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EMMAUS, Hawuii . — n y a en Palestine trois localités qui ont porté le nom d'Em- Biaîis, qui signifie battu, Hammam. Suivonsles avec ordre.
1* EmmaOs.quifiit plus tard nommée Nicopcriis. Il n'y a aucun doute sur son identifies* lion: elle est située k moitié cbemin de Ram« leh k Jérusalem.
Saint Jérôme raconte comment le nom de Nioopolis hd flit donné : Juliu$ AfricmÊUi, cm* JUS fujiifiis De iempwibue tmetemi te/um jno, suft impsUsIarf Jv. AirWîo. AnUmino qui Muerino euceeenrai, legaiionem fro ineiau^ raiiMê uriie SwumauM «ufcepil» pm poeiea JSiceifolie §n^lùim eeij,
209 Efirt toilCTIONNAIRE
Tliéophane raconte le Irait suivant sur la fontaine d'Emmaus :
Il y a à Nicopolis de Palestine, qui autrefois s'appelait Emmaiis, une fontaine qui guérit les maladies des hommes et des bêtes. On rapporte que notre Dieu et Seigneur Jésus étant en voyage s'y lava les pieds. Le criminel empereur Julien commanda que cette fontaine fût comblée d'un amas de terre.
L'Itinéraire de saint Wilbald confond £mmaûs (Nicopolis) avec le bourg d'Emmatis mentionné par smnt Luc.
2' Emmaûs près de Tibériade. Ce sont des eaux chaudes, dont i4 est parlé à l'article Tibériade. Voy, TlBÉRUDE.
3' EmmaiJs, placé par saint Luc (Luc. xxiv^ 13) et par Josèphe {Antiq.^ lib. VII, cap. xxvi) à soixante stades de Jérusalem. Ce lieu est célèbre par la rencontre qu'y firent deux disciples du Sauveur ressuscité.
Où placer maintenant l 'Emmaûs do l'Evangile? La question est difficile. Saint Jérôme lui-même, et la plupart des écrivains reli*^ gieux, l'ont placé a l'Emmaiis Nicopolis. Mais Helaad trouve à cette identification une difficulté tirée de l'Evangile lui-même : c'est que l'Emmaiis de saint Luc est indiqué à soixante stades de Jérusalem par le texte lui-même, pendant que l'Emmaiis Nicopolis est à cent soixante-seize stades de Jérusalem, selon les anciens itinéraires. Il ajoute que l'Emmaûs de saint Luc est un bourg, xw^^, pendant qu'Emmaûs est toujours nommé une ville.
Il dit encore que toutes les descriptions, et en particulier eelle de saint Jérôme, disent qu'Ëmmaiis est dans la plaine au moins h la naissance des montagnes. Or les soixante stades de distance donnés par saint Luc conduisent au milieu des montagnes, et il faut presque le double {)Our arriver à la plaine de Hamfeh. Voilà les raisons de Reland, qui auraient une valeur sans réplique, si réellement le chiffre de cent soixante-^eize stades, ou vinçt-deux milles romains, donnés par les anciens itinéraires, étaient exacts. Or il n'en est pas ainsi.
Du village deLairoun ^village dubonLarron) où se voient les ruines d'Emmaiis Nicopolis, jusqu'à Jérusalem, je trouve quatorze milles romains; ce qui me donne cent douze stades. Il) y a déjà une différence notable avec [les cent soixante-seize stades des anciens itinéraires. Hais il reste toigours cent douze stades, pendant que le récit évangélique ne met que soixaute stades d'Emmaiis à Jérusa-^ lem. D'un autre côté, du temps de saint Jé-> rôme, Emmaiis, en raison du lait évangélique de l'apparition duSauV^ur aux deux disciples, devait être parfaiteiflMllt connue. Comment i'aurait-il identifié avCib Kicopolis, sî ce n'eût
Eas été le l'opinion j^érale dans le pays? 'autorité de saint Jemne est ici bien puissante. El je serais dis{)tmC à voirTEmmaus de saint Luc 4ans rEmmètte Nicopolis. Maintenant, comment concilie)* )es soixante stades de l'auteur sacré avec leftO^m douze qui existent réellement entre le village de Latroun et lérusalem? Le même chifft^ tle^oixante stades.