EPH
nous l'avons vu, est déjà donne par Josèphe pour Emmaiis. Faudrait-il rapprocher NicopoKs de Jérusalem pour la metlre à soixante stades, selon Texigefnce du texte de saint Lucf Ne pourf ait-on pas dire queues diversesdistancesdonnéesparsaintLuc, par Josèphe, pcr les anciens itinét*aires, ne sont que des chiffres approximatifs, puisque je suis arrivé à réduire de soixante-quatre stades le chiffre de cent soixante-seize donné par l'ancien itinéraire T En étendant le chiffre de saint Luc et celui de Josèphe, en diminuanjt, ce qui est rigoureusement demandé, le chiffre énorme des vieux itinéraires, sur lesquels Reland *a basé son argumentation pour établir l'immense dîs^ tance de l'Emmaiis de saint Luc de l'Emmafis Nicopolis, on arrive à une identification. Je propose celle-ei, évidemment avec quelque doute. Mais deux motifs me paraissent pui»» sants. Saint Jérôme pouvait difficilement se tromper sur l'Emmaûs évangélique. Sî l'Em* maûs évangélique n'eût pas été Nicopolis, la tradition chrétienne aurait indiqué une localité dans le voisinage de Jérusalem, pour rffppe^ 1er le fait évangélique de l'apparition duSau* yeur aux deux disciples.
[ EMUER, Emer. — Ville d'Assyne, tœntionnée parEsdras. (/ Esdr., ii, 59.)
EMONA. — Ville de la tribu de Benjamiû. (Joiué, xvia, 24.)
ENAIM. — J'ai discuté cette identifica tioâ à l'article Atndi. Malgré l'autorité d'Evsèbe» qui faisait un bourg de Enaim, j'ai pensé qu'il était plus rationnel de ne prendre le mol que pour un nom commun. [Joêué^ iv
ENAN. — Ville servant de limites à li Terre-Sainte, au nord, du côté du Libau> (Nomb. xxxnr, 9.)
ËNGANNIN. — Voy. AtN-DjENni. — Deut localités de ce nom fort distinctes sont indiquées dans les Livres saints. Vune appartient à la tribu de Juda et l'autre à celle d'Issachar. Je crois avoir identifié, sans qui! y ait possibilité de contester* mes idées sur ce point, l'Ayn-Djenim d'Issachar avec la Djenin moderne, agréablement située à la naissance de la vallée d'Esdraëlon, et qu'on trouve à l'entrée de cette plaine du côté de Naplouse. Cette Djenin est connue de tous les voyageurs.
ENGALLIM. — Engallim est plecé par saint Jérôme à l'endroit mêmer où le Jourdain se jette dans la mer Morte. (Exech. xlvii, 10.) Il y a là un gué fort dangereux»
EN-HADDA. — Ville frontière de la tribo d'Issachar. (yoni^,xix, 21.)
ENNOM. — Voy. Hinnom.
ENSCHEHESCH, Ensbmbs [Ayn-êchem$\.
— Ce mot signifie fontaine du êoleU. Cette fontaine était sur les frontières de Juda el de Benjamin. (Josué, xym, 17.)
EPHA. — Région voisine des M^^njtpy^ (i^ate, Lx, 6.)
EPHRA. — Ville de la tribu ()ellaiia8i{é* el patrie et tombeau de Gédéon: On peut aie
FES
DiCTiONNAlRE
et Ascalon, et au mot 'E(r^^ovX,ii dit qu'elle est àdixmillesd'Eleuthéi-opolis,aunord,surleehemin de Nicopolis. Ces deux directions ne se ressemblent guère : à moins qu'il n*y ait deux Estaol, ce qui est peu probable. Je ne trouve dans les localités modernes des environs d'Eleuthéropolis aucun nom qui puisse s'identiûer avec celui d'Estaol.
ESTHAMO, EsTHEMO. — Ville delà tribu de Juda. (/ Sam. xxx, 28; Josué^ xv, 50, xxi, 14.)
ETHAM, Etam, Athar, Ether. — Ville de la tribu de Siméon.Samson se réfugia à Etham, après avoir incendié les moissons» les vignes et les oliviers des Philistins. Ceux-ci se plaignirent aux habitants de la tribu de Juda, qu'ils tenaient tributaires, et les Israélites, de peur d*une guerre d'extermination de leurs maîtres, se réunirent au nombre de troismille, et livrèrent Samson aux Philistins. (Juges, xv, 8 et s.)
ETHAM. — Troisième station dtsfa dans le désert. (Exod. xiii« 20.)
ETHAN.— Le psaume lxxhu 15, A:
desséché les fleuves Eihan : c'est-JHÉi desséché les Qeuves rapides. Ce n'est f nom de lieu.
ETROTIl. — Ville construite parlai de Gad. ( iVom&rr^, xxxn» 35.)
ETSËM.— Ville de la tribu de Siséail rre de Josué [ xix, 3 } mentionne jm villes assignées àlatnbudeSîffléoa,i^ dans le territoire méridional de li ta Juda, une ville de Etsèm. J'aitruoréa calité antique nommée par lesliÉi sebeb. Serait-elle TEtsèm biblique!ki à de plus hardis à l'affirmer ; maini fication me paraît raisonnable, iaj par la situation des lieux.
EZEL. -— Voy. Pierres coNSiCiâL
FESGAII.— 11 y a un problème très-curieux de géographie qui regarde le mont Fesgah de la Bible (ruDS). De tous les passages de TEcriture où il est question de cette montagne célèbre, il résulte qu'elle était dans le pays de Moab, et, par conséquent, sur la rive gauche ou orientale du Jourdain et du lac Aspahltite. J'ai vainement interrogé lesArabes Tbâamera, les Djahalin et les Beni-Sakbar surtout, pour savoir s'ils connaissaient un Djebel- Fesgah dans les contrées parcourues par eux dans le voisinage d'Er-Rîha. Us ont élé unanimes pour me répondre qu'il n'y avait qu'unie seule montagne de ce nom, et qu'elle était située précisément au-dessus de Jéricho ; en un mot, que cVtait le Djebel- Fechkbah, oui projette au dehors de la chaîne de Canaan, le cap nommé Ras-el-Fechkhah, sur le flanc norci duquel est située la source nommée Ayn-el- Feclikhab.
La ressemblance singulière qui existe entre les deux noms de montagnes Fesgah et Fechkhah a dû naturellement me frapper, et je me suis demandé s*il n'était pas possible qu'une mauvaise interprétation des textes sacrés où le mont Fesgah est mentionné, eût fait admettre^ à tort, que cette montagne, au lieu d'être à droite de la vallée du Jourdain, était dans la position précisément opposée. Commençons par dire que, pour l'observateur placé h Jéricho, deux somintits seuls se distinguent [ïàT une plus grande élévation, ou par une position telle que tout le pays, au sud et au nord, en soit réellement visible: ce sr>nt, dans la chaîne moabitiqu^î, le DjebeU Atarous (mont Nebo), et, dans la chaîne canâanéenne, le montFcchkhah.
Ceci posé, examinons un à un tous les passages des textes sacrés où il est question du Fesgflh. Nous avons d'abord le verset 1". du chapitre xxxiv du Deutéronome, où it est dit que Moïse monta des plaines de Moab ^ la montagne de Nabou, au sommet du Fesgah qui est en face de Jéricho ( vn^ •3-S7 TP» rœsn mn tu nn W}. Des mots hébreux cni-oifimcs, il résulte que le mont Na-
bou est la tête, le sommet du Fesois en face de Jéricho, à moins que Ktff n'ait été pris dans le sens de m [rm r \is de). Si, ce dont je doute fort, rttr prétation était possible, notre teiteic drait parfaitement clair, et le Fe^« Bible ne serait autre que le FecMi' Arabes de nos jours.
Le Deutéronome parle trois foisof Fesgah. Nous y lisons ( eh. m, 17,-' plaine , et le Jourdain, et la lim^i Keneroutjusau*à la mer de la fUs'l Salée, sous Asedout du Fesgah, ^ 1 — Il me paraît bien étrange qut\^ à l'orient (nmra), ait été jugée ^ après la mention du Fesgah. Ne
f)as résulter de ce fait que, le Fesj 'occident, il a fallu exprimer w ment que le territoire de Raoubei^ était à l'orient , aûn d'éviter uiefl possible ? Je laisse à de nlus bddBi cider. Quant à Asedout, Ounklousv' ce mot par *|Sttno (effusion). Cohal « Ce sont les pieds des montagDttf^ blent se répandre, ou lestorreqts "" cipitent du haut des montagnes. > Septante ne traduisent pas le moi tandis que la Vulgate le traduit pir' Le verset que nous venons de n l'examiner de près, prouve donc le Fesgah était à l'occident de k Jourdain.
Le troisième passage du plus embarrassant, et pourtant ilestl aussi .concluant qu'on serait tenté del au premier abord. Le voici \ch. i Monte au sommet ? du Fesgah (c'est!
Î>arle h Moïse ), lève tes yeux tert r> e septentrion, le midi et rpriml, tf' de tes yeux, car tu ne passeras fes ^^ dain. — Le texte porte rUDSn WNn îtî
ment, et ce texte, sans la préposilM' le verbe 7H7, « monte, » présente uv^ monstruosité, rhf est uq verte ees^ ment neutre, et qui ne saurait roiH^ réRiuif direct. Si donc, celle foisfâ*?f ^
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DES ANTIQUITES DiBLlQUES.
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la possibilité de traduire le mot )ar en face de, rw-d-m de, notre indrait parfaitement clair. Si l*on cette traduction, hypothétique, ien, le texte demeure boiteux et }te enfin , dans le Deutéronome^ suivant (ch. iv, 49) : —Et toute fi deçà du Jourdain , à t orient , ner de cette plaine , sous Asedout —Nous avons vu tout à l'heure lit entendre par Asedout du Fes-
Sons Que, cette fois encore, il est 'u'ii s agit de Torient de la vallée I. Le dernier membre de la phrase -nettement, à la lettre : Et jusqu'à i plaine (qui est) au pied du Fessedout du Fesgah). Ce verset ne ic absolument rien en faveur de d place le Fesgah à l'orient de la mrdain, et c'est précisément le ui a lieu« puisqu il a fallu faire l'orient ; en effet, il semble pro- I phrase contient la mention d'un iphique placé à l'occident, et dont pourrait induire le lecteur en