‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 158 sur 181 · SAX · texte numérisé non relu

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mants par raccoulremenl guerrier dont Saùl l'avait aflublé en croyant bien foire, David se débarrassa de son casque, de sa cuirasse et do son épée, qui Tempôchaient de marcher, et du premier coup de sa fronde il enfonça un galet dans la tête du géant, qui tomba sans connaissance. David courut alors à son adversaire, se mit à califourchon sur lui, lui prit sd propre épée, au'il lui passa au travers du corps, et avec laquelle il lui coupa la tMe; puis, comme de coutume, il dépouilla le corps de son ennemi mort, et emporta ses armes dans sa tente. Quant à la tête du Philistin, eUe fut déposée à Jérusalem.

Avant d'aller plus loin, puisque j'ai eu, à propos de la taille du géant Goliath, occasion de mentionner deux des mesures linéaires adoptées par les Hébreux, je dois noter un renseignement curieux que je trouve dans le Livre de Samuel, à propos des mesures pondérables usitées chez le même peuple. Au 11* Livre (xiv, 26), il est parlé du poids de la chevelure d'Absalom; voici comment : Et quand il faisait couper sa chevelure (c'était d'année en année qu'il la faisait couper; il la faisait couper parce qu'elle lui était trop lourde), les cheveux de sa télé pesaient deux cents sicles, au poids du roi. Il y avait donc un poids du roi, c'est-à-dire une mesure pondérable étalon, fixée par la volonté du souverain.

Mon savant ami M. Layard, dans les magnîfiques fouilles qu'il a dirigées avec tant de talent et de bonheur sur le territoire de Ninive, a trouvé toute une série de poids en cuivre, formée de lions accroupis, portant chacun une inscription bilingue, assyrienne et phénicienne , indication du poids réel de cnaque lion. L'inscription phénicienne de tous ces petits monuments mentionne constamment le poids du roi; et ce fait, on le voit, est parfaitement d'accord avec les usages hébraïques du règne de David. Probablement ce prince fit plus que d'emprunter des artisans aux Phéniciens; il eut le bon esprit de leur emprunter aussi bien leurs sciences que leurs arts.

Revenons maintenant aux armes dont il est question dans le Livre de SamueL Nous avons vu que le bouclier de Goliath était porté devant lui par un écuyer. 11 est question deux fois encore de bouclier, et voici en quels termes : David, en apprenant la mort de Saiil sur la montagne de Gilboâ, composa une cantilène, <iui reçut le nom de l'Arc, et qui se trouve insérée au //• Livre de Samuel (i, 19 à 27). Nous y lisons : 21. Montagnes de Gilbodl ni rosée, ni pluie sur vous et sur vos champs élevés : car là fut insulté le b'ouclier des héros, ti bouclier de Saiil, comme sHl n*avait pas été viru d'huile. Le mot qui désigne cette fois le bouclier est medjen, et ce mot dérive de djenna, couvrir, protéger, défendre. Puisque ce Imuclier était oint d'huile, c'est qu'il était recouvert de cuir, cela est indubitable. Mais (2ans le second passage que j'ai à citer, il est question de bouclier d'or. Voici ce passage {II Samuel, vni, 7) : David prit les boucliers d'or qu*avaient eus les serviteurs d'Hadad- Aazcr, et les apporta à Jérusalem, Je crois

peu h des boucliers d'or massif, je Tavoue, mais bien h des boucliers revêtus d*or.

Passons aux bijoux royaux , sur le compte desquels nous ne trouvons pas de détails, H est vrai, mais bien une nomenclature qui, toute sèche qu'elle est, ne me parait pas sans importance.

Voici le principal passage où il en est Question : 5. David ait au jeune homme qui te lui annonçait : Comment sais^tu que Saiil et Jonathan, son fils, sont morts? — 6. Lsjemu homme qui le lui annonçcUl dit : Je me tnmtais par hasard sur la montagne de GiiboéL, et voici : Saiil se tenait penché sur sa lance, et les chars, avec les cavaliers f allaient Fatteifih dre. — 1. Et regardant en arrière ^ il m'aperçut et m'appela; et ie dis : Me voici. — 8. il me dit : Qui es-tuY Je lui dis : Je suis Ama' lékite, — 9. // me dit : Arrête-toi pris de mêi et tue-moi; car V angoisse m'a saisie çuotfiie toute ma vie soit encore en moi. — 10. Jt m'arrêtai près de lui et le tuai; car je savait qu'il n'en reviendrait pas, après s'être jeté (sur sa lance) :je pris le diadème qu'il avait sur k tête et le bracelet qu'il avait au bras , et je la apporte à mon seigneur, ici. (II Samuel, i)

Saiil portait donc un diadème el un bracelet. Le premier de ces ornements est nommé naxer^ et dérive du radical nazara, se sëparar ou s'attacher à quelqu'un. Le secona «st appelé asàadah, collier; mais comnie il est dit expressément, qui était sur son bras^W n'est pas possible de se méprendre, et de mécoonaître ici un véritable bracelet. QuicoRaue a vu les mdgniûques bas-reliefs rapportes de Ninive par M. Botta, sait parfaitement ce qu'étaient les diadèmes et les bracelets que portaient les rois assyriens^ et que les rois des Israélites avaient également adoptés comme insignes royaux.

Il est encore question de diadènae ou couronne royale à propos du roi d'Ammon', vaincu par David. ( // Samuel, xu, 30.) — /î (David) prit la couronne de leur roi de dessus sa tête , laquelle pesait un kikar d'or, et uns pierre précieuse; elle vint sur la tête i» David, et il emporta de la ville un butin très-considérable. Cette couronne royale par excellence est nommée aatharah {d'aotharu, ceindre, entourer, couronner); elle était d'or et pesait un kikar. Ce mot est dérivé du radical koura, être rond. Les commentateurs y voient l'expression hébraïque du même poids qui, chez les Grecs et les Romains, s'appelait talent. Ce diadème était orné d'une pierre précieuse d'assez grande valeur pour que l'écrivain sacré ait cru devoir la mentionner.

Dans la cantilène composée par David à propos de la mort de Saiil (// Samuel, i), il est question d'ornements en or que les filles dlsraël portaient par-dessus leurs vêtements.— 24. Filles d'Israël , dit le roi poète, pleurez s$t Saiil, qui vous revêtait d'ecarlate, (fui vom comblait de délices^ qui chargeait d*ornem€9ls d'or vos vêtements. Ce texte est sans doute pou précis, mais il n'en sert pas moins à établir (jue le luxe était, dès le temps de Saiil, poussé fi vin haut point parmi les fillrs d'Israël.

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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distinction que nous avons établie plus între les arts de luxe et les arts propredits, tels que Tarcbilecture et la sculpest encore , ustifiée par les faits suivants. . une bataille gagnée sur les Philistins, el prit une pierre qu'il plaça entre h et Senn, et il l'appela Ebn-Aaxer alement, pierre du secours), en disant : ;'tct V Eternel nous a secourus. (I Samuel^ i.) On le voit, à l'époque de Samuel»

;e des pierres eommémoratives, seroblalui p0u/t7en des Celtes, était encore en ur. Enfin , quand le rebelle Absalom eut lé par Joab, Us prirent Absalom^ lejetitans la forêt , dans une grande fosse , ei rent sur lui un tris-grand monceau de f#. (// Samuel, xvni , 17.] Ce verset nous re que Thabitude d'employer ces amaU erres, tels que celui que Ton avait accusur le roi d'Aï après la prise de cette s'était conservée depuis Josué jusqu'à

us devons constater, en passant, une des es de l'immense quantité de métaux nblés par David, et légués à son fils ion, pour la construction du temple.

» la défaite du roi Hadad-Aazer, ses villes tpales furent pillées , et de Bethah et de éthal, villes d'Hadad-Aaier^ le roi David une quantité considérable d*airain (de e). [Il Samuel, y m, i.) la nouvelle de ta défaite d'Hadad^Àaier^ \ roi de Hamath, envoya son fils Joram is de David, pour féliciter celui-ci de sa ire. L'ambassadeur apportait en présent uses d'or, d'argent et d'airain. — Ceux- \ssi, David les consacra à l Eternel avec mt et Vor qu'il avait consacrés ^ provede tous les peuples qu'il avait assujettis» .,10 et 11.)

me reste maintenant à parler des instrus de musique qui étaient en usage, à

époque reculée, parmi les Israélites, et nous trouvons la mention dans le Livre imuel.

ind Samuel annonça h Saiil qu'il serait d'Israël, il lui prédit qu'après ravuir é il rencontrerait, en entrant dans la ville jebâa, une troupe de prophètes descen* du haut-lieu, et devant lesquels marcbeit des joueurs de luth, de tambourin, àa et de harpe. Voyons si ces noms d'insentssont convenables, et s'accordent bien les noms originaux insérés dans le texte aïque. Le premier est désigné sous le

de nabel, qui signifie pro()rement une r, une cruche. Cet instrument, dont parle )he (Ànt. Jud., VII, xii, 3), était une :e de lyre, puisque Ihistorien des Juifs, 'appelle vâSXa, dit qu'il avait douze cor- > mot est passé en latin, et il est devenu iiim. Au Psaume xxxiii, verset t2, il est lion d'un nabel à dix cordes : il y en donc de ditférentes tailles, comme nous s des pianos de dilférents patrons, et qui >tent plus ou moins d'octaves. Enfin,

Jérôme nous apprend que ce fia6f/ la forme d'un delta renversé T,et qu'il mblait à une espèce de cruche. Le

second instrun^ent se nomme touf, de tafTa t frapper. C'est un tambourin semblable proon* blement h celui dont se servent encore les Arabes, qui le forment d'un vase dont l'on* verture est close par une peau tendue. Le troisième instrument de musique désigné est le halil, dont le nom est dérivé du radical halla, creuser; tous les Lexiques le rendent par flûte. Enfin, le dernier est le kinour, en grec xiy^f«, espèce de harpe. Comme il n'est pas un seul de ces instruments oui n'ait été retrouvé dans les hypogées de l'Egypte, et dont le musée du Louvre ne contienne des spécimens, je me dispenserai d*en parler plus longuement. Je me bornerai h ajouter nue le kinour était l'instrument dont jouait David devant Saiil , lorsque celui-ci , dans un accès de démence , voulut le frapper de la pique

2u'il avait près de lui. C'est effectivement le inour qui est spécialement nommé dans le passage relatif à ce fait. (/ Samuel, xvi, 16.) Un second passade contient une énuméra- Uon d'instruments de musique : c'est celui où il est question du transport de l'arche d'alliance de la maison d'Abinadab à Jérusalem David et toute la maison d' Israël jouaient devant l'Eternel de toutes sortes d'instruments en bois de cyprès, sur des harpes, des luths^ des tambourins, des sistres et des cymbales,

ill Samuel, vi, 5.) Nous retrouvons ici les inour, les nabel et les touf, puis deux instruments nouveaux, les menândim et les salsatim. Le nom du premier est formé du redoublement du radical nouéa, agiter; il est donc tout simple d'y retrouver le sistre, qui est encore un instrument égyptien bien connu. Quant aux salsalim, dont le nom est aussi formé d'un redoublement du radical salla, sonner, rendre un son , les Lexiques le traduisent par le mot cymbales , et je ne saurais faire mieux qu'eux. Je me bornerai à faire observer que le nom salsat est également porté par une espèce de sauterelle.

( Pour la suite de l'art hébraïque, — Voy. Rois et PARAUPOMàNBs. )

SANAN. - Ville de Juda. {Josué, xv, 37.)

SANIR, SciiENiR, Sarion, Schirion. — Probablement la hauteur du Liban appelée VUermaM, qui est couverte de neige une partie de l'année. L'Hermon serait l'Anti-Liban, et le Sanir, le pic couvert de neige.

Les Arabes appellent Sanin la plus grande hauteur du Liban entre Baaibcck et Beyroul. Ces deux noms de Sanin et de Sanir ne s'appliquent donc pas à la même montagne, mais peuvent très-bien avoir la même signification, et indiquer une cime couverte de neige.

SAPHON,Sbfoun.— Ville de Gad. (Jos., xiii, 27.)

SARAA,Sbraah,Saraïm.— Ville delà plaine de Juda, donnée ensuite à la tribu de Dan. Elle ftit fortifiée par Roboam. C'était la patrie de Samson. iJosui, xix, 41.)

SARATHASAR, Sahrat-Ue-Sahar (la splendeur de Faurore). — Ville de Ruben. (Josué^ XIII. 19.)

SARÉDA. ^ Patne de Jéroboam. (/ Jlotf, XI, 26.)

SAREDATHA. — Voy. Sartan.

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