CAM
DES ANTIQUITES BIBLIQIRS.
CAR
breuz des troi» tribus transjordanes avaient éfevé un autel en face de la terre de Chanaan, — et cet autel était auprès du Jourdain. Ce aui e:it plus précis encore , c'est que lorsque les tribus tran^ordanes, après avoir aidé à la conauètedecbanaan, revinrent dans la région oui leur avait été assignée, le livre de Josué ait: Les fU$ de Ruben et de Gad^ et la demiiribu demanasié^ partaient de Silo^ qui est dans la ferre de Chanaan, pour aller dans la terre ib Galaad^ terre de leur possession, {Josué, xm, 9.) Et au verset 32' du même chapitre, on dit que Phinées, fils d'Eléazar, revint de la terre de Oalaad dans celle de Chanaan.
Ces témoignages, que nous pourrions étendre, sont formels.
11 faut remarmier aussi que le nom de terre de Chanaan est donné, dans les Livres saints, aa pays des Philistinsoù étaient situées Ascalen, Gaza, Azot, Ekron et Gath, comme faisant partie de la terre de Chanaan, du nK)ins parce gue beaucoup de Chananéens y demeuraient. 0 en est de même de la Phénicie, dont les habitants, Tyriens, Sidoniens et autres, étaient appelés Chananéens. C'estainsique la femme dont parient les évangélistes, et qu'a guérie le Sauveur, est appelée par saint Matthieu ( XT, 22) R«r.«i«la^ pendant que saint Marc rappelle l^Jp9^n^^T9u' Et Josué (v, 1) mentionne les rois de Chanaan, que les Septante traduisent par oc pavthïc xHç ^ivtiooc.
Ce nom oe Chanaan se retrouve dans le mot Xv«, qu'on donnait à la Phénicie : et Sanchoniathon, cité par Eusèbe (Prépar, évang., liv. xi}y dit que le frère de Kna fut le premier qui porta le nom de Phénicien : 'kZtlfbç Xv»
A cette signification générale, tirée des Livres saints eux-mêmes, il faut ajouter, au point de Tue ethnographique, cette restriction importante, que ne semble pas avoir faite le docte Reland, que si la terre promise aux Israélites est inoiquée par le nom de terre de Chanaan, ee nom est aussi fréquemment employé dans son sens restreint, c'est-à-dire appliqué aux seuls descendants de Chanaan, DIS de Cbam, et placé à cAté des noms des autres peuples indigènes, comme les Hévéens, les Gergéséens, etc.
C'est ainsi que les rois de France étaient reges Francorum^ et que sous cette dénomination se trouvaient des peuples qui ne tenaient en rien par le sang à la race Franque. Ce mot de Chananéen est aussi synonyme de marchand : La femme sage vend des ceintures tfu Chananéen. (Prov. xxi, 24.)
Du reste, malgré Tordre de Dieu d'exterminer les races chananéennes, il en subsista toujours jusqu'aux derniers temps. Cette remarque peut s'appliquer à tous les pays, où les races primitives attachées puissamment au sol parviennent, malgré la conquête, à s'y perpétuer.
CANATH, Kenath, Canatha. — Ville de la tiibu de Manassé, dans la Trachonitide, non loin de Bostra. Nobe l'avant prise, lui donna le nom de Naboth. La Kenatn antique se retrouve dans le Kanaouath moderne , placé
par Carl Ritter sur le chemin de la caravane de Damas à la Mecque. CAPHARA, CAPmRA, HB-KenRAH. — Bourg
Î)rès de Gabaon, dans la tribu de Benjamin. /o5M/,xvni, 26.)
CAPHaRSALAMA.Kafr-Selamah.— Ilestfait mention de cette ville dans le /" Livre desMa* chabées (vn, 31). Adrichomius place cette ville au delà du Jourdain, danslademi-tribudeManassé, et prétend même que ce fut la ville que Hérode restaura, et qu'il nomma Antipatris. Reland pense qu'il faudrait lire Caphar-Garaala, ou bien Caphar-Semelia. Cependant il cite lui-même un passage de la Gemare de Jérusalem qui nomme Capha^Salam. Je ne vois pas à (pielle localité moderne ce nom antique puisse se '•apporter. Car pour Antipatris, déjà identifié avec Caphar-Saba entre Apollonia et JafTa, il serait absurde de la mettre avec Adrichomius dans la tribu de Manasse
CAPHETETHA.— Partie de la muraille de Jérusalem rebâtie par Jonathas, et nommée Caphetetha dans le J" Livre des Machabées (XII, 37). Il serait intéressant de retrouver cette partie de la muraille ainsi nommée. Mais je ne vois dans aucune description des murs de la ville rien qui rappelle ce nom antique. Le, comme pour beaucoup d'autres appellations intéressantes, il n'y a qu'à dire le mot : je ne sais vas.
CAPHTÔRIM, Krftarim. —Anciens peuples de la race de Mesraim, parents des Philistins, cités dans la Genèse (x, U) et dans le 1" Livre des Chroniques (i, 12). On sait que tous ces mots en ïm sont des terminaisons plurielles.
CARCAA. — Lieu indiqué sur les frontières méridionales de la tribu de Juda. {Josué, xt,
CARIATH, KiRiAT. --Ville de la tribu de Benjamin. {Josué, xvra, 28.)
CARlATHAlM,KiiaATAiM. —Selon saint Jérôme, c'était de son temps un bourg ftoissant habité par des Chrétiens auprès de Médaba d'Arabie, qu*il nomme Coriatha, et queje retrouve dans le Coreiath moderne, à peu de distance des eaux chaudes deCallirhoë.qui est également voisine de Medaba. il y a une ville de ce nom dans la tribu de Nephtali qui fut donnée aux Lévites, et dont la position n'est pas trouvée encore.
CARIATnBAAL,CARlATHIARUf,KlRlAT-BAAL.
— Ce fut là que l'arche d'alliance fut déposée, dans la maison d'Aminadab, jusqu'à ce que David la ramena à Jérusalem.
Cariath-Baal est mentionnée dans Josué (XV, 60;xvin, U). Cette ville était dans la tribu de Juda, et le nom de Ciriath-Iarim, qui lui fut donné, signifie : ville des forêts, {Voy. aussi BaalaJ
CÀRIATIISEPHER, Cariathsena, Kiriat-Seper,Dabir.— Cette villeestmentionnéedansJosué, avec cette circonstance intéressante, que Calab promit sa fil le Axa à celui qui ferait le siège de Cariath-Sepher et s'en rendrait maître. Le. vainqueur fut Othoniel.(xv, 15.) Lenomdecette YÏMesigtïiûe: ville des lettres. Il y avait probablement Quelque grandeécole hébraïque à Cariatb-Sepner; quelques-uns même, dont l'I*