‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 144 sur 181 · Fin du règne d'Osée ; fln du royaonu · texte numérisé non relu

Fin du règne d'Osée ; fln du royaonu

d'Israël ; translatioD des dix IribiM.

Il ne faut pas perdre de vue que ce tableau chronologique ne saurait être considéré comme ayant une exactitude mathématiaue, parce qu^il y a impossibilité absolue de niire concorder les chiffres des deux listes [parallèles. Cela tient à ce que les règnes des rois de Juda et des rois d'Israël sont toujours donnés en nombres ronds dans les saintes Ecritures; la coutume ayant été chez les Hébreux, comme chez les Egyptiens, les Assyriens et les Babyloniens, aatlribuér à chaque prince, comme année pleine de règne, toute année commencée ; de telle manière qu'un roi qui aurait occupé le trône pendant dix années et un mois, serait considéré coaune avant régné onze ans. On voit donc que les dates assignées plus haut n'ont rien d'absolu ; mais dans tous les cas, elles ne pourraient guère être modiQées que d'un très-petit nombre d'unités.

A^'ont de passer au règne de Salomon, je dois nécessairement m'occuper d'un monument encore debout à Jérusalem, et que son nom traditionnel reporte à l'époque de David. Tout le monde devme que je veux parler de la tour connue sous le nom de tour deflavii.

Nous lisons dans le/**" Livre des Chroniquii (xi) : — 4. David et tou$ les Israélites aÛiriPt à Jérusalem, qui est lebous... — 5. Dàvii prit la forteresse de Sion, qui est la cité ds David. — 6 David dit : Quiconque aura battu le premier les lébousiens sera chef et prince. Joab, fils de Serouiah, monta le premier, et devint chef. — 7. David demeura dans lafwr* teresse ; c'est pourquoi on l'appelle ville de David. —8. // bâtit la ville autour deMeloua, et Joab vivifia le restant de la ville. Enfin, au chapitre xv, le verset 1 est ainsi conçu : // (David) se bâtit des maisons dans ta viBe de David, il est donc certain qu'à peine maître de la forteresse de Sion, David v fixa sa résidence, et qu'il y fit élever d'assez nc'inbreux édifices.

Nous avons dit ailleurs qu'il existait dans les villes du pays de KénAan, comme à Sichem, par exemple, des espèces de donjons, ou totir» fortes destinées à servir de refuge en cas de revers. Il est donc bien vraisemblable que David ne n^ligea rien pour mettre dorénavant à l'abri d'un assaut la forteresse dont il avait réussi lui-môme à s'emparer. Dès lors la construction d'un donjon imprenable dut nécessairement, s'il n'existait déjà, entrer dans les plans adoptés par le conquérant.

Voyons maintenant ce que c'est que la tour de David, monument auneantîqiiité incontestable, à en juger par sa construction seule. A Tangle nord-ouest du Kalaah, ou citadelle de Jérusalem, et presque vis-à-vis de bc porte d'EI-Khalil ou d'Hébron, se trouve une tour à peu près carrée et d'environ vingt mètres décote (130): toute la base en est massive

quatre pouces ; sa hauteur actuelle, au-dessus do rond du fossé, est de quarante pieds ; mais il parait certain que le pied de 1j tour est garni de d&om* bres qui en cachent une partie considéra hii^.

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DES ANTlQUltES BIBLIOUES.

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tèle aucun réduit dans lequel il soit de pénétrer: cette disposition avait lent été adoptée pour rendre toute impossible, et pour mettre les asdans la nécessite d'avoir recours à lade, pour ainsi dire impraticable, aient s'emparer de la garnison qui lerché un refuge au haut d'une tour bien approvisionnée de vivres et î même système de précautions se emplové dans les donjons du moyen Ton n entrait que par une échelle tirait après soi. La tour est consr assises régulières de blocs énormes re dur, taillés en bossage et jointe le plus grand soin, sans ciment, que j entends par ces mots ttîillés en : les joints sur les quatre faces de des blocs sont accompagnés d'une îse, large d'environ dix centimètres, e-bas de la surface extérieure du bloc •e à cinq centimètres à peu près, et titue, pour ces blocs, une espèce emcnt en creux. C'est là, ainsi que verrons plus loin, un caractère eses constructions d'apparat de l'épo*- 5 primitive. J'ai pensé pouvoir, pour caractériser ce genre d'appareil en lant sous le nom d'appareil salomo-j'«i adopté cette dénomination après ïonnu que toutes les parties subsisore aujourd'hui de l'enceinte du temnitif présentaient invariablement ce bossage.

donc incontestable que la tour de ipartient au temps des rois de Juda, pouvons hafdiment, je crois, en faire r la construction à David, dont elle nom de temps immémorial. U eiisescription de la Jérusalem du temps sades, publiée, pour la première fois, î comte Beugnot, dans sa magnifi* ion du recueil de lois connu sous le ssises de Jérusalem, et j'y trouve le suivant : « La porte David estoit vers uchant, et estoit à la droite des por- 5 (porte dorée) qui estoient vers sont, derrière le temple Domini. Cette Qoit à la tour David ; quand on estait cette porte, si tournoit-on à main en une rue [>af devant la tour Darid... rue qui aloit de la tour David droit les oires, apeloit-on la rue David, i chainge, à main scnestre ; devant la vid avoit une grant place où on vcnblé. » Tous CCS détails, sans en exin seul, sont toujours exacts.

>te encore une description de Jérudue à l'historien musulman Mcdjrécrite après la destruction du 3 latin de Jérusalem, et dans laquelle raphe relatif è la citadelle contient ;e suivant : « On y voit une grande nmée tour de David, et qui fut bâtie mon... Les Francs et les Grecs éleluelques bâtiments dans la citadelle, qu'ils furent les maîtres de Jérusa-

, on connaît une rare monnaie do

rf0N!V. DES .A?(TIQl'rr£s BIBLIQtES.

répoqae des croisades, qui nep porte d'autre légende que celle-ci : Tubris David: l'existence de cette monnaie, dont un exem-

I)laire est déposé au cabinet des médailles de a bibliothèque Impériale, démontre, à moh avis, que la citadelle de Sion, qui fut la résidence de David, fût également celle des rois chrétiens de Jérusalem.

L'historien des Juifs, iFlavius Josèphe, parle de la tour de David, mais sans lui donner ce nora, qui ftit changé par Hérode, mais évidemment repris plus tard , comme tant d'autres noms grecs ou romains que des localités de la Terre-Sainte n'ont portés, pour ainsi dire, que par ordre, et pendant un temps assez court, pour reprendre ensuite leur nom antique, qui n'avait pu être déraciné de la mémoire des indigènes. Voici donc ce que nous trouvons dans Josèphc {Bell, Jud., V, IV, 3] : « La tour flippicos,

Su'Hérode avait ainsi nommée en souvenir e son ami, était quadrangulaire, et chacun de ses côtés avait vingt-cinq coudées de longueur, et trente coudées de hauteur; elle était massive; au-dessus de cette masse solide était un puits haut de vingt coudées, et destiné à recueillir Teau de pluie. Au-dessus encore était une maison (oTxoç) à deux étaçes, haute de vingt-cinq coudées, ayant la surface marquetée (tlç TcotxCXa 6iTipr,jiivoç) et couronnée par un parapet dedeuxcoudées, surmonté de créneaux de trois coudées de hauteur; ce qui donnait à la tour une hauteur totale de quatre-vingts coudées.»

Après le sac de Jérusalem, cette tour magnifique fut conservée par l'ordre de Titus ; voici ce que Josèphe nous apprend à ce sujet : « Lorsque les soldats n'eurent plus personne à tuer. César donna à ses léçions l'ordre de renverser de fond en comme la ville et le temple, mais de respecter les tours qui surpassaient toutes les autres en hauteur, c'est-à-dire Phasaël, Hippicos et Mariamne, et la partie du mur d'enceinte qui couvrait h ville à l'occident, pour qu'elle pût servir de protection à la garnison qu'il fallait laisser là. Les tours ne furent épargnées que pour montrer aux races futures quelle cité florissante et forte la valeur romaine était parvenue à réduire. »

La description que Josèphe nous donne de la base de la tour Hippicos est si parfaitement applicable à la tour de David, aussi bien que sa position topographimie, qu'il n'est guère possible de se refuser à admettre l'identité de ces deux édiflces militaires. Les architectes, les appareilleurs et les tailleurs de pierre dont se servit Salomon furent précisément ceux que David avait formés ; il n'y a donc aucun empêchement à admettre

3ue la tour de David porte ce nom de plein roit.

Ceci posé, nous admettons oue, dès le règne de David, on construisit à Jérusalem des édifices militaires en blocs de très-fort appareil, et parfaitement équarris sur les joints et en bossage. Il est donc vrai que l'art de tailler les pierres et de los appareiller était déjà

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