‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 27 sur 181 · V. DEUTÉaONOMR · texte numérisé non relu

V. DEUTÉaONOMR

Les villes frirlifiées. — Les œhérim, — La toéj récrilure chez les Juifs.

Nous trouvons au chapitre in, versets 5, aue le royaume de ÂAudj (Og; , souv< (Je la contrée d'Ârdiob, ou de Basan, ce nait, en sus des villes ouvertes, soixante les closes de hautes muraMles, de poni de barrières.

Les Tilles de la terre promise eiles-mèi c'est-à-dire celles des Kénftanéens, sont pelées (vi, 10) des villes grandes et boa Enfin le verset suivant mentionne destàa taillées dans le roc, et que les Hébreo^ vent trouver dans le pays à conquérir

Les ordres divins transmis parMnîxi jieuple juif lui prescrivent encore deMr tous les objets du culte qu'il t rouvert àr parmi les peuples de Kénâan. Lewn^ dit Moïse, vous les démolirez ; Itun^ vous les briserez ; vous dépècerez /fvf' rim et vous jetterez leurs idoles au feu-^* Remarquons en passant que, de la ttfl| ce verset, il résulte clairement gueto^ nAanéens n'avaient pas de temple f^t ment dits. Leurs acherim, étaient proli^ ment des espèces de statues de divWf^ minines. Cette injonction se répète anèf tre xu, versets 2 et 3 ; en voiei la ta* Détruisez entièrement tous tes tiens é^ nations desquelles ^ous hériterez mi^ leurs dieux, sur les montagnes élevées en les collines, et sous tout arbre touffu. fW molirez leurs autels, vous briserez Um^ pes, vous brûlerez leurs ocA^rifn, et wern^ trez en pièces les sculptures de lenrsitt etc. 11 est assez curieux du reste de vflr* arbres isolés voués encore, dans ii Sf une sorte de culte étrange, qui tfmatÊs^ ce que tout passant attache un chiioi * branches ou au feuillage de rartxe ctffl^ J'en ai rencontré un de ce genre, qa* littéralement couvert de petits \mÉ0 d'étolFes, à peu de distance de Djenia, i»' route de Sanour. Cet arbre était appdéi les habitants du pays Ommech-Cber«iit' mère delà loi].

Quant aux statues elles-mêmes, éksIH^ généralement revêtues d*or cm t^ tieci résulte pleinement de là teoeiffii^ set 25, chapitre vn, qui dit : Fmi Ir* les images sculptées de leurs dieux 3>*^

ART

DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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1 pas Vargtnt ou Vor qui est sur elles^ deleprenure pour vous.

dlà tout ce qui, dans le Deuiéronome, erne Thistoire artistique antéjudaïque pays de Kénftan. Voyons maintenant ui se rattache à ]a nation juive ellee.

Sternel défend à son peuple de faire ausculpture qui soit la ressemblance de fue idole, la figure d*un mâle ou d*une lie, — la figure a aucune bête ^ui soit sur rre, la figure d^aucun oiseau ailé qui vole le ciel, la figure d*aueun reptile sur le la figure d, aucun poissofè qui soit dans , au-dessous de la terre, (tv^ 16-18.) Cette ise absolue, Jéhovah la renouvelle à eurs reprises aux Hébreux (23-25), et il int la menace, si cette défense est ente par eux, de les disperser parmi les les : Vous servirez là des dieux, ouvrage main def hommes, de bois et de pierre, e voient ni n*entendent, qui ne mangent sentent (qui n'ont pas d'odorat) (iv, Au chapitre suivant, versets 8 et 9, la e prohibition reparaît dans les mêmes 3s à peu près, mais avec cette particulaju'elle est ainsi complétée : — Tu ne te emeras pas devant elles (ces images tées) ; tu ne les serviras pas, car je suis rnel ton Dieu, etc. J'ai aéjà dit que la ise de sculpter ou de fondre des images » quelconques, ne concernait en réalité es images auxquelles les Juifs pourraient tentés de vouer un culte ; cela me semésuller encore de cette injonction prélue je viens de transcrire et qui a trait ilte de ces images. Nous avons vu un )lus haut Moïse faire fondre l'image d'un nt au'il fallait contempler, afln d'être de la morsure du serpent cheraf. Ce st probant, je crois, en faveur delà thèse s soutiens ici.

oi qu'il en soit, de ce qu'il «st défendu uifs de ciseler ou de fondre des idoles, parfaitement logique de conclure qu'ils it très en état de les fondre ou de les ter. A quoi bon cette interdiction, s'ils Bt été incapables de l'enfreindre ?

îz les Juifs, dès ce moment, l'écriture très-répandue et même très-vulgaire, ue Moïse leur enjoint d'écrire les jprés qu'il leur transmet de la part del'Éterur les poteaux de leurs maisons et sur portes, (xi, 20.) Autre usage dont les tra- 3 trouvent encore en Syrie. Il y a beaude maisons de Ntiplouse, par exemple, >nt ^rnies d'inscriptions pieuses traau pmceau, et destinées à taire savoir si habitant de la maison a accompli le ÎMge de la Mecque.

lis avfMds vu tout à l'heure que Moïse, [HD de Jéhovah, prescrit la dfestruction cheritn et des cippes des Kénâanéens.

maintenant qu'il défend aux Israc'ïlites > imiter : JVe sois vas impie en plaçant :herim, ou tout arbre auprès de l'autel éternel ton Dieu, lequel tu te seras fait, ne félève pas de cippe, que haitVEterlOifw. (XVI, 21, 22.)

De quelle nature était cet autel àconstruire? Le texte même du Deutéronome va nous l'apprendre (xxvn, 2 à 8) : Ilarriveraun jour que vous passerez le Jourdain, vers le pays que r Etemel ton Dieu te donne ; tu t'élèveras de grandes pierres et tu les enduiras d'un enduit,

— et tu écriras dessus toutes les paroles de cette doctrine^là, dès que tu auras passé, afin que tu arrives au pays que l'Eternel ton Dieu te donne, pays ou coulent le lait et le miel

— // arrivera quand vous aurez passé le Jourdain, vous élèverez ces pierres que je vous commande, sur la montagne d'Eoal, et tu les enduiras d'un enduit, — Tu bâtiras là un autel à V Eternel ton Dieu, un autel de pierres, tu ne lèveras pas le fer sur elles, — De pierres entières tu bâtiras l'autel de l'Eternel ton Dieu,.,. — Tu écriras sur les pierres toutes les paroles de cette doctrine-là, en les exprimant bien.

Un peu pi us loin nous aurons occasion de revenirsurlecompte de cet autel du montEbaKet nousenparicronsavecdétails. Qu'il noussufliso ici de constater oue l'autel à construire devait être composé de pierres brutes et non souillées par le contact du fer. Quant aux grandes pierres, revêtues d'un enduit et sur lesquelles devaient être écrites toutes les prescriptions de la loi divine, il parait probable qu'elles étaient distinctes des pierres brutes qui devaient constituer l'autel. Je le répète, nous reviendrons bientôt sur ce curieux siyet. Jusqu'ici il est bien clair que l'autel à construire est un véritable autel de sauvages,comparable aux dolmen et aux cromlech des Celtes.

Il ne me reste plus qu'un fait à noter à propos du Deutéronome ; il est relatif à un détail de construction. Je trouve donc la sin-

?iilière prescription que voici ( xxn, 8 ) : orsque tu bâtiras une maison neuve, tu feras une balustrade autour de ton toit, et ainsi tu n'occasionneras pas d'effusion de sang dans ta nmison, siquel^'un tombait de /d.— Dans les villes de Syrie seulement, ces balustrades, qui sont de véritables parapets, n'ont pas cessé d'être employées. Dans les villages, les terrasses n'en n ont pas la momdre apparence ; elles sont absolument planes et n'ont pas même de garde-fous.

Pour la suite de l'art Judaïque, voy, Josui.

ARUBOTH, Abbout. — Localité que l'on suppose avoir été dans la tribu ae Juda. (/ Rois., IV, 10.)

ASAN, AACHAN.—Viile de la tribu de Juda. ( Jos, XV, 42. ) Il y a un passage du premier livre de Samuel qui parie ( xxx, 30 ) de Chor-Asan. que la Vulj^te traduit Lacum Asan. H n'est fait mention nulle part de lac dans le territoire de la tribu de Juda.

ASASON-THAMAR. — C'est Aïn-Djedi.

— Voy. ce nom.

ASCALON, AsKELON, aujourd'hui Askalan.

— Ascalon était une des cinq grandes villes des Philistins. Elle fut assignée à la tribu de Juda, qui ainsi s'étendait à la Méditerranée.

Josèphe fait souvent mention de cette ville. Il dit qu'elle est située dans une plaine el

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