coudées ; que les murs seraient formés de trois rangées de lourdes pierres et d'une rangéede poutres. Ces ditrérents détails suffisent pour prouver l'identité des dimensions du temple de Zorobabcl et de celui de Salomon.
(1^) Le Dicihrc ei=l le sixième du stade»