‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 30 sur 181 · BAB · texte numérisé non relu

BAB

D'un autre cft(é, Farche qui avait été prise par les Philistins 4 loi'squ'elle fut rendue aux Israélites, se rendit à Beit-Seraes(Betbsames), aujourd'hui Ain-Schems. De Beit-Semes elle fut portée & Kiridth-krîiï). Mais eelle-ci devait être la Kiriath-Iarim du centre de la tribu, voisine, par conséquent, des Bethsamites, et nullement la Bâala de la frontière méridionale.

U faudrait conclure de ce fait qne le nom de Kiriath-Iarim a été ajouté marginalement à celui de Bâala méridionale, et qu'il n'appartient réellement qu'à Kiria(h-6âal. Josùé place une Bâia dans la tribu de Siméon. (xïx, 1.) Il mentionne aussi une montagne du nom de Bâala sur les frontières de la tribu de Jùda. (xv, 11 J

BAALAM. — Ville de la tribu dé Mahâssé attribuée aux Lévites. (/ Chron. VI, 70.)

BAÀLAÎBt, Saalet. — Ville de la trtbu de Dsiti. (Jos. x«, 44.) Josèphe place une îfa)iô près ce Gàzara. {Antiq. Jud,, Vtll, n.)

BAALATH-BEER-RAMATH,'BAAtAt-BAR.— Ville des frontières de la tribu de Siméon. (/oi. xix, 8.) II y a Une Baalath mentionnée dans le 1" Livré deê Rois (li, 18), qui fut bâtie oU fortifiée par Saldmon.Le texte dit qu'il bâtit Baa^ lath et Palmyre, dans le désert. Quelle est cette BaalathT On a pensé que cette ville était la même que Bâalbex. Ce qui donnerait quelque vraisemblance à cette opinion , c'est que le /*' Livre des Rois ajoute (ix, 19) qu'il bâtit datis le Liban. D'autres ont pensé que Salo-^ mon n'avait construit ni Bâalbek en Syrie, ni la grande Palmyre dans le désert, entre Damas et l'Ëuphrate, mais que Balaath et Palmyre étaient des villes construites sur les frontières de \A tribu de Nephthali,dont toute Ja partie septentrionale était dans le Liban. Je ne me prononcerai pas d'une manière ab-< solue sur cette question difficile. La possession de Bâalbek, au centre même de la Syrie^ celle de Palmyre, à une si grande distance de Jérusalem, s'expliquent difficilement.

D'ailleurs, rien, dans les moncnnenls oe ta partie antique de Bâalbek, ne présente l'appareil salomonien; et si le grand roi avait fait travailler à cette ville, il y aurait au moins quelques fragments d'arclïitecture qui indi-

3[ueraient de la parenté avec l'art judaïque, e n'y ai rien trouvé de ce genre. S'il faut s'en rapporter aux descriptiotis de Palmyre, il en est de même de cette ville. Ce sont là de

S raves raisons. Plus que cela, nous avons un ocuDfient précis de la Bible qui nous donne les noms des intendants des provîrices, ou préfets établis par Salomon sur toute l'étendue de ses domaines, jusque dans le Homfâri. Or, s'il avait eil des possessions dans le centfô de la Syrie , il n'eût pas manqué d'y nommer des vicè-roi^ Ou intendants qui leâ eussent gouvernées.

Il e^t donc plus probable que les villes de Omatb, Baalath, Palmyre, furent conètruitès à là frontière septentrionale des Etats de Salomon. 81 l'on pouvait rigoureuseniént excepter l'une de ces villes, 11 faudrait dire que c'est Palmyre , qui , par son éloigncménl même de la Syrie, pouvait très-bien être un poste

avancé dans le désert, foriifié'par SâloffiOft pour protéger tes caravanes qui allaient fdiw le commerce dans la haute Mésopotaniie.

BAAL-BERITH. — Il est MX mention de 70 stèles d'argent pris au temple dé Baal- Berith, dans le Livre des Juges (<x, 4), et donnés à Abiméleck pour îevei» de3 troupes et se faire nommer roi de Sichem. Les teiû* pies de Baal, comme celui du vrai Died^ avaient donc un trésor où étaient déposées des sommes envoyées en offrandesi. Le texte hébreu, pariant de l'idolâtrie des Israélites à cette époque^ dit : Ils établirent sur eux Baal'Bérith. (vm , 33.)

BAALGAD, Baal-djbd.— Josué (xi,17; xn, 7 ; xm , 5) fait mention d'une Baalgad dans la plaine du Liban et sous le mont Hermcrt qu« l'on sait être cette magnifique hauteur de l 'Anti-Liban qui s'avance, couvert de neige, comme un promontoire , sur la haute vallée du Jourdain, et au pied duquel est Dajnas. Cette Baalgad ne serait^ elle pas la Baalath fortifiée par SalomonT — f Foy. Baalath.)

BAAL-HASOR. — Ville de la tribu d'B phraïm, où Ammon, fils de David, fut tué par les serviteurs d'Absalon , dans un festin que ce dernier donna à ses frères. {Il Samuel, xin.)

BAAL-HERMON. — Le Livre des Juges parie, du mont Baal-Hermon. (Jud. m, 3.)

BAALIA, Baaliah. — Nom de ville inconnue, citée dans les Chroniques (II, xn, 5).

BAAL-MEON, Baal-Maodn. — Ville de la tribu de Ruben. Elle fut bâtie par lés Réoubénites. Plus tard, les Moabites s'en emparèrent; car Ezéchiel (xxv, 3) la compte parmi les villes moabites^ et saint Jérôme, au mot de Beel-Meon, dit que c'était encore, de fion temps, un grand Dourg de là Moabitide. Il le place, avec Eusèbe, à neuf milles d'Hésebon.

BAAL-PHARASIN , Baal^FarsiM {Le sei-

Sneur des massacres). — C!est le champ d^ alaille, dans la vallée des Réphaïm, oii David défit les Philistins. UJ Samuel, y, 20; / Chroniques t xrv, 11.)

BAAL-SALISAH, Baal-Schauscha.— Eusèbe et saint Jérôme nomment cette ville Beth- Schalischa , et la placent à quinze milles df Diospolis. Saul, cherchant les Anesses de son père, passa lés montagnes d'Ephraim^ et pat le pays de Salissâ. Cette contrée se trouve donc indiquée, par ce doublé ren^gnement, dans le voisinage des monts '^'Ephraïm : pal conséquent , elle doit appartenir à la tribu de ce nom.

BAAL-THAMAR. — Voici une localité que l'on écrit également Béit-Thamar* Selon Eusèbe, elle est située près de Djebâa ( Gaba ) dans la tribu do Benjamin. Ce fut là que se livra la bataille des Israélites contre la tribu dé Benjamin pouf réclâcûer la dette de sang

3u'ils avaient refusée au sujet de la femme u Lévite d'Ephraïm.( // Rois^iv, tô.) BABEL. — Babel fut commencée dans la plaine de Sénnââi", dit là Genêsé { xi, 2, 9), él denSeura inachevée; pàrCè que le langage dèfehortîmés étant ce^nfôndu, il ne leur était pas jyossible de s'entendre.

Les découvertes récentes faites à Niaiv*5 jet-

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