‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 52 sur 181 · HR · texte numérisé non relu

HR

Wi

et suiv. ), dissertation où Tautcur met convenablement en lumière l'analogie de ces deux noms, fondée sur l'équivalence d'un mot médite Ârta|, qui signinail grande puis^ Bani^ au dire d'Hérodote, et du mot hébraigue *W, qui a le même sens, ce qui le conduit à proposer pour forme primitive du nom en question, Arbakarta , dont la traduction hébraïque devient Arhakched, bien voisin de la forme biblique ^nzan». 11 est plus ditSR^ile, je Tavoue, de découvrir la liaison qui peut exister entre ces noms et les noms différents Arbyanes et Artynes, qui me semblent désigner un seul et même personnage.

Un autre fait mérite toute notre attention, c*est l'emploi du nom Astyages, donné indifféremment aux deux derniers rois de la dynastie mède. Je ne serais pas étonné de voir, dans cette appellation, un véritable titre royal plutôt qu'un nom propre d'individu, et voici sur quelle considération j'appuierais cette opinion.

Moïse de Khorène ( liv. i*', ch. 30 ; trad. de M. Levaillant de Florival ) prétend que ce nom signifie dragon : je ne suis pas le moins du monde disposé à l'admettre. En arménien, le mot Astuadz signifie Dieu, et je crois que |à est tout le secret de cette dénomination des rois mèdes ; je sais bien que la forme arménienne du nom d'Astyages, donnée par le même écrivain, est Aztakak; mais le livre même de Moïse de Khorène me paraît fournir un bon argument en faveur de Thypothèse queie propose. En effet, dans le ch. xxix, où u est question des tentatives faites par Astyaçes pour amener sa femme Dikranouhi h servir ses projets contre son beau-frère Dikran, il lui dit: «Il arrivera d'abord que je Biourrai, et qu'ensuite Zarouhi ( c'eçt le nom de la reine, femme de .Dikran ) régnera sur les Arik, et occupera la place clés déesses. » Voici le texte : ïev Zastuadzou heiats unyel Siieghi. On ne comprend pas bien ce que peut signifier ce membre de phrase : et occupera la place des déesses, si l'on n*admet pas que le titre dieu et déesse était le véritable titre honorifiquedes souverains mèdesdes deux sexes ; quelque chose, en un mot, comme le titre royal Pharaon , soleil , donné h tous les rois d'Egypte indifféremment. Or, précisément dans ce passage, c'est le mot Zastuadzou qui est employé. J'en conclus que le titre de Dieu, que nous trouvons employé |iar exception comme surnom d'autres souverains de l'Orient, comme, par exemple, Phraate le Dieu, roi des Parthes, Tétait de règle pour tous les rois mèdes. Dès lors, il n'jr a plus rien d'inexplicable dans l'emploi du nom d'Astyages pour les deux rois différents qui ont terminé la dynastie médique.

Maintenant que, par une opération anticipée, nous venons de reconstruire le Canon des rois mides, nous allons reprendre l'empire de Babylone et en établir l'nistoire chronoiogique, en remontant des faits les plus récents aux faits les plus anciens.

Babylone fut prise par Cyrus dans l'année 638 ; c'est une date que nous avons établie déjà en basant notre opinion sur diverses

PicnoNN. DES Antiquités iub: iqi es.

considérations suflTisamment développées plus haut ; nous n'y reviendrons dope pas ici. D'ailleurs, nous ravons dit une fois pour toutes, le Canon de Ptolémée nous fournit des chiffres dontl'exactitude mathématique ne saurait être contestée.

Quel était le roi que Tinyasion de Cyrus a détrôné? Nabonadios« qui a régné 17 ans, nousrépond le Canon de Ptolémée. dherchons donc ce que nous fournissent de documents sur ce Nabonadios toutes les sources historiques et sacrées et profanes.

Daniel, nous l'avons déjà dit, cite un règne entre celui de son Baltasar et celui de Cyrus ; c'est celui de Darius, fils d' Ahasvérus, de la race des Mèdes, qui monta sur le trône à 62 ans, aplrès le meurtre de Baltasar. Nous avons vu ce que l'on a imaginé pour expliquer cet avènement d'un Mède au trône de Babylone. Puisque le texte de Daniel a pu fournir aux commentateurs le moyen de commettre une erreur chronologique, c'est que ce texte n'est pas suffisamment explicite, et qu'il n'a pas été destiné à venir en aide aux chronologistes futurs.

Ayons donc recours aux auteurs profanes.

Josèphe, à qui revient de droit le reproche d'avoir tellement embrouillé les faits, qu'il est bien difficile ai^ourd'hui dedéméler la vérité, Josèphe dit sans hésiter, qu'après la mort de Labosordach, fils de Niglissar, dont le règne ne fut que de 9 mois,1a royauté passa à Baltasar, qui est appelé Naboandel par les Babyloniens. C'est à lui que Cvrus et Darius, rois des Mèdes, déclarèrent fa guerre. Ces; lui qui eut, dans un festin, la vision crue Daniel fut chargé d'expliauer : il fut pris lui-môme à la prise de la ville par les troupes de Cyrus, après avoir régné dix-sept ans.

On le voit, il n v a pas de doute possible sur l'identité du Nabonadiosà^ Ptolémée etdu Naboandel de Josèphe, mais l'identité de ce Naboandel avec le Baltasar de l'Ecriture sainte est insoutenable. En effet, le Baltasar, au dire de Daniel, a été tué dans la nuit même de son festin, Naboandel a été fait prisonnier par Cyrus ; voilà tout ce qu'en ose dire Josèphe. Ce qui le fait hésiter, c'est la certitude 3ue son Naboandel n'est pas mort à la prise e Babylone, que Baltasar est mort dans la nuit même du festin, enfin, aue Darius le Mède a régné sur Babylone après Baltasar. Tous ces faits étaient facilement explicables sans l'intervention d'un roi mède du nom de Darius ; tandis que ce roi une fois inventé, il n'y avait plus moyen de se tirer d'embarras qu'eu entassant hypothèses sur hypothèses.

Nous allons maintenant reprendre la thèse

3ue Scaliger a si énergiquement développée ans son Emendatio temporum, et nous nous abstiendrons de toute discussion qui deviendrait oiseuse en face des textes les plus explicites.

Hérodote parle brièvement de l'empire de Babylone. Deux reines, dit-il, doivent être comptées parmi les souverains de cet empire: la première, qui a précédé l'autre de cinq générations , s'appelait Sémiramis ( Ift). i, cap. 184 ); la deuxième s'appelait Nitocris.

£03 CHU

Ce ftii sous son règne que les Mèdes prirent Ninive. (/6td., cap. 186. )

Ce fut sous le fils de cette reine que Cyrus fit marcher ses troupes ; il s'appelait Lahynetos de môme que son père, et il était roi d^Assyrie. (Ibid,, cap. 188. )

Nous verrons, un peu plus loin, ce qu'il y A de possible et d'impossible dans les faits énonces par Hérodote, et que je viens de rapporter. Eusèbe nousa conservé deux fiagments d'une extrême importance, en ce qu'ils jettent un jour absolu sur la question relative au Nabonadios du Canon de Ptolémée ; voici ce que nous apprennent ces deux précieux passages (le premier est extrait du livre (le Bérose ) :

« Celui-ci ( Chabaessarach ), fils de Neriglîssor, ayant été renversé, l'empire fut déféré d'un commun accord par les coniurés h un certain Nabonnid, habitant deBabvIone, qui avait trempé dans le môme complot. Ce fut lui qui fit élever les magnifiques^ murailles de lavilie, baignées par les eaux du fleuve; ces murailles furent construites en briques cuites reliées entre elles par du bitume. Dans la dixseptième annéede son règne, Cyrus vint {'attaquer. Nabonnid marcha au-devant de l'ennemi ; il fut battu et mis en fuite ; il se réfugia à Borsippe, mais il fut bientôt obligé de se rendre à Cyrus, qui le traita d'ailleurs avec humanité et se contenta de le faire sortir de Babvlone.cn lui assignant la Caramanie [)Our le lieu de son exil. Nabonnid y termina tranquillement ses jours. » ( Prépar. évang. , liv. IX, chap. 40.)

Le deuxième est extrait du livre d'Abydène, qui cite lui-même l'historien Mégaslnènes.

a Labassoarasch périt dans une conjuration tramée contre lui. Les conjurés donnèrent alors la couronne è Nabannidoch, qui n'avait absolument aucun lien de parenté avec le roi détrôné. Plus tard Cyrus, après s'être omi)aré de Babylonc, concéda h ce Nobannidoch (a principauté de la Caramanie ( Ibid. , chap. 41.)

Bérose et Mogasthèncs sont trop bien d'accord sur les faits qu'ils rapportent, pour 3u'il soit possible de révoquer ces faits en oute. Il ressort donc pleinement de là que le Baltasar de Daniel ne peut pas le moins du monde être assimilé au roi qui s'est appelé yahonad, Nabonnid, Naboandel, Labynête^ ûM Sabannidoch ; car celui-ci est mort tranquillt;ment dans la province que Cyrus, son vain(]ueur,lui avait généreusementconcédée, et Baltasar est mort de mort violente. Nabonnid a précédé Cyrus, dit le Canon de Ptolémée ; Darius le Mode a précédé Cyrus, dit Daniel; il a régné après Balthasar : .Nabonnid t't Darius le Mcde sont donc un seul et même lorsonnage. Nabonnid, qui est Darius le ifede, est mort en Oiramanie où l'avait exilé rvni*«, drvcnu, (în G38, maître de Babylonc. ti».' Dariusnt* peut donc pas être un Cyaxarelï, ïMJ dos Modes, qui aurait été beau-[>èri' de ('.vni>, comino l'avance VArt de xénficr les daten. Du reste, les auteurs de ce recueil ne sont [tas plus heureux en ce qui concerne

DICTIONNAIRE CIIR i.

Nabonadios ; car ils disent que Xal»«r Labynet-Naboandel est Baltaiar, fibOi mérodach et de Nitocris, et quiln^^ 554 à 538. t

Réunissons maintenant les bits ttg( qui concernent le règne de Nabonadoiji bonnid. ;

II était Mède de race, et fils d'iUia» ( Daniel ).

Hérodote nous dit que son père m laitLabynète comme lui, et sa mèrcAc Nabonnid peut avoir été un surnom nv au père et au fils ; quant auDumdtli cris, c'est certainemnnt le nora d'uixf^ égyptienne que Ahasvérus aurait êp»

Remarquons toutefois que cette céuk du Labynète d'Hérodote peut fort Uî:controuvée; elle est en desaccord n» ?

que Daniel nous donne, et k laqu£&/ range sans hésitation.

Revenons aux faits.

Nabonnid ou Darius le Mède,(ils d'ihfei? trempa dans la conjuration qui renTemdeNériglissor,dont il n'était en auaiM> le parent. Il avait soixante-deux aosr cet événement, et iljégna tranquilleiKS .dant dix-sept ans, embellissant sa tt^i faisant construire ces merveilleui nf qui devaient la défendre sur les rives Iï. Il avait donc soixante-dix-neuf aib>^ Cyrus s'empara de Babylone. U :

âge de Nabonnid explique parfin&générosité de Cyrus, qui se eontentiij Ter en Caramanie. A quoi bon lei rir? l'inexorable loi de la nature £■{ elle pas se charger bien prochaii délivrer le vainc[ueur de celui vaincu ? Nabonnid mourut dans soî^

De tous ces faits il est aisé de cûi dates suivantes :

Darius-Naboiinid, His d* Ahasvérus, Bifc^' Il conspire et est porté sur le lréDepi''e!

jurés en 555.

Il esi détrôné par Cyrus en 558. Il meurt en e\il en Caramanie.

Il ne nous reste plus qu'à reîi quelle doit être la forme véritable du a^ ce prince, écrit de tant de manivr* rentes : Nabonadios^ Nabonnidos, ^* del, Nabannidoch, Labynit,

II serait difficile do ne pas reci^ comme premier composant de ce iù&' nom divm Nabou qui se trouve compr^^ tant d'autres noms assyriens. La deniMR^ tie du nom doit nécessairement, k en 5 par tous les noms connus de cooipositk'Bi logiie, comporter un radical qui eipi^' attribut, ou un bienfait du dieu NiUii' un rapport quelconque entre le diet» personnage dans le nom duquel entit ^^ d(; ce dieu.

Nous avons les radicaux nT3/(«jrt/.i!»' écoulé, liberaiisfuit.'m^^ eminens.pwUktr!^ dont le second me parait devoir ôtre f * déré comme le véntable élénicntdu ^ mi Babylonien. Ce nom, qui signiÊ«» * bou est émincnt ou bf au,se pronon«'ai:>-^ nahcd; c'est donc là la forme que je r*' d'adopter délinitivemenl pour le m-t

CilR

DES ANTJQUUES BIDLQUKS.

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YXSh

bylonien du dernier roi de Babylone, forme dont je ne m'écarterai plus.

Passons au prédécesseur de Nabounahed.

Daniel cite avant Darius le Mède, Baltazar ou plutôt Balsatzer, nx^aha ou n^nz^nSa. C'est devant ce prince, et au milieu des joies d*un festin» à rissue duquel il devait perdre la vie, aueparurentsurla muraille ces trois mots mystérieux, mane, theqel, pharis^ que Daniel, surnommé lui-même Balsatzer lorsqu'il entra au service des rois chaldéens, fut chargé d'eipliquer à son maître. Ce Balsatzer était du sang royal, nous en trouvons l'assurance en maint passage des saintes Ecritures. Ainsi nous lisons :

Lt roi Baltazar donna un grand festin à mille de tes grands^ et chacun buvail selon son âge. — Et comme déjà il était ivre, il commanda que les vases d or et d*qrgent que Nabuchodonosor^ son père, avait enlevés du temple qui était à Jérusalem, fussent apportés, afin que le rot, ses grands, ses femmes et

ses concubines pussent y boire Après Tap-

parition des trois mots, la reine entra dans la salle du festin et dit au roi : Il est un homme dans ion royaume qui a en soi l'esprit des dieux saints, et durant tous les jours de ton père, la science et la saaesse furent trouvées en lui; car le roi Nabucttodonosor, ton pire^ Vétablit prince des mages, des enchanteurs, des Chai-

déens, et des aevins : ton père, dis-je, ôroi

Daniel fut donc amené devant le roi, et le roi lui parla et lui dit : Es- tu Daniel, un des enfants de la tuiptivité de Juda, que le roi mon père a amenés de la Judée f.... Daniel dans sa réponse lui dit : 0 roi, le Dieu souverain donnaàNabuchodonosor, ton père, la royauté et la magnificence, la gloire et Vhonneur.... Toi aussi, Baltasar son fils, tu n'as point humilié ton cœur, lorsque tu savais toutes ces choses. {Dan. y, 1, 2, 11, 13, 18, 22. )

De toutes ces citations, ne semble-t-il pas résulter fort nettement que Balsatzer était fils de Nahuchodonosor?

D'un autre cdlé, nous lisons, au chap. vm, 1 et 2 : En la troisième année du règne du roi Baltassar, une vision m' apparut, moi Da^ niel, après ce que ¥ avais vu au commencement, je vis en ma vision, quand j'étais au château de Suses, qui est en la région d'Elam, je vis en ma vision que j'étais sur la porte d'Ulat.

Balsatzer a donc réçné tout au moins trois ans ; c'est là un fait qu il n'est pas possible de révoquer en doute.

Enfin, dans Baruch ( i, 1, 2, 11, 12), nous lisons: Paroles qu'écrivit Baruch,.. en la cinquième année, dans le septième jour du mois, au temps que les Chaldéens prirent Jérusalem et la livrèrent aux flammes.... Et priez pour la vie de Nabuchodonosor, roi de Babyione, et pour la vie de Baltassar son fils, afin que leur s jours soient comme des jours du ciel sur la terre; et pour que le Seigneur nous donne la force et qu'il éclaire nos yeux, afin que nous vivions sous l'ombre de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et sous l'ombre de Baltasar

son fils, et que nous les servions durant de longs jours, et que nous trouvions grâce en leur présence.

Voilà donc un témoignage de plus en faveur de la filiation de Belsatzeret de Nabuchodonosor.

Dans la Bible de Vence( éd. 1749 ), leverset 11, que je viens de copier, est accompagné de la note suivante :

« Nabuchodonosor eut pour fils et successeur immédiat, Evilmérodach. On croit qu'il était alors disgracié, et due Baltassar ici nommé était son fils. » ( T. V, p. 30, édit. Calmet, )

De tout ce qui précède, nous sommes en mesure déj^ d'affirmer que Balsatzer ne peut être le Laborosoardoch des écrivains profanes, puisque celui-ci n'a régné que neuf mois, et que le Balsatzei de Daniel a tout au moins régné trois ans Nous pouvons affirmer de plus que Balsatzer est fils de Nabuchodonosor.

Nous chercherons tout à l'heure quel peut et doit être be prince (46 j.

Reprenonsles versets 30 et 31 du chapitrev de Daniel, mais reprenons-les dans le texte primitif, et non plus dans la traduction de la Vulgale. Nous yovons alors que le verset 30 de la Yulgate est le dernier du chapitre v, et

?ue le verset 31 de la Vulgate est devenu le *'du chapitre vi ; il n'y a donc plus de liaison immédiate entre ces deux versets, crue voici : K'Ttrs ndVd -i^TNttrSa b^^ ifhhy ra (oO, ch. vj: Et la même nuit, Balsatzer, roi de Chaldée, fut tué.

Ici le chapitre est clos. — Puis commence le chap. VI, v. 1 : -m «ntiSD !nT nhd en -^(x f mn^ yrw -p^tr : Et Dariaouch le Mède reçut l'empire à Fâge de 62 ans.

Evidemment rensemble de ces deux versets, disposés ainsi, ne comporte plus le moins du monde, comme dans la Vulgate, l'idée de succession immédiate de Darius le Mède è Balsatzer. Rien, absolument rien,'ne prouve qu'il n'a pu y avoir un règne intermédiaire entre les règnes de ces deux princes. Noui profilerons un peu plus loin de cette observation pour trouver la véritable identification du Balsatzer de Daniel avec un des rois du Canon de Ptolémée.

Ce que nous pouvons affirmer dès à présent, c'est que le Laborosoardoch des profanes n'est, pas plus que Nabounahed, le Balsatzer de Daniel.

Passons maintenant à l'appréciation des documents historiques fournis par les écrivains profanes sur le compte du prédécesseur immédiat de Nabounaheci.

Bérose, dans le fragment conservé par Eusèbe,dit que Chabaessarach (Xa^.atvfTÛpaxoç) fils de Néri^lissor, lui succéda, et ne régna que neuf mois, au bout desquels il fut secrètetement assassiné par ses officiers.

Mégasthènes dit de même qu'à Nériglissor

succéda son fils Labassoarasch(Aa6oe9(roâ/E>a7x^) qui périt assassiné.

(46) Scaliger a évidemment commis une erreur à cause de ces trois années de règne oui apptrtlen* en assimilant Laborosoardoch à Badatur, toujours nent incontestablement au Balsatur de Daniel.

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DICT10NNA1I\E

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Le Canon dePtolémée ne fait nulle mention de ce prince, qui n'a pas régné une année entière, et son règne éphémère est nécessairement englobé dans celui de son père Nérikasolassar, leauel se trouve immédiatement placé avant Nabonadios.

Josèphe se contente de dire qu'à Nériglissor succéda son fils Labosordacn, qui ne régna que neuf mois. Voici ses propres paroles :

Mex* aùtbv 5è eEç %bv ul6v aÙTOû^AaCoa^p^axov àfpixvsTxai XT\ç paaiXeCaç f| Sco^oxi), xa\ wr\M<iç icoi^« oaoa irap' aùxcfi zobç i^vxaç ivvea, TeAeuxfjaavxoc aÙToO (AeTa6a(vei izphç RaXxdaapov xbv xaXou{xevov Na6odvdT]Xov irapà xoTç Ba6uX(i)vCoiç. (Aniiq, Jud,^

Le Syncelle dit qu'à Nériglissor succéda son fils Labosaroch, qui ne régna que 9 mois et fut tué à cause de sa cruauté.

De toutes ces citations, il résulte qu'avant Nabounahed a régné t pendant 9 mois sur les Babyloniens un prince nommé Lahosaroch, Labosordach, Chabaessarachy ou Labassoarasch, dont îe Canon de Ptolémée ne fait pas mention à cause de la brièveté de son règne. Ce règne a donc été compris en partie dans les années 566 et 555. Nous admettons donc le résumé suivant:

-^ Labosarocb, fils de Neri^lissar, règne neuf moU et péril daDS une conjuration en 555.

Cherchons maintenant, comme pouriVabot^ nahed, à nous rendre compte ae la forme probable du nom de ce prince si diversement transcrit.

U est fort à croire que ce nom se compose de deux éléments distincts : le premier formé des deux premières syllabes ^le second, de tout le reste du nom. Que faut-il voir dans le premier groupe, Labo^ Chaba ou Laba? J'ai d'abord été tenté d'y rechercher le nom divin Nabou, si fréquent dans la formation des noms propres as^riens; mais la constance de Torthographe/^6o(46*lm'afaitrenonceràcelteidée.

ïafto, la*?, lignine très-régulièrement: Son cœur, son âme, son intelligence, sa force; mo signiûe:' Il s'est répandu au loin, il est abondant ; d'oùmD,a6onifon€e. Le nom de notre avant-dernier roi de Babylone, écrit Labousarakh, signifie donc, son cosur est grand,

Knxr^celui dont le cœur est grand, c'est-à-dire agnanime. De la forme Labousaràkh rectifiée, à la forme Labosaroch, conservée par le Svncelle, il v a si près, que je crois naturel d avoir confiance dans l'orthographe définitive que l'adopte pour ne plus m'en écarter.

Labousarakn était le petit-fils de Nabuchodonosor, puisque son père, Nériglisssor, était le gendre de ce monarque : c'est donc à lui que doit s'appliquer la prophétie suivante de Jérémie : Et maintenant f ai donné toutes ces terres aux mains de liabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur : et de plus, je lui ai donné les animaux des champs pour Ce servir. — Et toutes les nations le serviront^ lui et son fils, et le pis de son fils, jusqu'à ce que vienne le temps de saterre et de lui-même, et de

nombreuses nations et de grandsrois lui seront soumis. (Jérém., xxvii, ,67.)

Nous devons maintenant nous occuper du prédécesseur de Labousarach, que 1 on nomme communément Nériglissar , et nous allons examiner s'il estleBalsatzerdelaBible.

Art. III. — Règne de Nériglissor. — Examen des documents fournis par les auteurs profanes. — Il règne auatre ans, de 559 à 555. — Son vrai nom est Nergel-Saralzer. — Bectification de la Vulgate dans la traduction de deux versets de Jérémie.

Passons au prédécesseur de Labbousarakh.

Une première question se présente ici : en effet, nous avons encore à reconnaître le Belsatzer de l'Ecriture, lequel a régné au moins trois ans, ainsi que le constate un passage déjà cité de Daniel, et nous devrons discuter l'identité de ce prince avec le prédécesseur de Labbousarakn. Commençons par rassembler les documents que nous possédons.

Le Canon de Ptolémée nous donne avant Nabounahed (nous avons vu (ju'il omet Labbousarakh, parce que celui-ci n'a pas régné un an entier ) Nerikasolassar (N>3ocx«ffolàfTcrapûç) qui a régné quatre ans, de 559 à 555. Le Syncelle, qui a transcrit le Canon de Ptolémée, nous donne, pour le nom du roi qui nous occupe, les variantes suivantes :

fivpnyotaoXûaapoç, Neregasolasaros ; v^ipnylnaapoç, Nîrc^esaros ;

BàXra(rcy>, Bdltasar.

Il lui attribue de plus cinq ans de règne

Le fragment de Bérose conservé par Eusèbe nous apprend qu'Ëouilmalouroukh fut un mauvais roi qui, après deux années de règne, fut renversé et tue par son beau-frère Nériglisor, qui régna quatre ans.

Mégasthènes ( dans le fragment que nous devons à Eusèbe ) se contente de dire que Nériglisar, beau-frère d'Eouilmalouroukb, le tua et monta sur le trône à sa place.

Josèphe dit que « après la mort d'Abilamarodakh, fils et successeur de Nabuchodonosor, son fils Nigiisar lui succéda, et qu'il régna quarante ans. » Ceci peutnous donner une idée de la confiance que nous devons accorder à quelques-unes des assertions de l'historien Josèphe. Rien n'est mieux établr, chronologiquement parlant, que la durée du règne de Nériglisar, beau-frère, et non fils, d'Ëouilmeradakh. Ce règne n'a été que de quatre ans ; le Canon de Ptolémée le prouve, et Josèphe dit résolument qu'il a été dix fois plus long. Mais il faut rendre à chacun ce qui lui appartient, et c'est sans doute à un copiste maladroit que nous devons attribuer l'emploi du mot quarante, au lieu du mot quatre. Voici du reste le texte de Josèphe :

TeXeuxif]9avToç 5è *A6iXauap(DSdxou fjictà txr\ 63c- TCi)xa(d£xa TYJç pOLdiktioLç, NiyXiaapoç 6 Tzalç aùroO Tijv dpyi]y ?capaXa[x6dv£i xal xazaTiw^é aOx^v fnj TéffaapaxovTa xaTaorTpiçei T6v^tov. (AntUf.jud.pJi, XI, 2.)

Enfin Georges le Syncelle rapporte qu'Evi-

(4^) Une seule fois, le nom a pour initiale un y '* mais d*un y à un à, pour un copiste maladroit, il v a bien prêt.

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DES ANTIQUITES BinjQUES.

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iad^Mefdakk fiit tué par son beau-frère, Nirigle$ar (Ni^i^Xtra^o;) qui régna quatre ans. U lyouie : « Nirigiisar est fialtasar, fils ou beau-fils de Nabuehodonosor, leque}, ayant profané les vases sacrés de la maison du Seigneur, fut, selon la prophétie de Daniel, privé de la couronne et mis à mort par Astjases. »

Une nous reste phis qu'à enregistrer Topinion des auteurs de VArt de vérifier le$ dai$St qui, ainsi que nous l'avons déjà dit et démontré, assimilent à tort Nabounahed au Belsatzer de Daniel. Us reconnaissent que Nérifflissar ou Nereçalasoiasar, beau-frère d'EvOmérodach, fut Te chef des conjurés qui renversèrent celui-ci du trône ; mais ils ajoutent, 1* que ce fut contre lui que marcha Cyras, après avoir mis deux années à dresser son armée ; S' que Nériglissar périt dans cette guerre.

On voit que ces savants chronologistes n*ont pas voulu cette fois négliger les assertions de Xénophon, et quils ont admis comme vraies ses assertions, en ce qui concerne la mort du roi d*Â$syrie, contre lequel Cyrus fit sa première campagne. Voyons d'abord si ce fait peut soutenir un examen impartial.

Nériglissor est mort, d'après le Canon de Ptolémée, en 555. Quel âge avait alors Cyrus Y Puisqu'il est né en 559, il avait quarantequatre ans ; Astyages ayant régné de 595 à r60, il n'occupait plus le trône, puisque d'après le même récit de Xénophon, la première campagne de Cyrus dut avoir lieu lorsque ce prince avait un peu moins de trente ans, c'est-à-dire, vers 569 ; or, en cette année, Nabuehodonosor était sur le trône, et il y a

SI us, tout le règne d* Astyages s'est passé penant le règne de Nabuchodonosort à un an près, pendfant lequel régna Evilmérodach. Nous n'avons donc aucun fonds à faire sur les récits de la Cyropédie.

Hâtons-nous de conclure de tout ce mii précède que Nériglissor n'a point été tué dans une bataille contre Cyrus, et que ce qui, dans le récit de Xénophon, concerne la mort d'un roi d'Assyrie qui aurait succombé les armes à la main, est certainement controuvé. Nous ne savons absolument rien sur la fin de Nériglissor, et nous ne pouvons affirmer

au'une chose, c'est qu'il était beau-frère 'Evilmérodach, au meurtre duquel il prit part, et qu'il resta quatre ans sur le trône de Babylone après son fratricide.

Le Syncelle avance que Nériglissor n'est autre que le Belsatzer de l'Ecriture, et aue tout ce que Daniel raconte de Belsatzer cloit s'appliquer à Nériglissor. Où le chronographe a-t-il pris son opinion ? Je l'ignore. Est-elle plausible ? c'est ce qu'il n'est pas du tout facile de décider ; pour ma part, je me refuse encore à croire que Nériglissor soit Belsatzer. J'ai rapporté les nombreux passages de Daniel et de Baruch qui démontrent jusqu'à l'évidence que Belsatzer était le propre fils de Nabuehodonosor. Nériglissor, au dire positif de Bérose et de Mégasthènes, n'était que le gendre de ce monarque, et il ne dut son

accessioti au trôné qu'à une usurpation criminelle; il n'est pas possible d'en douter. D'ailleurs, si NérigHssor eût été le Belsatzer des saintes Ecritures, comment eût-on pu, ainsi que le constate là parole de Baruch, en* velopper le souverain et son gendre dans lés mêmes vœut et le$ mêmes hommages, et cela au détriment de l'héritier légitime Evilmérodach? Je sais bien que, pour éluder cette objection, on a admis que le fils du roi régnant fut un instant disgracié par son père, et remplacé par son beau-frère, ou mêipo par son fils, dans rafTectioo de Nabuehodonosor. C'est là une hypothèse peu vraisemblabîe, précisément parce qu'elle est trop commode pour arranger les choses. Donc le Bel-satzer de Daniel n'est pas plus Nériçlissor. que Labbousarakh , ou que Nabounahed;; il n'y a plus dès lors à hésiter, et le surnom de Belsatzer revient forcément à Evilmérodach. Nous verrons tout à l'heure, en nous occupant de celui-ci, que celte hypothèse ne présente rien que de très-vaisemblable.

Résumons maintenant le règne de Nériglissor.

Nériglisf or, gendre de Nabacbodonosor, lue son beau-rrère Evilmérodacb et monte sor le trône à sa place en 559. 11 meurt en 555, après un règne de 4 ans.

Cherchons maintenant la forme probable du nom de ce roi, nous avons les variantes suivantes :

N>7/»txa9oXà99i{/Bor, Nerikasolassaros ;

Ni}f»27ot<ro>a90e|»oc, Neresasolasaros ;

Nc/)C7>i^(r«/Borf Niri^Tesaros ;

Nc^Xioroipoc, Niglisaros.

Or, ae même que nous avons reconnu le nom divin Nabou dans beaucoup de noms assyriens, nous retrouvons ici un nouveau nom divin : celui de Nerghel ( dieu des Cuthéens ), qui pouvait de même servir à la composition des noms propres. Nous trouvons, enefiet, dans Jérémie, le verset suivant : Tauê U$ princes du roi de Babylon^ entrèrent et s'établirent en la porte du milieu : Né* regel ^ Sérezer ^ Sémégamabou^ Sarsachim^ Rabsaris, Nérégel, Serezer, Rebmag, et touê les autres princes du roi de Babylone. Et plus . loin : Nabuzardan, chef delà muice, Nabuzesban, Rabsarès, Néréael, Séréser, Rebmag et tous les autres grands du roi de Babylone. {Jérém , xxxix, 3,13.)

Si nous en croyions la version fournie pour ces deux versets par la Vulgate, version que je viens de transcrire, nous devrions penser

Sue ce nom de Nergel était un nom propre 'homme aussi bien que de divinité; mais il est très-clair que la traduction que je viens de reproduire contient des contre-sens. Voici le texte originsd de ces deux versets :

Sana Tmn 'lyun uum hiyijQ ^-w h:> iêo^v ^Hnanr)^ ono'ai zspxiq) ru—iaaD tww

C'est-à-dire : ^ Tous les princes du roi* de Babylone vinrent et occupèrent la porte du milieu: Nergal Scheratser, Semçarnabou, Sarsechim, chef des eunii9iie#,Nergal Scherat-

tlî

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DlCTiONMAlRE

CIIR

ser, chef des mages, et tous les autres princes du roi de Babel. »

C'est-k-dire : « Nabouzaradan , capitaine des gardes, Nabou Schazban, chef des eunuques, et Nergal Scharetzer, chef des mages, et tous les chefs du roi de Babel, envoyèrent, » etc., etc. (Bible, trad. Cahen, t. X, p. 147, 149.)

S'il est facile de reconnaître l'incorrection palpable de la VtUgate en ce qui concerne la traduction et môme la transcription de ces deux versets, il Test beaucoup moins de déterminer le sens rigoureux qu'ils comportent, et de distinguer les mots qui sont des noms propres de ceux oui sont de simples qualifications; toute la difficulté tient à l'absence de la copule dans te verset 3.'

Nous allons essayer néanmoins de fixer queloues points.

D'aoord le iiire àe uTamn Bab-Thoba- ArWw, donné à Nabouzaradan, non-seulement dans l'un des versets qui nous occupent, mais encore dans le verset 11 du môme chapitre, nous met en mesure de considérer comme des titres de fonctions tous les mots composés, dont le premier élément sera, comme ici, le mot n Rab, maître , chef. Quant à l'explication de capitaine des gardes, elle n'est pas assez précise. Le radical ran veut dire tuer, mettre à mort; d'où le substantif mD, bourreau. Nabouzaradan était donc, à proprement parler, le maitre-bourreau du souverain, et ses fonctions étaient tout aussi relevées, tout aussi respectées, que le sont encore en Orient celles des bach<haouch, les rab^hobakhim de nos jours.

Nous voyons, du reste, dans le Targum- Jonathan, que cet habile commentateur ne s'était pas mépris sur le sens du titre onma m de Nabouzaradan. 11 le rend sans hésitation par KV-)'inp iit le maître des tueurs. Quant aux de\jx autres titres Kcry\ et onoin, Jonathan les croyait si clairs, qu'il s'est contenté de les écrire en deux mots chacun, et sans môme employer de trait d'union pour relier ces deux mots.

Ceci posé, dans l'un et l'autre des versets que nous analysons, se trouve mentionné le personnage suivant, :mn -isïtw *>«!, NergcU-saratzer, Rab-mag , maître ou chef des mages. Il n'y a doncpasdedoutesur le compte de celui-ci.

Deux autres personnages sont inscrits au verset 13; ce sont 1* Nabouzaradan (47), maître boureau, ou chef des chaouch; et Nabouchezban (48) , Rab-saris. ou chef des eunuques.

Il est clair que notre verset 13 ne contient

(47) Noie de Cahen : • ^Hnro: signifie, selon Simonis, Nebo en le maitre de la lumière. "VTr^Tt BJ VHH > Je Pavoue, ceue conslruclion du nom en question ne me salisfait pas pleinement, mais je n*e68ayerai pas de proposer une autre explicaiion.

(48) A propos de ce nuro, Cahen donne la note (tirante ; c Selon Simoiiii», IVebo esi la délnntnce,

qu'une énumération de trois personnages, qui sont : Nabouzaradan, chef des chaoucbs , Nabouchezban, chef des eunuques, eXNergei' saratzer, chef des mages. Il semblerait naturel de conclure de la teneur de ce verset, que tout verset analogue, conune le troisième, par exemple^ doit également contenir une énumération de personnages, dont les noms seraient suivis du titre de leur emploi.

Voyons maintenant si cela se vérifie quand il s'agit de ce verset 3. Nous y retrouvons bien mentionné au dernier rang Nerghelsaratzer, Rab^mag, chef des mages; mais tous les autres personnages semblent différents. Reprenons donc cette énumération, en mettant à part le chef des mages.

Nous lisons, cD^aotttf •aa— uoD TyinwSa-*î

Nous trouvons dans le verset 13, que le nom du Rab-saris ou chef des eunuques est Nabouchezban ; par conséquent le mot qui précède ici le titre D>-0"m ne pemt ôtre le nom du titulaire ; mettons donc encore à part le mot Rab-saris. Le mot qui vient ensuite est Sarsakim. Il est difficile de se défendre du désir de chercher dans ce mot un titre véritable, à cause de la terminaison du pluriel. Or Sarsakim sigaiùe prince des Saks^ et l'on sait que c'est là la véritable forme du nom des Scythes.

Passons au mot précédent, Semoar-Nabou; deux explications ont été données : suivant les uns, ce composé signifie esclave de Nabou, et suivant les autres le glaive de Nabou. Quelle que soit celle de ces deux explications qui soit la véritable, le nom précédent est Nerghel-saratzer, c'est-à-dire précisément le nom du Rab-mag. Est-il vraisemblable que de deux personnages portant le même nom, l'un seulement ait été désigné spécialement par le titre de son office i Je ne le pense pas. Il est bien clair que Nerghet-sa» ratzer était un nom fort répandu, puisque, sur moins de six personnages cités, deux le portent. Je conclurais donc assez volontiers que le mot Semgar-Nabou n'est autre chose qu'un titre sacerdotal individualisant le premier NergheUsaratzer. En définitive, je propose de traduire ainsi qu'il suit les cieux versets dont je viens de m occuper dans cette digression (49) :

« Et tous les princes du roi de Babel vinrent et s'établirent a la porte du milieu, Nergel-Saratzer, le Semgar-rfabou {Vesclave ou le glaive de Nabou), le prince des Saks, le chef des eunuques,Nergnel-Saràtzer,le chef des maaes, et tout le reste des princes du roi de Babel. Et Nabouzaradan le maître -chaouch, et Nabouchezban le cAe/*de5 eunuques, et Nerghel- Saratzer, le chef des mages, et tous les chefs du roi de Babel envoyèrent, » etc., etc.

du chaldéen 2W ; selon d*autres, adorateur de Nebo.i Je n'hésile pas à adopter la leçon qui voit dans ce noui ridée Nabou-libérateur,

(49) Je ne saurais regretter la longueur d*une digression qui concerne le vécitable sens à recoiinaiire dans deux passages des saintes Ecritures*

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

cim

II est temps maintenant de revenir au nom de roi, qui nous a entraîné dans la discussion oui précède. Il ne me parait pas possible de aouter de la forme de ce nom pour lequel je propose formellement Torthographe Ner-

«hel-$arat%er ^HvncrhTù , ce nom signifiant [brghbl, prince du feu. Remontons maintenant au règne précédent.

Règne (TEvilmerodach. — Documents fournié par la Bible — Son vrai nom est Evowl'Merodakh. — Preuves qu*il est le Baliasar de la Bible. — Explication de ce surnom, — Il règne trois ans, de 561 à 559.

Le Canon de Ptolémée nous donne pour prédécesseur de Nerghel-saratzer, un roi nommé *iX).oa/>o^9àjEAoc lequel occupa le trône de Babvlone pendant deux, années seulement, de 561 à 559.

Cet Illoaroudam est le successeur immédiat de Nabokolassar, qui régna quarante-trois ans, et qui est incontestablement le Nabuchodonosor de TEcriture. Voyons donc à rassembler, comme nous l'avons fait jusqu'ici pour ses successeurs, tous les documents historiiiues, sacrés et profanes, qui concernent cet Illoaroudam.

Nous lisons dans le //* Livre des Rois (xxv 27) : En la trente-septième année de la captivité de Joachim, roi de Judée, le vingt-septième jour du douzième mois, Evilmérodacn, roi de Babylone^ fit sortir de prison Joachim.

Les versets suivants nous apprennent qu'Evilmérodach ne se contenta pas de faire sortir le roi captif de sa prison, mais qu'il Tadmit à sa table, et qu'il lui rendit, pour ainsi dire, tous les honneurs attribués à la royauté.

Dans Jérémie (lh, 31) nous lisons de même : La trente-septième année après que Joachin, roi de Juda , eut été transféré à Babylone, le vingt-cinquième jour du douzième mois, Evilmérodach, roi de Bqbylone, éleva Joachin roi de Juda, et le fit sortir de sa prison.

Les faits inscrits dans les deux versets que je viens de citer sont identiques, on le voit, à une date près ; dans l'un, en effet, il s'agit du 25 du douzième mois, dans l'autre, du 27 de ce douzième mois. Il y a plus, les expressionsy à de très-faibles nuances près qui peuvent parfaitement être du fait d'un copiste, sont identiques aussi; nous avons donc deux textes qui se contrôlent et dont les points concordants peuvent et doivent être admis avec toute confiance.

Tels sont, du reste^ les deux seuls passages de l'Ecriture relatifs à Ëvilmérodach.

Josèphe lAntiq. Jud., X, xi, n. 2) rapporte qu'après la mort de Nabuchodonosor, son fils 'AéiXaftapfti^ax®^ (biidamarodachos) lui succéda. Le nouveau roi de Babvlone, à son avènement, délivra de prison le roi de Juda Jéchonias. Abilamarodach étant mort après avoir régné dix-huit ans, eut pour successeur son fils Nerghel-Saratzer. Josèphe, se servant de la désignation 'A64)(}iua/>û$«yof ô jraft avToO (N«Couxodovo7Ôpou),on doit en conclure que, pour lui, Ëvilmérodach monta fort jeune sur le trône de son père : c'est là une

erreur de plus de Thistorien Josèphe. Quant au règne qe dix-huit ans qu'il lui attribue, il est aussi vrai que le règne de Quarante ans de son fils Nerghel-saratzer. Nous avons dit plusieurs fois déjà que nous devions accepter avec une entière confiance les assertions du Canon de Ptolémée, qui donne seulement deux années de durée au règne de ce prince.

Le manuscrit 2399 de la bibliothèque Nationale écrit son nom'iX>oa/>ou$a|xor, et Georges le Syncelle l'écrit 'iUoya/)oûîaf*off, en donnant, du

reste, la variante 'ESeSav-^tpoîàx» fl^'i' * P>*ise je ne sais où. Ajoutons que le chronographe attribue trois ans de règne à ce prince. Nous verrons un peu plus bas, et à son rang , ce que le Syncelle dit de son règne.

Bérose, ainsi aue [nous l'apprenons par le fragment qu'Eusebe nous a conserve, dit

au'après la mort de Nabuchodonosor, son Is Evilmalourouchos lui succéda , qu'il fut un mauvais roi, et qu'après deux ans de règne (fi«<rt>iv<retc rru p'),iliut tuéparsonbcaufrère, Nerghel-saratzer.

Mégasthènes n'en dit rien de plus.

Enfin Georges le Syncelle rapporte, d'aprèô Alexandre Polyhistor et Abydène, qu'Eviladmérodach, fils de Nabuchodonosor, lui ^xccéda, et ne régna que deux ans. Il ajoute à tort que Josèphe dit la môme chose , d'après les mômes autorités, puisque nous avons vu que Josèphe attribue dix-nuit ans de règne à son Abilamarodachos.

De tout ceci il résulte, l'que le prédéces^seur de Nerghel-saratzer ré^na au moins deux ans, et très-pr'^bablement quelques mois d'une troisième année, de 561 a 559

2* Qu'il rendit, à son avènement, la libert<» à Jéchonias ou Joakin, roi de Juda, lorsqu'il y avait trente-huit ans moins deux ou trois jours accomplis, depuis la transmigration de ce roi.

Si donc à cinq cent soixante et un nous lyoutons trente-huit, nous obtenons la date précise de la prise de Joakin ou Jéchonias. Cette date est donc l'année 599., et nous en vérifierons plus tard l'exactitude rigoureuse.

Quelle est la véritable forme du nom de notre roi babylonien?

Dans la Bible [Rois et Jérémie), nous avons trouvé deux passages où ce nom est, correctement écrit : pno "î^m, Eouil - mérodach, S\n et SiN signifient prior fuit, vajiidus, potens fuit, d'où princeps, et S^iji robut, vis. S'Tk signifie donc puissant, fort : Mérodakh est le nom d'une divinité des Babyloniens; Le nom du fils de Nabuchodonosor signifierait donc : le puissant mérodakh. Quoi qu'il en soit , l'orthographe que j'adopte sans hésiter est celle de l'Ecriture, c'est-à-dire la suivante : Eouil - Mérodakh. Il n'est pas diOicile, du reste, de reconnaître ce nom, plus ou moins altéré, dans les leçons étranges que nous devons d'une part à l'habitude des Grecs d'estropier tous les noms des personnages bat bares, et de l'autre à la maladresse des copistes. U est inutile de grouper ici ces leçons fautives, qu'il est temps d'abandonner une fois pour toutes.

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Nous avons fait voir jusqu'à présent que pas un seul des rois de Babylone, énuraérés dans le Canon de Plolémée , de Cyrus à Eouilmérodakb, ne pouvait être identifié avec le Belsatzer de Daniel. N'ous allons essayer de montrer maintenant que ce Belsatzer ne peut (>tre qu'Eouil-mérodach. Il en résultera que tous les écrivains anciens et modernes, qui ont plus ou moins habilement proposé une autre assimilation, devront être considérés comme ayant fait fausse route.

J'ai cité plus haut les j^ssages de Baruch qui constatent que des pneres ont été adressées au Ciel pour la vie et la gloire de Nabu^ chodonosor et de son fils Belsatzer, Le verset 2 nous apprend que Baruch a écrit : « En la 5* année, dans le 7* jour du mois, temps où les Chaldéens prirent Jérusalem et la livrèrent aux flammes. »

C'est en 588 que Jérusalem fut brûlée ; on comptait alors la dix-neuvième année de Na- J)uchonosor, qui a régné quarante-trois ans. C'est donc en 584 que des prières étalent laites pour la conservation des jours de Nabuchodonosor et de son flls Belsatzer. C'est en 561 au!Eouil-mérodakh est monté sur le trône; si donc Eouil-mérodakh et Belsatztcr ne sont qu'un seul et môme personnage»

'•^mme ie n'en doute pas, l'expression o i^olîç employée par Josèphe est aussi impropre que possible, puisqu'en admettant même àxxEouil-mérodach fût né précisément dans 1 année des prières rappelées par Baruch, il aurait eu, à tout le moins, vingt-trois ans à son avènement.

Daniel n'est pas moins explicite que Baruch

Sour constater que Belsatzer était le véritable Is de Nabuchodonosor. Tous les passages de son livre qui établissent ce fait n'ont pas besoin d'être répétés ici, non plus que le verset 1 du ch. vui, où i! est parié d'une 3* année du règne de Belsatzer. A ces diflférentes notions se réduit tout ce que nous savons du règne de Belsatzer.

Résumons donc :

I* Belsatzer a régné 5 ang.Eouilmérodach a régné 5 ans, selon le Cûtiûn de Ptolémée, copié par )e Syncelle ; S ans soalement, selon la copie du manuscrit de Paris. — Belsatzer et EoaiUmërodakb peuvent donc être un seul et même individu.

2" Belsatzer était le propre fils de Nabuchodonosor. — A Eouil-mérodakb seul peut s'appliquer cette fliiation directe.

5'' Belsatzer est mort de mort violente, dans la nnit même de son festin où Tureni profanés les vases Mcrés de Jérusalem. — Eouil-mérodakh fut assassiné dans une révelutiou de palais, soulevée par son beau-frère NergiieUsanitzer.

On comprend qu'un prince menacé par un complot dans lequel il doit périr, mais dont il iÇQore l'existeiftce, songe à donner des festins ; un roi assiégé dans sa capitale n*a garde d'jT penser y dans la nuit même où la place doit être envahie par l'ennemi. Ilàtons-nous

f5U) tl est biiro dair qu'un homme qui donne la date de sa mort ne peut être pris pour Tauteur du livre où il donne cette date. Ou bien i« verbct "lï,

de conclure de tous ces rapprochements qw le Belsatzer de Daniel n'est autre que TEouilmérodackh des Rois et de Jérémie.

Il nous reste & rendre compte» si faire se peut, de l'emploi des deux noms pour désigner un seul et même prince. Je crois que Feiplication de ce fait est tout entière dans bt fréquence de l'emploi du surnom de Belsatzer h Babylone. Ce surnom, une fois donné h Eouil-mérodakh , aura pu devenir beaucoup plus usuel que le nom propre lui-même, qui était plus long à prononcer. U faut attribuer à cette seule cause, à mon avis, le silence absolu de Daniel sur le compte d'Eouil-mérodakh , dont il n'a pas une seule fois écrit le nom. Serait-il possible que Daniel, le fSsimilier, le favori de Nabuchonosor, ail pu se tromper sur le degré de parenté quininissail ce monarque à son successeur Belsatzer , quand cette parenté était celle de père à fils? Baruch se serait donc trompé aussi? Ou bien Bérose et Mégasthènes se seraient entendus pour énoncer la même fable? Tous les faits relatifs à l'histoire des auatre premiers rois de Babylone ont donc été embrouillés à plaisir, tandis que tous se coordonnent avec facilité et s'expliquent sans le moindre embarras, si 1 on admet , ainsi que je propose formellement de le faire, que Belsatzer et Eouil-mérodakh sont un seul et même prince. Quant à la fréquence du nom Belsatser« elle nous est nettement indiquée par Daniel lui-même. L'écrivain sacré, ou plutôt celui qui a écrit sous son nom (50) , nous dit eu effet (ch. i,7>:

nïHunDSa Sk^jtS ourn nrcm c^ncn -w onS oim

Le chef des eunuques leur donna des noms^ et il donna à Daniel le nom de Beltesatxtr (Septante B^àtavap), Voici ce que dit Cahen du sens de ce nom (Notes à Dan.^ p. 2,v.7). « La signification est prince de Bel: ou » comme dit Saadia» iïk «m Si. Bel a caché, con" serve te trésor. » Il y a encore d'autres significations de ce nom. [Voy. Rosbnmuller.j U est bon, du reste, d'observer qu'au chap. y (vers. 1), le nom de roi est écrit "wmni néanmoins Cahen dit en note ; Belschaçar, même signification que Belteschaçar. (Voir chap. I, V. 7.)

Nous avons donc les trois formes suivaotes du surnom en question :

Je ravoue,il ne m'est pas plus facile de reconnaître dans ce mot composé le sens iPrtncê de Bel, que le sens .Bel a caché le trésor, VnnYàui l'autre, h mon avis, c'est-à-dire que je rejette ces deux explications sans la moindre nésitation. D'abord la finale *-i3rM, que l'on traduit d'un accord unanime par du feu dans le composé, ny»-», prince du Feu, doit comporter ici

<-h. I, où il est dit : c Or, Daniel vécut jusqu^à Tan I" du roi Cyru9, » a été interpolé, ou Oanld D^est pas Tautcur de récrit qui porte son nom.

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DES 'ANTIQUITES BIBUttl^ES.

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018, puisque Torthographe reste la iDt au premier composant » qui se ras les formes vhu xtnfn et xnd'.x *rge pas de l'expliquer. Je me bors que le «cJkm 9 me semble ici le de quelque particule de flexion ^Miif: en ce sens, le m que nous s bien comme équivalent de iVMf mait complétemenijcomparable au j. qui est tout à la fois le^ut relatif m témtif. De nha eon»umpt%u e$t^ n 6t rra comumpUo, et ridée de 38t si étroitement liée à Fidée de souDÇonne. mais sans chercher en pn a l'expliquer, la présence de lées dans notre nom Kelsatzer.

is occuperons, dans l'article suivant

I important de Nabuchodonosor.

- kigné de HabHehoâono$0f. — éê9 éoeumentê f&umiê par Im Bi^ tmeordanee des rigne$ de Nabueluh

II dêê roisjuifê: il rimé d$ 604 à t $an pèr€^ et de 604 d S61 #ni/, Ert OHaraulf-cffif <m qwxranîe^ • — Examen des doeummte towT'^ aeiphe. -— Tempe que dura ïa fo^ rot. — Son vrai nom eH NaboU'^ rr.

id arrivés à l'un des règnes les tants, celui du grand Nabuchodoa fois, les documents ne nous feiCiut, et nous aurons largement à [ sources sacrées et pro&nes.

Dft donc par mettre en ordre les que nous sommes en mesure

céder avec plus de méthode, nous les fiuts relatifs à chacun des évéi ce règne, par ordre cbronologirtouteiois Tavénement et la mort xlonosor.

n de Plolémée donne quaranterègne à Nabokolassar, lequel est Georges le Syncelle, dans sa copie > Canon, Naboupakuar, le mime ihodonoêor {HnUytnrnkmvm^Mxmàiml

rodakh , ainsi que nous l'avons t commencé k résner en &61 , c'est tne maladie a enlevé Nabuchodoest en 604 que son règne a com*

nié plus haut les versets 27 du ch.

' Livre de$ Roi$^ et 31 du ch. uî , qui fixent l'avènement dlouil- 1 trente-sept ans, onze mois, vingtgt-sept jours après la prise de Je- Joakim, mi de Juda. Nécessairevénement d'Eouil - mérodakh a Bc la mort de Nabuchodonosor; donc mort trent^sept ans, onze

le teste pour la darée de son régne et

1 iDtB *p^tp ruv îTtr? ruQV*p

cété, nous lleoii» datii» Ici Parelipo»

, ch. ziavt, v« 9 :

mois, vingt-cinq jours environ après b prise de Joakim. Or, tous les calculs, sans exception, s'accordent è rapporter à l'année 559 la prise de Joakim; ce qui remet, conune cela devait être, la mort de Nabuchodonosor à l'année 56L

CesontBérose et Mégasthènes qui nous disent positivement que Nabuchodonosor mourut de maladie, après un règne de quarante-trois ans*

Déplus, Hégasthènes, au témoignage de Josèpne, exaltait outre mesure la valeur de Nabuchodonosor, dans son m* livre des His^ toiree indiennoê: car U le mettait au'^dessus d'Hercule lui-même*

Du reste, Josèphe cite les sources où il a puisé les renseignements qu'il a coordonnés sur la vie de Nabuchodonosor : ce sont les écrits de Mégasthènes* de Dioclès, historien des Perses, et de Philostrate, historien des Indiens et des Phéniciens.

Passons maintenant à l'énumération des documents chronologiques que nous fournit l'Ecriture sainte sur Te règne de Nabuchodonosor.

Dans le //* JUvra des Mois (xxiv, 1), nous lisons:

Daniêon iemps^ Nabuchodonoeort roi de Babylone^ monta^ et Joakim lui fut anujeUi durant trois ans ; et il se révolta de nouvet^u contre lui.

Joiddm étant mort, Joachin son fils lui succéda ; il était âgé de dix-huit ans, et il ne régna que trois ans sur Jérusalem (t* SH (51).

En ce temps4à^ les serviteurs de Naoucho^ donosoTf rot de Babylone^ montèrent à Jéru^ salsm ; — et Nabuchodonosor^ roi ds Babylone^ vint aussi avec ses serviteurs^ pour assiéger laviUe. {11 Jtot<,xxiv, 1, 10, 11.)

Joachin, se sentant incapable de résister, se rendit à Nabuchodonosor, entre les mains duquel il se remit avec sa mère, ses serviteurs, ses capitaines et ses eunuques.

wcn Ttsoo tvn ^cn "po vin np*i

Et le roi de Babel le prit duns la huitihne année de son règne ; et il établit Mathanias^ son onc/e, à sa plaee^ et il lui donna le nom de Sédécias. (Ibid., 16, 17.) Sédéeias avait vingt-huit ans k son avènement, et il régna onze ans à Jérusalem.

Dans les Paralipomines ou Chroniaues, notis lisons : Contre lui {Joakim) monta Jva6iichodonosor^ roi des Cnaldéens^ qui l'emmena chargé de chaînes à Babylone. ( H Parti. xxxvi, 6.)

Ce ftit dans cette expédition que Nabuchodonosor s'empara des vases sacres de Jérusalem, qu'il emporta k Babylone {f. 7).

Jéremie nous fournit bon nombre de renseignements chronologiques; les voici, à l'exception de ceux que j'ai déjà cités plus haut, tels que ch. xxxii, v. 1 et 2 ; ch. xxxix,

u*wu\ rwm xhai pTT» a» » rutsw-p

dxrm^ amf mann

Je ne me ckargepas d*expliaaer ces divergences de rédaction ; ee qui est certain, c'est qoe le Livre to Aai calcule jusie, et qu1l doit y avoir «ne faaie de copie et une transposition dans le verset ées Forslifomèfia*

CIIR

DICTIONNAtRE

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