‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 32 sur 181 · BEL · texte numérisé non relu

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exactement dans remplacement deTEI-Bireh moderne dont j*ai visité les ruines antiques avec tant d'intérêt. Le savant Reland avait dV bord accepté la rectification de saint Jérôme et identifié Beeroth (Barout) avec TEl-Bireh moderne. Mais il est revenu sur sa première opinion et a cru définitivement que Beeroth devait se trouver au septième mille sur la route de Jérusalem à Emmaûs ( Ëleutheropolis ). Les raisons qu'il donne ne m'ont pas convaincu, et je persiste avec saint Jérôme à placer Beerotha Ei-Bireh,par cette raison puissante qu'il n'y aurait aucune localité hébraïgue du nom de Béer ou Bir qui pût s'identiner avec l'El-Bireh moderne, et que les ruines importantes qui s'y trouvent indiquent nettement une ancienne ville biblique contem- Eoraine au moins de Salomon. L appareil de i grande piscine d'El-Bireh est maintenant le même que celui de la piscine probatique à Jérusalem.

Il existe aujourd'hui à El-Bireb les ruines encore imposantes d'une église latine. Ce fut à £1-Bireii, selon les traditions chrétiennes, que la Vierge reconnut que l'Enfant Jésus n'était pas avec elle ni avec personne de sa parente.

BEHEMOTH. — Animal énorme décrit par Job. (xL, 10.) Les uns pensent que c'est l'éléphant ; les autres l'hippopotame. // mange iefoin comme le bœuf: il ta paître dans les montagnes^ et les bêtes des champs viennent jouer autour de lui. Ces expressions peuvent s'appliquer à l'éléphant. Le verset suivant: H dort sous V ombre dans le secret des roseaux et dam les lieux humides, se rapporterait plutôt à l'hippopotame. Du reste, ce passage de Job est d'une grande beauté, n'importe de quel grand animal de la création il ait voulu par* ier.

Cette poésie hébraïque est d'une élévation qu'on ne saurait trop admirer.

BEL. — Divinité assyrienne. C'est évidemment la même que Baal. Les prophètes parlent aussi de Bel. {Dan. xiv, 2)

BELMA. — Ce fut le campement d'Holoi herne près de Bélhulie. {Judith, vu, 3.)

BELMEN. — Tertre dans les montagnes qui avoisinent Jéricho. J'ai trouvé les ruines considérables d'une ville que les Arabes nomment El-Melâeb. Il serait d'un extrême intérêt de reconnaître la ville antique à laquelle appartiennent ces ruines qui signifient le lieu oUl l'on joue î Le sens de ce nom lui-même donne immédiatement à penser que les Arabes, entendant appliquer à cette localité un nom assez voisin d'un mot de leur langue» comportant un sens qui le rendait facile à graver aans leur mémoire, l'auront altéré, sans scrupule, pour se l'assimiler. Voyons donc s'il est possible de trouver quelque nom qui puisse être rapproché de notre Melâeb.

Nous lisons clans Livre de Judith (iv, 4) que les Juifs envoyèrent des émissaires 5 Beil- Horon, à Belmen et à Jéricho, pour engager les habitants à mettre leurs villes en état de défense, afin de fermer à l'ennemi, c'est-àdire aux Assyriens conduits par llolophe.rne, l'accès de la Judée par les roules qui y con-

duisaient à travers les montagnes. La version latine écrit le nom de cette localité Baaimaim. Au chapitre vn-3 du même livre, il est question d'une Bf>OifA que Reland considère comme la même, en conséquence de quoi il propose de lire dans les deux passages Bcl9<ft ou, si Ton préfère, Bàfiiv. L ennemi pouvait s'ap-

Jirocner par la vallée du Jourdain, puisque éricho est l'une des villes auxquelles recommandation est faite de se tenir sur ses gardes et de fermer le passage aux Assyriens. En tournant Jéricho, qui commandait la route ordinaire de cette ville à Jérusalem, une armée d'envahissement pouvait aisément gagner le passage étroit et difficile^ il est vrai , sur lequel sont assises les ruines considérables d^l-Melâeb, et cela devenait d^autant plus pratiquable , qu'une route publique* dont j ai reconnu les restes évidents, occupait très-certainement les défilés qui précèdent El-Melâeb. Cette seule considération me porte à rechereher dans El-Melâeb la BcXfuv du £tvre de Judith. Ainsi que je l'ai dit plus haut, ce nom, grâce à la perxnutalion toute naturelle de B en M et réciproquement, aura pu devenir Mtlieiv, et de là à Blelâeb il y a si pi'ès qu'il est tout simple de penser que les Arabes ont transformé ce nom, dont ils^ no» comprenaient pas le sens, puisqu'il n'en avait pas, en Malâeb, qui avait un sens qui leur était tout à fait familier.

Je n'ajouterai plus qu'un mot au sujet du passase du Livre de Judith, c'est quil résulte oe la mesure prise par les Juifs envoyant des émissaires à Beit-Iïoron e.l à Jéricho, quedeux corps d'armée distincts menaçaient Jérusalem, en suivant, l'un la route por les pla* teau», et l'autre la route de la vallée du Jourdain. Au reste, une semblable mesure était commandée par la prudence pour un capitaine qui tenait à ce que son année trouvât sur son chemin les subsistances nécessaires. Jeter une multitude de soldats sur un seul et même point à la fois, c'était ruiner le pays,, en s'affamanl ; diriser celte multitude en plusieurs corps opérant simultanément par desroutes ditferentes, c'était diviser les forces de la défense, en subvenant à tous les besoins, de l'attaque. En résumé, les ruines placées à El-Melâeb sont incontestablement à cheval sur une route antique qui, de la vallée- du Jourdain, conduisait dans le Iraut pays à Jérusalem. Le Livre de Judith nous parle d'une Belmen qui était certainement une place forte établie sur une route semblable, peu éloignéede Jéricho ; je propose donc de voir cette Belmen dans les ruines d'El -Melâeb.

BELUS. — Le fleuve du Bélus est une toute petite rivière qui prend sa source dans la partie sud-ouest du Liban en face de Saint-Jean d'Acre. 11 reçoit auprès de la ville deux autres cours d'eau, dont le principal vient de la grande plaine de Saint-Jean d'Acre que l'on traverse en allant à Safourieh. Josèphe l'appelle Bi2>ij;, et il le place à deux stades de. Ptolémaïs. Pline consacre \ ce fleuve un article très-important et que je dois discuter : Pars est Syriœ quœ Phœnice vocatur, fini^ tima Judœœ intra montis Carmcli radicet

BEN

D£S ANTIQUITES BIBLIQUES.

BEN

9m habens qtug vocatur Cendevia. Ex ta MOT noiciBtlus amnis quinquemilt. pass,

m mare perfluens juxta Ptolemaidem am. LcntUM hic currit^ insalubri polM, nremoniU sacer, limosus, vado profun- Vonniiî refuse mare arenae fatetur :

iiM enim volutaiœ nitescurU^ detritis 'tw. Junc ei marino creduntur astritigi >^ non prius uliUê.Quingenêorum estpas^

non omplitÂS liUoris spatium^ iaque n multa per $œcula gignendo fuit vitro. , lib. XXXVI, c. 65, o. 26.) £t il ajoute ', c. 19) : Rivui Pagida tive Belus vitri $ arenas parvo littori f/nscens.

jtons à ces passages de Plioe celui-ci îile (Hiit.^ lib. v) : Et Belus amnis Jumon illabitur circa cujus conscitœ aremisto nitro in vitrum excoquuntur. Jf o- . id littus^sed egerentibus inexhaustum.

textes si intéressants constatent la présur les rives et à l'embouchure du Béni sable broyé finement par les eaux de r qui a une grande facilité de vitriiica- (usque-là ces caractères peuvent aussi onvenir au Bélus qui se jette dans la rès de Saint-Jean d'Acre, qu'au Kisson , ^ jette au pied du Carmel.Maisce qui ivient nullement au Bélus, c'est la des- 3n si détaillée de Pline qui met le fleuve issant ces sables précieux au pied du

mt au marais de Cendevia, il n'est indi- •ar aucun géographe, à moins que ce it le terrain bas et marécageux de la ) de Saint-Jean d*Acre. Je serais donc de regarder le Kisson comme le fleuve au pied du Carmel fournissant les saverre si célèbres de l'antiquité, and fait remarquer que les talmudistes lent Piga ou Puga ce même fleuve que appelle P^gitla. il rappelle aussi que le en grec se nomme vcXoc et vtà^ç qui iaucoupde rapport avec le nom de Bélus. it le sable du golfe de Saint-Jean d'Acre robablement apte à la fabrication du comme celui des bords du Bélus. Le est aujourd'hui appelé Nahr-Naman.

NËIAACAN. — C'est la vingt-huiUème n des Israélites dans le désert. {Num.

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