‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 40 sur 181 · CONSACREES · texte numérisé non relu

CONSACREES

BOSES. — Un des rochers escarpés en face

de Machma, que Jonathas, fi|s de Saùl.c» lada pour allei attaquer le poste des Phifaiii (7 Sam., xiv, 4.)

BOSOR. — Ville forte de Gilead. (I Jh v, 26, 28.) Josèphe distiugae dans la GileÉI Bosor de Bosorra. U v a ensuite une Bok ville de refuge et ville sacerdotale, sorb frontières de l'Arabie, dont parie Jos^l (Antiq,, IV, vu.)

BOSTRÂ. — Cette ville est indiquée dwli anciennes notices ecclésiastiques comBei métropole de l'Arabie, et dont on a da».; dailles coloniales. C'est la Bosrab cctodkà' Arabes. Il y a de plus une Bostra d'Uni. (Jérémie, xlix, là), et enfin une Bostnèi; Moabitide (Jérémie, XLvin, 24). Il neMjii s'étonner qu'il y ait plusieurs Bostra, ce ■signifiant Ueu fortifie.

BUZ, Bouz. —Peuple de riilumée. (ii^ mie^ XXV, 23.)

CABTZEEL, Cabsbbl, Kbbsàl. —Ville fron* tière de la tribu de Juda, du côté de l'Idumée. {Josué, XV, 21.)

Reland pense que c'est la même que lecabtieel. {Nihem. xi, 25.)

CABUL, Chabol'l, Kaboul. — Cx)ntrée de la tribu d'Aser, qui reçut ce nom d'une manière assez plaisante. Salomtm, pour reconnaître au roi Hiram le service qu'il lui avait rendu en lui donnant des matériaux du Li* ban pour la construction du temple et de son palais, lui fit don de vingt villes situées dans le nord de son royaume, et attenantes aux domaines de Hiram. Celui-ci trouva le cadeau peu royal et peu digne d'un prince aussi magnifique que Salomon. Aussi les refusa-t-il , en se servant du mot Kaboul !ne plaisant pas\

Sur indiquer son dédain d une pareille ofmde.

Le nom de Kaboul est donc resté depuis cette époque, à cette contrée. Et si on le trouve exprimé dans Josué, c'est évidemment dans la glose marginale qui est entrée insensiblement dans le texte; ou bien dans la correction géographique uuc le Livre de Josué peut avoir subie dans des temps postérieurs h Salomon.

CADEMOTH. — Ville de l^tribu de Ruben, qui fut donnée aux Lévites de la famille de Mérari. (/ Chron. vi,79.) lly a aussi un désert de Cademotb, d'où M(»isc envoya des députés kSeon,roi des Amorrhéens, avant d'entrer tur les terres de scm domaine. (Deut. xi, 16.)

CADES, Cadesch, Kadestji. — Il y a plusieurs villes et localités du nom de Cades : 1* Cades dans la tribu de Juda ; 2* Cades , Til*? royale des KénAanéens, (jui est dans la tribu de Nephtali, et était une ville sacerdotale et de refuge. Cette Kedesch est indiquée fur la carte de Cari Ritter h peu de distance tu nord-ouest du lac Houleh. 3^* Cadesch-

Barne , lieu du désert , située è oott . nées du Mont-Uoreb. {Deut. i, 2.) Cfiti que Moïse envoya ses explorateurs, [ parcourir 'a terre de Kénâan. Ils ren vers Moïse, au désert de Paran, versùi^j Aux Nombres (xxxiv, 4) , on place w è la frontière méridionale de la terre è^f nâan. Mais jamais ce nom n*est indiqv^ me celui d'une ville. C'est la remarqp' intelligente de Reland, dont j*ai plas# l'occasion de suivre les indications» oie^ celle de les contredire. Eusèbe. aa^l l'avait dit clairement : « Kaddes-Bam^j désert qui s'étend jusqu'à Petra, ville T lestine. » (Au mot JSTadd^a-Bamr. } B JérAme, dans son Commentaire «vriil nise, dit : Siçnificat locum apui M qui Fonsjudich nominaiur^ id est Ceid^

La question est donc tranchée.

4** Il y a une ville de Cadesch sur b tière des Edomites, où les Israélites Âi'i rivés demandèrent au roi d'Edoio de sur ses terres pour se rendre dans K ce qui leur fut refusé : Nous sommesM^ rent-ils , à Cadesch, viUe êiiuéê sur lis tières, (Nomb. xx, 16.) Et comme ils du midi, cela place la ville de Cades sur la frontière méridionale de rUuatt

CAIPHE (Maison db). — Une traditka est difficile de ne pas admettre place b son de Caïphe sur le mont Sion« à "^ distance de la maison du dissiple, fit la Cène le jeudi avant sa mort. Cette son de Caiphe n'a pas de vestiges ap{ d'antiquité hébraïque. Seulement, b qui couvre l'autel est la pierre mêu . formait rentrée du Saint - Sépulcre. ''4 Quaresmius, Elue. Terr. toncl.

La maison de Caiphe est aujounTh* f>olit couvent qui appartient aux Anne**]

CALANO, COALANNB, CuaU4iCB« KaU^

- - Nom biblique d'une ville de Pêne, (|*>^

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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plus tard Séleucie ou Clésiphon. {Genèse, X, lOiJsate^ X, 9;i4mo«, vi, 2.)

CAMON, Kamoun. — Localité dans le pays deGalaad, où fut enseveli Jair, juge dlsraë). {Juges,*x, 5.)

CAN A, Kafr-Kbnna. — Cana est un des lieux les plus célèbres dans l'histoire évangélique, par le premier miracle de Jésus. En partant de Nazareth pour se rendre à Tibériade, on rencontre une localité antique qui porte le nom de Cafr-Kenna. C'est, selon moi, la Cana des éY/»ngélistes.

A l'entrée du Kafr-Kcnna est une fontaine, dont l'auge est une assez belle cuve de sarcophage antique, garnie de guirlandes et de disques sur ses quatre faces. La présence de ce sarcophage sutlit pour démontrer que Kafr-Kenna a pris la place d'une localitéantique. Arrivés au village, nous nous sommes empressés de mettre pied à terre et de visiter l'église grecque, qui passe pour avoir été construite en commémoration du miracle que fit Jésus-Christ lorsqu'il changea l'eau en vin.

Ici se présente une grave question : Kafr- Kenna est-il bien sur l'emplacement de la Kana de i'Evangile7Pourmapart,je le crois, et j*en vaisdonner tout à l'heure les raisons, bien que l'opinion contraire ait été soutenue, avec un très-grand talent,par le ilév.Uobinson, pour qui, d'instinct, toute tradition catholique, qu'il appelle tradition monacale, est gravement suspecte. Du haut de la montagne que couronne Toualy de Naby-Sayn ( aue son guide lui a désigné sous le' nom de Naby-Ismavl, nomqueje doiscroireerroné, puisque llohammed q^ui habite Nazareth, et qui est musulman, n a pas varié sur la forme de ce nom ), on a signalé à Robinson, au nord et presque à l'horizon, une localité ruinée appelée Kana-el-Djalil. Ce nom lui a été traduit ^ar Kana de Galilée, mais j'avoue que je ne sauniis souscrire à cette traduction. Les mots de Kana de Galilée, bien que la Galilée s'appelle réellement el-Djalil en arabe, ne se traduiraientpas régulièrement narKana-el-Ejalil. C->. dernier mot estun adjectii signifiant grandj iUuitre. Je déclare donc en toute conscience, que pour moi les mots arabes ne signifieront jamais que Kana Tillustro ou la grande ; et j'ai quelque idée que les Arabes seraient du même avis que moi. Cette Kana ruinée est à Test de Kafr-Menda, sur le revers nord de la grande plaine d'EI-Battouf, et à trois lieues environ au nord de Safourieh, ce qui la place & quatre ou cinq lieues, au moins, au nordouest de Nazareth. Cette distance un pou forte s'accorde^t-elle avec le récit de l'évangéliste saint Jean? Je me permets d'en douter. J'ai exactement noté le tcmos que nous avons mis k aller de Nazareth bKalr-Kenna ; il nous a fiiflu une heure et trente-cinq minutes, en évitant les mauvais bas-fonds d'Er-Keyneh, c'est-k-dire en faisant quelques détours è travers champs,et en nousarrétant un instant près de ce premier village, puis devant El-Mechnad. Ce temps correspond assez bien à trois milles romains. Je ne saurais m'expliquer comment Burkhardt a pu mettre trois heures et demie à parcourir ce chemin. Il a dû forcé-

ment s'amuser deui bonnes heures en route. Revenons au texte ûe lEvangile.Le lendemain du jour où le Christ se fut attaché comme disciples André, Simon, et Pierre, il voulut aller en Galilée ( rq iiraûoiov i$6fX«<rfv h 'iii(7oG; j^cXOfîv tiç ri}v raXcWflcv j, et il rencontra Philippe, qui était de Bethsaïda ; comme André et Pierre, celui-ci suivit Jésus- Christ. Chemin faisant, Philippe rencontra Nathanaël ou'il décida h écouter le Christ, et à se joindre à lui. Le troisième jour (Jeun, II, 1 K une noce se célébrait h Kana de Gali* lée ; la mère de Jésus était 12k, et Jésus et ses disciples s'y arrêtèrent ; c'est à cette noce que s'opéra le miracle du changement de l'eau en vin, pour suppléer au vin qui manquait. Il y avait là six hydries ( cruches à eau ) couchées à terre. Jésus commanda de les remplir d'eau, et la chose faite, de les porter à l'arc Ai tricUnium, Il se trouva que l'eau était devenue du bon vin. De Kana Jésus se rendit à 'Capharnaiim, indubitablement placée au bord du lac deGennezareth. Or, je le demande, comment Jésus, quittant Nazareth pourse rendre à Capharnaiim, eût-il pu remonter quatre ou cinq lieues au nord, tandis qu'il devait évidemment prendre la route battue de Nazareth à Capharnatim, route qui passait forcément

Sar Kafr-Kenna? J'avoue que je ne veux pas 'autre preuve que celle-là, pour identitler ce village avec la Kana de l'Evangile, et ce simpleraisonnementmetà néant pourmoiPargumentation séduisante du savant Robinson.

Quaresmius, qui connaissait parfaitement les deux localités de Kana-el-Djalil et de Kafr-Kenna (qu'il appelle Sepber-Kenna )| déclare pencher pour la seconde, bien qui! n'ose rejeter formellement la tradition qui milite en faveur de la première. Mais il n'y a rien d'étonnant à ce que deux localités peu éloignées l'une de l'autre, et qui toutes les deux portent un nom bien voisin ae celui que portait le village où s'accomplit le premier miracle de Jésus-Christ, aient voulu al 'envi revendiquer l'honneur d'être ce vénérable village. Après les détails si précis que je viens d'extraire de l'Evangile de saint Jean, javoue

3ue je ne puis admettre ce que Robinson dit e Kana-el-Djalil ( t. in,p.205 ) : « Wich,likev*ise, is sufficienlly near to Nazareth, to accord wilh ail thecircunstances of Ihe history. » Ce prétendu accord n'existe pas en réalité^ car Jésus se rendait à pied avec sa mère, ses disciples et ses cousins {•i à^tlfûl «vroO h de Nazareth à Capharnaiim, et il ne vienara h l'idée de personne qu'il ait fait pour cela unr détour d'une dizaine de lieues.

Qu'une vieille tradition ait prétendu reconnaître la' Kana de l'Evangile dans Kana-el- Ejalil, je suis loin de le nier; mais que ce soit seulement depuis le xvi" siècle, que la convenance monacale ait définitivement reconnu Kafr-Kenna comme le site del'Evangile ( Robinson,/oc. cit, ),je ne puis l'accorder. Quaresmius s'exprime ainsi, en faisant connaître les motifs de son choix : Posterior hœc sententia mihivalde probabilis videtur{ UcetaU teram rejicere non audeam), quoniam proximior Nazareth.., et fuia foltêt odinxsniri

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tmemaria eeclesiœ comtmctœ in loco miraaUi.

Qiuiresmius a écrit son livre de 1616 à 1620, etRobinson laisse entendre que c*est sur la foi seule de ce livre, que la tradition moderne s'est reportée exclusivement sur Kafr- Kenna. C'est là une erreur. Bonifacius, au milieu du siècle précédent, place Kana à trois milles au nord deNazareth, a proximité d'une plaine large et fertile. Cette circonstance paraît t)eaucoup mieux applicable à Kaua-cl- Pjalil, ajoute le Rév.Hobinson.U est bien virement h regretter que ce savant explorateur ait négligé, je ne saurais deviner pour quelle raison,de visiter Kafr-Kenna. En n'étudiant pas cette place de vi$u^ ne s'exposait-il pas à faire ce que ferait un juKe qui voudrait condamner quelqu'un sans 1 entendre ? Robinson eût trouvé Kafr-Kenna dominant une magnifique

filaine,le Mer(iy-es-Sabal, ou Merdj-ed-Danab la plaine d'orj . Il me semble que ce nom est assez significatif, pour montrer que Bonifacius pouvait à bon droit afllrmer que Kana était au bord d'une larjge et fertile plaine.

Robinson eût aussi reconnu, sur place, que Quaresmius avait également raison, en aflSrmant qu'à Kafr-Kenna on peut trouver la mémoire d'une église construite sur le lieu même du miracle : une petite éçlise fort moderne y est toiiyours det>out, et elle est desservie [Mir un prôtre du rit grec. Cette église contient, encastrées grossièrement dans un banc de maçonnerie, deux énormes hydries de pierre, que le prêtre présente comme étant deux des six vases dans lesquels l'eau fut chansée en vin par Jésus-Christ. Je déclare que Tes deux hyaries, que le docteur Clarke appelle des fragments de pots à eau, sont entières et parfaitement antiques. Je n'aflirme pas qu'elles sont précisément celles du miracle, mais j affirme qu'elles sont à UmX le moins contemporaines.

A côté de l'église moderne sont les ruines, très-apparentes et très-reconnaissables, d'un édifice religieux datant de plusieurs siècles, et qui, âpres la destruction du royaume latin ae Jérusalem, fut transformé probablement en mosquée ; voilà ce dont je suis parfaitement certain etce que j'affirme, sanscrainte d'être jamais démenti. Or, ce n'est pas un chétif village comme Kafr-Kenna dans lequel une mosquée importante eût été construite, même à l'époque de la plus grande fcneur musulmane.

En remontant, nous trouvons encore Adrichomiusif fin du xvi' siècle), Anselme en 1507, et Breydenbach, en 1483, qui placent Kana à trois milles au nord de Sepphoris ; ceux-là parient évidemment de Kana-el-Djjaiil. Marino-Sanuto, en 1321, assigne le même sile à la Kana de l'Evangile. S^vulf, en 1103, décrit Kana comme étant à six milles au nord de Nazareth, sur une colline, et il dit qu'il n'en re-ste qu'un monastère nommé TArcbitriclinium. Par compensation, Pliocas, dans le même siècle, dit qu'étant parti d'Akka, il est allé à Sepphoris, de là à Kana, et de là à Nazareth. Évidemment, la Kana qu*a visitée Phocts n'est pas la Kana-el-Djalil, mais bien

Kafr-Kenna. Au vin* siècle, saint Will trouvé à Kana une grande église,!

quelle on montrait une des six hjdi noces de Kana. Antonin le Martyr, fin du VI* siècle, visita égalenoent Kan

Carie pas d'église; mais il ditjr avoir i ydries, dans lesquelles le miracle se vêla pour lui. Voici ses propres expre Ex quibuêhydriœ duœ ioi suni. Impie unam^ et prohiii ex ea vinufn. (liin, , est bien entendu que je ne voudrais porter garant de la vérité du fait.

Saint Jérôme, dans rOnomaalicoii, Kana^ distingue deux localités dec quoique ce ne soit pas l'avis deRelaa bien celui de beaucoup d'auteurs, jfu quels il faut compter Cellarius. Voici pressions de saint Jérôme : Canam Sidonemmajorem: est quippe ei altère adcujusdiêtifietionemfnçjat tugcdkîà autem Cana in tribu Aser. Les mol usque ad Sidonem majorent ne soal traduction littérale des quatre demiei du verset 28 du chapitre xix de Joii

(mn ppjf ly). Pour saint Jérôme, il i vait y avoir deux Sidon, car il eût psi petite. Où était-elle ? Jamais personne dit un mot. 11 s'agit donc bien rM de deux Kana, dont l'une s*appelaitlaA Me permettra-t-on donc de voir celle la-Grande dans Kana-el-Djalil, dorik signifle précisément cela T Je J'espèit En résumé, j'adopte pleinement J(> lion qui place la Kana de l'Evandrl^i Kenna, parce que son identification!^ el-Djalif ne peut s'accorder, en auo^j avec le récit de l'Evangile de saint k

Après avoir visité l'église mode avons examiné les ruines de l'anriefl mayl appelait une mosquée, et delàkf grec qui nous accompagnait m'a tt^ quer, à droite de son église actiiele|^ mosquée, des amas de décombres désignés sous le nom de Beit-i (maison de Simon). On se rappelle qifl disciples de Jésus fut Simon le ÏM ainsi nommé parce gu'il était de W autre encore des disciples était de bft' Nathanaël, que l'on regarde comwitr mOme que Barthélémy.

CANAAN, Kenaan, Chanaaii. — (h généralement que le nom de Vem à\ naan s'applique à tout le pavs quiaM^^ par les douze tribus d'Israël, parce <| avait promis de donner le pavs de aux enfants d'Israël. (fjpod.vi, 4; Lfrif.' Psal. cv , 1 1 .) Il est certain cependant dénomination ne s'étendait qu'k lac« est au couchant du Jourdain, et qu^l^'. qui est au levant de ce fleuve, quoi«|iK*

1>ée par les tribus de Ruben et de Gai M a demi-tribu de Manassé, n*a jamai»^ de Chanaan. On lit dans les ATombrct p 51), lorsque les Israélites campaient 14^ Jourdain, en face de Jéricho : You$ ifi^ tôt au delà du Jourdain^ dan$ U b^ Chanaan.

On lit encore {Jo$ué^ xu, U] queb

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