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DES ANTIQUITES BIBUQUES.
itmosor investit Jérusalem ('"noo BSt appuyé, a mis la main sur ]é- Wèbin ayant été pris en 599» c'est Rabucbodonosor a conmiencé le OBBlem.
ndème année, le premier du prerérusalem étant déjà ruinée, Tyr \ sa chute, 6t Bzéchîei reçut de I de prophétiser contre Tyr. C'est B ou Ezechiel prophétisa contre 68ô, Jérusalem avait d^à suc-
année, le dixième mois, le ir, Bzéchiel reçut du Ciel l'ordre ser contre le Pharaon, et d'an- Dalbeurs qui allaient fondre sur Mt là la contre-partie de la proérémie contre le Pharaon Epnrée prophétie dans laquelle leSei-
B 'il livrera le Pharaon Ephrée buchodonosor, comme il lui a
K)phétisa donc contre Apriès en ie un peu plus tard et après la idécias en 588.
Kaniel, dans la huitième année de Nabuchodonosor fit un rêve qui nais dont il ne put se rappeler les iel le lui expliqua. Ici se présente Ité. La deuxième de Nabuchodo- 604 ; or Daniel dit positivement imené en captivité après le siège m, qui eut lieu dans ]# troisième >akim, o'est-è-dire à la fin de 607.
is à une éducation chaldéenne de ^5), au bout desouels il fut préabuchodonosor. Ce fut donc en
.re II de Daniel commence par le nt : Et dans la deuxième antie'e de nosor, celui-ci eut des songes; son oublé^ et c'en fut fait de son som" fut Daniel qui fut chargé de lui de lui expliquer le songe qui l'a- 1 ; comme, d un autre c6té, Jérélontre que 607 est la première de nosor, la deuxième de son règne 606, et ce ne peut être qu'en 604 que Daniel fut présente aumo- )ute la difficulté est dans le fait liodonos^jr régna deux ans en soson père, lequel mourut en 604 ; emière année du règne de Nabur est comptée par Jérémie à partir sssion au trône en 607, du vivant lassar, tandis que Daniel, en indimxième année de Nabuchodonoat plus compte de ces deux années n société, ce qui place en réalité s Nabuchodonosor en 602.
(xxxii, verset 1 et 2) nous dit que année de Sédécias coïncide avec ième de Nabuchodonosor. Effeca dixième de Sédécias tombe sur I, et la dix-huitième de Nabuchombe également sur 589.
) prophète nous dit que Nabuchont assiéger Jérusalem dans la neu* édécias, le dixième mois, et que la
brèche fut pratiquée dans la onzième de Sédécias, le quatrième mois, le cimmième- jour. Nabouzaradan mit le feu au temple et au palais dans la onzième de Sédécias, le cinquième mois, le dixième jouir, cette année coïncidant avec la dix-neuvième de Nabuchodonosor.
La neuvième de Sédécias tombe sur 590.
C'est la date déjà trouvée pour l'investissement de Jérusalem.
La onzième de Sédécias tombe sur 588, qui est également la dix-neuvième de Nabuchodonosor.
Toutes ces dates se vérifient donc et se contrôlent mutuellement.
Enfin, il reste un ciirieux passage de Jérémie, dont il n'est pas permis de ne pas tenir compte. C'est celui dans lequel le prophète énumèreles captifs emmenés à Babylone a plusieurs reprises successives. Le premier convoi de captifs fut emmené dans la septième de Nabuchodonosor; c'est en 599, lorsque le roi Joachin fut pris lui-même. Le deuxième dans la dix-huitième de Nabuchodonosor, c'estràdire en 589 ou 588, date de la prise de Jérusalem, et le troisième dans la vmgt-troisième de Nabuchodonosor, lorsque Nabouzaradan le fit partir pour Babylone ; cette vinçt-troisième de Nabuchodonosor tombe sur l'année 585, à laquelle ne se rattache pas d'autre fait de guerre important.
Maintenant que nous avons examiné successivement tous les passages relatifs à Nabuchodonosor, extraits des saintes Ecritures, nous allons examiner de même les renseignements fournis par les écrivains profanes. Dans cette discussion, nous donnerons naturellement le premier rang à l'historien Josèphe, bien que ce rang ne lui appartienne pas, si nous devions classer les auteurs par ordre d'ancienneté.
Jc^phe {Àntiq. Jud.^ X, vi) nous dit que dans la quatrième année du règne de Joakim (ïaMcxcttocLNabuchodonosor monta sur le trône de Babylone et se porta avec une puissantearmée vers Charchémis, ville située sur les bords de l'Euphrate, afin de déclarer la guerre au Pharaon Néchao, qui était alors maître de toute la Syrie. Nécnao accourut au-devant de Nabuchodonosor, et son armée essuya une défaite, après laquelle Nabuchodonosor ayant passé l'Euphrate, soumit toute la Syrie jusqu'à Peluze, à l'exception de la Judée.
Dans la quatrième année de son règne (huitième année de Joakim) , Nabuchodonosor tourna son armée contre les Juifs, dont le roi fut sommé de lui payer un tribut, s'il ne voulait voir porter la guerre dans ses Etats. Joakim paya ce tribut pendant trois années consécutives; mais au bout de ce temps, il crut que la guerre allait éclater entre les Babyloniens et les E^fyptiens, et que l'occasion de s'affranchir du joug de Nabuchodonosor était arrivée. Ses prévisions furent trompées ; les Egyptiens ne firent aucune démonstration hostile, et Jérémie se mit h prophétiser tous les maux qui allaient fondre sur la Judée. Il annonça la prise de Jérusalem et la captivité de Joakim (n. 2). Bientôt,effee«
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DiCTIONNAmS
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tiveoMut, Nabuchodonosor entra à Jérusalem sans coup férir. Joakim et tous ses officiers ibrent mis à mort; le cadavre du roi Ait jeté hors des murailles et laissé sans sépulture ; 3,000 captifs furent emmenés à Babylone, parmi lesquels se trouvait Ezéchiel encore enfant. Ainsi finit Joakim, qui avait vécu trentesix ans et régné onze ans. Son fils Joachin CiMaxcvoc) lui succéda sur le trône et régna trois mois et dix jours (n. 3).
Bientôt Nabuchodonosor reparut et mit le siège devant Jérusalem. Le roi, pour éviter les désastres que cette agression ne pouvait manquer d'attirer sur son royaume, s'em-
f)ressa de se soumettre au conquérant, entre es mains duquel il remit comme otages sa luëre et ses cousins ; mais le traité conclu fut presque aussitôt rompu au*accepté ; Joachin fut pris et enlevé avec 10,832 ae ses sujets; son oncle Sédécias fut mis sur le trône par Nabuchodonosor (ch. vu).
Alors parurent les prophéties d'Ezéchiel et deJérémie annonçant la ruine de Sédécias. Le premier prédit qu'il ne verrait pas Babylone, et le second qu'il y serait emmené en captivité.
Sédécias resta pendant huit années fidèlo aux traités qui lui avaient été imposés par Nabuchodonosor. Mais, au bout de ce temps, il y manqua sans doute, car le roi de Babylone vint l'attaquer. Les Egj'ptiens marchèrent à son secours, et Nabucliodonosor abandonna le siège de Jérusalem pour courir au-devant de ses nouveaux ennemis. Ceux-ci furent bientôt atteints, battus et refoulés.
Ce fut alors qu'on vit Jérémic et les faux prophètes se disputer sur les événements futurs, ceux-ci avançant que Sédécias était sauvé, et que le roi de Babylone aurait trop h faire h s occuper des Egyptiens pour songer h reprendre le siège de Jérusalem. De son côté, Jérémîe prédit la prompte défaite des Egvptiens, la reprise du siège de Jérusalem, la famine, le pillage, l'incendie du temple, la destoiction de la ville et la servitude qui devait durer soixante-dix ans, après lesquels Babylone elle-même étant tombée au pouvoir des Perses et des Mèdes, les Juifs pourraient rentrer h Jérusalem.
Effectivement, la cinquante-neuvième année de Sédécias, le dixième jour du dixième riiiMS, le siège recommença. Ce siège dura dix-huit mois et la ville fut prise le 9 du quatrième mois de la onzième année de Sédécias, vers le milieu de la nuit. Nabuchodonosor était alors à Rablatha, et ce furent ses généraux qui se rendirent maîtres de Jérusalem. Des généraux, que Josèphe nomme, étaient
Nis^f>i«^oc* *A6ififMtvT9c, Zcfi/yit^of, Na€Û9CpcC Ct
Nabouzaradan, qui était resté h la tête de la ville conquise, brûla le temple, le premier du cinquième mois de l'an 11 de Sédécias, dix-
(59) Il est ciirieui de rapproclicr de ces noms si cviilenimenl altéré^, rciix plus allércs encore quo lisor substitue U version «tes Septanle ; les Toiri (ch. SLV1, Y. 5) : MapY^^^'^P* ^*^ lapLaycûO, xa\ Na- 6ov9ipct;, NaY^r'ï^>> NaJC(>r'a6a;iàO. <iui pourrait
huitième année de N Sédécias, à qui Votk atail mourut dans les fers (n. 1)i qui térifie les prophéties de
zèchiel.
La cinquième année après h rusalem ( vingt-troisième année (k donosor), le roi de Babylone resl»
pagne contre la Cœlé-Svne;deli,ii sur TEgypte, dont il défit et takiii
Jérusalem et toute la Judée é désertes pendant soixante-dii«Bt quis*écoula entre la Gaptiritéetk tion des dix tribus, par Salmanr portation des deux tribus, p<r!
nosor, ftit de 130 années six jours.
Ce ftit deux ans après la déUu tiens que le roi Nabuchodonosor etf qui lui fut expliqué par Daniel 'i^.
Nabuchodonosor mourut après quarante-trois ans (xi).
Bérose , auteur d'Hhtoim (ajoute Josèphe), raconte que ayant appris la défection du satnit te, de Cœlè-Syrie et de Phèni(W^ fils Nabuchodonosor, encore jeat tion d'une partie de ses armées eii de conduire la guerre, parce quli tait plus en état de faire liMeàèr événements.
Nabuchodonosor fut vainquev ce fut pendlht son expédition que^ mourut, après vingt et un ans de chodonosor, informé de la mort laissa à ses généraux la conduiu et regagna directement Babylone qui fit entourer Babylqne de plus railles, et qui fit construire les ' suspendus, pour complaire k sa était Mède de naissance.
Josèphe rapporte aussi l'opiùi gasthènes, qui, dans son iirlimÂ:
res indiennes , place Nabucb(N!ii| dessus d'Hercule, et raconte qc\ une grande partie de la Libyeetdè' il cite encore, comme source oàii.f le n* livre de Y Histoire des Pentii^' et les Bistoires indiennes et pAti Philoslrate,ciui rapportent que >'i ^ sor tint pendant treize années U ^^^ assiégée, pendant que Ithobal eut Tyr.
Reprenons maintenant la disc^ goureusede tous les faits énoncé sènhe.
Nabuchodonosor monte sur k ti^ la quatrième année de Joakim. ^ ^ après, il défait h Charchémis le PluK^ ciiao. Joaliim étant monté sur le tl' 610, la quatrième année de son rop se trouver comprise dans les années!
G06. Nous avons montré» k laide ^
se (louler qiril y a là Kerf^l^mnlur^ ^* ^aooh, Ui Sar-takim^ le Hàb êaris, .\<rp^ le Rab-mag? Kl ce|)cndanl ce soiil Ut»^ noms, qui ont été aussi ouira^îeosemcii c
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DF: S ANTIQUITES BIBLIQUES.
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bien h Tannée 607 qu'il faut différents faits : il y a donc ici rfaite.
rième année de Nabuckodonole Joakim, le roi de Juda est ' un tribut annuel. Cette année et TEcriture nous montre que t en 607 aue Joakim a été souiosëphe s est donc trompé sur
rsuit Josèphe, resta trois ans lesquels if se révolta. Jérémie iine et la captivité du roi. Effecichodonosor s'empara bientôt it Joakim fut mis à mort, t avec Josèphe qu'en 603 seuse serait soumis à Nabuchodoyfk soumission aurait duré trois uels Jérusalem aurait été prise, aurait eu lieu en 600 ou 599, ait été mis à mort en cette isX possible : c'est bien en 599 lé renversé; mais l'Ecriture dit
Se de fers et conduit à Baby- . Néanmoins, ce qui est cerjamais l'Ecriture ne parle que captivité de Joakim quand elle
un événement à la captivité
Nous avons déjà vu plusieurs
fait, que trois mille cantifs furent
cette occasion. Jérémie, qui premier départ des captifs , dit ris et emmenés avec Joakim,
trois mille vingt-trois; c'est i même fait que veut parler îiel se trouvait parmi eux, , et il était encore enfant. Or, zéchiel nous dit lui-même, sa liétic date de la cinnuième de la captivité de Joakim. Il ►phétisé au sortir de l'enfance.
u vraisemblable, encore hors du vrai quand il
après avoir donné sa mère et
otage à Nabuchodonosor, ne rer ue nouveau sur sa tête la ylonien. L année n'était pas )utre que ce fait ne concorde ire , il ne s'accorde pas mieux ephe dit un peu plus haut luikim n'a régné que trois mois
se irtit en rébellion contre »r que dans la huitième année l ce fut alors que Nabucbodo- ^ger Jérusalem. C'est en 590, luus avons établi, que le siège èphe est donc assez exacteivec l'Ecriture, puisque, sulon rait commence en 591. Cette illeurs, tient évidemment à inée à laquelle commençaient règne de Sédécias. J'ai déjà de la prise de Jérusalem, à ;ul des soixante-dix années je n'y reviendrai donc plus
ms des généraux de Nabucho-
donosor qui se rendirent maîtres de Jérusalem, ces noms paraissent bien altérés, si nous les comparons à ceux que nous trouvons dans l'Ecriture sainte. Ces noms sont, ainsi que nous l'avons dit plus haut : Nergelsaratzer^ Semgar-Nabou (le glaive de Nabou), Sar-sakim (le prince des Sakes), Rabsaris (le chef des eunuques), Nergel-saratzer, Rabtnag (le chef des mages).
Évidemment , le Vnoytkiapoç est le Nergelsaratzer de l'Ecriture; le nom 'Afiénfinvro; ne ressemble à aucun de ceux de l'Ecriture, et enfin les trois noms qui le suivent , liiiiyapoç , VaSiifTuptçt ^Exoipifi^piÇf doivent très-probablement se couper tout autrement que ne l'a fait le scribe , et de telle sorte que Uuiyapùç Va€ii forme le même nom que Semgar-rfabou: iâptç''Excty Sar-sakim; et '^àpL-lapiç, Rabsaris, Il n'y a plus d'assimilation à faire qu'entre ^ApéfAitu^troç et Rab'tnaa, et elle n'est pas im-
Srobable , à voir les altérations que je viens e signaler.
Jérusalem et le temple furent brûlés, ajoute Josèphe, dans Tan onze de Sédécias, dix- Imitieme de Nabuchodonosor. Ces chiffres sont d'accord avec ceux que nous avons déjà déduits de l'Ecriture.
La cinquième année après la ruine de Jérusalem coïncide avec la vingt-troisième de Nabuchodonosor : c'est donc Tannée 584 ou 583, et plus certainement celle-ci, qui est l'année de l'expédition de Nabuchodonosor en Cœlé-Syrie et en Eg>'pte. Dans cette expédition, le roi d'Egypte perdit la vie; mais nous devons faire observer que ce fait n'est établi que par l'assertion de Josèphe.
Entre la captivité des dix tribus, sous Salmanasar, et celle des deux dernières tribus, sous Nabuchodonosor, il y a cent trente ans , six mois et dix jours. Or nous établirons plus loin que c'est en 721 que Salmanasar prit Samarie: de 721 à 588, il y a, en chiffre^ ronds, cent trente-trois ans : il y a donc, dans le calcul en apparence si précis de Josèphe» une erreur de aeux ans et demi à peu près. Du reste, une erreur aussi faible, de quelque côté qu'elle soit, n'est pas d'une grande importance.
L'historien juif dit que ce fut deux ans après la défaite des Egyptiens que Nabuchodonosor eut le songe que Daniel lui expliqua. Il est évident que cette défaite des Egyptiens doit s*entendre de celle qu'ils essuyèrent h Charchémis en 607. Ce songe devrait donc ainsi être rapporté à l'an 605; et c'est en réalité, au dire au Litre àe Daniel^ en 602 que Daniel fut appelé à calmer les inquiétudes du roi de Babylone : il y a donc là une nouvelle méprise de Josèphe. Daniel dit que ce songe eut lieu dans la deuxième année du règne do Nabuchodonosor : mais , ainsi que nous l'avons reconnu, Daniel fait abstraction des deux années de règne en commun de Nabuchodonosor avec son père, Nabopolassar; et comme la première année de ce règne en commun fut signalée par la défaite de Carchémis , Josèphe , trompé par le chiffre 2 donné par Daniel, a rapporté la date du songe à un événement marquant » au lieu de le ra|i-
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Porter au commcncemenl réel du règne. Ce qui, du reste, prouve bien que Josënhe a 5uivi le calcul de Daniel , c*est qu'il ne donne
Sue quarante-trois ans de règne à Nabuchoonosor, tandis que ce règne a été réellement de quarante-cinq ans; ajoutons, du reste, que Habuchodonosor eut deux songes expliqués par Daniel, au dire de celui-ci. Nous vérifierons un jpeu plus loin si le second eut lieu deux ans après l'expédition d*£g}'pte, c'est-à-dire en 581.
Philosirate , ainsi que nous le dit Joscphc , a consigné dans ses écrits que Nabuchodonosor ût subir à la ville de Tyr un siège de treize années, que soutint le roi phénicien Itbobal. Il est important de Gxer autant que possible la véritable époque à laquelle se sont passés ces événements, c'est-à-dire les limites supérieures et inférieures du laps de temps dans fequel ces treize années doivent être intercalées. Nous lisons dans Ezéchiel (xxvi, 1,2) : Et il arriva, la onzième année, le premier jour du mois, aue le Seigneur me parla, disant : Fils de V homme, parce que Tyr a dit de Jérusalem : Ah! les portes des peuples sont fermées; elle s'est tournée vers mot; je serai remplie; elle sera déserte,
CeUe onzième année, c'est naturellement celle du règne de Sédécias, dans laquelle Jérusalem fut prise, c'est-à-dire 588. Ce mois est le cinquième , ainsi que nous l'avons établi plus haut. C*est donc à l'an 588 qu'il faut classer la prophétie d'Ezéchiel, touchant le siège et la ruine de Tyr; c'est donc postérieurement à 588 qu'cut'^lieu l'investissement de Tyr. D'un autre côté, c'est antérieurement à 561 qu'il faut placer la prise de cette ville. Nous verrons plus tard à préciser plus parlirulièrement ces dates, et nous nous bornerons à dire que les auteu»^ de VArt de vérifier les dates placent en 585 l'attaque de Tyr. Poursuivons 1 examen des documents historiques à notre disposition.
Moïse de Khorène ne dit que peu de mots de Nabuchodonosor. Dans le livre v\ ch. 21 , nous lisons :
« Notre premier prince, couronné par Varbnce (Arbace, fondateur de la dynastie mède}, fut Barouïr, fils de Sgaiorti, lequel eut pour successeur Hratchia (sous lui, dit-on, vivait Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui fit les Juifs captifs). » Au chapitre 23, nous lisons encore : « En effet, quatre-vingts ans,p/ti« ou moins, avant le règne de Nabuchodonosor, vivait Sennecherim , roi d'Assyrie; Sennecherim, qui assiégea Jérusalem sous Ezéchias, prince des Juifs. Ayant tué leur père, les fils de Sennecherim, xûramèle et Sanassar, vinn^nt se réfugier chez nous. »
Examinons ces différentes assertions sous le point de vue chronologique. Selon nous, Varbace le Mède a régné de 788 à 760; le règne de Hratchia n'a guère pu commencer iiu'avcc celui de Maudacès, successeur de Varbace en 760 ; et qucNjue long qu'ait été ce règne, il n'est pas •{)Ossinle qu'il ait pu coïncider avec celui de Nabuchodonosor, qui a iiccupé le trône de 607 à 561 . Au reste, Moïse de Khorène est si peu sûr du chiffre qu'il
donne, qu*U ajoute le mol A-«i tion du tait.
Dans le deuxième passée fij tionné , il dit que Seonacherib vingts ans, plus ou moins, i« Nabuchodonosor. Le mol plm m il se sert, est heureuseiDeiit «■!
pour couvrir l'inexactitude des< en 713, comme nous rétablinnij qu'apparat! Sennacherib, pov
f)resque aussitôt de la scène ds] es coups de ses propres fikiài première année ae N«~ cent six ans. Les faits rapporté»
Khorène ne peuvent donc Doai< secours, chronologiquemeot pal
Ëusèbe {Prépar, evangél.,bf.i\ citant comme Josèphe des pssaei et des historiens anciens, se bmi les renseignements déjà consipÉ!
f\he sur la mort de f^abopoiiM' expédition d'E^-pte , dirigée piri donosor. Celui-ci, en appremotai au trône, se bAte de régler kii'
l*£g>'P^^ > ^^ ^^ Judée , de la Syrie et des contrées limitro|teal Il laisse la conduite de rarméeiil il leur copOe la garde des gagne Babylone, où il meurt un long règne de quarante-trœi
On voit que Bérose et, après â ont fait comme Daniel , et n ontr Nabuchodonosor ses deux aa en société avec son père.
Abydène , d après Mégasthè au dire d'Eusène, les embel Babylone à Nabuchodono^r.
Georges le Syncelle, qui a cite naturellement le même | Bérose , et il aioute que c'^st Sémiramis, qu il faut attribuer bi ments de Babylone. Il rapporte bataille de Carchémis sur I uipkrt le Pharaon Nechao, à la deuuitfi règne de Nabuchodonosor. Apiff' toire, le conquérant babylooiefli^^ rer de la personne de JoakiiD;i^ dans la troisième année de son ttp| se soumit à Nabuchodonosor, et !i!
lement trois ans ûdèle.
Eufm , le SynceUe cite les tirés, par Josèphe, de Hégasthèse^i lostrate.
Somme toute, le Syncelle ne a absolument rien de neuf, et les donne sunt manifestement innacfi^' rions fini avec Nabuchodonosor, sH restait à examiner le fait bizam ^^ exercé la sagacité de tant de cofluat^ je veux parler, on le de\ine aisrti* folie dans laquelle tomba le roi de 1* el sous l'empire de laquelle il véot pendant quelques années. DaoieMl voilà les deux seules sources où tf sions puiser des renseignements si curieux , mais évidemment fort M la fois. Voyons donc ce que ce* o vains nous apprennent à ce sujet.
Le chaj)ilre iv de Daniel conw
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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uchodonosor lui-même du songe mpé, de l'explication que lui en \ Daniel, surnommé Baltheschasar, nplissement de ce songe. Le verte le texte de la sentence prononlui , sentence qui lui annonce que homme sera changé, qu'il lui sera eur de béte, et que sept temps (53) gés sur lui.
22 contient Texplication de la lonnée par Daniel : Tu seras r hommes: avec les animaiix des B la demeure: tu mangeras de ne les taureaux: la rosée du eitl y et sept temps passero$U sur toi grue tu saches que le Tris-Haut
fempire des hommes et qu*il le il lut plait,.. Ton royaume te res- 9 tu reconnaîtras que le Ciel gou* !,23.) .
QS ensuite :
arriva au roi Nabuchodonosor.
iouxe mois, comme il se promenait iê royal, à Babel, le roi commença t'Ce pas là Babel , la grande , que mr te siège du royaume, par ma e et pour la gloire de ma magnifia }arole était encore dans la bouche te voix tomba du ciel, et lui dit :
iodonosor, ton royaume te sera , etc. Au même instant, la parole sur Nabuchodonosor : il fut reïommes,il mangea de T herbe comme r, son corps fut humecté de la rosée . , etc.
\ bout des jours (n^rm rapS^). mot losor, je levai les yeux vers le raison me revint (tt\* ^ ^:ni) nt : Mon intelligence sur moi re- ^n ce temps, la raison me revint ; e mon royaume , ma magnificence , tr me revinrent: mes conseillers et
me recherchèrent: je fus rétabli ïiyaume, et une plus grande puistaccordet. (y 25-33.) jue dit le Livre de Daniel; et nous une constatation de plus à faire, a version des Septante fait cornpremier verset de ce quatrième r les mots : *Etovc o/.T'«)xoit9fxs(T v r... KaÇov;ro9cv69o/9 flncv. Dans la e année de son règne , Nabuchodo-
litième année de Nabuchodonosor 589. S^ donc les Septante ont t en 589 que Nabuchodonosor eut st douze mois plus tard, c'est-à- , il fut frappé de démence. Or, en mêmes eurent lieu le siège et la usalem, sous la conduite de Nabu- : donc , ou les Septante se sont 1 la démence du roi de Babvione
ce que dit Cahen à propos de ces 7 rononf ce$ 7 lempt, on ne dit pas si Jours, des semaines, des mois ou des lit que le nombre 7 est un nombre lu verset 13 du cb. iv de Daniel.) jMdfli^., X, X, 6. Les deux paragra-
se réduit h un accès de fièvre chaude qui aura duré sept jours, comme on peut le conclure de la teneur du verset 31, cité plus haut. Du reste , Nabuchodonosor était à la tête de son armée pendant ces deux années 589 et 588 : il ne pouvait donc devenir fou en se promenant dans son palais de Babvione.
Nous avons vu que Josephe parle d'un songe de Nabuchodonosor, expliqué par Daniel en 581. Ce songe ne peut donc pas être celui qui a précédé la maladie du roi, si les Septante ont compté juste, puisque celui-ci devait être rapporté à Vannée 589.
Voyons mamtenant ce que dit Josèphe (54) :
« Peu après, le roi eut une autre vision dans laquelle il lui sembla qu'il tombait du trône au rang des bêtes, pour passer sept années dans la solitude, et retrouver ensuite son royaume. Les mages ne pouvant lui expliquer ce songe , ce fut encore Daniel qui s'en chargea; et, de fait, Nabuchodonosor passa les sept années prédites hors de la société des hommes. Personne n'ayant osé usurper la couronne pendant ce temps, le roi finit par invoquer Dieu, qui lui rendit la raison et le fit remonter sur son trône ». Josèphe sentait bien que cette histoire devait trouver peu de crovance, car il la termine en protestant de la bonne foi avec laquelle il s'est astreint à traduire, sans rien aiouter ni retrancher, les livres anciens des Hébreux.
Le temps de la démence de Nabuchodonosor se trouve fixé, dans le récit de Josèphe, à sept années entières ; nous nous bornerons à constater aue le texte de Daniel ne parle nulle part de sept années, mais bien de sept temns. C'est donc à Josèphe que nous devons la détermination du nombre d'années pendant lesquelles dura la folie de Nabuchodonosor.
Eusèbe, citant, à propos de Nabuchodonosor, Y Histoire des Assyriens d'Abydène, rapporte que celui-ci, toujours d'après Mégasthènes, raconte que, au dire des Chaldéens. Nabuchodonosor, étant un jour monté sur son palais, eut tout à coup une inspiration, et prononça l'oracle qui suit : « Moi, Nabucho-* donosor, ô Babyloniens I je vous prédis une calamité imminente, que ni les prières de Bélus, mon aïeul, ni celles de la reme Beltis, ne pourront détourner. Il viendra de la Perse un mulet qui, avec l'aide de vos démons, nous imposera un joug pesant. La cause de ce malheur sera aussi un Mède, autrefois l'orgueil des Assyriens; plût à Dieu uu avant de traiter ainsi mes concitoyens , il pérît dans le gouffre de Charybde ou dans tout autre.... Pour moi, avant qu'il ait un dessein si impie, puissé-je avoir un sort plus heureux I » Après avoir ainsi prophétisé, Nabuchodonosor disparut du milieu des hommes. (Eusebe, Prépar. évangél.y liv. ix, c. 41, p. 348.)
pbes précédents racontenl l*histoiredti pr;*ini« r songe oublié par le roi, et nui lui Tut remis eu incmoiie et expliqué par Daniel, puis de la raincusiï stutu** d*or que Danid rt ses compagnons ne voulurent pas adorer, re qui Ifur valut d*ctrc jetés dans la loumaisc dVù ils suriironi uiiraculcusenient.
ÎM
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DICTIONNAIIŒ
CHR
Ce récit d'Abjdène devient parfaitement invraisenablable, çrâce à ia mention du griufTre de Cbarybde qu*il met dans la bouche du roi de Babylone; il offre néanmoins quelque analogie avec le récit de Daniel, quant au fait de la prédiction rovale , accomplie par la démence dans laquelle tomba Nabucnodonosor.
Hfltons-nous de quitter ce si]get, sur lequel tant de dissertations futiles ont été entassées, et bornons-nous h constater que Nabuchodonosor eut très-probablement un accès de fièvre chaude qui dura peu de temps, sept jours l>eut-ètre, et non pas sept années, comme le dit Jof^èphe. Lorsque la période aiguë de la maladie eut cesse, la fièvre tomba, et avec elle le délire; Nabuchodonosor se retrouva tout naturellement sur son tr6ne , qui eût été évidemment occupé par son fils si son aliénation mentale eût duré sept années, puisque dès 584, ainsi que nous rapprend Baruch, Balsatzer, fils de Nabuchodonosor, tenait déjà une place auprès de son père, telle que des prières et des vœux étaient adressés au Ciel en commun pour le père et pour le fils.
Il nous reste à rechercher, comme nous l'avons fait jusqu'ici, la véritable forme du nom de Nabuchodonosor, Ce nom se trouve dans TEcriture sous les formes suivantes:
Les textes grecs nous offrent les variantes suivantes :
Vo^iattiku9wctp9ç fProLibiéE, Ms. de Paris.) N«Çovir«>icao<poc (id., copie du Syncelle.)
N«i6ov)^oS«vÔ9o^ (lIOSÈPHE.)
Evidemment, la forme de ce nom tel qu'il se trouve dans le Syncelle est altérée; celle que nous a transmise Josèphe est sensiblement identique avec celle que nous trouvons dans TEcriture; nous pouvons, nous devons donc tenir à celle-là. Toutefois, je ne me charge uas d expliquer le sens de ce nom ; si c'était la variante Naboucadratzer qui dût prévaloir, on pourrait y trouver Nabou , pmssance ou force du feu.
Je suis d*autant plus disposé à admettre cette leçon conmie la seule véritable, que ce nom se trouve écrit Nabokhodrosor dans le teitepersénoHtain de la fameuse inscription trilingue de hisiloun. Voici à quel propos : Darius, fils d'ilystaspes, raconte tous ses hauts faits, et il dit ou'un Babylonien, nommé Natitabirus, lils u'Œna... sëtant emparé de la rouronne, en se donnant faussement [)our Nabokhodrosor, fils de Nahonide, il envoya une armée contre lui. Natitabirus fut battu, d'abord sur les bords du Tigre, puis sur les bords de l'Euphrate, et enfin dans Babylone, <|ui fut assiégée et prise. Le (aux Nabokhodrosor fut mis à moii. 1^ même inscription nous apprend qu'un pou plus tard, nt pendant que Darius était en Perse ou en Médie, un nouvel imposteur arménien, nommé Aracces, se fit pa.«st'r pour Nabokhodrosor, fils de Nahonide, et releva l'étendard delà révolte. Peu aprusil fut tué, et la Babylonie rentra dans le «li'voir.
Je viens de dire que, sous h usitée à Bistioun, le nom peut û c*est donc celle-là gue j*«dople m'en départir, et je propose ' définitive: Nabou-cadr-atier.
Art. V. —[Régne de Nabopohm.* dtMnéspar lès historiens profêMn.'-i Ninive en 625. — CommeneemetUài Nabobolassar^ son vainqueur. -Ii ans , de 625 d 604 avani J,-C. est Nabou'palûraizer.
Arrivons maintenant au règne «1 polassar. j
L'Ëoriture ne nous dit rien du prédécesseur et père de Ni heureusement Josèphe nous i précieux fragment oe Bérose qui quelq^ues renseignements sur ce
a Nabopolassar, père de Nafau dit-il, ayant appris la défecliOBdii qui était à la tète de l'Egypte. deliGMt et de la Phénicie,* ne se sentit pKfl^ supporter à lui seul le fardeau 6tn" transmettant à son fils, qui était m une nartde sa puissance, il Yewmi rebelle. Nabucnodonosor le biM«l trer dans le devoir les proriaoa soulevées. Cependant il arriva qs< .
Nabopolassar, mourut de maladie Ur après avoir régné 21 ans, » etc. Ès* X.XI. 1.)
Le Canon de Ptolémée donne*!
ans de règne au prédécesseur ej cadr-atzer, qu'il appelle Vt
N«Corra>déo'a^oc (StNCRLLE).
Georges le Syncelle s exprime compte de Nabopolassar :
« Alexandre Pol vbistor, dit-il, i Qu'il demanda et obtint pour soni oonosor la main d'Aroitis, filleul satrape de la Médie. Ce Nabo| la tète de ses troupes par Sarac «i pale), roi des Chaldéens, s'en se^ Sarac lui-même et contre la ville i)^ Sarac, épouvanté à l'approche du le feu à son propre palais et flammes. Nabopolassar, père nosor, s'empara de la sorte de ï^\ Chaiddens et de Babylone. (LeShuiul' uographie, p. 210, B.)
ici se présente un faitqu*U est il discuter à fond.
Si Alexandre Polybistora ditna»
de Nabou-cadr-atzer prend Nim«*^ qui, pour ne pas tomber entre lesi vainqueur, met le feu à son fù»^^ dans les flammes.
Voilà donc Ninive qui suc€oate< Nabopolassar. D'un autre côté,Béroi* dit que Cyaxare, roi des Mèdvs. fi*et soumit l'Assvrie, à l'exceplioaà de Bab}lonc. Il ajoute que Ninue h souslerègne de Nitocris, mère deU Voir HÉRODOTE, 1. 1, ch. 106 et ISS.
Enfin Diodore raconte {BibL kist. I :
et suiv.) que le dernier roi d'Assvhefi napale, ({u'il éclata contre lui use n des Mèdes. dont le chef était Arbàre^
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DES \iNTIQUiTES BIBLIQUES.
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Babyloniens ilont le chef était Belesis; que d'at>ord Sardanapale battit trois fois de suite les révoltés, mais qu*ayant été mis en déroute dans une quatrième bataille où commandait son beau-frère Salœmen, il courut s'enfermer dans les murailles de Ninive ; que se voj^ant sur le point d*ëtre pris par ses ennemis, i! se fit brûler dans son palais avec tous ses trésors. Alors Arbacés devmt roi des Modes, Ninive fut détruite de fond en comble, et l'empire assyrien s'éteignit. Justin dit la même chose (Hiitor. epit., L i, c. 3.)
Voilà aonc en présence deux deslruclions de Ninive dans des circonstances identiques: de part et d'autre €'e3t un roi Sardanapale qui périt dans llncehdie de son palais allumé de de ses propres mains, pour se soustraire h ses ennemis qui, de part et d'autre encore, sont les chefs des Babyloniens et des Mèdes : Belesis et Arbaces dans le récit de Diodore ; Astyages et Nabopolassar dans celui d'Alexandre Polyhistor.
Nous commençons par déclarer que nous ne saurions admettre la répétition si précise des mêmes événements pour la môme ville et le même empire. Si d'ailleurs Ninive avait été détruite de fond en comble par Belesis et Arbaces, il était difficile qu'elle le fût de nouveau par Nabopolassar et Astyages; nous D*hésitons donc pas à le dire, il y a là confusion évidente des faits. Un seul et raCme événement, quiavaitdû frapper les esprits à cause'. de sa grandeur terrible, aura été attribué à deux époques différentes. Voilà tout le secret de cette invraisemblable répétition du suicide de deux Sardanapale.
Efforçons-nous donc de tirer au clair l'histoire embrouillée de la ruine réellede î^inive.
Voyons ce que ncus dit Josèphe :
« Vers ce temps, il arriva que l'empire des Assyriens fut renversé par les Mèdes...; or, le roi des Babyloniens, nommé Baladas, ayant envoyé àEzéchias des vieillards avec des présents, le pria de devenir son allié et son ami : »
àpx^v ûic6 Mf|6(ov xaTaXuef,vat... '0 ôè xûv BaGAtH' vita^ PaocXfiOç, BaXd^a; 6vo{jia, ni^i^aç 7tp6ç xbv
ainhDf civat «apcxâXet xa: ç{Xov (Ant Jud., \.\, C. îi, II. 2).
Ainsi donc Josèphe place la ruine de Tem-
£ ire assyrien par les Mèdes vers l'époque où iérodaK-Baladan envoya une ambassade à Ezécbias.
Nous montrerons que ce fait eut lieu en 713, ou 712. C'est donc aune époque voisine de 713, suivant Josèphe, que lesAIèdes s'em-
Parërent de Ninive. Nous examinerons tout à heure cette date importante.
Le même historien Josèphe s'exprime ainsi : « Necbao, roi des Egyptiens, ayant rassemblé des troupes, se dirigea vers le fleuve d'Eupbrate pour faire la guerre aux Mèdes et aux Babyloniens qui avaient renversé l'empire des Assyriens : »
Ncxod) 6 xcôv A{Y*j:r;tct>v pasùe-j; à^glpa,^ 97pa« %tày ÎtX Tiv E09pixr,v fjXade TOxapiiv. MtÔouç iro-
xsTiXuvav à^)f.{Antiq, Jud., X, v, 1.)
DiCnONN. DES ANTIOUm^S RIBUQITES.
Donc le Pharaon Nechao, qui fut battu en 607 par Nabou-cadr-atzer sur les bords de rÉuphrate, à Carchémis, se mit en campagne contre les Mèdes et les Babyloniens, QUI avaient renversé l'empire assyrien. Cet événement est donc antérieur à 607.
Or, de 713 à 607, il y a quatre-vingt-seize ans ; il ne s'agit donc pas du môme événement, et les deux révolutions subies par Ninive sont séparées Tune de l'autre par trois quarts de siècle environ.
« Cyaxare, nous dit Hérodote (liv.i, c. 106), prit Ninive, après avoir, pendant vingt-huit ans, guerroyé contre les Scythes qui Tavaient forcé de lever te siège. »
Or Cyaxare à régné de 635 à 595 ; ce ti'est donc pas de lui qu'il s'agit dans la première révolution mentionnée par Josèphe.
Arbaces, au contraire, a régné sur les Mèdes de 788 à 760, et il y a assez loin de 768 à 713 pour que nous hésitions à appliquer à la révolte d'Arbaces le fait rapporté par Josèphe.
Cyaxare, au dire d'Hérodote, aurait pris Ninive plus tard que la vingt-huitième année de son règne.
Cjr'axare a régné de 635 à 595. La vingthuitième année de cerègne est donc en 603; mais Josèphe, en parlant de l'expédiliondé Necbao, qui eut lieu en 607, nous dit qu'elle fut dirigée contre les Mèdes et les Babyloniens qui avaient renversé la puissance assyrienne ; Hérodote s'est donc probablement trompé.
Le récit d'Alexandre Polyhistor nous apprend d'ailleurs que Nabopolassar, satrape de Babylonie et père de Nabou-cadr-atzer, s'allia avec Astyages, roi des Mèdes ( et ici nous trouvons encore une fois le nom générique Astyages substitué au vrai nom Cyaxare du roi des Mèdes ), pour renverser Sarac, et que les rebelles alliés prirent Ninive; il semble clair que la date de leur victoire est donnée par la première année du règne de Nabopolassar. Dans le Canon de PtoTémée, Nabopo-^ lassar ayant régné de 625 à 604, il en résulte que c'çst réellement en 625, c'est-à-dire dans la dixième année du règne de Cyaxare qu'eut lieu la révolution qui renversa Sarac, pour mettre Nabopolassar sur le trône de Baby* lone.
De tout ceci il semble enfin résulter guc les vingt-huit ans de domination des Scytnes en Asie doivent être notablement réduits (à huit par exemple ) , ou mieux, répartis sur deux règnes, celui de Cyaxare et celui de son prédécesseur Phraortes. De 625 à 607, il y a dixhuit ans, et nous devons penser que "Necbao n'a pas eu la pensée de réprimer 1 usurpation armée des Babyloniens et des Mèdes, mais bien de faire mieux qu'une protestation inutile et de marcher au-devant de l'orage qui devait bientôt fondre sur son empire.
Résumons : Nabopolassar et Cyaxare réunirent leurs forces pour renverser déGnitivement l'empire assyrien de Ninive, qui s'était relevé de ses ruines. En 625 ils accompli*rent leur projet, et de simple satrape à la solde du roi des Cbaldéens, Nabopolassar devint roi chaldéen de Babylone. Et maintenant estce le Sarac qui fut renversé en 625 T est-ce la
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Sardanapale'qui fut renversé parÂrbaces et Beiesis, qui se nrûla dans son propre palais? Il est difficile de le dire. Pour nous, nous croyons que c'est Sarac, présisément parce que la mort du Sardanapale de Diodore fut, à Ce qu'il dit, suivie de la destruction complète de Ninive. Or cette ville n'avait pas été rasée, il s*en faut, avant 625, puisau il fallait alors la réunion dune armée rebelle et d'une nation ennemie tout entière pour venir à bout de la dynastie qui y régnait. Sa ruine de fond en comble, arrivée comme conséquence delà mort du roi Sardanapale, n'eut donc lieu qu'en 625, et Alexandre Polyhistor a dit vrai : son Sarac etle Sardanapale de Diodore, d'après Ctésias, ne sont probablement gu'un seul et même personnage qui occupait le trône de Ninive, lorsque ce trône fut abattu pour ne plus se relever.
Nabopolassar est donc monté par usurpation sur le trône en 625.
Auboul de vingt-unansde règne, c'est-à-dire en 604, il estmortde maladie. Deux ans avant, il avait associé son fils Nabou-cadr-atzer à la puissance suprême.
Quelle est la véritable forme du nom de ce monarque ? C'est ce que nous allons chercher. Elle semble tout à fait analogue à celle du nom de son fils Nabou-cadr-atzer. nSd signifie mira6i7e,mtracu/um, eivir admirabitis. Le nom écrit -ijtm k^ Taj signifierait Nabou, mi" racle du /eu, ou Vétre admirable du feu. L'orthographe à adopter définitivement nous parait donc être Nabou-pala-atzer.
Passons au règne précédent :
'Règne de Sardanapale. — Documents fournis parles auteurs profanes. — Il a régné vingtdeux ans, dc647 do25. — Ses divers noms. — Son vrai nom est Kin-âl-adan.
Vei Canon de Ptolémée place avant Nabou--
{fola-atzery un roi nommé Ktvt>ava5avo.- (Jï'fnianadanos, Ms de Paris, 2399), Km>a$aor (Kiniladalos ), ou Kci^â^avoç (Kiniladanos, Copie de Georges le Syncelle).
Suivant le manuscrit de Paris, dont nous avons pu vérifier la correction, grâce aux calculs d'éclipsés de lune, le règne de ce personnage a duré vingt-deux ans, c'est-à-dire de 746 àGiS. La copie de George le Syncelle ne lui accorde à tort que quatorze ans de règne.'
Nous avons vu qu'un fragment d'Alexandre Polyhistor, conservé par le Syncelle, nous apprend que le dernier des rois de Ninive se nommait Sarac ; que Nobopolassar, satrape de Babylone, ayant fait alliance avec le roi des Mèdes, nommé à tort Astyages au lieu de Cyaxare, vint l'assiéger dans Ninive sa capitale, et que ce Sarac mit lui-même le feu à son palais et périt dans l'incendie.
Ce fut évidemment à partir de cette victoire sur Sarac que Nabou-pala-atzer devint roi de Babylone, nous l'avons déjà dit ; donc cette victoire eut lieu en 6ib, donc aussi le Sarac d'Alexandre Polyhistor ne saurait être un autre personnage que le Kilinadan, ou Kinilanaîdan de Ptolémée.
Les auteurs de Y Art de vérifier les datée s» sont rangés à cette opinion, car ilsplacenl sous l'année 647 Chinaladan, nommé aussi Sarac et Sardanapale, fils de Chaosduchin, qui fut battu par Nabou-pala-atzer etCyaxare, roi des Mèdes, et qui sebrùla dans son palais avec ses femmes et ses trésors en 625, comme l'avait fait le premier Sardanapale. Avec lui périt Ninive.
Quelte doit être la vraie forme du nom de ce roi? quel est d'ailleurs son véritable nom? Est-ce Sarac, est-ce Sardanapale? est-ce Kinilanadan, ou Kiniladan, ou 'Kiniladal, ou Chinaladan 7 La question vaut bien la peioe qu'on la discute ; mais où trouver les éléments de discussion ? Jusqu'ici ils nous manquent, mais nous devons espérer que les textes cunéiformes, extraits du sol cfe l'Assyrie, nous les fourniront bient<^t; ouoi qu'il en soit, Fréret ( Mémoires de Vacadtmi$ des Inscriptions et belles-lettres, X. Y f 1722- 23 et 24) pense que le nom de Sardanapale, par cela même qu'il a été donné évidemment à plusieurs personnages, n'était qu'une épithête honorifique ; puis le sayant académicien ajoute oue cette épithête signifiait prince donné du ciel (55), en langue assyrienne ou chaldéenne (p. 397). Il est wà que quelques pages plus haut, voulant identifier! ' Assaradmus du Canon è un Sardanapale, en repoussant de toutes ses forces l'identification avec l'Assarhaddon de l'Ecriture, il dit que le nom Assarhaddon ou Assordan, suivant la prononciation grecque, augmenté du mot Chaldéen pa/, phaî ou phala, qui signifie grand, illustre, forme tout justement le nom Sardanapale ( en Chaldéen, vHq signifie miracle, ou homme admirable, mais non pas jrand, illustre ). Fréret oublie de nous dire à laquelle des deux formations il croit ; il oublie plus malheureusement encore de décomposer ce nom en mots Chaldéens qui puissent signifier prince dotin^rftt ciel, car j'ai fait de vains efforts pour retrouver ce sens si précis dans les éléments du nom en question ; je retrouve bien sar pour prince, mais voilà tout ; le composant Dan ou Adan, san ou asan, me parait un véritable nom ; pala pour phala k'9 une épithête signifiant homme admirable, laquelle peut très-bien comporter l'article k ou n. La vraie forme orthographique du nom en question serait, dans ce cas, Sar dan ou $an, et signifierait : le roi Dan ou San, radmirable. Un fait passé inaperçu jusqu'ici parait venir à l'appui de cette décomposition. Sardanapale est nommé par Eusèbe, par Jules Africain et par George le Syncelle, etivoç Kot^oktp^f par Suidas k&^vo; nowohptiç. Georges le Syncelle précise en disant : « Thonos, surnommer Konkoleros, Sardanapale des Grecs [Chronographie, p. 168, B ). » J'ignore h quelle source ces divers écrivains ont puisé ce renseignement, mais ils sont si bien d'accord pour s'en servir, que nous pouvons bien nous en servir aussi, eâvoç était donc le nom de
($5) Les auteurs de L*Ar( de vérifier tes dates déen prince descendu du ciel , et ils ajouicni : e'ea Avéttl (Je méuieriiie Sardanapale sigaifle en cbal- moins uu nom propre qu'une épitbèlc boaorable.
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DES AiNTrQUITES BIBLIQUES.
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Santaoapak.De e«vo<, prononcé à la grecque, et abstraction faite de la désinence obligée, kJOmn ou San^ que Je regardais tout à l'heure coiDHie le véritable nom chaldéen, il y a si
Srès, qu'on me pardonnera de prendre acte e eette ressemblance pour appuyer Texpli- •cation que j'ai proposée un peu plus haut. Quant au -sumom Kwxokt^uç, j'avoue humblement que je n'en connais pas le sens. Ceci |»osé, nous ne pouvons admettre que le nom Sardan-apala soit \me simple épi- Ibète honorifiGRie, c est un nom propre accoutré d'épithetes honorifiques ; voila, nous le pensons, la réalité. Quant au nom du roi dont nous nous occupons, nous n'avons plus à choisir qu'entre Sarac et Kinalanadan, ou Kifialaaan, ou Kiniladai: je suis assez porté à croire que le véritable nom est celui que nous a conservé le Canon de Ptolémée, et que l'autre n'est qu 'un surnom ou un titre; x^'est ainsi aue bien que le surnom Balsatzer du fils ae Nabou-cadr-atzer ait prévalu parmi les Grecs sur le véritable nom Eouil-mérodachy c'est pourtant ce dernier nom que le Canon de Ptolémée nous a transmis ; Sarac serait donc de la sorte un simple titre. €e qui corrobore singulièrement cette opinion, c'est l'existence du fiaot chaldéen, pluriel pno Sarakin, prin^ eipes, prœfecti, dont le singulier est précisément notre Sarac, nD"{.
Maintenant que signifie le nom qui nous est transmis par le Canon de Ptolémée, il est assez difficile de le dire, et par conséquent de revenir à la véritable forme orthographique de ce nom. Nous avons trouvé trois vanantes : Xinilanadan^ Kiniladan et Kiniladai ; dans deux variantes sur trois le nom se termine par dan, c'est donc cette terminaison que nous devons adopter de préférence ; nous avons ainsi la forme Kiniladan qui nous parait avoir une physionomie sémitique plus vraisenoblable que la forme KinUanaaan. Avec cette forme nous pouvons retrouver dans notre nom les mots pn b.^ \*n grâce, faveur sur Adan^ ou encore ps Sn p, prières sur Adan; nousne proposons ces deux explications qu'avec une extrèmeréserve et sans y attacher plus d'importance (qu'elles ne le méritent. Quoi quil en soit, nous adoptons pour le nom qu'a porté le roi détrôné et rem-
S^lacé par le satrape Nabou-pal-atzer, la 6nne définitive Èin-âl-Adan. Disons en passant que la présence du nom Adan dans Je surnom composé que nous avons essayé d'analyser semblerait donner gain de cause à Alexandre Polyhistor, qui appelle Sardanapale le roi de Ninive renversé par Nabou-pala-aixer,
Kin-Al-adan était roi de Ninive ; Naboupala-atzer était satrape de Babylone et gé-
(56)losèphe, liv. X, cIl v, n. % diiqye Joachsis régna 3 mois et 10 jouis; plus loin il dii également <|iie JoacbiiD a régné 5 mois et iù jours. Celle céincldence si parfaite de durée esi, avouons-le, tnèft-peo vraisemblable; que chacun des deux rois
liens»
que
ucs-peo vraisemDiame ; que ciiaïun uc» u«:u\ «spiiis, TuD des Assyriens, Tauiro des Egyplû ail régné environ 5 mois, c*est po sible ; mais
néral des armées de Kin-âl-adan ; donc, avant 625 la puissance nini vite, si elle avait été jadis abaissée, était redevenue assez grande pour absorber la puissance babylonienne. Nous ^constaterons un peu plus haut que les deux capitales, Ninive et Babylone, se disputèrent pendant de longues annéesune prédominance qu'elles s'arrachèrent tour à tour en payant chaque révolution et chaque victoire d'un peu
f>lus d'affaiblissement et en préparant ainsi 'asservissement et la chute de celle des deux puissancesjaiouses qui parvintà ruiner l'autre; mais n'anticipons pas.
Etablissement de l'empire chaldécn à iVtnive. — Règne de Saosdouchin — DaU pré' lieuse pour la chronologie égyptienne. — Saosdouchin règne vingt ans, ae 667 à 647 avant Jésus-Christ.— 'Coordinationdes faits racontés dans le Livre de Judith. — Synchronisme remarquable qui en prouve la véracité. — Le vrai nom du roi chaldéen est Saos-dou-khin.
A partir de Khin-âi-adan et en remontant dans la suite des temps nous allons trouver établi dans Ninive l'empire chaldéen dont nous avons vu jusqu'ici le siège à Babylone, les deux Etats n'ent font plus qu'un, et le roi de Ninive place à Babylone un satrape qui obéit à ses ordres.
Avant de passer au règne du prédécesseur de Khin-âl-adan, nous devons constater une date précieuse de plus pour la chronologie égyptienne.
Nous lisons dans le ir Livre des Rois {xxnt, 29) : De son temps {de Josias) le pharaon Nechao,roi d'Egypte^montacontre leroid'Assour vers le fleuve Euphrute ; le roi Josias alla au-de» rantdelui,mais quandil levit,ilietuaàMagued* do. Joachas, fils de Josias^ âgé de vingt'trois ans, remplaça sur le trône son père^ mais il ne régna que trois mois à Jérusalem {b6).
Vers. 33. Le pharaon Nechao le fit lier à Ribla, dans le pays de Hemath, afin qu'il ne réqnât plus à Jérusalem.
Vers. 34. Le pharaon Nechao établit pour roi Eliakim, fils de Josias, à la place de Josias, son père, et changea son nom en celui de Joakim et il prit Joachns qui fut emmené en Egypte où il mourut. (Ch. xxv, et xx vi.)
Les Paralipomènes racontentles mêmesfaits. De cela nous devons conclure que, sous Joakin, le royaume de Juda ne fit que changer de dominateur; jusqu'alors les rois de Jérusalem étaient renversés et changés à plaisir parles Pharaons. L'année 610 vit poindre un orage que lePharaon voulut en vain détourner; Josias périten cherchant h se soustraire au joug égyptien ; mais après trois ans de lutte, eu 607, Nechao fut battu par Nabou-cadratzer, et les Juifs changèrent de matlre bon gré malgré.
Récapitulons lesdates: Le règne de Joakim
tous les dcuT aient eu non-seulement le mémo sort» mais aient été ^ point nommé, au bout de 3 mois e I iO jours, chargés de fera, ceci me semblé peu vraisemblable. Josépbe, qui confond sans grand scmiiule les liomm«» et les dates, a commis évidomment ici une confusion de ce gejnre*
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blCtlONNAlftÈ
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à commencé en 610 ; les trois mois de règne de JoAchas sont également placés en 610, ainsi que la mort de Josias tué à Magueddo par une flèche égyptienne. Donc, en 610, le pharaon Nechao était tout-puissant en Syrie.
Rerenons au prédécesseur de Khin - âladan.
Le Canon de Ptolémée nomme ce prince Z«o7^ovx{yoC {Saosdouchinosj Ms. de Paris),
ltiù909yytoç (Saosdouchios)^ et l&o; Aovx^oç
{Saot Douchios). (Georges le Stncellb).
Suivant le manuscrit de Paris, qui, je ne saurais trop le répéter, est le plus correct, ce règne a duré vmgt ans, c'est-a-dire de 667 à 647, et ce sont là deschitfres que nous adoptons. Suivant la liste reproduite par le Syncelle, ce règne n'aurait duré que neuf ans. C'est là une des mille erreurs du chronographe.
Ici se présente un fait que lUcriture ne précise pas suffisamment, quant au nom du monarque assyrien qu'il concerne ; il s*agit de la défaite et de la captivité du roi de Juda Manassès.
Nous lisons dans le //* Livre aes Chroniques (xxni, 11) : C* est pourquoi Dieu emmené sur eux les princes ae Varmée du roi des Assyriens^ qui prirent Manassès, (ut mirent ies fers aux pieds et aux mains, et f emmenèrent à Babylone.
Or Manass6(/6jd.,l} ayant régné cinquante-* cinq ans, à partir de l'âge de 12 ans, son successeur Amon, deux ans seulement entre Manassé et Josias tué à Magueddo en 610 ilbid.,îl), et enfin Josias ayant r^gné trenteun ans (/i Chron. xxiiv, 1), il s'ensuit que le règne de Manassé a occupé les années placées entre les dates extrêmes 643 et 698. Cest donc entre ces limites qu'il faut chercher le roi d'Assyrie, auteur de la défaite de Manassé.
Le même chapitre du //' Livre des Chroniques (versets 12 et 13) nous apprend que le roi captif invoqua Jénovah dans sa détresse, que sa prière fut exaucée et qu'il lui fut permis de revenir à Jérusalem.
A en juger par la teneur du chapitre en question, ce serait vers le milieu de son règne c|ue Manassé aurait subi sa défaite et sa captivité.
Dans le Livre ir des Rois, tous les détails de ce fait manquent absolument ; il est dit seulement au verset 17 du chapitre xxi que les faits et gestes de Manassé sont écrits dans le Livre des faits du temps des rois de Juda, Malheureusement ce livre précieux, mentionné si fréquemment dans les saintes Ecritures, n'est pas parvenu jusqu'à nous.
Josèphe (^Antiq. Jud,, X,m, 2) raconte les mêmes faits, mais sans Oxer l'époque de son règne à laquelle il fut fait prisonnier par ies Assyriens. Si c'est vers le milieu de son règne cjue cela est arrivé, c'est vers Tannée 671 qu il faut classer cet événement. Or, en 671, Saosdoukhin n'était pas encore sur le trône qu'occupait son père Asarhaddon; BOUS verrons plus loin que les auteurs de
VArt de vérifier Us dait$ phcecl«| la captivité de Manassé.
Pendant tout son règne» S8<
roi d'Assyrie, c'est-à-dire qiTil a étéîi souverain de Nînive et de BabjkM.' aussi l'avis des auteurs de VArt it téi dates, qui «ijoutent que Saosdookki autre que le Nabuchodonosor dn ' Judith : qu'il eut guerre avec Pbi que Tannée qui précéda sa mort il ki et assiégé dans Ninive par Cyaiare.
Maintenant que nous avons fixé lai des règnes de chacun des mooirqisi dynastie mède, nous pouvons vénfari déductions de VAri de vérifier bi appuyées surquelque base solide.
Hérodote dit que Pbraortes, roideil périt après un règne de vingt-tai dans une expédition contre Kinivt 1 1^ qu'alors les Assyriens, c'est-à-dire bî vîtes, étaient isolés, abandonaés èi leurs alliés, mais néanmoins encorej et florissants. (Liv. i, ch. 102.) fils de Phraortes, succéda à soe s'empressa de le venger en dédaïutl au roi de Ninive. Il était occuDém cette ville lorscjue les Scvthes DrotL dans son empire (Cb. 103.) Cyo»!
à s'affranchir de cette suprématie ' bares. Une fois libre, il reprit le Ninive et se rendit maître de n Toute l'Assyrie lui fiit bientôt l'exception de la Babylonie. 11 un règne de quarante ans, dans compris les vmgt-huit ans que nation des Scythes. (Gb. 106.)
Examinons ces dAtes : Pbraorte$i 635 ; c'était donc à Khin-fll^adaD, affaire. Lorsque Cyaiare monta si des Mèdes, en 635, Saosdoukin depuis deux ans, Cyaxare n'a doncpt ger Saosdoukin dans Ninive, aiis prétendent les auteurs de VArt i tes dates. Ce n'est^par conséquent, .
Khin-AI-adan que Cyaxare fit la oBii!
xare, brûlant du désir de venger u i son père, dut rentrer en campagie qu'il eut pris les rênes de TEtat tt f louvait être occupé au siège de Nia Scythes vinrent détourner sa colèie a' tirant sur eux-mêmes, pendant huit a non pendant vinçt-huit ans, eonuM W dire quelque copiste notaladroit à T"^ il guerroya contre eux avant de ies refouler hors de ses Etats, ce qi^ en 626. Aussitôt libre, il reprit la ( tre Khin-ftl-adan. Pour assurer le ses armes, il sut acheter la dtfcM satrape de Babylone Nabou-pala-iUeri promettant un trône : avec cette albatil xare vint facilement à boutde!9im«f-'^ âl-adan ne pouvait ignorer le $ortq«1 servait le vainqueur; il n'y avait *!
lui de défense possible ; il aima w nrdans l'incendie de son palais, ca tissant les richesses que convoitaieil ^^ des Mèdes et le perfide satrape de W*
Siede tomber entre les mains de sesctft îlte alliance de Cyaxare et de Sabotf
CAR
DES ANTIQUITES BIBLIQUES;
CHR
lie d'ailleurs irès-simpleinent Tasérodpte qui nous dit qu'à la Babytoute l'Assyrie tomba au pouvoir
Mèdes ; Nmive périt avec Khin*
maiotenant si, au milieu de tous l paraissent convenablement clas- IX, il est possible de coordoner-les wt consignés dans le Livre de Ju^ is observer toutefois que les com-
chrétiens ne sont pas unanimes Jer k ce livre la conflance entière )it h l'Ecriture sainte. Fréret soupuisque l'autorité de ce livre est le et qu*on l'a souvent considéin ouvrage purement allégorique, s'en servir pour établir aucun fait Voyons si ce jugement sévère Gisement être appliqué au livre en
que nous lisons dans le Utre de
1 ) : — 1 . Arphaxad, roi des Mioumit plusieurs nations à sonem^ 'même éleva une ville tris-puis-
appela Ecbatane. -^ 5. Or^ en la nnee de son rigne^ Nabuehodonoê Assyriens, qui régnait dans Ninde vilh^ combattit contre Arpka' unfjuit.
victoire sur Arphaxad, Nabouiomme tous les peuples ses voisins leUre à sa loi ; tous repoussent le veut leur imposer» et se liguent li d* Assyrie.
1 . — Dans la treizième année du \odonosor, le vingt-deuxième jour
mois, en la maison de Nabucho- }i des Assyriens, il fut dit qu'il it.
nous
s tous ces passages : L'Arphaxad du.
idith n*est autre que le Phraortes , cela a été établi bien avant nous, et 18 pu que reproduire l'argumentade laquellecetteidentiflcation a été Hr Phraortes est mort en 635. LeNa- M>r, qui l'a vaincu et qui Ta fait ; dans la douzième année de son st Khin-AI-adan qui a vaincu Lhin-AI-adanest monté sur le trône 647 à 635, il y a tout justement ms dont parie le Livre de Judith, coïncidence qui ne peut être un du hasard. Hfltons-nous de con- [ue les faits historiques consignés "e de Judith sont tout aussi dignes eux que nous tirons des autres icriture. Concluons, en outre, que adan du Canon de Ptolémée a Dent le nom de Nabou-cadr-atzcr, par une erreur que VArt de véris identifie le Nabuchodonosor du iith avecleSaos-dou-khin du Caémée.
is reste plus qu'à cbereber la vé-
ritable forme du nom de Saosdoukin avoiis consigné les trois variantes :
ttnaUvxhùç l Saosdouchinos )p Zftovïovxcof ( Saosdouchios )»
Zftoc Aovy^oc ( Saos Douchios )•
La dernière ae ces variantes prouve que le nom se compose de deux parties, dont la première est sans doute le nom propre et la seconde un surnom. S'il en est amsi, ce surnom dont la forme probable est Aovy pourrait se lire \*n ^» et signifier : splendeur de la qrdee, de la beauté, pour le resplendissant de oeauié. Le mot tt jouerait ici un rôle tout à fait analogue à celui que Joue le mot arabe xou si fréquemment employé dans la formation des surnoms, tels par exj&mple que celui de xou*l'iemineyn,Yambidextre^ qui fut donné à un célèbre visir de la cour ab^sside de Baebdad.
Quant au mot Saos, comporte-t<-il une terminaison grecque? cela est fort douteux, vu l'état concret du nom dans deux variantes sur trois. Notre savant confrère et ami, H. Félix Laiard a, dans son intéressant Mémoire sur le culte du Cyprès, tiré un grand parti d'un fait de l'histoire d'Anouschavan, fils d'Ara II et petit-flls d'Ara le Beau, roi d'Arménie, vaincu par Sémiramis, suivant le récit du syrien Harabbas-Gadina, conservé par Moïse de Chorèue. « Ce prince fut, » dit-il, « surnommé Sos qui en arménien signifie cyprès, parce qu'il avait été sacré au pied des cyprès jadis plantés par Armenag, fils de Haïk, chef de la première dynastie des rois d'Arménie, à Armavir, Tantique capitale de l'Arménie. »
Le nom Saos-dou^khin signifierait le gradeux cynrès, et nous adoptons pleinement cette explication.
Nous conserverons donc au nom entier la forme Saos-dou-khin. Le règne de ce prince reste vide, et nous ne connaissons aucun événement important à y rapporter; passons donc au règne de son prédécesseur.
Art. VL — Règne éCAssaradon. — Interrègne
de huit ans, de 680 d 688. — Ses causes.—
Renseignements fournis par l'Ecriture sur
Assaradon et par Josèphe. — Il est le même
que VAsidin de Babylone, — Sa vraie pro-
nonciation est Asar-hadon.
Le prédécesseur d^ Saos-dou-khin porie dans le Canon de Ptolémée le nom 'A7cc/:c9<vàc (Asaridinos, Hs.de Paris, 2399), ou d*i9«pn^nhc, (Isarindinos , copie conservée par Grorges le Syncelle) ; dans toutes les copies le nombre de ses années de règne est de treize. Saos-douk-hin étant monté sur le trône en 667, c'est en 680 qu'Asiridin ou Isarindin a pris la couronne. Son avènement avait été.
1>récédé d'un interrègne de huit ans pendant esquels le trône de Babylone restât vacant. Cet interrègne a donc commencé en 688 e\ n'a fini qu'en 680. Nous allons chercher à nous rendre compte des causes qui ont pu amener un interrègne aussi long.
Hais d'abord commençons fdx rassembler, pour les discuter un à un, tous les passages (le l'Ecriture qui concernent directement le roi de Ninive Asarbaddoo* fils de Sennakhenb, et ceux que les eommenttteun <MflL
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DlCTIONNAme